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30 juillet 2015 4 30 /07 /juillet /2015 19:28

L'extrême possessivité de mon père nous coupa, ma mère et moi, progressivement de la société. Je ne sus jamais vraiment pourquoi ma mère ne reprit pas son travail après ma naissance. Était-ce son choix ou la volonté de mon père ? Ce dont je suis seulement certaine, est que dès lors, elle resta au foyer pour s'occuper de moi et se mettre au service de mon père.

Peu de temps après son mariage, ma mère sombra dans une psychose hallucinatoire ponctuée d'épisodes dépressifs. C'est lors de l'hospitalisation qui eut lieu quelques années plus tard qu'un premier traitement lui fut prescrit. Après le départ du psychiatre qui suivit ma mère pendant plusieurs années, son médecin généraliste prit le relais. Lorsqu'un centre médico-psychologique fut créé dans la ville de résidence de mes parents, je suggérai à mon père d'y accompagner ma mère afin qu'elle soit prise en charge par des spécialistes, mais il ne donna jamais suite à ma proposition.

Ma mère se renferma de plus en plus dans sa maison devenue son univers, coupa toute relation avec sa famille d'origine et traversa des périodes de crises délirantes aiguës lorsqu'elle décidait d'interrompre son traitement.

 

Pour ma part, mon père qui partageai mon lit, pendant onze années, m'imposait de nombreux interdits.

Lorsque j'étais enfant, mon père n'acceptait jamais que je participasse aux sorties et aux séjours scolaires. Je n'étais pas non plus autorisée à rendre visite à des copines d'école ni à les recevoir à la maison. En dehors du milieu scolaire, je n'avais pas de compagnon de jeu. Ayant passé mon enfance dans une ferme, pour me sentir moins seule, j'apprivoisais des animaux qui devenaient mes amis, et recherchais l'évasion en me réfugiant dans la lecture. Ainsi isolée, je devins une enfant timide, réservée et craintive. Pour ne pas prendre le risque de perdre l'affection de mon père, je fus la "petite fille modèle", sage et obéissante qu'il voulut que je fusse et ne pus jamais faire ma crise d'adolescence.

Lorsque je connus ma première relation sentimentale, alors que j'étais une jeune adulte, mon père s'y opposa fortement et je fus davantage privée de liberté ! Dès lors, désespérée, je perdis le goût de vivre et sombrai dans l'anorexie. Mon poids chuta et je m'affaiblis considérablement. Je fus sauvée par une cousine de ma mère qui, me voyant dépérir et m'inhiber considérablement sur le plan psycho-moteur, m'accompagna pour aller consulter un médecin neuropsychiatre. Comme mon état de santé psychique et physiologique ne cessait de se dégrader, il décida de me faire hospitaliser en maison de santé médicalisée située en montagne loin de mes parents.

C'est au cours de cette hospitalisation que je rencontrai l'homme que j'allasse épouser quelques mois plus tard, pour ne pas être contrainte de retourner au foyer parental.

 

Mon mariage me permit de m'éloigner géographiquement. Au cours des premières années, mes parents parvinrent tout de même à m'envahir de leur présence, souvent à la demande de mon mari. Par la suite, il m'arriva de ne pas les voir pendant une année entière voire deux années consécutives, ce qui m'amena à penser naïvement que mon père pût peut-être avec le temps évoluer positivement. Malheureusement, malgré l'amour et la patience qu'on peut leur offrir, les pervers ne changent pas ! D'abord, parce qu'ils sont fiers et contents de ce qu'ils sont au fond d'eux-mêmes ; tout le monde est bête, sauf eux. Ensuite, parce que leur système de pensée est verrouillé face à l'auto-critique ; ils sont parfaits, le problème vient toujours des autres. Selon lui, mon père avait toujours raison et agissait "pour mon bien". Il se donnait l'image d'un homme parfait !!

Pourtant, au fil des ans, la perversité narcissique de mon père accomplissait des dégâts importants sur ma santé psychique, ce qui eut d'énormes répercussions tout au long de ma vie.

 

 

Complément à l'article "Survivre à l'enfer familial" rédigé par Cristina Casado

http://la-veritable-lumiere.over-blog.com/2016/09/survivre-a-l-enfer-familial.html

 

La démence de ma mère (annexe 2 à l'article "Survivre à l'enfer familial")

http://la-veritable-lumiere.over-blog.com/2017/05/la-demence-de-ma-mere-annexe-2-a-l-article-survivre-a-l-enfer-familial.html

 

La perversité de mon mari (annexe 3 à l'article "Survivre à l'enfer familial")

http://la-veritable-lumiere.over-blog.com/2017/05/la-perversite-de-mon-mari.html

 

Mes méthodes de sauvegarde pour préserver mon psychisme (annexe 4 à l'article "Survivre à l'enfer familial")

http://la-veritable-lumiere.over-blog.com/2017/05/mes-methodes-de-sauvegarde-pour-preserver-mon-psychisme.html

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Published by Pascal Bourdaloue - dans annexes faits de société
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