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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 17:35

Le comble du scandale !

Non seulement ils ont enseigné des doctrines pernicieuses aux enfants qui leur ont été confiés mais, en plus, ils ont failli à leurs obligations morales, car ils en ont abusé sexuellement.

En effet, malheureusement, c'est pourtant ce qu'ont fait certains prêtres (1) ...

 

Je dénonce les félons du Christ...

 

Que dire de ces ecclésiastiques (2) qui se sont rendus coupables de crimes (3) ? Car le viol est bien un acte criminel dont les conséquences psychologiques sont destructrices et laissent des séquelles tout au long de la vie !

Que dire de leur hiérarchie qui ignore les plaintes des victimes, qui dissimule des crimes et qui couvre de leur autorité des faits odieux et répréhensibles sur des personnes vulnérables ?

Et surtout que penser de la réaction d'un pape qui apporte son soutien  à un haut dignitaire impliqué dans des faits de pédophile qu'il n'a pas dénoncé à la justice ?

C'est véritablement scandaleux de couvrir les auteurs de tels crimes !

 

Ces pédophiles et ceux qui se rendent complices en couvrant leurs agissements, ont un comportement si vicieux, qu'on peine à croire qu'ils puissent, un jour, avoir été des serviteurs de Dieu.

Qui plus est lorsqu'on exerce la digne fonction de cardinal et que l'on accorde une promotion à un prêtre convaincu de pédocriminalité, en faisant l'éloge de ses vertus !!

N'aurait-il pas dû plutôt être châtié, au lieu d'être récompensé ? Car tout serviteur qui trahit le Seigneur ne mérite pas d'être félicité, mais d'être accusé !

N'est-ce pas le comble de la lâcheté, pour ces esprits pervers qui abusent ainsi de l'innocence des enfants ?

 

J'accuse ces félons du Christ...

 

En d'autres temps, reconnus coupables, ces hommes eurent été retranchés du peuple. Aujourd'hui, quel serait le châtiment le plus juste ?

Ils ont manqué gravement à leurs devoirs !

Que justice soit rendue aux victimes de ces prédateurs sexuels !

Car si tel n'était pas le cas, il est à craindre que les pédophiles seraient nombreux à poursuivre leurs comportements malsains en toute impunité (4).

 

Celui qui agit contre la justice ou l'équité ne saurait prétendre à la sainteté.

Tel l'habit ne fait pas le moine, la soutane ne fait pas le saint !

Ceux qui souffrent, après avoir briser le silence, ont réclamé justice.

Un jugement est rendu, mais le coupable n'a pas été poursuivi !

Car celui qui dissimule les faits n'a pas été jugé avec justice.

Les victimes n'ont pas été entendues, elles n'ont pas été défendues !

 

Qui donc est plus injuste que celui qui dissimule la vérité ?

 

 

(1) Les témoins de Jéhovah sont eux aussi concernés par des affaires de pédophilie. En effet, des pédophiles ont été protégés par des Anciens de la congrégation de l'Organisation des Témoins de Jéhovah.

 

(2) L'évêque de Bruges de 1984 à 2010, Roger Vangheluwe, a commis des abus sexuels pendant plus de dix ans. Godfried Danneels, cardinal depuis 1983, a eu une attitude complaisante envers l'évêque ; ce n'est qu'en 2010 qu'il reconnut avoir commis une erreur dans le traitement de ces affaires de pédophilie, en ne prenant aucune décision d'éloignement .

Jean-Michel Di Falco, évêque de Paris de 1997 à 2003, chevalier de l'ordre national de la Légion d'honneur et chevalier de l'ordre national du Mérite, a été promu à Gap évêque avec les armes d'archevêque par le cardinal Jean-Marie Lustiger, à la suite d'une plainte déposée par une ancienne victime d'abus sexuels. Il a pu exercer ses fonctions en toute impunité jusqu'au 08 avril 2017, date de son départ à la retraite. Le plus scandaleux est qu'il ait été décoré pour une conduite civile irréprochable et méritante alors qu'il est présumé avoir commis des actes de pédophilie !

 

(3) Des viols sur mineurs mais aussi parfois sur majeurs comme ceux de Christophe Roisnel, prêtre de la Fraternité Saint-Pie X, condamné à seize ans de réclusion criminelle pour avoir violé trois femmes. Il aurait même torturé l'une de ses victimes !

 

(4) Hervé Gaschignard, évêque de Dax, a ainsi pu continuer ses agissements dans le département des Landes, malgré un signalement au Procureur de la République quand il était évêque dans le diocèse de Toulouse.

 

http://www.veritegroupesaintluc.fr/les-faits/

http://www.innocenceendanger.org/

 

 

Commentaires :

 

La prescription pour ce genre de crime ne devrait pas exister. Il faut souvent énormément de temps pour se reconstruire - certaines victimes dont la vie a été irrémédiablement brisée n'y parviennent malheureusement jamais - avant d'être en mesure de dénoncer son (ses) bourreau(x).

Un abus sexuel sur un enfant est un meurtre psychique !

Les enfants, parfois victimes d'abus sexuels pendant de nombreuses années, sont souvent emprisonnés dans un silence que leurs bourreaux leur ont imposé sous couvert de menaces. Je soutiens sans réserve le combat de Flavie Flament pour l'augmentation de la durée du délai de prescription des viols sur mineurs. Il n'y a pas de plus grande injustice que lorsqu'un criminel n'est pas condamné pour ses fautes, et qu'il restera à jamais impuni ! (Cristina Casado, auteure de "Survivre à l'enfer familial" et "Un symbole de l'enfer conjugal")

http://la-veritable-lumiere.over-blog.com/2016/09/survivre-a-l-enfer-familial.html

http://la-veritable-lumiere.over-blog.com/2016/08/un-symbole-de-l-enfer-conjugal.html

 

"(..) qu'une injustice qu'on voit, qu'on tait, et qui blesse un tiers, on la commet soi-même" (Cf. Œuvres complètes de Jean-Jacques Rousseau, La nouvelle Héloïse, p. 234, Furne Libraire-Éditeur, Paris, 1835).

 

"«(..) malheur à l'homme par qui le scandale arrive !». (Cf. Évangile selon Matthieu, chapitre 18, verset 7).

 

"Le scandale n'est pas de dire la vérité, c'est de ne pas la dire tout entière, d'y introduire un mensonge par omission qui la laisse intacte au-dehors (..)". (Cf. Scandale de la vérité, Georges Bernanos, Éditions Gallimard, Paris, 1939)

 

"L'innocence, tout opprimée qu'elle soit, ne prend jamais l'attitude des coupables (..) je méprise l'injustice (..)". (Cf. Mémoires de Mme Roland, Tome second, Notices historiques sur la Révolution, p. 75, Baudoin frères Éditeurs, Paris, 1821)

 

"Celui qui aurait le droit de dire au Pape qu'il s'est trompé aurait, par la même raison, le droit de lui désobéir ; ce qui anéantirait la suprématie (ou l'infaillibilité)" (Cf. Du Pape, suivi de l'Église Gallicane, Joseph de Maistre, Tome premier, livre I, p. 7, publié par la Société Nationale, Bruxelles, 1838)

 

Ainsi parle l'Éternel : « Ils ont imploré justice et point de justice ! Aussi ma colère ne se calmera pas, jusqu'à ce que j'ai accompli, exécuté les desseins de mon cœur. J'ébranlerai la terre ! J'assouvirai ainsi ma colère, je ferai reposer ma fureur sur eux. J'ébranlerai les montagnes et ma Justice se manifestera ! Et ma paix demeurera seulement sur ceux qui auront observer mes préceptes. Vous le comprendrez dans la suite des temps ».

 

 

Cet article rend hommage à toutes les victimes qui ont souffert..

Article rédigé par Pascal Bourdaloue

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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 15:21

 

Soyons fidèles à la parole de l'Éternel !

 

 

 

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Ne trébuchons pas pour nous retrouver hors des sentiers du Seigneur, sur un chemin non tracé par le Très-Haut, et de ce fait entraîner avec nous d'autres frères et sœurs dans nos propres égarements.

        
Ne suivons pas les transgresseurs de la Loi, ceux qui cherchent à nous séduire par le mensonge !

http://la-veritable-lumiere.over-blog.com/article-saul-de-tarse-paul-disciple-de-jesus-de-nazareth-62547726.html

 

N'acceptons pas les traductions bibliques et coraniques (ou autres textes) effectuées en fonction des croyances ou de l'imagination fantaisiste, ainsi que les interprétations mensongères des versets des Écritures. Ne méditons pas la parole qui se trouve dans les écrits qui contiennent maintes contradictions et de nombreuses erreurs, car ils proviennent non de Dieu mais des hommes qui ont altéré Ses paroles !  

 

Dénonçons les dogmes et les rites qui ne furent jamais révélés par le Tout-Puissant et, ne soyons pas complices du Mal. Bien au contraire, détournons-nous du mal !

En effet, pourquoi imposer des règles dont ‹Yechoua'› (Jésus de Nazareth) ou ‹Muhammad› (Mahomet) ne furent pas les Témoins ? Et de quel droit  pourrait-on ajouter des préceptes à ceux de Celui qui a donné les dix commandements à Mochè (Moïse) ? Cessons d'offenser son saint Nom ! Et louons le Seigneur ! 

 

"Heureux l'homme qui place sa confiance en l'Éternel, et qui ne se tourne pas vers les hautains et les menteurs." (Psaumes 40,5)

 

 

L'exemple des vrais prophètes, ces hommes inspirés d'Elohîms, le Très-haut, que furent Isaïe, Jésus-Christ (Yéchouʽa bèn Yosséf, Jésus fils de Joseph) (1) et Mahomet (Muhammad) lui-même (2) en témoigne, la fidélité à la Parole du Très-Haut doit souvent passer, pour que puisse s'exprimer et éclater la vérité, par la contestation, le refus, allant jusqu'à s'éloigner des chemins tortueux empruntés par le plus grand nombre, pour s'opposer à ceux qui se sont engagés dans l'iniquité, l'injustice, qui se complaisent dans l'idolâtrie et veulent occulter les véritables commandements de l'Éternel.

(1) à l'exception de certains discours inauthentiques rapportés dans l'Évangile.

http://la-veritable-lumiere.over-blog.com/article-les-fausses-revelations-119567183.html

http://la-veritable-lumiere.over-blog.com/2017/08/les-enseignements-et-les-actes-de-jesus-de-nazareth.html

 

(2) uniquement pour la partie des versets authentiques de certaines sourates mecquoises du Coran.

http://la-veritable-lumiere.over-blog.com/2017/08/le-coran-reforme-les-versets-authentiques.html

 

Puissions-nous donc réveiller nos consciences, pour être fidèles à la parole de la Lumière qui est la véritable lumière, celle qui vient du Juste, le Miséricordieux, le Très-haut !   
 

Écoutons la vraie parole et uniquement la parole véritable, celle du Tout-Puissant.

 

Ne nous laissons pas abuser par ceux qui ont abandonné la loi de l'Éternel, car ils ne marchent pas selon selon ses ordonnances, violent ses préceptes et n'observent pas ses commandements. Ceux-là même qui rejettent la loi de l'Éternel, méprisent la véritable parole, et se livrent à des espérances trompeuses. 

Ils enseignent pour un profit honteux une fausse doctrine !

Ils détournent les peuples du chemin droit !

Oui, quittons les ténèbres pour aller vers la Lumière qui est  la seule route droite et la Vérité !

Afin que s'accomplisse ce que le prophète a annoncé : "Il nous enseignera ses voies, nous marcherons dans ses sentiers." (Isaïe 2,3

       

Marchons dans la Lumière !

Marchons donc dans les voies de l'Éternel, dans sa vérité,

et observons ses commandements !

Afin que s'accomplisse la parole du prophète : "Venez, et marchons à la lumière du Seigneur !" (Isaïe 2, 5)

 

    

 

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"Ta Parole est un flambeau qui éclaire mes pas, une lumière sur mon sentier." (Cf. Psaumes 119,105)

Puissions-nous être guidés par la lumière de l'Éternel !

Que sa lumière nous éclaire et que sa volonté s'accomplisse ! 

 

 

 

Commentaires

 

"S'ils pensent (nos adversaires), au contraire, que la vérité ne saurait être découverte que par la comparaison des différents textes, pourquoi trouvent-ils mauvais que j'aie la prétention de corriger, tout en remontant aux sources grecques, les parties du texte qui ont été ou mal comprises par des interprètes ignorants, ou tronquées, dans de mauvaises intentions, par des correcteurs inhabiles et présomptueux, ou surchargées d'additions et altérées par de paresseux copistes ?" (Cf; Epistola Hieronymi ad Damasum papam, Lettre de Jérôme (de Stridon) au pape Damase, traduite du latin, écrite au IVsiècle, vers 383)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Lettre_%C3%A0_Damase

 

"Mettez en pratique la Parole et ne vous bornez pas à l'écouter en vous trompant vous-mêmes par de faux raisonnements." (Épître Jacques 1,22)       

 

"Dieu donna à la franchise, à la fidélité, à la droiture, un accent qui peut être ni contrefait, ni méconnu." (Cf. Du Pape, suivi de l'Église Gallicane, Joseph de Maistre, Tome premier, livre II, p. 220, publié par la Société Nationale, Bruxelles, 1838)

 

Le vrai prophète dénonce violemment le laxisme moral ainsi que la corruption de la vraie religion par l'idolâtrie et la pratique de rites empruntés au paganisme.

Ainsi, "Amos parlait avec fermeté au nom de Dieu pour condamner les inconséquences et les injustices alors courantes en Israël : l'usure, la malhonnêteté, la prostitution dans le Temple, l'imposition des pauvres, aussi bien que les cultes rendus aux faux dieux et les pratiques païennes dans le culte de Yahvé. Certains sacrifices, les offrandes brûlées, la musique, le chant, et les divers procédés utilisés pour apaiser (la colère de) Yahvé, étaient sacrilèges aux yeux d'Amos, car Dieu désirait seulement que la justice et la loyauté fussent partout pratiquées." (Cf. Les grands mystères, Tome 10 mystères du bien et du mal, Stuart Holoryd, Aldus Books, London, 1976, Traduit en français, Éditions Hachette, Coulommiers, 1980

 

"C'est une maxime reçue par le consentement unanime de tous les peuples qu'il faut avoir une religion. D'où vient donc qu'ils s'accordent si peu dans le choix? Je tâcherai de faire voir d'où procède un égarement si général et si déplorable. Dieu a formé l'homme de telle sorte, qu'il lui a donné le désir de connaître la religion et la sagesse; mais la plupart se trompent, ou en ce qu'ils embrassent une religion sans s'adonner à l'étude de la sagesse, ou en ce qu'ils s'adonnent à l'étude de la sagesse sans prendre aucun soin de s'instruire de la religion. Il fallait cependant joindre ces deux choses ensemble, parce qu'il est impossible que l'une subsiste sans l'autre ; ou ils s'engagent en diverses religions, qui sont toutes fausses, parce qu'ils ont quitté la sagesse qui leur avait appris qu'il est impossible qu'il y ait plusieurs dieux ; ou ils s'adonnent à l'étude d'une sagesse qui est fausse, parce qu'ils n'ont pas embrassé la religion du vrai Dieu, qui les aurait conduits à la vérité : ainsi ils tombent dans quantité d'erreurs en séparant la recherche de la religion de l'étude de la sagesse; au lieu qu'en les joignant, ils pourraient parvenir à la connaissance de la vérité, et s'acquitter du plus important de tous les devoirs." (Cf. Choix de monuments primitifs de l'Église chrétienne, J.A.C. Buchon, Institutions divines, Lactance, livre III, "De la fausse sagesse des philosophes", ch. XI, p.563-564, Desrez libraire-Éditeur, Paris, 1837)

http://remacle.org/bloodwolf/eglise/lactance/instit3.htm

 

 

Article rédigé par Pascal Bourdaloue

 

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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 15:20

 

Prière "Notre Père" enseignée par Jésus de Nazareth à ses disciples

(cf. Évangile. Matthieu 6,9-13)

 

 

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         Représentation de Jésus de Nazareth dans l'église de Gargilesse (France)

 

 

Abba ! Père !

"Voici donc comment vous devez prier :

 

 

Notre Père qui êtes aux Cieux !   (1)

 

Que votre Nom soit sanctifié,     (2)

Et que votre Règne survienne !   (3)

 

Que votre volonté soit faite        (4)

Sur la Terre tout comme au Ciel. (4')

 

Donnez-nous ce jour notre pain ! (5)

 

Et pardonnez-nous nos péchés,   (6)

Comme nous pardonnons aussi   (7)

À ceux qui sont nos débiteurs ;   (8)

 

 

Ne nous laissez pas à l'Épreuve,  (9)

Mais préservez-nous du Malin !   (10)

 

 

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Car c'est à vous que reviennent  (11)

Dans tous les siècles, le Règne,

(Et) la puissance, et la gloire.   (12)

 

C'est vrai, il en est bien ainsi,

Pour les siècles des siècles !"   (13)

 

 

 

 

 

 

In English (Le "Notre Père" en Anglais)

 

 

The prayer of Jesus Christus : the Lord's prayer

 

"Therefore, you should pray like this :

 

 

Our Father who are in the Heavens !  (1)

 

  May your Name be hallowed , (2)

May your Kingdom come ;  (3)

May your will be done  (4)

On Earth just as in Heaven.

 

Give us our bread this day ! (5)

And forgive us our sins,  (6)

As we forgive also  (7)

Those who are indebted to us.  (8)

 

Do not leave us to the Trial,  (9)

But guard us from the Evil one ! (10)

 

 

Because,  the Kingdom (and) the power,

And the glory belong to you for ever.  (12)

 

It is true, so it is ,

For ever and ever !  (13)

 

  —

En Español  (Le "Notre Père" en Espagnol)

 

La oración de Jesúcristo

 

 

Padre nuestro, que estaís en los Cielos !

 

Que sea sanctificado vuestro Nombre,

Y que sobrevenga vuestro Reino ;

Que sea hecha vuestra voluntad,

En la Tierra, al igual que en el Cielo.

 

Dadnos este día nuestro Pan !

Y perdonadnos nuestros pecados,

Como también nosotros perdonamos

A los que están nuestros deudores.

 

No nos dejéis [caer] a Prueba,  (9')

Sino  libradnos del Maligno !

 

 

Porque sujo que corresponde

En todos los siglos, el Reino,

(Y) la potencia, y la gloria.

 

Es cierto, así estás bien,

Por los siglos de los siglos.

 

(9')   No nos dejéis [entrar] a Prueba,

Pero preservadnos del Maligno.

 

 

  —

 

In Italiano (Le "Notre Père" en Italien)

 

Padre nostro, che siète ne Cieli !

 

(Che) sia sanctificado il vostro Nome,

E (che) il vostro Regno venga ;

(Che) la vuestra volontà sia fatta,

In erra, tutto come in Cielo.

 

Dateci quello giorno il nostro Pane !

E perdonàteci i nostri peccati,

Comme noi anchora perdoniàmo

Ad coeli che sono i nostri debitori.

 

E non lasciate [entrare] a Prova,

Ma preservàteci dal Maligno !

 

 

Perché a suo appartengo,

In tutti i secoli, il Regno,

Y la potènza, e la gloria.

 

C'è vero, egli ne è bene così,

Per gli secoli dei secoli.

 

 

In Deutch  (Le "Notre Père" en Allemand)

 

"Darum sollt ihr also beten" :

 

 Vater unser (welch) in den Himmel !

 

(möge) sei geheiligt Name dein,

Und (möge) eintretein Reich dein ;

(möge) geschehe Wille dein,

Auf die Erden, ganz wie im Himmel.

 

Gebt uns Brot unser diese tag !

 

Und vergebt uns unsere sünden,

Wie auch wir vergeben

In diejenigen unseren schuldnern.

 

Nicht laBt [eintreten] uns in Probe,

Sondern schützt uns der Böse !

 

 

Denn, das ist gehören,

In alle Ewigkeit, das Reich,

Und die Kraft, und die Berühmtheit.

 

Ist wahr, ist sehr so,

Von Ewigkeit zu Ewiggkeit.

 

  —

 

Português  (Le "Notre Père" en Portugais)

 

 

 

Pai nosso que estes em Céus !

 

(que) Seja sanctificado  o vosso Nome ;

E (que) sobrevenha o vosso Reino ;

(que) Seja feita a vossa vontade,

Na Terra tudo como no Céu.

 

Nos dai este dia o Pão nosso  !

Perdoai as nossos pecados,

Como nós perdoamos também

A estes (quem) somos os nossos devedores.

 

Não nos deixai [caer]

Mas nos preservai do Maligno !

 

 

Porque vós (que) pertemçam

Em todos os séculos, o Reino,

(E) o poder e a glória.

 

É verdade, é bem assim,

Por séculos e séculos.

 

 

La prière ‹ téfila › "Notre Père" ‹ Avinou › en Hébreu phonétique

version avec tutoiement (aucun vouvoiement en hébreu)

 

 

Avinou ché ba chamayim ! (1')

 

Yitqadach chémékha,   (2')

Vé tavo Malkhoutekha ;  (3')

Ye'aséh rétsonékha

Haarèts bara ka'asher ba chamayim.

 

Ten lanou hay(i)om èt léhemnou !

Vé selah lanou èt avéroténou,

Ka'acher lanou u'selah gam

La'asher ashemou lanou.

 

Véal téviénou lidé nissayon,

ki im hatsilénou min hara'a.

 

Ki lékha hamamlakha(h)

véhagvourah véhatiférèt

lé'olméy ‘olami(y)m amén.

 

(1') avinou = avynou

(2') yitqadach = yitqadech

(3') malkhoutekha = malkhoutékha

 

 

Le Notre père en Arabe phonétique :

(traduction en cours de vérification )

 

’Abânâ (a)lladhî fi as-samawât !

 

liyataqaddas smuka ,

liya'ti malukûtuka ;

litakun machî ‘atuka

kama (hîa) fi as-samâi kadhâlika ‘ala al'ardi .

 

a‘tina khubzana kula yawm !

wa-aghfir lana khatâyânâ ,

kamâ naghfiru nahnu aydan

  lilmudhinibîna ’ilaynâ .

wa (lâ) tudkhilnâ fi tajribatin (1),

lakin najjinâ mina al-chirrîri .

 

l’anna laka al-mulka wa-alqûwaha wa-allmajda ,

’ilâ al’anadi .

( ’âmîn).

 

(1) Il s'agit de "l'épreuve"  [al-mihna] et non la tentation"  [al-fitna]  

 

 

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Vitrail représentant Jésus de Nazareth dans l'église St-Pierre à Limoges (France)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(1) Cf. Isaïe 63,16 : "C'est toi, Éternel, qui est notre père qui, dès l'éternité, t'appelles notre sauveur."

Cf. Marc 11,25 : "(..) votre Père qui est dans les cieux (..)"

Cf. Qaddich 18 : "devant leur Père qui Est au ciel"

 

 

(2)  = Que votre saint Nom soit loué

 "sanctifié" traduit du grec "αγιασθη", de "αγιαζω" qui signifie "sanctifier", "consacrer comme saint"

"sanctifié" dans le sens d'attribuer au Nom un caractère sacré et le placer ainsi au dessus-de tout.

Cf. Isaïe 29,63 : "ils sanctifieront mon Nom"

Cf. Qaddich 1 : "Magnifié et sanctifié soit le Grand Nom"

"sanctifié" = glorifié = exalté = magnifié = loué = honoré

 

 

(3) ou "Que votre Règne soit à jamais"

Le mot araméen "Malkoutâ" signifie "règne", "royaume" ou "règle" ;

en grec "βασιλεια"(basileia), royauté, royaume.

Cf. Qaddich 3 : "et puisse-t-il établir son Royaume"

 

 

(4) = "que ta volonté se fasse"

"volonté" traduit du grec "θελημα"

Cf. Év. Matthieu 26,42 : "Mon Père (...) que ta volonté soit faite."

 

 

(4') = "comme au ciel, ainsi sur la terre"

 

 

(5) autrement dit : Donnez-nous aujourd'hui le pain / super-substantiel de notre âme

En effet, il s'agit du pain supersubstantiel qui nourrit l'âme. Cf. Év. Jean 6,32-33 : "(...) mon Père vous donne le vrai pain du ciel (...) celui qui donne la vie au monde"

 

 

(6) = Et pardonnez-nous nos offenses = Et effacez nos transgressions

"péchés" = offenses = transgressions = fautes

"péchés" traduit du grec "αμαρτíας" qui signifie aussi "fautes", "erreurs"

Cf. Év. Marc 11,25 : "(...) si vous avez quelque chose contre quelqu'un, pardonnez,

afin que votre Père (..) vous pardonne aussi vos fautes."

Cf. Psaumes 25,18 : "(...) et pardonne tous mes péchés"

Cf. Tefillah schemoneh-esreh 1,6 : "(..) Dieu très-haut qui fait miséricorde (..) Pardonne-nous, ô notre Père, car nous avons péché ; pardonne-nous, ô notre Roi, nos transgressions, car tu es bon et tu pardonnes."

 

 

(7) = "Comme nous remettons aussi"

En effet, il convient de faire la distinction entre les fautes commises (les péchés commis) contre l'Éternel et les fautes (les offenses) commises contre son prochain. Le Miséricordieux, Celui qui fait miséricorde, efface les péchés ; la personne lésée (offensée) accorde formellement le pardon à son débiteur, en lui remettant les dettes.

Cf. Marc 11,25 : "(..) « faisant votre prière, si vous avez quelque chose contre quelqu'un, pardonnez, afin que votre Père (..) vous pardonne aussi vos fautes »."

Cf. Matthieu 18,35 : "«(..) C'est ainsi que mon Père vous traitera, si  vous ne remettez pas les dettes de votre frère de tout votre cœur.»"

 

 

(8) = "À ceux qui nous ont offensés"

 

 

(9) autrement dit : "Ne nous laissez pas entrer dans l'épreuve"

Le mot "épreuve" est traduit de l'araméen "lenisyônâ", "lenesyewunnâ". (Cf. Peshitta, Mattai 6,12 ; Luqa 11,4)

Cette demande de Jésus est liée à la précédente.

Le verbe grec "εíσενεγκης" signifie "laisser entrer dans".

 

Cf. Épître Jacques 1,13 :"Que personne, lorsqu'il est éprouvé, ne dise : c'est Dieu qui me tente. Car, Dieu ne peut être tenté et il ne tente lui-même personne."

En conséquence, la traduction ne saurait être :"ne nous induisez pas en tentation" ou bien "ne nous soumettez pas à la tentation". Car le Seigneur Dieu n'est pas le Tentateur !

Dans cette dernière demande de Jésus adressée au "Père", ce n'est pas l'Éternel qui éprouve ou qui tente.

En effet, l'initiateur de "l'épreuve" est uniquement le Diable !

Cf. Év. Matthieu 26,41 ; Év. Marc 14,38 : "« Veillez et priez pour n'être pas mis à l'épreuve »"

 

 

(10) "Malin" = Mauvais = Satan = Diable.

de "beyissâ" en araméen (Cf. Peshitta, ibid)

du grec "πονηρóς", "le mauvais esprit", "le Démon", "le Diable" ; de "πονηρóν", "le mal"

"préservez" = "délivrez",  du grec "ρυσαι" , ou du verbe "ρúσιαζω", "arracher"

Cf. Év. Jean 17,15 : "« Je ne te prie pas de les ôter du monde, mais de les préserver du Mauvais.»"

 

 

(11) "que reviennent" = qu'appartiennent

 

 

(12) Cf. Isaïe 42,12 : "Qu'on rende gloire à l’Éternel"

 

 

 

(13) = Pour les siècles et à jamais

Cf. Qaddich 18 : (..) et dites Amen"

Cf. Qaddich 9 : "à jamais et dans tous les temps des mondes."

 

 

Note sur le renvoi (5) : "le pain super-substantiel"

"Supersubstantiel" vient du latin "supersubstancialem" traduit du grec "επιοúσιον" (époussione) de "εpi- " préfixe grec augmentatif ou d'intensité, "très" ou "fort" et de "οúεωδης" qui signifie "essentiel", "substantiel" ; ce mot a été utilisé par Jérôme de Stridon, saint catholique et orthodoxe (saint Jérôme), dans sa traduction de la Vulgate.

                                                                                                                                                                                                                                            ↓                                                                                        IMGP2627

 

Extrait du Codex Sinaiticus

(manuscrit du IV e  siècle écrit en grec)

                                                                                               

"époussione" mot (ci-dessus en première ligne) qui figure uniquement dans les versets du "Notre Père" de Matthieu et de Luc, ne peut être traduit par "quotidianus", c'est-à-dire "quotidien" en français. De plus, ce mot ferait double emploi avec "ce jour" !

"(...) il dit pain, mais il l'appelle époussione, c'est-à-dire supersubstantiel. Ce n'est pas ce pain qui entre dans le corps, mais le pain de vie éternelle qui soutient la substance de nôtre âme. C'est pour cela qu'en grec, il est dit époussione."

(Cf. Ambroise de Milan (saint Jérôme), saint catholique et orthodoxe)

 

"demandons-lui que chaque jour il nous fournisse le pain qui doit entretenir la vie de nos âmes, le pain de sa grâce, ce pain supersubstantiel, pour me servir de l'expression même de l'évangile". (Cf. Louis Bourdaloue, Sermon du pere Boudaloue, (de la compagnie de Jésus), pour les dimanches. Tome second. Sermon pour le cinquième dimanche après pasques.  Sur la prière.)

 

"l'homme ne vit pas de pain seulement, mais que l'homme vit de ce qui sort de la bouche de l'Éternel" (Deutéronome 8,3)

 

Note sur le renvoi (9)

= Mais arrachez-nous à Satan = Mais arrachez-nous au Mauvais = Mais préservez-nous du Malin

= Mais délivrez-nous du Malin = Mais arrachez-nous au Malin.

 

Jésus, dans sa prière adressée à l'Éternel, demande que ses disciples puissent avoir la force de supporter l'épreuve, et qu'ils soient préservés de tout mal.

 

"Heureux l'homme qui supporte l'épreuve car, après avoir été éprouvé, il recevra la couronne de vie que le Seigneur a promise à ceux qui l'aiment. Que personne lorsqu'il est éprouvé ne dise ; «c'est Elohîms qui me tente» ; car Elohîms ne peut être tenté par le mal, et il ne tente lui-même personne. (Cf. Épître Jacques 1,12-13)

 

 

 

 

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Vitrail représentant Jésus de Nazareth dans l'église d'Eymet (France)

 

 

 

 

 

 

Observations :

 

1° La prière de Jésus de Nazareth enseignée à ses disciples comprend essentiellement des formules juives connues et d'usage en Israël.

Le lecteur pourra utilement s'en assurer - s'il souhaite avoir des preuves - en lisant dans la "tefillat ha’amida" (tefillat la‘hach) la prière des dix-huit bénédictions, en particulier les bénédictions une, deux, trois, six et neuf.

 

2° "N'appelez personne sur la terre [votre] "père" ;

car un seul est votre Père, celui qui est dans les cieux." (Év. Matthieu 23,9)

 

"«(..) tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous l'avez reçu, et vous le verrez s'accomplir »" (Év. Marc 11,24)

 

"« Tout ce que vous demanderez avec foi par la prière, vous le recevrez »" (Év. Matthieu 21,22)

 

 

 

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"La prière fervente du juste a une grande efficacité" (Épître Jacques 5,16)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Commentaires sur la prière :

 

"(..) de chercher d'abord le Royaume de Dieu et sa justice, et de nous reposer de tout le reste sur sa providence, qui y pourvoira.

Demandons-lui selon l'ordre que le Fils de Dieu nous a prescrit, que son nom soit sanctifié, et que nous puissions contribuer nous-même à sa gloire par la sainteté de nos œuvres.

Que son règne arrive, et que dès ce monde il établisse son empire dans nos cœurs (..)

Que sa volonté soit faite dans le ciel et sur la terre, mais par-dessus tout qu'elle s'accomplisse en nous, et que nous lui soyons toujours soumis.

Que tout pécheurs que nous sommes, il jette sur nous un regard de miséricorde, et qu'il nous pardonne tant d'offenses dont nous devons nous reconnaître coupables, et pour lesquelles nous ne pouvons le satisfaire, s'il ne se relâche en notre faveur de la sévérité de ses jugements.

Demandons-lui qu'il nous défende des traits empoisonnés de l'esprit tentateur et des attaques de ce lion rugissant qui tourne sans cesse autour de nous pour nous surprendre ; qu'il nous défende des charmes trompeurs du monde et de ses prestiges, mais qu'il nous défende encore plus de nous-mêmes et de la malheureuse cupidité qui nous domine. Enfin qu'il nous préserve de tout mal ; (..) car, si nous sommes éclairés d'une sagesse solidement et vraiment chrétienne, voilà ou doivent tendre nos prières et à quoi elles doivent se réduire."

 

(Cf. Louis Bourdaloue, Sermons du pere Bourdaloüe, (de la compagnie de Jésus),

pour les dimanches. Tome second. sermon pour le cinquième dimanche après pasques (pâques)

sur la prière — , p. 161-163. Lyon, MDCCXVI. avec privilège du Roy (1716)

 

 

L'Évangile réformé :

http://la-veritable-lumiere.over-blog.com/2017/08/les-enseignements-et-les-actes-de-jesus-de-nazareth.html

 

 

Article rédigé par Pascal Bourdaloue

 

 

 

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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 15:19

 

Prière "Notre Père" enseignée par Jésus de Nazareth à ses disciples

(Cf. Évangile selon Matthieu 6,9-13)

 

        

Abba ! Père !

 

"Voici donc comment vous devez prier :

 

 

Notre Père qui es aux Cieux ! (1)

 

Que ton saint Nom soit révéré, (2)

Et que survienne  ton Règne ! (3)

Que ta volonté s'accomplisse (4)

Sur la Terre tout comme au Ciel. (4')

 

Donne-nous ce jour notre Pain ! (5)

Et pardonne-nous nos offenses, (6)

Comme nous pardonnons aussi (6')

À ceux qui sont nos débiteurs. (7)

 

Ne nous laisse pas à l'Épreuve, (8)

Mais délivre-nous du Mauvais.  (9)

 

 

 

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Car, c'est à toi que reviennent

Dans tous les siècles, le Règne,

Et la puissance, et la gloire. (10)

C'est vrai, il en est bien ainsi, (11)

Pour les siècles des siècles" (12)

 

 

Synthèse des textes araméens et grecs,

par Pascal Bourdaloue

 

    —

 

Le "notre Père" en Español  (Espagnol) :

 

La oración de Jesúcristo

 

 

Padre nuestro que estás en los Cielos ! (1)

 

(Que) sea sanctificado tu Nombre,  (2)

Y (que) sobrevenga tu Reino !  (3)

(Que) sea hecha tu voluntad, (4)

En la Tierra, al igual que en el Cielo !

 

Danos este día nuestro Pan !  (5)

Y perdonanos nuestras ofensas,  (6)

Como también nosotros perdonamos

A los que están nuestros deudores. (7)

 

No nos dejes [caer] a Prueba, (8)

Sino libranos del Maligno ! (9)

 

 

Porque tuyo que corresponde

En todos los siglos, el Reino,

Y el potencia, y la gloria.  (10)

 

Es cierto, así estás bien,  (11)

Por los siglos de los siglos. (12)

 

traduction Pascal Boudaloue

 

La prière ‹ téfilah› "notre Père"  אבינו ‹ Avinou › en hébreu phonétique

 

    

Avinou ché ba chamayim !  (1*)

 

Yitqadach chémékha,  (2) (2')

Vé tavo Malkhoutekha ;  (3)

Ye'aséh rétsonékha,  (4)

Haarets bara ka'asher ba chamayim.

 

Ten lanou  ha(i)yom èt léhemnou  !  (5)

Vé séla'h lanou èt ashmaténou , (6*)

Ka'acher ma'halnou gam

Ana'hnou la‘hayavéynou. (7)

 

Véal téviénou lidé nissayon, (8)

Ki im hatsilénou min hara'a ! (9)

 

 

Ki lékha hamamlakha(h),

Véhagvourah, véhatiféret, (10)

Lé‘olméy ‘olamim amén.

 

IMGP2639

 

Une version de אבינו <Avinou> (Notre Père) en caractères hébraïques, versets 9-13.

 

 

(1*) ‹ avinou › = ‹ avynou ›

(2') "Yitqadach(e)" = Yit(e)qadech ; "chémékha = shémékha

(3') malkhoutekha = malkhoutékha
     

 

Ci-dessous une version (incomplète) du  "notre Père" en Hébreu :

(en gros caractères)

 

 

verset  6,9


'אָבִינוּ   שֶׁבַּשָּׁמַיִם , יִתְקַדֵּשׁ שִׁמְךָ

 

chim(e)kha     yitqadech    ,       chemayim / ba / ché            Avinou

 

   ton Nom         sanctifié           Cieux  aux  qui                   ( Notre Père)

 

 

verset 6,10 (partiel)

 

תָּבוֹא   מַלְכוּתְךָ , יֵעָשֶׂה  רְצ וֹנְךָ

 

rétsonékha                     yé'aséh                     Malkhoutékha                           tavo

      

( ta volonté)              (soit faite) (se fasse)          (ton règne)                             (vienne)

 

                                                                                                 

 —

Le "notre Père" en Araméen contemporain

 

Chant du "Notre père" en araméen :

http://www.dailymotion.com/video/x2waxkl

 

Une version en araméen sans vocalisation :

 

ܗܟܢܐ ܗܟܝܠ ܨܠܘ ܐܢܬܘܢ ܐܒܘܢ ܕܒܫܡܝܐ ܢܬܩܕܫ ܫܡܟ

 

ܬܐܬܐ ܡܠܟܘܬܟ ܢܗܘܐ ܨܒܝܢܟ ܐܝܟܢܐ ܕܒܫܡܝܐ ܐܦ ܒܐܪܥܐ

 

 ܗܒ ܠܢ ܠܚܡܐ ܕܤܘܢܩܢܢ ܝܘܡܢܐ

 

ܘܫܒܘܩ ܠܢ ܚܘܒܝܢ ܐܝܟܢܐ ܕܐܦ ܚܢܢ ܫܒܩܢ ܠܚܝܒܝܢ

 

ܘܠܐ ܬܥܠܢ ܠܢܤܝܘܢܐ ܐܠܐ ܦܨܢ ܡܢ ܒܝܫܐ ܡܛܠ ܕܕܝܠܟ ܗܝ ܡܠܟܘܬܐ ܘܚܝܠܐ ܘܬܫܒܘܚܬܐ ܠܥܠܡ ܥܠܡܝܢ

 

Ci-dessous, le "notre Père" en Araméen (transcription phonétique) la langue de Yéchou'a.

Nota Bene : dans la vidéo placée en haut de page, le texte en araméen qui figure en haut de l'image est identique au texte araméen écrit ci-dessus, à l'exception du dernier mot  ‹ amiyn ›. Mais des erreurs figurent dans la transcription phonétique située an bas des images vidéo !

En revanche de très belles sonorités qu'elles soient instrumentales ou vocales ! Notez bien cependant que l'araméen présente de nombreuses variantes dans la vocalisation, comme vous pourrez le constatez  (voir les renvois) dans une transcription que je propose à votre lecture :

 

’aboun d-bachmaya (1)

 

nètqadach chmakh (2)

ti(ê)tè malkhoutakh (2')

nèhwè tsèbyanakh ’aykhana d-bachmaya ap ba-ar‘a

 

hav lan la’hma d(é)-sounqanan yawmana (3)

wachbouq lan ’hawbayn (wathahayn) (4)

’aykhana d-’ap ’hnan chvaqn l-hayabayn

 

w-la ta’lan l(e)nesyouna (5)

ela patsan men biycha. (5')

 

doxologie :

 

mèthoul d-diylakh (hi) malkhoutha

w-hayla w-t(h)echboutha

la‘alam ‘almiyn (amiyn) (6)

 

(1) = ‹ aboun dibéchmaya › = ‹ aboun débachmaya

(2) = ytqadach chémakh = nitqadach chimkha

(2') un [’ain) prononcé "ê" dans la vidéo

(3) ‹ hav › ou ‹ hab › qui signifie [apporte]

(4) ‹ wathahayn › [péchés]  ne figure pas dans le texte araméen ci-dessus, alors qu'il se trouve dans les paroles chantées de la vidéo.

(5) ‹ta‘lan› la traduction est ici  "nous (fais) entrer" ou "nous (fais) venir"

(5') [patsan] second mot de la cinquième ligne comprend un "ssadé" araméen (en milieu de mot) qui se prononce "ts"

  (6) [amiyn] a été ajouté dans la vidéo

 

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Vitrail représentant Jésus de Nazareth dans l'église St-Pierre à Limoges

 

 

 

 

 

 

 

 

    

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le "notre père" ‹ ’abânâ › en Arabe phonétique

    

(d'après la version Van Dyke -1856-)

 

 

 

’Abânâ alladhî fi as-samawât-i !

 

Liyataqaddas ismuka,

Liya’ti malukûtuka !

Litakun machî 'atuka

Kama (hîa) fi as-samâ’i kadhâlika ‘ala al’ardi .

 

A‘tinâ  khubzana  kula yawm !

Wa-aghfir lanâ dhunûbanâ ,

  Kamâ naghfiru nahru aydan

Lilmudhnibîna ’ilaynâ.

 

(Wa) lâ tudkilnâ fî tajribatin (1)

Lakin najjinâ mina al-chirrîri !

 

L’ anna laka almulka wa-alqûwata wa-almajda ,

’ilâ' al’anadi .

 [ ’âmîn .]

 

(1) Il s'agit de "l'épreuve"  [al-mihna] et non la tentation"  [al-fitna]

 

transcription Pascal Bourdaloue (texte en cours de vérification)

 

 

Le "notre Père"  أَبَانَا en Arabe

 

 

فَصَلُّوا أَنْتُمْ مِثْلَ هَذِهِ الصَّلاَةِ

 

أَبَانَا الَّذِي فِي السَّمَاوَاتِ، لِيَتَقَدَّسِ اسْمُكَ

لِيَأْتِ مَلَكُوتُكَ لِتَكُنْ مَشِيئَتُكَ عَلَى الأَرْضِ كَمَا هِيَ فِي السَّمَاءِ

خُبْزَنَا كَفَافَنَا أَعْطِنَا الْيَوْمَ

وَاغْفِرْ لَنَا ذُنُوبَنَا، كَمَا نَغْفِرُ نَحْنُ لِلْمُذْنِبِينَ إِلَيْنَا

 

 

وَلاَ تُدْخِلْنَا فِي تَجْرِبَةٍ، لَكِنْ نَجِّنَا مِنَ الشِّرِّيرِ

 

  
 doxologie

  
فَلَكَ المَلَكُوتُ وَ الجَبَرُوتُ وَ المَجْدُ أَبَداً

 

 

 

Une autre version du "notre Père" en Arabe :

 

 

فَصَلُّوا أَنْتُمْ مِثْلَ هَذِهِ الصَّلاَةِ:

 

 

 أَبَانَا الَّذِي فِي السَّمَاوَاتِ  لِيَتَقَدَّسِ اسْمُكَ

 

 

لِيَأْتِ مَلَكُوتُكَ! لِتَكُنْ مَشِيئَتُكَ عَلَى الأَرْضِ كَمَا هِيَ فِي السَّمَاءِ

 

 

خُبْزَنَا كَفَافَنَا أَعْطِنَا الْيَوْمَ

 

 

 

 

IMGP2658

 

Extrait de l'Évangile selon Matthieu, Bible Turque, écrite en Arabe, qui fut utilisée dans l'ancien Empire Ottoman.

 

 

IMGP2660

 

Extrait de l'Évangile selon Matthieu, idem

 

 

Le "notre père" en italien (Italiano)

 

 

Padre nostro, che sei ne Cieli !

Sia sancticato il tuo Nome,

E il tuo Regno venga  !

La tua volontà si compia,

In Terra  tutto come in Cielo.

Daci oggi il nostro Pane !

E perdonici i nostri ofensi,

Come noi anchora perdoniamo

Ad  coeli che sono nostri debitori.

E non lasci [perderer] a Prova

Ma liberaci dal Maligno !

 

 

Perché a te appartengono,

In tutti i secoli, il Regno,

E la potenza, e la gloria.

C'è vero, [egli] ne è bene così,

Per gli secoli dei secoli.

 

traduction Pascal Bourdaloue

 

 

Le "notre Père" en allemand (Deutsch)

(vérification de la traduction en cours)

 

"Darum sollt ihr also beten" :

 

Die Gebet Jesus Christus

 

Unser Vater [welch) in den Himmel !

 

(möge) Sich geheiligt Name dein,

Und (möge) entrete ein Reich dein ;

(möge) geschehe wille dein,

Auf die Erden, ganz wie im Himmel.

 

Gebt uns Brot unser diese tag !

Und vergib uns unsere sünden,

Wie auch wir vergeben auch

In diejenigen unseren schuldnern.

 

Nicht lasse [fallen] uns in Probe,

Sondern erlös uns der Böse.

 

 

Denn, dein ist,

In Ewigkeit, das Reich

(Und) die kraft, und die Berûhmtheit.

 

Its wahr, its sehr so,

Von Ewigkeit zu Ewigkeit.

 

traduction Pascal Bourdaloue

 

Le "notre Père en anglais (English)

 

The prayer of Jesus Christus : the Lord's prayer

 

 

Our Father who are in the Heavens !

 

May your holy Name be revered,

May your Kingdom happen ;

May your will be done,

On Earth just as in Heaven.

 

Give us our Bread this day !

And forgive us our offenses,  (6')

As we forgive also

Those who are our debtors.

 

Do not leave us to the Trial,

But deliver us from the Evil one !

 

 

Because, the Kingdom (and) the power,

And the glory belong to you for ever.

 

It is true, so it is,

Forever and ever.

 

(6') "forgive" = "remit"

 

traduction Pascal Bourdaloue

 

Le "Notre Père" en portugais (Português)

 

 

Pai nosso que estás em Céus !

(que) Seja sanctificado  o vosso Nome,

E (que) sobrevenga o vosso Reino ;

(que) Seja feita a vossa vontade,

Na Terra tudo como no Céu.

 

Nos dai este dia o Pão nosso   !

Perdoe as nossas ofensas,

Como nós perdoamos também

A estes (quem) somos os nossos devedores.

 

Nâo nos deixei [cair],

Mas livra-nos do Maligno !

 

 

Porque teu (que) pertençam

Em todos os séculos, o Reino

(E) o poder, e a gloria.

 

É verdade, é bem assim,

Por séculos e séculos.

 

traduction Pascal Bourdaloue

  —

 

 

(1) Cf. Matthieu 16,17 ; 18,10.19 : "«(..) mon Père qui est dans les cieux.»"

Cf. Qaddich 18 : "devant leur Père qui est au ciel, (..)"

(1*) Chamayim, cieux, de l'araméen "Shamayin".

 

(2) = Que ton Nom soit sanctifié

célébré = honoré = glorifié = magnifié = exalté = loué

traduit du grec "αγιασθη", de "αγιαζω" qui signifie "sanctifier", "consacrer comme saint".

"sanctifié" dans le sens d'attribuer au Nom un caractère sacré et le placer ainsi au-dessus de tout.

Cf. Qaddich 1 : "Magnifié et sanctifié soit le Grand Nom"

 

(3) = Et à jamais que soit ton Règne !

= Que ton Règne soit éternel = Fais venir ton Règne à jamais

"à jamais" = maintenu (pour toujours)

"Règne" traduit de l'araméen "Malkoutâ" (mal-ku-tha) qui signifie aussi "Royaume", "Règle"

et du grec "βασιλε(ι)α" (basileia), royauté, royaume.

Cf. Qaddich  3 : "et puisse-t-il établir son Royaume"

 

(4) = "Et que ta volonté soit faite"

= "Et que ta volonté se fasse"

"volonté" traduit du grec "θελημα"

Cf. Matthieu 26,42 : "« Mon Père (...) que ta volonté soit faite »"

Cf. Qaddich 2 : "dans le monde qu'Il a créé selon Sa volonté"

Cf. Prière (juive) du matin : "(..) telle puisse être ta volonté, Seigneur (..)"

 

(4') = "comme au ciel, ainsi sur la terre"

 

(5) Autrement dit : "Donne-nous aujourd'hui le pain / supersubstantiel de notre âme

En effet, il s'agit du pain supersubstantiel qui nourrit l'âme. Cf. Év. Jean 6,32 : "(...) mon Père vous donne le vrai pain du ciel (...) celui qui donne la vie au monde"

 

(6)= Et efface nos transgressions

"offenses" traduit du grec "óφειληματα"

offenses = transgressions = fautes = péchés

Cf. Év. Marc 11,25 : "«(...) si vous avez quelque chose contre quelqu'un, pardonnez,

afin que votre Père (...) vous pardonne aussi vos fautes.»"

Cf. prière Ahavah Rabba : "(..) notre Père ! Père de miséricorde, le Miséricordieux ! Aie pitié de nous !

Cf. Tefillah schemoneh-esreh 1,6 : "(..) Dieu très-haut qui fait miséricorde (..) Pardonne-nous, ô notre Père, car nous avons péché ; pardonne-nous, ô notre Roi, nos transgressions, car tu es bon et tu pardonnes".

 

(6*) pesha = ashmaténou

 

(6') = Comme nous remettons aussi

En effet, il convient de faire la distinction entre les fautes (transgressions) commises contre l'Éternel et les fautes (offenses) commises contre son prochain. L'Éternel, le Miséricordieux, Celui qui fait miséricorde, pardonne les péchés.

Quant à la personne lésée, celle-ci accorde formellement son pardon à son débiteur en lui remettant les dettes.

 

(7) = À ceux qui nous ont offensés

 

 

(8) Autrement dit "Ne nous laisse pas entrer dans l'Épreuve"

le mot "épreuve" est traduit de l'araméen "lenisyônâ","lenesyewunnâ" (Cf. Peshitta, Mattai 6,12 ; Luqa 11,4)

Cette demande de Jésus est liée à la précédente.

Le verbe grec "εíσενεγκης" signifie "laisser entrer dans".

 

En effet, "Délivre-nous et pardonne nos péchés, à cause de ton Nom !" (Cf. Psaumes 79,9)

Cf. Épître Jacques 1,13 : "Que personne, lorsqu'il est éprouvé, ne dise : c'est Dieu qui me tente.

Car, Dieu ne peut être tenté par le mal, et il ne tente lui-même personne"

En conséquence, la traduction ne saurait être "ne nous induis pas en tentation"

ou bien "ne nous soumettez pas à la tentation". Car le Seigneur Dieu n'est pas le Tentateur !

Dans cette dernière demande de Jésus adressée au "Père", ce n'est pas l'Éternel qui éprouve ou qui tente.

En effet, l'initiateur de "l'épreuve" est le Diable !

Cf. Év. Matthieu 26,41 ; Év. Marc 14,38 : "« Veillez et priez pour n'être pas mis à l'épreuve »"

 

 

(9) = "Mauvais" = Malin = Satan = Diable

 traduit de l'araméen  "beiyissâ" (Cf. Peshitta, ibid)

En grec "πουηρóς", le mauvais esprit, le Démon, le Diable et "πουηρóν, le mal

"Délivre" traduit du grec "ρυσαι" et "ρúσιαζω", "arracher"

Cf. Év. Jean 17,15 : "«je ne te prie pas de les ôter du monde, mais de les préserver du Mauvais.»"

 

 

(10) Cf. Isaïe 42,12 : "Qu'on rende gloire à l'Éternel (...)"

 

 

(11) Cf. Qaddich 18 : (..) et dites Amen.

 

(12) = Pour les siècles et à jamais

Cf. Qaddich 9 : "à jamais et dans tous les temps des mondes"

 

 

Note sur le renvoi (5) : "le pain supersubstanciel"

"supersubstanciel" vient du latin "supersubstantialem" traduit du grec "επιουσιον"   "épi/oussione" de "εpi-" préfixe augmentatif ou d'intensité, "très"ou "fort" et "οúεωδης" "essentiel", "substantiel" ; ce mot a été utilisé par Jérôme de Stridon, saint catholique et orthodoxe (saint Jérôme), dans sa traduction latine de la Vulgate: Panem nostrum supersubstantialem da nobis hodie"

 

                                                                                                                                                                                                                                                                                                     

IMGP2627

                                                                                                         

 

 

Extrait du Codex Sinaîticus (manuscrit du IVème siècle écrit en grec)

 

 

 

 

 

 

 

"époussione", ce mot (ci-dessus en première ligne) qui figure uniquement dans les versets du "Notre Père" de Matthieu et de Luc, ne peut être traduit en latin par "quodidianus" !

En effet, "(...) il dit pain, mais il l'appelle époussione, c'est-à-dire supersubtantiel. Ce n'est pas ce pain qui entre dans le corps, mais ce pain de la vie éternelle qui soutient la substance de notre âme. C'est pour cela qu'en grec, il est dit époussione." (Cf. Ambroise de Milan (saint Ambroise), saint catholique et orthodoxe)

 

Et "Demandons-lui que chaque jour il nous fournisse le pain qui doit entretenir la vie de nos âmes, le pain de sa grâce, ce pain supersubstantiel, pour me servir de l'expression même de l'évangile." (Louis Bourdaloue, Sermons du pere Boudaloue, de la compagnie de Jésus, pour les dimanches. Tome second. Sermon sur le cinquième dimanche après pasques (pâques). Sur la prière. p.162. Lyon MDDXVI (1716)

 

Ainsi, "l'homme ne vit pas de pain seulement, mais que l'homme vit de ce qui sort de la bouche de l'Éternel" (Deutéronome 8,3)

 

 

Note sur le renvoi (9)

= "Mais arrache-nous à Satan" = "Mais délivre-nous du Malin" = "Mais préserve-nous du Mauvais"

 

Jésus, dans sa prière adressée à l'Éternel, demande que ses disciples puissent avoir la force de supporter l'épreuve, et qu'ils soient préserver de tout mal !

 

"Heureux l'homme qui supporte l'épreuve ; car, après avoir été éprouvé, il recevra la couronne de vie, que le Seigneur a promise à ceux qui l'aiment. Que personne lorsqu'il est éprouvé ne dise : «c'est Elohîms qui me tente.» Car Elohîms ne peut être tenté par le mal, et il ne tente lui-même personne." (Cf. Épître Jacques 1,12-13)

 

 

                                         

Observations :

 

1° La prière enseignée par Jésus de Nazareth à ses disciples comprend essentiellement des formules juives déjà connues et d'usage en Israël.

Le lecteur pourra utilement s'en assurer  -s'il souhaite avoir des preuves - en lisant dans la "tefillat ha’amida" ("tefillat la‘hach) la prière des dix-huit bénédictions, en particulier les bénédictions une, deux, trois, six et neuf.

 

2° "« N'appelez personne, sur la terre, [votre] "père"  ;

car un seul est votre Père, celui qui est dans les cieux.»"  (Év. Matthieu 23,9)

 

 

 

IMGP2335

 

       

 

 

Vitrail représentant l'apôtre Matthieu dans l'église d'Argenton-sur-Creuse (France)

 

 

 

 

 

 

 

"(..) le blasphème contre l'Esprit ne sera point pardonné. (..) quiconque parlera contre le Saint-Esprit (a), il ne lui sera pardonné (..)" (Év. Matthieu 12,31-32)

 

 

(a)  le souffle sacré.

 

 

 

 

 

 

 

Commentaires sur la prière ;

 

"(..) chercher d'abord le Royaume de Dieu et sa justice, et de nous reposer de tout le reste sur sa providence, qui y pourvoira.

Demandons-lui selon l'ordre que le Fils de Dieu nous a prescrit, que son nom soit sanctifié, et que nous puissions contribuer nous-même à sa gloire par la sainteté de nos œuvres.

Que son règne arrive, et que dès ce monde il établisse son empire dans nos cœurs (..)

Que sa volonté soit faite dans le ciel et sur la terre, mais par-dessus tout qu'elle s'accomplisse en nous, et que nous lui soyons toujours soumis.

(..) Que tout pécheurs que nous sommes, il jette un regard de miséricorde, et qu'il nous pardonne tant d'offenses dont nous devons nous reconnoître coupables, et pour lesquelles nous ne pouvons le satisfaire, s'il ne se relâche en notre faveur de la sévérité de ses jugements.

Demandons lui qu'il nous défende des traits empoisonnés de l'esprit tentateur et des attaques de ce lion rugissant qui tourne sans cesse autour de nous pour nous surprendre ; qu'il nous défende des charmes trompeurs du monde et de ses prestiges, mais qu'il nous défende encore plus de nous-même et de la malheureuse cupidité qui nous domine.

Enfin demandons-lui qu'il nous préserve de tout mal (..)

Car si nous sommes éclairés d'une sagesse solidement et vraiment chrétienne, voilà où doivent tendre nos prieres, et à quoi elles doivent se réduire."

 

(Cf. Louis Bourdaloue, Sermons du pere Bourdaloue, (de la compagnie de Jésus), pour les dimanches. Tome second. Sermon pour le cinquième dimanche après pasques (pâques) — sur la prière — , p.161-163. Lyon, MDCCXVI. avec privilege du Roy (1716).

 

 

L'Évangile réformé :

http://la-veritable-lumiere.over-blog.com/2017/08/les-enseignements-et-les-actes-de-jesus-de-nazareth.html

 

 

Article en cours de rédaction par Pascal Bourdaloue

 

 

 

 

 

 

 

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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 15:18

 

La prière "Notre Père" enseignée par Jésus de Nazareth à ses disciples

(Cf. Évangile selon Matthieu 6,9-13)

 

 

    IMGP2346

 

   Représentation de Jésus de Nazareth dans l'église de Gargilesse (France)

 

 

 

 

Traduction en français du "Notre Père" (travail de synthèse effectué d'après les textes en araméen et en grec) :

 

Abba ! Père !

"Voici donc comment vous devez prier :

 

 

Notre Père qui es aux Cieux !       (1)

Que ton saint Nom soit révéré,     (2)

Et que survienne  ton Règne !       (3)

Que ta volonté s'accomplisse        (4)

Sur la Terre tout comme au Ciel.  (4')

 

Donne-nous ce jour notre Pain !   (5)

Et pardonne-nous nos offenses,   (6)

Comme nous pardonnons aussi    (6')

À ceux qui sont nos débiteurs.     (7)

 

Ne nous laisse pas à l'Épreuve,    (8)

Mais délivre-nous du Mauvais.    (9)

 

 

 

IMGP2056.JPG

 

 

Car, c'est à toi que reviennent

Dans tous les siècles, le Règne,

Et la puissance, et la gloire.   (10)

C'est vrai, il en est bien ainsi, (11)

Pour les siècles des siècles"   (12)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Araméen  (une version de Matyah 6,9-13)

(lire de gauche à droite le texte en araméen contemporain)

 

ܗܟܢܐ ܗܟܝܠ ܨܠܘ ܐܢܬܘܢ ܐܒܘܢ ܕܒܫܡܝܐ ܢܬܩܕܫ ܫܡܟ

 

ܬܐܬܐ ܡܠܟܘܬܟ ܢܗܘܐ ܨܒܝܢܟ ܐܝܟܢܐ ܕܒܫܡܝܐ ܐܦ ܒܐܪܥܐ

 

ܗܒ ܠܢ ܠܚܡܐ ܕܤܘܢܩܢܢ ܝܘܡܢܐ

 

 

ܘܫܒܘܩ ܠܢ ܚܘܒܝܢ ܐܝܟܢܐ ܕܐܦ ܚܢܢ ܫܒܩܢ ܠܚܝܒܝܢ

 

ܘܠܐ ܬܥܠܢ ܠܢܤܝܘܢܐ ܐܠܐ ܦܨܢ ܡܢ ܒܝܫܐ ܡܛܠ ܕܕܝܠܟ ܗܝ ܡܠܟܘܬܐ ܘܚܝܠܐ ܘܬܫܒܘܚܬܐ ܠܥܠܡ ܥܠܡܝܢ

 

 transcription phonétique :

 

’aboun dé-bachmaya

nètqadach chémakh

ti’(ê)tè malkhoutakh

nè(h)wè tsèbyanak ’aykhana d-bachmaya ’ap ba -ar’a

hav lan la’hma d-sounqanan yawmana

wachbouq lan ’hawbayn ’aykhana d-ap ’hnan chvaqn l-’hayabayn

w-la ta’lan lnesyouna

ela patsan men biycha

 

mèthoul d-diylakh(i) hi malk(h)outha

w-hayla w-t(h)echbouhta

la‘alam ‘almiyn

 

Merci de voir mes commentaires dans l'article plus détaillé "Our father..."

http://la-veritable-lumiere.over-blog.com/article-la-priere-de-jesus-christ-version-classique-du-tutoiement-61368269.html

 

 

                               —

 

 

Le "Notre Père" en Espagnol (en Español)

 

La oración de Jesúcristo

 

 

Padre nuestro que estás en los Cielos ! (1)

 

(Que) sea sanctificado tu Nombre,  (2)

Y (que) sobrevenga tu Reino !  (3)

(Que) sea hecha tu voluntad, (4)

En la Tierra, al igual que en el Cielo !

 

Danos este día nuestro Pan !  (5)

Y perdonanos nuestras ofensas,  (6)

Como también nosotros perdonamos

A los que están nuestros deudores. (7)

 

No nos dejes [caer] a Prueba, (8)

Sino libranos del Maligno ! (9)

 

 

Porque tuyo que corresponde

En todos los siglos, el Reino,

Y el potencia, y la gloria.  (10)

 

Es cierto, así estás bien,  (11)

Por los siglos de los siglos. (12)

 

 

 

  IMGP2489

 

Vitrail représentant l'apôtre Matthieu dans l'église St-Pierre à Gontaud

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La prière ‹ téfila› "notre Père" ‹ Avinou › en hébreu phonétique :

 

  Avinou ché ba chamayim !  (1*)

 

  Yitqadach chémékha,  (2) (2')

  Vé tavo Malkhoutekha ;  (3)

  Ye'aséh rétsonékha,  (4)

Haarèts bara kemo ba chamayim. (4')

 

Ten lanou  hay(i)om èt léhemnou  !  (5)

Vé séla'h lanou èt ashmaténou , (6*)

Ka'acher ma'halnou gam

Ana'hnou la‘hayavéynou. (7)

 

Véal téviénou nissayon, (8)

  Aval hatsilénou min hara'a ! (9)

 

 

Ki lékha hamamlakha(h),

Véhagvourah, véhatiféret, (10)

Lé‘olméy ‘olamim amén.

 

.

 

IMGP2639

 

Ci-dessus une version de <Avinou> (Notre Père) en caractères hébraïques avec vocalisation

 versets 9-13 Matyah. (lire de gauche à droite)

 

 

(2') "Yitqadach(e)" = Yit(e)qadech ; "chémékha = shémékha

(3') malkhoutekha = malkhoutékha

(4') = kémo bachamayim kèn haarets

= ka'asher (ca'achèr) bachamayim gam haarèts

(9) ou "ki im hatsilénou..

 

 

 

 Une autre version de Matyah 6,9-13 en Hébreu (sans vocalisation) :

 

  אבינו שבשמים יתקדש שמך

 

תבא מלכותך יעשה רצונך כמו בשמים כן בארץ

 

את לחם חקנו תן לנו היום

 

וסלח לנו את חבותינו כאשר סלחנו גם אנחנו לחיבינו

 

ואל תביאנו לידי נסיון כי אם חלצנו מן הרע כי לך הממלכה והגבורה

 

והתפארת לעולמי עולמים אמא  

 

והתפארת לעולמי עולמים אמא

 

Le "Notre Père" en Arabe

La traduction figure dans un autre article . Veuillez donc cliquer sur le lien suivant :

http://la-veritable-lumiere.over-blog.com/article-la-priere-de-jesus-christ-version-classique-du-tutoiement-79919098.html

 

 

Le "Notre Père" en italien (Italiano)

 

 

 

Padre nostro, che sei ne Cieli !

 

 

Sia sancticato il tuo Nome,

E il tuo Regno venga  !

La tua volontà si compia,

In Terra  tutto come in Cielo.

 

Daci oggi il nostro Pane !

E perdonici i nostri ofensi,

Come noi anchora perdoniamo

Ad  coeli che sono nostri debitori.

 

E non lasci [perderer] a Prova

Ma liberaci dal Maligno !

 

 

  Perché a te appartengono,

In tutti i secoli, il Regno,

E la potenza, e la gloria.

 

C'è vero, [egli] ne è bene così,

Per gli secoli dei secoli.

 

 

 

Le "Notre Père" en allemand (Deutsch)

 

(traduction en cours de vérification)

 

"Darum sollt ihr also beten" :

Die Gebet Jesus Christus

 

 

Unser Vater [welch) in den Himmel !

 

(möge) Sei geheiligt Name dein, (1)

Und (möge) entrete ein Reich dein ;

(möge) geschehe wille dein,

Auf die Erden, ganz wie im Himmel.

 

Gib uns Brot unser diese tag !

Und vergib uns unsere sünden,

Wie auch wir vergeben auch

In diejenigen unseren schuldnern.

 

Nicht lasse [fallen] uns in Probe,

Sondern erlös uns der Böse.

 

 

Denn, dein ist,

In Ewigkeit, das Reich

(Und) die kraft, und die Berûhmtheit.

 

Its wahr, its sehr so,

Von Ewigkeit zu Ewigkeit.

 

 

 

English (Le "Notre Père" en anglais)

 

 

The prayer of Jesus Christus : the Lord's prayer

 

 

 

Our Father who are in the Heavens !

 

May your holy Name be revered,

May your Kingdom happen ;

May your will be done,

On Earth just as in Heaven.

 

Give us our Bread this day !

And forgive us our offenses,  (6')

As we forgive also

Those who are our debtors.

 

Do not leave us to the Trial,

But deliver us from the Evil one !

 

 

Because, the Kingdom (and) the power,

And the glory belong to you for ever.

 

It is true, so it is,

Forever and ever.

 

(6') "forgive" = "remit"

 

 

 

Português (Le "Notre Père" en Portugais)

 

 

 

Pai nosso que estás em Céus !

 

  (que) Seja sanctificado  o vosso Nome,

E (que) sobrevenga o vosso Reino ;

(que) Seja feita a vossa vontade,

Na Terra tudo como no Céu.

 

Nos dai este dia o Pão nosso   !

Perdoe as nossas ofensas,

Como nós perdoamos também

A estes (quem) somos os nossos devedores.

 

Nâo nos deixei [cair],

Mas livra-nos do Maligno !

 

 

Porque teu (que) pertençam

Em todos os séculos, o Reino

(E) o poder, e a gloria.

 

É verdade, é bem assim,

Por séculos e séculos.

 

 

  —

Notes :

 

(1) Cf. Matthieu 16,17 ; 18,10.19 : "«(..) mon Père qui est dans les cieux.»"

Cf. Marc 11,25 : "« (..) votre Père qui est dans les cieux (..)»"

Cf. Qaddich 18 : "devant leur Père qui est au ciel (..)"

(1*) Chamayim, cieux, de l'araméen "Shamayin".

 

(2) = Que ton Nom soit sanctifié

célébré = honoré = glorifié = magnifié = exalté = loué

traduit du grec "αγιασθη", de "αγιαζω" qui signifie "sanctifier", "consacrer comme saint".

"sanctifié" dans le sens d'attribuer au Nom un caractère sacré et le placer ainsi au-dessus de tout.

 Cf. Isaïe 29,63 : "Ils sanctifieront mon Nom"

Cf. Qaddich 1 : "Magnifié et sanctifié soit le Grand Nom"

 

 

(3) = Et à jamais que soit ton Règne !

= Que ton Règne soit éternel = Fais venir ton Règne à jamais

"à jamais" = maintenu (pour toujours)

"Règne" traduit de l'araméen "Malkoutâ" (mal-ku-tha) qui signifie aussi "Royaume", "Règle"

et du grec "βασιλε(ι)α" (basileia), royauté, royaume.

Cf. Qaddich 3 : "et puisse-t-il établir son Royaume"

Cf. Abdias 1,21 : "Et à l'Éternel appartiendra le Règne (la Royauté)"

 

 

(4) = "Et que ta volonté soit faite"

= "Et que ta volonté se fasse"

"volonté" traduit du grec "θελημα"

Cf. Matthieu 26,42 : "« Mon Père (...) que ta volonté soit faite »"

Cf. Qaddich 2 : "dans le monde qu'Il a créé selon Sa volonté"

Cf. Prière (juive) du matin :" (..) telle puisse être ta volonté, Seigneur."

 

(4') = "comme au ciel, ainsi sur la Terre"

 

(5) Autrement dit : "Donne-nous aujourd'hui le pain / supersubstantiel de notre âme

En effet, il s'agit du pain supersubstantiel qui nourrit l'âme. Cf. Év. Jean 6,32 : "(...) mon Père vous donne le vrai pain du ciel (...) celui qui donne la vie au monde"

 

(6)= Et efface nos transgressions

"offenses" traduit du grec "óφειληματα"

offenses = transgressions = fautes = péchés

Cf. Év. Marc 11,25 : "«(...) si vous avez quelque chose contre quelqu'un, pardonnez,

afin que votre Père (...) vous pardonne aussi vos fautes.»"

Cf. prière ‹Avaha Rabba› : "(..) notre Père ! Père des miséricordes, le Miséricordieux ! Aie pitié de nous !"

Cf. Tefillah schemoneh-esreh, 1,6 : "(..) Dieu très haut qui fait miséricorde (..) Pardonne-nous, ô notre Père, car nous avons péché ; pardonne-nous, ô notre Roi, nos transgressions, car tu es bon et tu pardonnes".

 

(6*) pesha = ashmaténou

 

(6') = Comme nous remettons aussi

En effet, il convient de faire la distinction entre les fautes (transgressions) commises contre l'Éternel et les fautes (offenses) commises contre son prochain. L'Éternel, le Miséricordieux, Celui qui fait miséricorde, pardonne les péchés.

Quant à la personne lésée, celle-ci accorde formellement son pardon à son débiteur en lui remettant les dettes.

Cf. Marc 11,25 : "(..) si vous avez quelque chose contre quelqu'un, pardonnez, afin que votre Père (..) vous pardonne aussi vos offenses."

Cf. Matthieu 5,7 : "Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde."

Cf. Matthieu 18,35 : "« C'est ainsi que mon Père vous traitera, si chacun de vous ne pardonne à son frère de tout son cœur.»"

Cf. Marc 11,25 :" «(..) faisant votre prière, si vous avez quelque chose contre quelqu'un, pardonnez, afin que votre Père qui est dans les cieux vous pardonne aussi vos offenses.»"

 

(7) = À ceux qui nous ont offensés

 

 

(8) Autrement dit "Ne nous laisse pas entrer dans l'Épreuve"

le mot "épreuve" est traduit de l'araméen "lenisyônâ","lenesyewunnâ" (Cf. Peshitta, Mattai 6,12 ; Luqa 11,4)

Cette demande de Jésus est liée à la précédente.

Le verbe grec "εíσενεγκης" signifie "laisser entrer dans".

 

En effet, "Délivre-nous et pardonne nos péchés, à cause de ton Nom !" (Cf. Psaumes 79,9)

Cf. Épître Jacques 1,13 : "Que personne, lorsqu'il est éprouvé, ne dise : c'est Dieu qui me tente.

Car, Dieu ne peut être tenté par le mal, et il ne tente lui-même personne".

En conséquence, la traduction ne saurait être "ne nous induis pas en tentation"

ou bien "ne nous soumettez pas à la tentation". Car le Seigneur Dieu n'est pas le Tentateur !

Dans cette dernière demande de Jésus adressée au "Père", ce n'est pas l'Éternel qui éprouve ou qui tente.

En effet, l'initiateur de "l'épreuve" est le Diable !

Cf. Év. Matthieu 26,41 ; Év. Marc 14,38 : "«Veillez et priez pour n'être pas mis à l'épreuve.»"

 

(9) = "Mauvais" = Malin = Satan = Diable

 traduit de l'araméen  "beiyissâ" (Cf. Peshitta, ibid)

En grec "πουηρóς", le mauvais esprit, le Démon, le Diable et "πουηρóν, le mal

"Délivre" traduit du grec "ρυσαι" et "ρúσιαζω", "arracher"

Cf. Év. Jean 17,15 : "«Je ne te prie pas de les ôter du monde, mais de les préserver du Mauvais.»"

Cf. Isaïe 63, 1 : "«(..) C'est moi qui ai le pouvoir de délivrer »"

 

(10) Cf. Isaïe 42,12 : "Qu'on rende gloire à l'Éternel (...)"

Cf. Psaumes 40,14 : "Veuille me délivrer, ô Éternel !"

 

(11) Cf. Qaddich 18 : (..) et dites Amen.

 

(12) = Pour les siècles et à jamais

Cf. Qaddich 9 : "à jamais et dans tous les temps des mondes"

 

 

Note sur le renvoi (5) : "le pain supersubstanciel"

  "supersubstanciel" vient du latin "supersubstantialem" traduit du grec "επιουσιον"   "épi/oussione" de "εpi-" préfixe augmentatif ou d'intensité, "très"ou "fort" et "οúεωδης" "essentiel", "substantiel" ; ce mot a été utilisé par Jérôme de Stridon, saint catholique et orthodoxe (saint Jérôme), dans sa traduction latine de la Vulgate:    "Panem nostrum supersubstantialem da nobis hodie"

 

                                                                                                                                                                                                                                                                                                     

IMGP2627

 

                                                                                                

 

Extrait du Codex Sinaiticus (manuscrit du IVème siècle écrit en grec ancien)

 

 

"époussione" , ce mot qui figure uniquement dans les  versets du "Notre Père" de Matthieu et de Luc, ne peut être traduit en latin par "quodidianus" !

 

En effet, "(...) il dit pain, mais il l'appelle époussione, c'est-à-dire supersubtantiel. Ce n'est pas ce pain qui entre dans le corps, mais ce pain de la vie éternelle qui soutient la substance de notre âme. C'est pour cela qu'en grec, il est dit époussione." (Cf. Ambroise de Milan (saint Ambroise), saint catholique et orthodoxe)

 

Et "Demandons-lui que chaque jour il nous fournisse le pain qui doit entretenir la vie de nos âmes, le pain de sa grâce, ce pain supersubstantiel, pour me servir de l'expression même de l'évangile." (Louis Bourdaloue, Sermons du pere Boudaloue, de la compagnie de Jésus, pour les dimanches. Tome second. Sermon sur le cinquième dimanche après pasques (pâques). Sur la prière. p.162. Lyon MDDXVI (1716)

 

Ainsi "l'homme ne vit pas de pain seulement, mais que l'homme vit de ce qui sort de la bouche de l'Éternel" (Deutéronome 8,3)

 

 

Note sur le renvoi (9)

= "Mais arrache-nous à Satan" = "Mais délivre-nous du Malin" = "Mais préserve-nous du Mauvais"

 

Jésus, dans sa prière adressée à l'Éternel, demande que ses disciples puissent avoir la force de supporter l'épreuve, et qu'ils soient préserver de tout mal !

 

"Heureux l'homme qui supporte l'épreuve ; car, après avoir été éprouvé, il recevra la couronne de vie, que le Seigneur a promise à ceux qui l'aiment. Que personne lorsqu'il est éprouvé ne dise : «c'est Elohîms qui me tente.» Car Elohîms ne peut être tenté par le mal, et il ne tente lui-même personne." (Cf. Épître Jacques 1,12-13)

 

 

 

IMGP2480

 

Vitrail dans l'église d'Eymet

 

 

 

 

Observations :

1° La prière enseignée par Jésus de Nazareth à ses disciples comprend essentiellement des formules juives déjà connues et d'usage en Israël.

Le lecteur pourra utilement s'en assurer -s'il souhaite avoir des preuves- en lisant dans la "tefillat ha‘amida" ("tefillat la’hach), la prière des dix-huit bénédictions, en particulier les bénédictions une, deux, trois, six et neuf.

 

2° "« N'appelez personne, sur la terre, [votre] "père"  ;

car un seul est votre Père, celui qui est dans les cieux.»"  (Év. Matthieu 23,9)

 

 

IMGP2335

 

Vitrail représentant l'apôtre Matthieu dans l'église d'Argenton-sur-Creuse (France)

 

 

 

 

"«(..) tout ce que vous demanderez avec foi par la prière, vous le recevrez.»" (Év. Matthieu 21, 22)

"«(..) tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous l'avez reçu, et vous le verrez s'accomplir.»" (Év. Marc 11,24)

 

 

 

 

 

 

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Vitrail de la bergère Solange en prière dans l'église Notre-Dame à Châteauroux

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Quelqu'un parmi vous est-il dans la souffrance ? Qu'il prie. (..) la prière de la foi sauvera le malade, et le Seigneur le relèvera ; et s'il a commis des péchés, il lui sera pardonné." (Épître Jacques 5,13.15)

 

IMGP2406

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vitrail dans la chapelle d'Artiguet à Aixe-sur-Vienne

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Commentaires sur la prière :

 

"Quelle est donc grande la puissance de la Prière ! (..) je dis tout simplement au Bon Dieu ce que j'ai à lui dire (..) Pour moi, la prière, c'est un élan du coeur, c'est un simple regard jeté vers le ciel, c'est un cri de reconnaissance et d'amour au sein de l'épreuve comme au sein de la joie (..) ." (Soeur Thérèse de l'enfant-Jésus et de la sainte-Face, Histoire d'une âme, Manuscrit C 25 r-v )

"Ne nous lassons pas de prier, la Confiance fait des miracles" (Thérèse de Lisieux, Oeuvres complètes, Lettre 129)

 

"(..) chercher d'abord le Royaume de Dieu et sa justice, et de nous reposer de tout le reste sur sa providence, qui y pourvoira.

Demandons-lui selon l'ordre que le Fils de Dieu nous a prescrit, que son nom soit sanctifié, et que nous puissions contribuer nous-même à sa gloire par la sainteté de nos oeuvres.

Que son règne arrive, et que dès ce monde il établisse son empire dans nos coeurs (..)

Que sa volonté soit faite dans le ciel et sur la terre, mais par-dessus tout qu'elle s'accomplisse en nous, et que nous lui soyons toujours soumis.

(..) Que tout pécheurs que nous sommes, il jette un regard de miséricorde, et qu'il nous pardonne tant d'offenses dont nous devons nous reconnoître coupables, et pour lesquelles nous ne pouvons le satisfaire, s'il ne se relâche en notre faveur de la sévérité de ses jugements.

Demandons lui qu'il nous défende des traits empoisonnés de l'esprit tentateur et des attaques de ce lion rugissant qui tourne sans cesse autour de nous pour nous surprendre ; qu'il nous défende des charmes trompeurs du monde et de ses prestiges, mais qu'il nous défende encore plus de nous-même et de la malheureuse cupidité qui nous domine.

Enfin demandons-lui qu'il nous préserve de tout mal (..)

Car si nous sommes éclairés d'une sagesse solidement et vraiment chrétienne, voilà où doivent tendre nos prieres, et à quoi elles doivent se réduire."

 

(Cf. Louis Bourdaloue, Sermons du pere Bourdaloue, (de la compagnie de Jésus), pour les dimanches. Tome second. Sermon pour le cinquième dimanche après pasques (pâques) — sur la prière — , p.161-163. Lyon, MDCCXVI. avec privilege du Roy (1716).

 

    IMGP2553

                             Représentation dans l'église de Lincarque (France)

 

 

"Et quand tu pries, ne fais pas comme les hypocrites, qui aiment à se tenir debout dans les synagogues (assemblées) et aux coins des places en se dressant (pour prier), afin d'être vus des hommes. Je vous le dis en vérité : ils reçoivent leur récompense."

Mais (toi), quand tu pries, entre dans ta cellule, ferme ta porte, et prie ton Père qui est là dans le (lieu) secret ; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra.

Et quand vous priez, ne palabrez pas comme les païens, car ils croient que c'est avec beaucoup de paroles qu'ils seront entendus."

Vous donc, ne leur ressemblez pas. Car votre père pénètre vos besoins avant même que vous le sollicitiez." (Év. Matthieu 9,5-8)

 

 

L'Évangile réformé :

http://la-veritable-lumiere.over-blog.com/2017/08/les-enseignements-et-les-actes-de-jesus-de-nazareth.html

 

 

Article rédigé par Pascal Bourdaloue

 

  

 

 

 

 

 

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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 15:17
 
 
 
IMGP1697
 
 
 
 
Voici le Chemin, marchez-y !»"
(Isaïe 30,21)
 
IMGP3045
 
 
 
 
 
 
 
 
 
"Car c'est un peuple rebelle, ce sont des fils déloyaux, des enfants qui refusent d'entendre l'enseignement de l'Éternel, qui disent : (...) Détournez-vous du Chemin, écartez-vous du sentier, éloignez de notre présence le Saint d'Israël"
(Isaïe 30,9-11)
 
 
 
 
IMGP1709

 
 
 
 
 
 
 
               
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
"Ne suivez pas les chemins qui vous éloigneraient du chemin de Dieu" (Coran VI, 153 Les Bestiaux [Al-An'am])
 
 
   IMGP3052  
   
 
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Sur ton chemin...vers le Chemin...
 
 
En chemin, tu trouveras plusieurs fontaines.
Commence par boire à la source de la patience !
Le silence est un baume à qui connaît la patience.
Le silence est un muet langage.
Quiconque comprendra ceci sera éclairé pour toujours !
 
       
"Vous puiserez avec allégresse les eaux de cette source salutaire." (Isaïe 12,3)
 
 
IMGP2585
 
       
En second lieu, bois à la fontaine de l'abandon !
Jusqu'à ce que tu perçoives comme un gazouillis
au plus profond de ton être ; ce sera le plus léger des gazouillements,
plus doux encore que celui de l'oisillon qui vient de naître.
C'est le plus harmonieux des murmures !
 
Il peut t'enseigner ce que mille livres ne pourraient t'apprendre !
C'est un petit ruisseau qui s'écoulera en toi ;
son eau porte en elle la couleur de l'Amour,
et sa force est supérieure
à la plus puissante des cascades !
Et ta confiance grandira...
     
     
      IMGP1093
 
  "Or, aujourd'hui, je suis arrivé près de la fontaine, et j'ai dit :  Éternel, Elohîms de mon maître Abraham, veux-tu de grâce, faire réussir la voie où je marche ?" (Genèse 24,42)
 
   
IMGP0052
      
 
 
Dans le chemin...
 
 
 
Puis, en poursuivant ta route, tu trouveras la plus pure des eaux .
Tu seras parvenu à la fontaine de la délivrance !
En boire une seule goutte suffira à te combler de joie !
Désormais tu auras toujours soif de vérité...
 
 IMGP3007      
 
 
 
 
Pour te remercier de ta persévérance,
Celui qui est la Vie te permettra de boire
enfin à la fontaine de la connaissance !
Et il te seras donné de découvrir le secret des mystères communicables.
 
      IMGP1211     
     
 
 
 
 
 
 
 
 
 
"Tu seras comme un jardin bien arrosé, comme une
  source dont les eaux ne tarissent point." (Isaïe 88,11
 
      
 
 
 
 
 
 
            IMGP3003 
     
 
"Tes oreilles entendront derrière toi une voix qui dira :  voici le Chemin, marchez-y !" (Isaïe 30, 21
 
      
 
 
 
 
 
 
 
Bon chemin dans la voie du bien et de la justice !
 
 
Commentaires :
 
"Dans toute parole, si elle est vraie, quelque chose survit à l'extinction de la voix, quelque chose rayonne encore dans le silence" (Cf. De l'autre côté du désespoir, André Comte-Sponville, Éditions Accarias L'originel, Paris, 1997).  
 
 
 
Article rédigé par Pascal Bourdaloue
 
     
 
 
 
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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 15:16
 

Stigmates authentiques avec guérisons spontanées

 

1° Thérèse Neumann : ses stigmates ; ses visions

 

2° François d'Assise : ses stigmates

 

Approche psychologique et psychanalytique dans la compréhension de la stigmatisation.

Apparition des stigmates et leur guérison par actes de suggestion ou d'autosuggestion.

La maladie créatrice : l'exemple type de Thérèse de Lisieux.

 

 

Stigmates authentiques ou supercherie ?

 

3° Francesco Forgione (connu sous le nom de Padre Pio)

 

 

Tout d'abord, examinons ce qu'est la suggestion  

La suggestion  ou "hétéro-suggestion" peut être définie comme étant le fait de présenter une idée ou une croyance, de façon si habile et discrète, que celui qui l'adoptera puisse croire qu'elle lui est venue spontanément. Lorsqu'elle est acceptée, la suggestion verbale frappe le cerveau de l'individu de ses vibrations.

Tous les individus sont suggestibles, mais les enfants, les sujets naïfs et les personnes émotives le sont plus que les autres.

 

Une forme de suggestion est l'autosuggestion, ou "suggestion réfléchie" qui vise à s'influencer soi-même par la répétition de certaines formules, telles que : "tous les jours, à tous points de vue, je vais mieux" ou par l'évocation réitérée d'une idée (par exemple ; "le grand saint  X ou Y  va soulager mes souffrances", "le Sauveur va me guérir").

Cette suggestion personnelle s'empare du champs de conscience et devient réellement agissante.

L'inconscient influe sur le comportement religieux.

 

Il est possible de prouver la pertinence de la suggestion et de l'auto-suggestion dans l'introduction des extases mystiques ainsi que des stigmates.

 

Les grands mystiques qui se vouèrent à la rencontre intime du Sauveur, s'identifièrent totalement en Jésus de Nazareth, cherchèrent souvent à vivre la Passion du Christ, et  ainsi à connaître toutes ses souffrances. Ils voulurent ainsi imiter Saül de Tarse, "le faux apôtre" (1) de Jésus qui, dans son épître aux Colossiens s'exprime en ces termes : « Maintenant, je me réjouis dans les souffrances pour vous, et ce qui manque aux souffrances du Christ, je l'achève  dans ma chair, pour son corps, qui est l'Église. »

Pour citer un exemple, Thérèse d'Avila a désiré une symbiose avec Jésus, dans une véritable fusion spirituelle avec l'Époux.

"Oh, mon Dieu et repos de toutes les peines, je déraisonne... "Oh, mon âme ! Quelle admirable bataille est cette peine, et comme tout se manifeste au pied de la lettre ! Donc, mon aimé est à moi et je suis à mon aimé!" Qui oserait séparer et éteindre deux flammes si ardentes. Ce serait travailler en vain, car elles ne font qu'une... (Cf. Sainte Thérèse, Silverio édition critique, Eclamatione XVI)

Marcelle Auclair dit de la Madre Teresa qu'elle " vivait la réalité de l'omniprésence de Dieu, dans une intimité étroite avec Jésus". (Cf. La vie de sainte Thérèse d'Avila, Éditions Seuil, 1950)

(1) http://la-veritable-lumiere.over-blog.com/article-saul-de-tarse-paul-disciple-de-jesus-de-nazareth-62547726.html

 

Un autre exemple, celui de Thérèse de Lisieux qui voulait sauver des âmes par ses souffrances,  « en délivrant celles qui souffrent dans le purgatoire », en union avec son Bien-Aimé, le Sauveur, son « Unique Amour » et prouver ainsi à Jésus tout son amour pour lui.

 Il fut observé chez Thérèse que "Le zèle des âmes avait commencé à dévorer son cœur (..) dans son adolescence (..) Au Carmel, ce zèle ne cessa de s'accroître (..)" (Cf. Thérèse  de Lisieux, CSG 110, Conseils et souvenirs, Éditions du Cerf, 1998)

Avant son entrée au Carmel, elle s'exprima ainsi : "C'était pour souffrir davantage dans la monotonie d'une vie austère et, par là, sauver plus d'âmes" (Ibid CSG 109)

"Non, je n'aurais jamais cru qu'on pouvait tant souffrir...jamais, jamais ! " Je ne puis m'expliquer cela que par les désirs ardents que j'ai eus de sauver des âmes." (Ibid, CSG 111)

"Je vous remercie, ô mon Dieu (..) de m'avoir fait passer par le creuset de la souffrance (..) j'espère au Ciel vous ressembler parfaitement et voir briller sur mon corps glorifié les sacrés stigmates de votre Passion. (..) Afin de vivre dans un acte de parfait Amour, je m'offre comme VICTIME d'HOLOCAUSTE à Votre AMOUR MISÉRICORDIEUX (..) qu'ainsi je devienne martyre de votre amour, ô mon Dieu !..."  (1)

Cf. Thérèse de Lisieux, Offrande de moi-même comme Victime d’Holocauste à l'Amour Miséricordieux du Bon Dieu"

Thérèse acceptait le martyre, pour l'amour du Seigneur Jésus.

"Comme vous, mon Époux adoré, je voudrais être flagellée, crucifiée...(..)" (Cf. Histoire d'une Âme écrite par elle-même, Ch XI, p. 212, Carmel de Lisieux, Libr. St Paul, Paris, 1911)

"Ah ! par dessus-tout, je voudrais le martyre. Le martyre ! voilà le rêve de ma jeunesse ; ce rêve a grandi avec moi dans ma petite cellule du Carmel (..)" (Ibid)

"Petite Thérèse" aimait répéter cette phrase de Jean de la Croix : Seigneur, souffrir et être méprisé pour vous !

"Il n'y a que Jésus qui est ; tout le reste n'est pas. Aimons-le donc à la folie... Notre mission c'est de nous oublier, de nous anéantir. (..) Jésus veut que le salut des âmes dépende de nos sacrifices, de notre amour..." (Cf . Œuvres Complètes, LT 96)

"Oui, la souffrance m'a tendu les bras et je m'y suis jetée avec amour...(..) Jésus me fit comprendre que c'était par la croix qu'il voulait me donner des âmes et mon attrait pour la souffrance grandit à mesure que la souffrance augmentait." (Cf. Histoire d'une âme, Manuscrit  A 69 v)

"Je ne désire pas non plus la souffrance ni la mort et cependant je les aime toutes deux ! (..) maintenant, c'est l'abandon qui me guide (..) je ne puis plus rien demander avec ardeur, excepté l'accomplissement parfait de la volonté de Dieu sur mon âme." (Ibid, A 83r)

"Voici ma prière, je demande à Jésus de m'attirer dans les flammes de son amour, de m'unir si étroitement à lui, qu'il vive et agisse en moi." (Ibid, Manuscrit C 36 r)

Les derniers mois de sa vie, "Petite Thérèse" était obsédée par le désir de « revenir sur terre ». Jusque dans ses derniers jours, elle voulut imiter Jésus. "Oh ! C'est l'Amour ! Aimer, être aimée et revenir sur la terre pour faire aimer l'Amour". Elle a voulu « tout donner à Jésus », tellement l'aimer , « l'aimer plus qu'il n'a jamais été aimé », l'imiter et lui ressembler souffrant sur la croix, persuadée que le Bien-Aimé lui demandait "tout", vraiment "tout". Ce qui fera écrire à sœur Thérèse, dans une poésie : "Aimer, c'est tout donner et se donner soi-même" (Cf. Œuvres Complètes, P 54)

 

(1)Thérèse de Lisieux semble appartenir au  tempérament "Passionné religieux paranerveux de la famille des tourmentés prophétiques". Selon la classification établie par le caractérologue  René le Senne, on trouve dans cette famille notamment saint Augustin, Blaise Pascal et Léon Tolstoï. Le profil caractéristique est celui d'une personne de sacrifice (sacrifice complet, holocauste) pouvant aller jusqu'au désir du martyre (sacrifice suprême), d'où renoncement, dévouement et oblativité. La valeur dominante est l'œuvre à accomplir.

(Cf. Traité de caractérologie, René Le Senne, Éditions PUF, 1963)

 

Or derrière la (les) souffrance(s), on a découvert une "maladie créatrice" qui peut prendre l'allure d'une maladie psychosomatique, largement déterminée, dans son cours et son aboutissement, par les croyances intérieures de la personne. Il existe un déterminisme conscient ou inconscient aux comportements des mystiques.

"La maladie créatrice" n'est pas de l'hystérie".

 Il n'y a ni déséquilibre psychique, ni altération de la personnalité, donc pas de psychose.

 

Le croyant subit la suggestion de prestige du Maître spirituel.

L'acceptation passive des idées conduit même à l'hallucination. .

"La maladie créatrice" de l'adepte (du disciple), se modèle, tout naturellement, sur le prototype que la maladie de l'initiateur, par exemple celui qui a le premier reçu les stigmates, a constitué une fois pour toutes. C'est ce qui explique le terrible sentiment de solitude et d'abandon qu'éprouve le mystique, avec parfois des troubles de conscience (doutes, scrupules) à l'exemple de Teresa de Jesús (Thérèse d'Avila) et de sœur Thérèse de l'Enfant-Jésus (Thérèse de Lisieux), troubles qui peuvent devenir obsessionnels.

 

Cependant le phénomène hallucinatoire peut ne pas être pathogène, mais relève uniquement de la stimulation inconsciente.

 

 

Généralités sur "la maladie créatrice" 

 

Le début succède à une période de travail intellectuel intense, à de longues réflexions, à des méditations, à la recherche d'une certaine vérité.

Pendant la maladie, l'individu est généralement obsédé par une préoccupation dominante, qu'il laisse parfois apparaître mais cache souvent, relative à une chose ou une idée qui lui importe par dessus-tout et qu'il ne perd jamais complètement de vue. Par exemple, Sigmund Freud et Carl Jung  —  lesquels connurent, comme Friedrich Nietzche, Gustav Fechner et Rudolf Steiner, la maladie créatrice — vécurent une période d'intense préoccupation pour les mystères de l'âme ; l'un et l'autre présentèrent des symptômes de souffrances affectives.

"Les symptômes sont la dépression, l'épuisement, l'irritabilité, l'insomnie, la migraine. (..) les symptômes peuvent varier dans leur intensité au cours du temps, mais le sujet reste continuellement obsédé par une idée ou par la poursuite d'un but difficile à atteindre. Il vit dans un isolement spirituel complet, il croit que personne ne peut l'aider ; il essaie de se guérir lui-même et n'en éprouve qu'une souffrance accrue ; cet état peut durer trois ans ou plus, puis guérit spontanément, pour faire place à une merveilleuse euphorie et une métamorphose de la personnalité." (Henri F. Ellenberger, Histoire de la découverte de l'inconscient, p. 900, Fayard, 1974)

"Quels que soient les symptômes, ils sont toujours pénibles et présentent des phases d'apaisement et d'aggravation. Tout au long de sa maladie, le sujet est obsédé par une préoccupation constante, (..) et par la recherche d'une chose ou d'une idée qui lui importe par-dessus tout et qu'il ne perd jamais de vue". (Ibid p. 470)

"À la différence de la névrose, la concentration sur une idée fixe n'est pas seulement obsédante, mais aussi créatrice." (ibid p.471)

 

La fin de la maladie est vécue non seulement comme la libération d'une longue période de souffrances, mais comme une illumination. L'esprit de la personne est alors envahi par une idée nouvelle qui lui apparaît comme une révélation ou comme un ensemble de révélations.

La guérison est souvent brusque, à tel point que le sujet peut en donner la date exacte. Elle est généralement suivie de sentiments d'exaltation, d'euphorie, d'enthousiasme intenses, et il arrive que la personne se sente dédommagé d'un seul coup de toutes ses souffrances passées. Cette guérison spontanée est à mettre à l'actif de la stimulation inconsciente.

"La maladie créatrice a pour caractéristique de guérir spontanément et subitement, engendrant un sentiment d'exaltation. (..) la maladie créatrice une fois terminée, l'attention du sujet cesse progressivement d'être fixée sur son seul monde intérieur, d'où un intérêt renouvelé pour le monde extérieur." (Ibid p.472)

 

Après la guérison, on constate "une transformation durable de la personnalité. L'individu a l'impression d'accéder à une vie nouvelle. Il est entré dans un monde nouveau, que le reste de sa vie suffira à peine à explorer. Ou bien il lui semble avoir fait une découverte intellectuelle ou spirituelle qu'il s'appliquera maintenant à mettre en valeur."

La métamorphose de la personnalité est d'une grande profondeur. C'est comme si la personne qui passe par cette épreuve avait entendu l'appel de saint Augustin : « Ne cherche pas au-dehors, rentre en toi-même, car c'est dans l'homme intérieur qu'habite la vérité » (1)

Cette métamorphose est « indissolublement liée à la conviction d'avoir découvert une vérité grandiose qu'il convient de proclamer à la face de l'humanité.» (Ibid p.473)

 

(1) « Noli foras ire, in te ipsum redi ; in interiore habitat veritas » (saint Augustin, De vera religione, chap. 39, par. 72)

 

 

Cas particulier des souffrances intérieures (souffrances spirituelles) des mystiques

 

En effet, ces souffrances peuvent être assimilées au processus de la "maladie créatrice".

Dans une première phase, ce sont des craintes de s'être égaré, d'être incompris ou d'être abandonné, l'impossibilité de fixer son esprit sur la méditation.

Puis, c'est le sentiment - exemple de Jean de la Croix, dans sa "nuit obscure"-  d'être rejeté de Dieu, l'impossibilité de trouver aucune satisfaction dans les choses de Dieu , ni dans les créatures.

 

"Dans l'état de sécheresse mystique authentique, l'âme (1) ne cherche ni ne trouve de consolation dans les choses sensibles, et elle ne se laisse pas distraire de sa préoccupation constante de Dieu, même lorsqu'elle se sent abandonnée ou réprouvée. On reconnaît donc ici cette recherche dominante et incessante qui est un des caractères fondamentaux de la maladie créatrice. Les autres traits essentiels s'y retrouvent aussi :

- le début se rattache à un point spécifique, qui est l'engagement dans une recherche spirituelle dont le but espéré est la transformation de l'âme dans l'union mystique.

- Notons encore que le mystique se place volontiers sous la direction d'un guide spirituel et que des allusions sont faites aux souffrances déterminées par l'inexpérience ou les erreurs de certains directeurs."

 (Cf. Dictionnaire de Psychologie, Norbert Sillamy, Bordas, 1984)

 

 Guéri, l'individu  est convaincu « qu'il a accédé à un nouveau monde spirituel, ou qu'il a atteint une nouvelle vérité spirituelle qu'il révélera au monde. (..) l'un des traits caractéristiques de la maladie créatrice est la conviction du malade, après sa guérison, que tout ce qu'il a découvert est vérité universelle (Henri F. Ellenberger, Histoire de la découverte de l'inconscient, p. 900-901, Fayard, 1974)

 

(1) Thérèse d'Avila (1515-1582) considère l'âme "comme un château taillé dans un diamant ou du très clair cristal"

(Cf. Sainte Thérèse, Editions bréviaire Silvario, Las Moradas, ch. I)

 

L'exemple type, celui de Thérèse de Lisieux :

 

Première crise intérieure, avec prolongement en plusieurs épisodes :

À l'âge de de douze ans et pendant un an et demi, Thérèse vécu une importante crise intérieure avec des scrupules obsédants.

Hypersensible, elle fut effrayée par les propos tenus par un instructeur religieux catholique, l'abbé Domin (aumônier de l'abbaye des Bénédictines dont Thérèse était pensionnaire) qui, lors d'une retraite, parla de "péché mortel" et insista sur la mort, l'enfer, le jugement dernier ; La morale rigoriste du prêtre fit déclencher sa  maladie !

Par ailleurs, on lui avait déjà enseigné l'existence du purgatoire, dogme de l'église catholique romaine ; dès l'âge de dix ans (en 1883) , deux fois par semaine, Thérèse  recevait les leçons de catéchisme dispensées au pensionnat par Louis-Victor Domin lui-même, lequel était  son confesseur depuis 1881 (Thérèse avait  alors huit ans) !

Plus tard, Thérèse fut obnubilée par la crainte du péché, et ainsi d'aller au purgatoire !

D'une nature naïve et impressionnable, ce fut une élève qui fit preuve d'une parfaite docilité. L'enfant a bien été déstabilisée mentalement.

L'enseignement reçu a participé à la constitution des futurs troubles chez Thérèse.

Louis Martin, son père, retira Thérèse du pensionnat en février 1886, suite à des maux de tête continuels.

 

Plus généralement, que ne ferait-on pas pour faire adhérer un individu à une doctrine ! Pour culpabiliser les individus et asseoir ainsi leur emprise, on n'hésite pas à inculquer des mensonges ! Le guide spirituel assujetti son élève, son apprenti afin qu'il devienne le futur fidèle de son église ou de sa secte. N'est-ce pas qu'il est facile d'assujettir l'enfant avec des fables qu'on lui fait réciter dès l'âge de cinq ans ! Mais quelle tromperie !!!

 

Dans l'Abrégé des devoirs d'un chrétien (1)  destiné au fidèle catholique, il est demandé explicitement, « pour le cours de chaque journée », au « CHRÉTIEN » :

« Souviens-toi que tu as aujourd'hui (..) Un Jésus à imiter, son sang à t'appliquer, la sainte Vierge à implorer (..) une âme à sauver, un corps à mortifier, une conscience à examiner, des péchés à expier (..) un ciel à mériter, un enfer à éviter, (..) des passions à dompter, une mort peut-être à souffrir, et un jugement à subir (..) dévot chrétien, songes-y bien.»

Invocation à la sainte Vierge. « Sainte Vierge, Mère de Dieu, ma mère et ma patronne, je me mets sous votre protection (..)»

Acte de foi (prière du matin). « Mon Dieu, je crois fermement tout ce que m'enseigne la sainte Église catholique, apostolique et romaine, parce que c'est vous, ô vérité infaillible, qui le lui avez révélé.»

 

Par ailleurs, on sait que la manipulation de l'enfant ou de l'adolescentest plus aisée si l'être en devenir a connu des frustrations affectives précoces. Ce fut le cas de Thérèse. 

 

Dès lors, fragilisée par le décès de Zélie, sa mère, alors qu'elle avait juste cinq ans, puis éprouvée à l'âge de neuf ans par le départ de Pauline, sa "seconde mère, pour entrer au Carmel,"  on comprend aisément que Thérèse, ébranlée par les souffrances de la séparation qui ont pris naissance dans les successives frustrations affectives et qui furent vécues dans son enfance et son adolescence, ne puisse vaincre ses craintes.

Ces frustrations ont  également participé, d'une manière significative, à la constitution des troubles.

On relève une première guérison spontanée d'une maladie déclarée en 1883, par la vision, dans sa chambre, d'un sourire sur la statue de Marie, à la Pentecôte. "« Ne trouvant aucun secours sur la terre, la pauvre petite Thérèse s'était ainsi tournée vers sa mère du ciel, elle la priait de tout son cœur d'avoir enfin pitié d'elle (..)»". (Thérèse de LisieuxŒuvres complètes, Manuscrit A, 30 r, Éditions du Cerf, 1992)

Puis une seconde guérison spontanée se produisit  à Noël 1886, guérison associée à une conversion que Thérèse attribua à Jésus lui-même. "«Depuis cette nuit bénie, je ne fus vaincue en aucun combat, mais au contraire je marchai de victoires en victoires et commençai, pour ainsi dire, une course de géant.»" (ibid, manuscrit A 44 v)

Cette guérison fut  ressentie comme une libération, et il y eut une transformation de la personnalité.

"Cette âme si forte doutait tant d'elle même qu'elle se croyait capable des plus grands péchés !" (Cf. Thérèse de Lisieux, CSG 23, Conseils et souvenirs, Éditions du Cerf, 1998)

En octobre 1887, âgée de quatorze ans et demi, elle connut "le silence de Dieu", les prémices d'une nuit où elle sera environnée "d'épais brouillards. N'ayant trouvé aucun appui, Thérèse écrira d'elle : « Je me sentais seule, ne trouvant pas de consolation, ni sur la terre, ni du côté du des cieux, le Bon Dieu paraissait m'avoir délaissée ».

Les ombres ne se dispersèrent pas jusqu'à sa guérison intervenue en 1895 !

Fin 1887, alors qu'elle n'avait pas quinze ans, peu avant d'entrer au Carmel, elle confiera être plongée dans «un océan d'amertume». "Son âme était à l'agonie" (Ibid, CSG 24)

 

Les espèces d'écriture graphologiques brisée, sinueuse, ponctuée inutilement relevées à cette période dans ses écrits confirment la présence de scrupules avec une altération de la santé. On relève également l'espèce retouchée, avec des lettres tordues sur un fond d'écriture sinueuse  qui indiquent toute l'angoisse, l'anxiété, ainsi que les inquiétudes et les craintes chez Thérèse.

 

Seconde crise intérieure :

 

À nouveau sans aucun appui en ces moments difficiles, comme le fut Jean de la Croix, Thérèse connut une nouvelle nuit intérieure, certainement la plus sombre de sa vie, vécue dans les ténèbres comme un « mur » avec le Ciel. La nouvelle souffrance débuta en avril 1896.

"Elle ne parlait à personne de sa grande épreuve de tentations contre la foi, qui a rendu bien sombre le ciel de son âme, pendant les dix-huit derniers mois de sa vie. Elle triomphait de ses tentations en faisant des actes de foi et en composant des poésies, écho d'une âme embrasée d'amour" (Ibid, CSG 111)

Son âme fut blessée, puis se brisa, mais grâce à sa personnalité volontaire, Thérèse eut la force de supporter ses souffrances !

 

Guérison de la maladie :

 

1° Thérèse fut délivrée  par son acte d'Offrande écrit en juin 1895, lettre que l'on retrouva dans le livre des évangiles « qu'elle portait en permanence sur son cœur ».

" (..) cet Amour Miséricordieux me renouvelle, purifie mon âme et n'y laisse aucune trace de péché, ainsi je ne puis craindre le purgatoire." (Cf. Thérèse de Lisieux, Conseils et souvenirs, CSG 23, Cerf, 1998)

Thérèse fut transformée : « Jésus me transforma de telle sorte que je ne me reconnaissais plus moi-même »

2° En septembre 1896, Thérèse demande à Jésus de la guérir.

Elle écrivis alors : « pardonne-moi et guéris mon âme en lui donnant ce qu'elle espère !!!»

Elle aurait trouvé la réponse dans la lecture de la première épître aux Corinthiens de Saül de Tarse : Recherchez avec ardeur les dons les plus parfaits ; mais je vais encore vous montrer une voie excellente. (Cf. Corinthiens 12,31)

Thérèse écrivit alors en citant Jean de la Croix : « M'abaissant alors jusque dans les profondeurs de mon néant, je m'élevai si haut que je pus atteindre mon but.»

Ce fut un grand soulagement ! Et l'écriture, à nouveau, fut salvatrice. Ce fut toujours le remède à ses tourments.

 « Ô Jésus mon amour... ma vocation je l'ai trouvée, MA VOCATION, c'est l'AMOUR !...»

Avec Jean de la Croix, elle put dire : « Ô mon Dieu, je le sais, l'amour ne se paie que par l'amour

« Aussi, j'ai cherché, j'ai trouvé le moyen de soulager mon coeur en vous rendant amour pour amour.»

Enfin l'apaisement !

Thérèse connut une transformation complète, vécue comme une délivrance

Enfin, elle trouva la paix intérieure et le repos de l'âme, « la paix qui devint mon partage » !

 

 Laissons Thérèse conclure elle-même avec ses mots :« je vois ce que j'ai cru. Je suis unie à Celui que j'ai aimé de toute ma puissance d'aimer ». (Thérèse de Lisieux, Œuvres complètes, LT 245, Éditions du Cerf, 1992)

Et, en parlant des sœurs novices dont elle avait la charge, dans son autobiographie demandée par la Supérieure du Carmel : « je suis un petit pinceau que Jésus a choisi pour peindre son image dans les âmes que vous m'avez confiées. » (Ibid, Manuscrit C, 20 v)

 

  (1) Nouveau paroissien romain, édition 1885.

 

 

La vérité sur la crucifixion de Jésus de Nazareth

 

 

    IMGP2293

 

 

 

 

 

Christ en croix dans la basilique d'Issoudun (France)

 

IMGP2294

 

    IMGP2498

 

                          

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Christ en croix dans l'église St-Pierre à Tonneins (France)

 

IMGP2497

 

         

 

Représentations de l'enclouage au poignet dans l'église St-Pierre à Tonneins 

 

 

 

 

Sur l'enclouage des mains et des pieds (1) :

Selon le Dr Pierre Barbet, chirurgien, qui effectua une étude médico-légale de l'empreinte supposée être celle du Christ sur le suaire (2) de Turin.

Au niveau des membres supérieurs, la localisation des clous se situe nettement à la hauteur des poignets.

En effet, "sur le dos de la main droite, dont le poignet est caché par la gauche,  pas de trace de plaie,.sur le poignet gauche, qui passe devant l'autre, on voit au contraire, une plaie des plus nettes ,et que l'on peut étudier en détail."

"La plaie dorsale de la main gauche, la seule visible sur le Linceul, n'est certainement pas au niveau du métacarpe, ce qui serait le cas si le clou avait été planté dans la paume. Ceci apparaît au premier coup d’œil pour un anatomiste. (...) La plaie en est loin d'au moins toute la hauteur du métacarpe. Elle n'est pas non plus sur l'avant-bras."

Ce qui permet de dire que l'enclouage n'a pas été fait, comme on le croyait avant cette étude, au niveau de la paume des mains, c'est-à-dire entre les os du métacarpe. En effet, les artistes du Moyen-âge et de la Renaissance situaient les clous dans les paumes des mains, à l'exception de Rubens (un tableau à Amsterdam) et Van Dyck avec quatre tableaux, à Anvers, Bruges, Bruxelles et Naples ("Jésus en croix", Musée National de Naples) ; à noter également une position anatomique correcte sur un crucifix en ivoire du XVIIIe siècle.

Au niveau des pieds, à l'étude on constate que le pied droit ne pouvait que reposer sur le bois. Ce mode de croisement, pied gauche sur pied droit, est également contraire aux habitudes des artistes, qui font généralement l'inverse.

(Cf. La Passion de Jésus-Christ selon le chirurgien Pierre Barbet, Editions Paulines, 1977)

 

(1) "Jésus a été pendu à trois clous, un dans chaque avant-bras — et non dans la paume de la main, comme le répètent les peintres — et un plus long à travers les talons joints." (Cf. Histoire du christianisme Tome I, p. 51, Éditions Desclée, 2000)

(2) "Le corps a été séparé du Linceul de façon incompréhensible, sans traces ni arrachements des caillots."

Certains pollens retrouvés sur le Linceul ne se trouveraient qu'en un seul endroit du monde , sur les bords de la mer Morte." Le zygophyllum dumum ne pousserait qu'en Israël en particulier, en Syrie, Jordanie et Egypte. (Cf. Le saint suaire revisité Jean Levêque et René Pugeat, p. 88, Éditions du Jubilé, 2003)

 

 

L'Évangile réformé :

http://la-veritable-lumiere.over-blog.com/2017/08/les-enseignements-et-les-actes-de-jesus-de-nazareth.html

 

 

  Thérèse Neumann

Stigmates authentiques

 

Les stigmates de Thérèse Neumann

 

Première apparition des stigmates en 1926.

Il sera relevé :

- saignement du côté du cœur (plaie au niveau du cœur,  sur le côté gauche)

- plaie sur le dos de la main gauche

- yeux collés de sang, deux traînées de sang sur les joues

Les plaies des membres supérieures étaient toujours situées aux mains.

 

 

Dotée d'une personnalité fort complexe, avec une grande volonté et un tempérament très dynamique, Thérèse Neumann (1898-1962) semble avoir été influencée par la vie de Thérèse de Lisieux (dont elle a sans doute voulu imiter l'esprit de sacrifice, voire le goût du martyr) dont elle a lu "Histoire d'une âme", mais aussi par le curé Josef Naber, son conseiller spirituel, qui la dirigea depuis ses années de catéchisme jusqu'en 1960 .

Ses résultats scolaires étaient très bons ; candidement pieuse, elle a reçu une instruction religieuse. Durant sa jeunesse, elle n'avait lu que le livre de Thérèse de Lisieux, l'ouvrage "Introduction à la vie dévote" de François de Sales, et le Manuel Catholique d'Enseignement et d' Éducation. Thérèse Neumann était donc très imprégnée de la culture catholique.

Dans son Encyclique Vehementer du 11 février 1906 destinée « au peuple français », le pape Pie X écrit que « la multitude des fidèles (..) n'a pas d'autre devoir que celui de se laisser conduire, et, troupeau docile, de suivre ses pasteurs.»

Mais lorsque leur parole est en contradiction avec la Parole de l'Éternel, ne faudrait-il pas « leur fermer la bouche. (..) enseignant pour un gain honteux ce qu'on ne doit pas enseigner.» (cf. épître à Tite 1,11)

Revenons à Thérèse Neumann qui eut de nombreuses visions. Lors de ses extases, elle montrait à certains points de vue une mentalité infantile.

Ses visions concernèrent notamment de grandes fêtes ecclésiastiques, la proclamation du dogme catholique de l'assomption (élévation spirituelle et corporelle de Marie, mère de Jésus de Nazareth, au ciel).

 

Sur ses visions de la Passion :

   

La croix était préparée de la manière suivante :  "on prépara au préalable deux trous dans les points marqués pour les mains (...)."

"On soulève ensuite le pied droit pour le placer sur le pied gauche, et on enfonce, à travers le pied droit déjà percé, un long clou que l'on fait pénétrer dans le bois à travers le pied gauche (...)"

(Cf. Thérèse Neumann, la stigmatisée de Konnersneuth, Editions Meddens, 1965)  (1)

Or, c'est le croisement opposé à celui décrit par Thérèse Neumann, qui a été effectué lors de la crucifixion de Jésus de Nazareth !

Par ailleurs, on constate également une inversion pour la plaie située sur le côté, tout comme dans le cas de Marthe Robin (2) où "un troisième dard, sans se diviser, frappe Marthe sur le côté gauche, provoquant une blessure de dix centimètres de longueur, . En effet, le coup de lance a été porté sur le côté droit  (dans l'hypocondre droit contenant le foie), et non pas dans la région du cœur !

Pour Thérèse Neumann, Jésus-Christ, le Sauveur, est Dieu.

"Mais quand on est bon, le Sauveur vient aider, et il est tout puissant, il a organisé la création et conserve les étoiles et la terre". (Cf. Jeanne Danemarie, Le Mystère des Stigmatisés)

 

Sa vocation dit-elle est "de souffrir pour les autres"

"La souffrance, on ne peut pas l'avoir à son gré. Cela ne se peut pas. Mais quand on sait que le Sauveur sera réjoui et qu'un homme recevra une plus grande grâce que le Sauveur peut donner, alors je consens.  Alors je dis : "Sauveur ! laisse venir la souffrance." Et alors, le Sauveur me laisse savoir pour qui je souffre et comment cela se passe".

(Cf. Jeanne Danemarie, Le Mystère des Stigmatisés, Grasset, 1933)

 

"J'ai été témoin, raconte Gerlich (3) , et pendant deux heures, de celle sorte d'écoulement de ses souffrances d'expiation en des âmes qu'elle rachetait du purgatoire. Trois fois de suite, une âme délivrée le déclarait à Thérèse et la remerciait. Celle-ci ressentait une extraordinaire tristesse de ne pouvoir la suivre au Ciel; Une extase clôture ses souffrances et lui rend aussitôt ses forces épuisées". (Cf. Jeanne Danemarie, Le Mystère des Stigmatisés)

 

 

La réponse à nos interrogations semble figurer dans une phrase de Thérèse Neumann elle-même !

"Le secours nous viendra premièrement par nous-mêmes quand nous aimerons davantage le Sauveur ".

 

"La prière de la foi sauvera le malade et le Seigneur le relèvera (...)". (Épître de Jacques 5,15)

 

Sur ses visions de "l'assomption"

 

"Le sauveur flotte à la rencontre de Marie, ayant à ses côté saint Joseph, incorporel mais reconnaissable. Une fois réunis, le Sauveur et saint Joseph prennent la place des anges et continuèrent d'accompagner Marie, afin de l'introniser comme Reine de la terre et des cieux, dans l'allégresse des cohortes célestes, elle, grâce à qui ciel et terre sont unis." (Cf. Thérèse Neumann, la stigmatisée de Konnersreuth, Éditions Meddens, 1965) (1)

 

Or, on ne trouve nullement la trace de tels faits dans la Bible !

La Reine du ciel était la déesse Ishtar, Astarté; point de souffle en elle ! Depuis le début de l'Histoire, l'homme a déifié les forces de la nature et les a adorées pour qu'elles soient des protecteurs, d'où le développement de croyances religieuses populaires tout au long des siècles.

"Tout être humain est éperdu, incapable de comprendre ; tout orfèvre est honteux de son image taillée, car ses idoles ne sont que mensonge, nul souffle de vie en tous ces dieux !" (Jérémie 10,14)

"L'assomption", croyance  et ancienne fête populaire de la Dormition dans l'empire Byzantin, fut introduite en Occident sous l'influence de la papauté.

On notera une correspondance des dates entre les visions de Thérèse Neumann et la proclamation du dogme par le pape Pie XII, en 1950. Le culte marial était d'une telle importance, suite à la proclamation du dogme de "l'immaculée conception" en 1854, que de nombreux  fidèles  et ecclésiastiques demandèrent que soit officiellement établi le dogme de "l'assomption".

On notera que les apparitions à Lourdes se déroulèrent en 1858, soit quatre années seulement après la proclamation du dogme de l'immaculée conception, dans une période de ferveur religieuse, donc propice aux manifestations pieuses que sont les apparitions et les visions.

L'impact historique est indéniable sur le psychisme des visionnaires.

 

À l'aide de la psychologie religieuse, dans le cas de Thérèse Neumann, la vision est une communication sensorielle, d'un message, d'une lumière avec des personnages de premier plan de l'univers religieux du visionnaire, durant le rêve ou l'extase mystique. (4)

La vision peut être assimilée à une hallucination visuelle, une "perception sans objet à percevoir, à laquelle le sujet adhère et réagit comme si sa perception venait de la réalité extérieure", selon la définition de Henri Ey. (5)

Thérèse d'Avila décrit ses visions mentales, dans "Château intérieur" comme des perceptions sans voir à l'intérieur ni à l'extérieur, mais même sans voir, l'âme perçoit son objet et le sent clairement comme si elle le voyait.

 

Dans la vision imaginaire de Thérèse Neumann, l'imagination est particulièrement développée.

On relève l'importance de l'impact spirituel de l'éducation reçue par le visionnaire, à fortiori dans un milieu socio-culturel fermé. Aucune apparition de visions de la "Vierge Marie" ne se trouve dans les visions des chrétiens de confession protestante parmi lesquels il n'existe pas de culte marial, et chez qui aucune prière n'est adressée à la mère de Jésus de Nazareth. (6)

 

(1) par Johannes Steiner, Biographie fondée sur rapports, journaux intimes et documents authentiques.

(2) Cf. "Prends ma vie Seigneur", Raymond Peyret, Editions Peuple libre Desclée de Brouwer, 1985.

(3) Fritz Gerlich, historien et journaliste allemand, avait fait, en 1927, la connaissance de Thérèse Neumann

(4) Cf. "Le point de vue psychologique sur les phénomènes mystiques" par Wafica Abou-Habib Kallassi, ALDEP.

(5) Cf. "Traité des hallucinations", Henri Ey, 1930.

(6) Cf. "Le culte de la vierge Marie, origines psychologiques", Princeton University Press, Oxford, 1992

 

 

François d'Assise

Stigmates authentiques.

                    

Les stigmates de François d'Assise, le "Povorello"

 

François d'Assise, un exemple d'humilité, a cherché à imiter le plus possible la vie et l'exemple de Jésus-Christ.

Il imita le comportement du Sauveur et son existence a été entièrement consacrée à Jésus-Christ.

(Cf. Migne, Biographie de Saint François)

 

L'influence du Maître sur le "disciple" fut déterminante.

 

François d'Assise (1181 ou 1182-1226), imprégné de la spiritualité catholique, fut le premier stigmatisé de l'histoire.

 

Sur les phénomènes relevés, les explications sont identiques à celles formulées lors de l'étude des stigmates de Thérèse Neumann.

 

"François d'Assise aurait dit « Mon Seigneur Jésus-Christ, je te prie de m'accorder deux grâces avant que je meure : la première est que, durant ma vie, je sente dans mon âme et dans mon corps, autant qu'il est possible, cette douleur, que toi, ô doux Jésus, tu as endurée à l'heure de ta cruelle Passion ; la seconde est que je sente dans mon cœur, autant qu'il est possible, cet amour sans mesure dont toi, Fils de Dieu, tu étais embrasé et qui te conduisait à endurer une telle Passion pour nous pécheurs (...)»

"(...) saint François commença à contempler avec une grande dévotion la Passion du christ et son infinie charité, et la ferveur de la dévotion croissait tellement en lui qu'il se transformait tout entier en Jésus, par amour et par compassion ; comme il était en cet état et qu'il s'enflammait dans cette contemplation, il vit, en cette même matinée, venir du ciel un Séraphin avec six ailes de feu resplendissantes."

 

Le christ aurait parlé à François d'Assise en ces mots :

« (...) je t'accorde que chaque année, au jour de ta mort, tu ailles au Purgatoire, et que toutes les âmes des trois Ordres, c'est-à-dire des Mineurs, des Sœurs et des Continents, et aussi des autres qui t'auront été très dévots, que tu y trouveras, tu les en tires, par la vertu des Stigmates, et les conduises à la gloire du paradis (...)".

Or, aucun des faits rapportés ci-dessus ne sont bibliques. Le purgatoire dont la première définition semble remonter au XIIe siècle est devenu un dogme, et c'est Jésus-Christ qui est "la porte" du ciel, et lui seulement.

 

(Cf. Actus, chapitres XXXIV et XXXIX ; Fioretti, 3ème considération)

 

Francesco Forgione (connu sous le nom de Padre Pio)

 

Les stigmates de Francesco Forgione

 

Authenticité ou supercherie ?

 

Francesco  Forgione (Padre Pio) (1887-1960), était un prêtre italien de l'ordre des Capucins.

 

Un document archivé au Vatican, trouvé en 2007, par l'historien Sergio Luzzatto (1), est accablant pour l'homme. En effet, Padre Pio, premier prêtre à avoir reçu les stigmates, aurait commandé en 1919, « dans le plus grand secret », 4 grammes d'acide carbolique (2), selon le témoignage d'une pharmacienne !

Il y a correspondance des dates entre la constatation des premiers stigmates et la commande de la substance corrosive.

 

Il y aurait donc eu manipulation de l'opinion !

 

(1) Padre Pio. Miracles et politique à l'âge laïc, [« Padre Pio. Miracoli e politica nell'Italia del Novecento »], trad. de Pierre-Emmanuel Dauzat, , Éditions Gallimard, coll. «  NRF Essais », Paris, 2013.

 

(2) L'acide carbolique, aussi appelé acide phénique, provoque des brûlures de la peau

 

http://www.nonfiction.fr/article-6682-padre_pio__la_construction_dun_mythe_au_xxe_siecle.htm

 

 

Commentaires :

 

"Tu n'invoqueras point le Nom de l'Éternel à l'appui du mensonge". (Exode 20,7)

 

"(..) ils invoquent les Idoles au lieu de Dieu, ils invoquent ce qui ne leur peut faire ni bien ni mal, telle prière est un fourvoiement éloigné des commandements de Dieu, ils adorent ce qui leur fait plutôt mal que bien." (Alcoran de Mahomet, Sieur du Ryer, p. 317, XXII Pèlerinage, Paris, 1648)

 

 

Article rédigé par Pascal Bourdaloue

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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 15:15

 

La lèvre mensongère et souvent cupide des scribes a méprisé la parole de Dieu, la véritable lumière, en usant de tromperie. Ils ne disent pas la véritéL'Éternel ne les a pas envoyés, ne leur a pas donné d'ordre, ne ne leur a point parlé !  

 

 

IMGP2338

 

Vitrail représentant Jacques le mineur dans l'église d'Argenton-sur-Creuse (France)

 

 

 

Avertissements :

 

"(..) Hypocrites, Isaïe a bien prophétisé sur vous, ainsi qu'il est écrit :

« Ce peuple m'honore des lèvres, Mais son cœur est éloigné de moi.

C'est en vain qu'ils m'honorent, en donnant des préceptes qui sont des commandements d'hommes.» (1)

Vous abandonnez les commandements de Dieu, et vous observez la tradition des hommes. Vous rejetez fort bien le commandement de Dieu, pour garder votre tradition." (Cf. Marc 7, 6-9)

 

(1) Isaïe 29, 13

 

 

 

"si c'est moi qui rend témoignage de moi-même, mon témoignage n'est pas vrai. Il y en a un autre qui rend témoignage de moi, et je sais que le témoignage qu'il rend de moi est vrai.(..)

(..) car les œuvres que le Père m'a donné d'accomplir, ces œuvres mêmes que je fais, témoignent de moi que c'est le père qui m'a envoyé. Et le père qui m'a envoyé a rendu lui-même témoignage de moi." (Év. Jean 5, 31-32.36-37)

 

 

    IMGP2416

 

Vitrail représentant l'apôtre Jean dans l'église de La Coquille (France)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"mais le réconfort, le souffle sacré, que le Père envoie en mon nom, celui-là vous enseignera tout ; il vous rappellera ce que moi je vous ai dit" (Év. Jean 14,26)

 

 

 

 

 

 

 

Sur Jésus de Nazarethen grec phonétique ‹ Ièsous ›

 

 

    Tableau dans la grotte de l'église orthodoxe

 

                                 Tableau dans la "grotte au lait", église orthodoxe à Bethléem.

 

 

Jésus est "le fils de Marie" (Cf. Év. Marc 6,3), "le fils de Joseph" (Cf. Év. Luc 4,22 ; Év. Jean 1,45 ; 6,42), "fils de David" (1) (Cf. Év. Marc 10,47-48;12,37, Év. Matthieu 1,1;12,23;15,22;20,30-31;21,9;21,15)

 

 

IMGP2879

 

 

 

 

(1) "(..) du temps de Jésus et des apôtres, nous ne pouvons trouver chez les juifs de contestation de l'origine davidique de Jésus. Or, pour contester le caractère messianique de Jésus, la polémique juive aurait difficilement laisser passer cet argument qui aurait pris sur la foule." (Cf. Jérusalem au temps de Jésus p. 385, Joachim Jeremias, Éditions du Cerf, Paris, 1980.)

Par ailleurs, les petits-fils de Jude, frère de Jésus, furent dénoncés à l'empereur romain Domitien comme davidides ; ils reconnurent au cours de l'interrogatoire leur origine davidique. (Cf. Histoire ecclésiastique Eusèbe, volume III, 19.20, 1-6)

 

 

     

 

IMGP1686

 

                            Tableau dans l'église St-Joseph à Nazareth (Israël) 

 

 

 

"(..) c'est Jésus, de Nazareth en Galilée." (Cf. Évangile selon Matthieu 21, 11)

 

  

 

 

  IMGP2544

 

Fresque dans la cathédrale de Montauban (France)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"« Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi et les prophètes ; je suis venu non pour abolir mais pour accomplir.

Car, je vous le dis en vérité, tant que le ciel et la terre ne passeront point, il ne disparaîtra pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettres, jusqu'à ce que je sois arrivé. Celui donc qui supprimera l'un de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes de faire de même, sera appelé le plus petit dans le royaume des cieux, et qui enseignera à les observer, celui-là sera appelé grand dans le royaume des cieux.»" (Év. Matthieu 5, 17-19)

 

 

"C'est avec raison que le Saint-Esprit (1), parlant à vos pères par le prophète Isaïe (2), a dit :

« Va vers ce peuple, et dis : vous entendrez de vos oreilles et vous ne comprendrez point ; vous regarderez de vos yeux, et vous ne verrez point. Car le cœur de ce peuple est devenu insensible ; ils ont endurci leurs oreilles, et ils ont fermé leurs yeux, de peur qu'ils ne voient de leurs yeux, qu'ils n'entendent de leurs oreilles, qu'ils ne comprennent de leur cœur, qu'ils ne se convertissent, et que je les guérisse.»" (Actes 28, 25-27)

(1) en hébreu «roua'h hakadech» de l'araméen «rouakh hakadech»

(2)  Isaïe 6, 9-10)

 

"Parce qu'il s'est livré lui-même à la mort, et qu'il a été mis au nombre des malfaiteurs." (Isaïe 53, 12)

 

 

 

 

IMGP2304

 

Vitrail dans l'église de Déols (France) 

 

 

 

 

 

« Je ne fais rien de moi-même, mais ce que le Père m'enseigne, je le dis.» (Év. Jean, 8, 28)

 

« Car je n'ai point parlé de moi-même ; mais le Père, qui m'a envoyé, m'a prescrit lui-même ce que je dois dire et annoncer.» (Ibid 12, 49)

 

 

"«(..) si c'est par le souffle d'Elohîms que je chasse les démons, le royaume d'Elohîms est donc venu sur nous.»" (Év. Matthieu 12, 28)

 

 

"« Je ne suis plus dans le monde, et ils sont dans le monde, et je vais à toi (au Père). (..) Et maintenant je vais à toi  et je dis ces choses  dans le monde, afin qu'ils aient en eux ma joie parfaite. Je leur ai donné ta parole ; et le monde les a haïs, parce qu'ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde »." (Év. Jean 17, 11.13-14)

 

"« Je ne cherche point ma gloire ; il en est un (le Très-Haut) qui la cherche et qui juge. (..) C'est mon père qui me glorifie (..).»" (Év. Jean 8, 50.54)

 

 

 

Sur les discours et paroles utilisés au titre de propagande de la foi : 

 

Dans le Nouveau Testament, il est écrit :

"« tu es mon fils, je t'ai engendré aujourd'hui »" (Cf. Actes des apôtres 13,13 ; épître aux Hébreux 1,5).

Cette phrase ne peut concerner Jésus de Nazareth, car c'est du roi David, l'oint de Dieu dont il s'agit dans cette parole de l'Éternel ! (Cf. Psaumes 2,7, un psaume de David)

Il est donc possible et raisonnable de douter de la véracité de celui (ceux) qui a (ont) écrit cette phrase au sujet de Jésus.

On peut constater que c'est uniquement dans l'Év. selon Jean (1,14 ; 3,18), qu'il est écrit que Jésus est "fils unique de Dieu".

Ce verset serait le fruit d'une exploitation habile des erreurs commises par les scribes du Nouveau Testament. De nombreux passages des évangiles s'avéreraient apocryphes, en particulier dans l'évangile selon Jean et dans l'évangile selon Luc.

 

Il convient effectivement d'émettre les plus grandes réserves :

a) sur l'Évangile selon Jean, en particulier sur les discours attribués à Jésus (2)

Pour plus de détails, veuillez lire l'article "Les fabulations et les erreurs du Nouveau Testament" : http://la-veritable-lumiere.over-blog.com/article-la-verite-sur-la-bible-suite-3-sur-les-contradictions-du-nouveau-testament-124088720.html

b) sur de nombreux versets de l'Évangile selon Luc ;

c) sur l'Apocalypse, livre attribué par la tradition à l'apôtre Jean lui-même ;

d) sur l'épître aux Hébreux ;

e) sur certaines instructions relatives au culte, et à la hiérarchie au sein de l'Église (3), dans l'épître 1 aux Corinthiens attribuée à Saül de tarse (Paul) ;

f) sur certaines formules dans l'épître aux Romains, l'épître à Tite et dans l'épître aux Philippiens attribuées à Saül de Tarse. (4)

g) sur de nombreux passages des Actes des apôtres attribués à l'auteur du troisième évangile.

h) sur certains récits dans l'Évangile selon Matthieu et l'Évangile selon Marc. 

 

(2) Et tout particulièrement sur l'interprétation faite par les hommes des paroles prononcées par Yéchouʻa.

Prenons des exemples à la lecture du quatrième évangile : 

Un premier exemple : "Moi et le Père nous sommes un" une parole rapportée uniquement dans l'évangile selon Jean ‹Ionanân, en hébreu› , dans le verset 10,30, pourrait nous laisser penser que Yéchouʻa  affirme ici sa divinité ! Ce serait commettre une erreur ! 

Il convient d'y voir seulement - entre L'Éternel et Jésus son serviteur -  une union (communion) par le verbe (la parole) ! Le lecteur se reportera utilement aux versets 15 1-5-7 (la parabole du Cep et des sarments) pour une bonne compréhension du verset 10, 30).

Les versets 10,4-39 seraient des discours fictifs !

 

Un second exemple : "Personne n'est monté au ciel, si ce n'est celui qui est descendu du ciel, le fils de l'homme [qui est dans le ciel]." (Jean 3,13) Ce verset est en totale contradiction avec le verset 9, 4 de l'Év. Marc : "Elie et Moïse leur apparurent, s'entretenant avec Jésus", le verset 9,30 de Luc:" Et voici, deux hommes s'entretenaient avec lui: c'étaient Moïse et Elie, qui apparaissaient dans la gloire (..)" et le verset 17,3 de Matthieu : "(..) Moïse et Elie leur apparurent s'entretenant avec lui."

 

Un autre exemple : "Je vous donne un commandement nouveau : Aimez-vous les uns les autres ; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres". (Jean 13, 34). Ce commandement n'est pas nouveau ! Il figure en Lévitique 19, 18 ! En revanche la parole véritable pourrait se trouver dans Matthieu 22, 38-39 et Marc 12, 29-31 : «(..) Voici le premier (et le plus grand) (commandement) : (..). (a) Voici le second : (..)»(b)

« De ces deux commandements dépendent toute la loi et les prophètes » (Matthieu 22, 40)

(a) Deutéronome 6, 4-5 ;

(b) Lévitique 19, 18.

 

Un dernier exemple: les versets 20,19-30 (sur les paroles de Thomas aux autres disciples et  en particulier les paroles suivantes de Jésus à Thomas : "(..) avance aussi ta main, et mets-la dans mon côté"). Tout ceci n'est qu'un tissu de mensonges sur lequel l'auteur a brodé sa doctrine. Aucun autre évangéliste ne relate de tels propos. Et Yéchouʻa n'est pas Dieu ! (c) Et affirmer qu'il le fut est une parole blasphématoire. En fait tout a été inventé par l'auteur pour accréditer la thèse de la divinité de Jésus. (d) Par ailleurs, Jésus a été crucifié non pas par les mains comme le laisse supposer le verset correspondant, mais au niveau des poignets (voir l'article "Les stigmatisés" : http://la-veritable-lumiere.over-blog.com/article-les-stigmatises-stigmates-authentiques-et-supercherie-105490633.html) ! Le témoin soi-disant oculaire n'a pas assisté aux faits !

Par ailleurs que devons-nous penser des versets 5,22  : "le Père ne juge personne, mais il a remis tout jugement au Fils (..) et 5,24 : "(..) celui qui écoute ma parole, et qui croit à celui qui m'a envoyé, à la vie éternelle et ne vient point en jugement, mais il est passé de la mort à la vie" ?

 

(c) "(..) il n'y a qu'un seul Dieu, le Père (..)" (1 Corinthiens 8, 6)

(d) "On comprend que le ton exalté du quatrième évangéliste et sa préoccupation exclusive du rôle divin de Jésus aient effacé du récit les circonstances de faiblesse naturelle racontées par les synoptiques." (Ernest Renan Vie de Jésus ch. XXIII, p. 318 notes (4).)

Le constat est amer ; l'école de Jean n'a fait que propager des paroles trompeuses. Le but de cet évangile est clair : faire croire au peuple que Jésus est Dieu, et entretenir cette légende en attestant que ces paroles furent véritables.(e) Voilà comment certains scribes fort habiles dans l'art de la tromperie ont réussi à égarer une partie du monde ! Heureux ceux qui ont dénoncé leurs manœuvres perfides ! Car la parole du juste ne saurait trahir le maître !

En conséquence, il est parfaitement admissible et légitime de contester la valeur historique des récits contenus dans l'évangile selon Jean , compte tenu des discordances manifestes avec les  autres évangiles (synoptiques) selon Matthieu, Marc et Luc. En conclusion, l'évangile selon Jean doit effectivement être classé parmi les documents  apocryphes.

Ainsi, dans l'Év. Marc, au verset 12, 29-30 nous pouvons lire : "Un des scribes (..) sachant que Jésus (..) s'approcha et lui demanda : Quel est le premier des commandements ? Jésus répondit : « Voici le premier : Écoutez, Israël, le Seigneur, notre Dieu, est l'unique Seigneur ; et : Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée et de toute ta force ».

(e) En écrivant, en 21,24 : "c'est ce disciple qui rend témoignage de ces choses, et qui les a écrites. Et nous savons que son témoignage est vrai", il est manifeste que l'auteur est un menteur !

 

"« Heureux l'homme qui place en l'Éternel sa confiance, et ne se tourne pas vers les hautains et les menteurs »" (Psaumes 40, 2)

 

(3) le prophète Isaïe, parmi d'autres serviteurs de la Parole, n'était-il pas un saint pour l'Éternel, son saint, au moins aussi saint que les apôtres eux-mêmes ?

Si l'on doit dire d'un apôtre qu'il est saint, que dira-t-on sur Isaïe, qu'il n'est qu'un simple prophète ?

 

(4) en raison de la confusion exprimée entre Dieu et Jésus-Christ.

En effet, faut-il  rappeler que Jésus n'est pas Dieu (YHWH) , et que l'Esprit-Saint (Saint-Esprit) n'est pas une personne divine mais le souffle de l'Éternel !

Dans l'Év. selon Jean, Jésus affirme, en 8, 28 : "(..) je ne fais rien de moi-même, mais que je parle selon ce que le Père m'a enseigné", en 8, 26 : "(..) ce que j'ai entendu de lui, je le dis au monde", en 8, 42 : "(..) je ne suis pas venu de moi-même, mais c'est lui qui m'a envoyé", en 14, 28 : "(..) le Père est plus grand que moi", en 14, 31 : "(..) j'agis comme le Père me l'a ordonné (..), et en 17, 3, que le Père est "le seul vrai Dieu".

Le verset 2,9 de l'épître aux Philippiens : "C'est pourquoi aussi Dieu l'a (Jésus) souverainement élevé , et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu'au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux (..)" est un écrit mensonger. En effet, le nom qui est au-dessus de tout nom est le Nom de l'Éternel, le Miséricordieux !

Le verset 2,13 de l'épître à Tite : "(..) en attendant (..), la glorieuse apparition de notre grand Dieu et Sauveur Jésus-Christ(..)" est également un écrit trompeur. Yéchouʻa n'est pas Dieu !

"Que Jésus n'ait songé à se faire passer pour une incarnation de Dieu lui-même, c'est ce dont on ne saurait douter. Une telle idée était profondément étrangère à l'esprit juif ; il n'y en a nulle trace dans les Évangiles synoptiques ; on ne la trouve indiquée que dans le quatrième évangile (Évangile selon Jean) qui peuvent le moins être acceptées comme un écho de la pensée de Jésus. (Cf. Ernest Renan, Vie de Jésus, p. 372, Éditions Berger-Levrault, Nancy, Calmann-Lévy, 1962)

 

Les scribes n'auraient-ils pas mutiler l'histoire pour satisfaire leurs mesquines susceptibilités ?

 

 

 

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              Vitrail représentant Jésus de Nazareth dans la cathédrale de Montauban (France)

         

 

Jésus dit de lui qu'il est "le fils de l'homme" < bar nacha › (1) (Cf. Év. Matthieu, Marc, Luc, Jean)

"Jésus leur disait : « Un prophète n'est méprisé que dans sa patrie (..)»" (Cf. Év. Marc 6,4) 

"Il avait en effet attesté lui-même qu'un prophète n'est pas honoré dans sa propre patrie". (Cf. Év. Jean 4,44)

 

(1) "Le titre de ‹Fils de Dieu› ou simplement de ‹Fils› devint pour Jésus un titre analogue à ‹Fils de l'homme› et, comme celui-ci, synonyme de ‹Messie›, à la différence qu'il s'appelait lui-même ‹ Fils de l'homme › et qu'il ne semble pas avoir fait le même usage du mot ‹ Fils de Dieu ›. Le titre de ‹ fils de l'homme › exprimait sa qualité de juge ; celui de Fils de Dieu, sa participation aux desseins supérieurs de sa puissance." (Ernest Renan Vie de Jésus ch. XXVII, p. 235, Éditions Berger-Levrault, Nancy, Calmann-Lévy, 1962)

 

Mais qu'est Jésus par rapport au Père, à son Père IHVH-Adonaï Elohîms, à notre Père ?

Et que représente l'Éternel par rapport à Jésus, aux apôtres, à nous tous ?

Que nous enseignent les textes du Nouveau Testament ?

 

Dans Matthieu, Luc et Jean, Jésus appelle l'Éternel « mon Père ». Mais pas dans Marc !

le Très-Haut est "son propre Père" (Cf. Matthieu 8,38), le Père du Seigneur Jésus (Cf. 2 Corinthiens 1,3). Mais l'Éternel est également "notre Père" (Cf. Isaïe 63,16 & 64, 7 ; Matthieu 6,18 ; épître de Jacques 3,9), votre Père (Cf. Matthieu, Év. Marc 11,25-26; Luc 6,36 & 12,32).

 

    

    IMGP1701

 

                                Ruines de la synagogue de Capharnaum (Israël) 

 

"Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes ; je suis venu pour accomplir. Car je vous dis en vérité, tant que le ciel et la terre ne passeront point, il ne disparaîtra pas de la loi un seul iota ou un seul trait de la loi, jusqu'à ce que tout soit arrivé. Celui donc qui supprimera l'un de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes de faire de même, sera appelé le plus petit dans le royaume des cieux ; mais celui qui les observera, et qui les enseignera à les observer, celui-là sera appelé grand dans le royaume des cieux." (Év. Matthieu 5,17-19)

 

Commentaires généraux sur les évangiles :

 

"Les quatre principaux documents sont en flagrante contradiction les uns avec les autres" (Ernest Renan Vie de Jésus Introduction p. 75-76, Éditions Berger-Levrault, Nancy, Calmann-Lévy, 1962 )

http://la-veritable-lumiere.over-blog.com/article-la-verite-sur-la-bible-suite-3-sur-les-contradictions-du-nouveau-testament-119942183.html

 

"Les évangélistes eux-mêmes, qui nous ont légué l'image de Jésus, sont si fort au-dessous de celui dont ils parlent que sans cesse ils le défigurent, faute d'atteindre sa hauteur. Leurs écrits sont pleins d'erreurs et de contresens." (Ibid. ch. XXVIII, p. 364)

Ernest Renan Vie de Jésus Introduction p. 75-76, Éditions Berger-Levrault, Nancy, Calmann-Lévy, 1962 )

"En général, les dernières paroles prêtées à Jésus, surtout telles que Luc les rapporte, prêtent au doute. L'intention d'édifier ou de montrer l'accomplissement des prophéties s'y fait sentir. Dans ces cas, d'ailleurs, chacun entend à sa guise." (Ibid. ch. XXIV, p. 345 notes (7))

 

"À chaque pas de la route fatale, le royaume de Dieu s'approchait ou s'éloignait dans le mirage de leurs rêves. Pour lui, il se confirmait dans la pensée qu'il allait mourir, mais que sa mort sauverait le monde (1) . Le malentendu entre lui et ses disciples devenait à chaque instant plus profond." (Ibid. ch. XXIII, p. 315)

Luc et Jean sont "antijudaïsant" et aspirent à montrer que Jésus fut favorable aux païens. (Ibid p.226 note (6))

 

Les évangiles ne sont pas des livres inspirés. C'est incontestable !

Le chercheur laïc se doit de donner tort aux textes, quand ceux-ci se contredisent, quand ils énoncent des choses absurdes ou formellement réfutées par des témoignages plus autorisés. Modestement, il tente de débrouiller les mensonges et trouver le vrai à travers le réseau d'illusions de toute sorte qui enveloppe l'histoire.

En conséquence, il convient de rejeter les versets mensongers.

 

(1) Cf. Év. Matthieu 10, 28.

 

 

    IMGP1643 

                        Fresques dans la basilique orthodoxe de Patra (Grèce)

 

 

 

Commentaires sur l'Évangile selon Jean :

 

"La plus grande difficulté qui se présente à l'historien de Jésus est l'appréciation des sources sur lesquelles une telle histoire s'appuie. D'une part, quelle est la valeur des Évangiles dits synoptiques ? De l'autre, quel emploi convient-il de faire du quatrième Évangile en écrivant la vie de Jésus ? (..) les synoptiques représentant la tradition, souvent légendaire, des deux ou trois premières générations chrétiennes sur la personne de Jésus. Cela laisse beaucoup d'incertitude dans le récit et oblige à employer continuellement dans le récit les formules : ‹ on disait que.. ›, ‹ les uns racontaient que.. ›, etc." (Cf. Ernest Renan Vie de Jésus p. 372, Éditions Berger-Levrault, Nancy, Calmann-Lévy, 1962)

 

Sur les discours de Jésus :

"Les discours placés par le quatrième évangéliste à la suite du récit de la Cène ne peuvent être pris pour historiques. Ils sont pleins de tours et d'expressions qui ne sont pas dans le style de Jésus, et, qui au contraire, rentrent très bien dans le langage habituel des écrits johanniques. Ainsi l'expression ‹petits enfants› au vocatif (Jean XIII, 33) est très fréquente dans la première épître qui porte le nom de Jean. Cette expression ne paraît pas avoir été familière à Jésus." (Ibid. p. 325-326)

"(..) cet évangile nous présente un canevas de la vie de Jésus qui diffère considérablement de celui des synoptiques. (..)Si Jésus parlait comme le veut Matthieu, il n'a pu parler comme le veut Jean ! (..) l'Évangile de Jean montre sans cesse les préoccupations de l'apologiste, les arrières-pensées du sectaire, l'intention de prouver une thèse et de convaincre ses adversaires. (..) les discours rapportés par le quatrième Évangile ne sont pas des pièces historiques, mais qui doivent être envisagées comme des compositions destinées à couvrir de l'autorité de Jésus certaines doctrines chères au rédacteur (..)" (Ibid. p. 60-61 introduction)

 

"un livre dogmatique mais nullement allégorique alors que c'est vraiment celui de l'Apocalypse.

(..) l'auteur vise à prouver plutôt qu'à raconter." (Ibid. p. 376)

Sur le fond narratif, l'Év. selon Jean se montre à nous comme pouvant être supérieur en certains points à celui des synoptiques. Mais l'Évangile de Marc semble être le type primitif de la narration synoptique à l'instar de l'Évangile selon Matthieu pour les discours, et le texte le plus autorisé.

 

"La théurgie du quatrième Évangile (..) présentée avec des artifices d'exposition visant à convaincre, et exploitée en faveur de certaines prédications dont l'auteur fait suivre le récit de ses prodiges. Si notre Évangile se bornait à de tels morceaux, l'opinion qui y voit une simple thèse de théologie serait parfaitement fondée." (Ibid. p. 395 appendice)

Sur les versets 1-21 du chapitre 3 : "c'est un morceau de théologie apostolique et non évangélique. C'est ici que nous voyons poindre un des caractères essentiels de notre écrivain, son goût pour les entretiens théologiques, sa tendance à rattacher de tels entretiens à des circonstances plus ou moins historiques. (..) Ce sont des compositions artificielles, non traditionnelles. (..) Ces discours sont fort éloignés du style de Jésus et de ses idées ; au contraire, ils offrent une similitude complète avec la théologie du prologue (Cf. 1, 1-14), où l'auteur parle en son propre nom." (Ibid. p. 384)

 

Par ailleurs, sur les versets 4, 7-27.42 : "la théorie de ceux qui ne voient (dans notre Évangile) qu'une série de fictions destinées à amener des exposés de principes pourrait s'appliquer. Les détails du dialogue (Jésus et la Samaritaine) sont évidemment fictifs. (Cf. Ibid. p. 386)

Et sur les versets 6, 16-59 (Jésus marche sur les eaux, le pain de vie) : "(..) les discours de Jésus (dans notre Évangile) sont presque tous des ouvrages artificiels." (Ibid.)

 

Sur le verset 25 du chapitre 19 (personne ayant assisté à la crucifixion) : "nous touchons à la plus grande objection contre la véracité de l'auteur. (..) celui qui tient la plume croit ou veut faire croire qu'il raconte les souvenirs d'un disciple immédiat de Jésus, et que son but est d'exalter la prérogative de ce disciple, de montrer qu'il a été ce que ne furent ni Jacques ni Pierre, un vrai frère, un frère spirituel de Jésus." (Ibid. p. 414-415 appendice)

 

Dans les versets 15-21 du chapitre 21, "on sent plus vivement que partout ailleurs l'empreinte de l'école de Jean. La nouvelle préoccupation des rapports de Jean et de Pierre se retrouve." (Ibid. p.421 appendice)

Au chapitre 21, le passage où Jésus apparaît à sept apôtres au bord de la mer de Galilée, est une addition soit de l'auteur même, soit de ses disciples ou compagnons.

      

"La doctrine de l'Épître aux Colossiens a de grandes analogies avec celles du quatrième Évangile, Jésus étant présenté comme l'image du Dieu invisible (..) Quand le ‹royaume de Dieu›, tel que le figurent les synoptiques et l'Apocalypse, fut devenu une chimère, on se rejeta dans la métaphysique. La théorie du logos fut la conséquence des désappointements de la première génération chrétienne. On transporta  dans l'idéal ce qu'on avait espéré voir se réaliser dans l'ordre des faits." (Ibid. appendice p.375-376)

La première de épîtres de Jean est de la même main que celle qui écrivit le quatrième Évangile. "(..) nous sommes ici en pleine métaphysique philonienne et presque gnostique. Les discours de Jésus tels que le rapporte le prétendu témoin, ce disciple intime, sont faux, souvent fades, impossibles." (Ibid. p. 425 appendice)

 

"La grande considération dont jouit Marie dans l'Église naissante (celle de la secte des Nazaréens) porta sans doute les disciples de Jean à prétendre que Jésus, dont ils voulaient que leur maître eût été le disciple favori, lui avait recommandé en mourant ce qu'il y avait de plus cher (1) (Ibid. p. 346 et note (6) )

"Toutes les professions de foi sont des travestissements de l'idée de Jésus, à peu près comme la scolastique du moyen âge, en proclamant Aristote le maître unique d'une science inachevée, faussait la pensée d'Aristote !" (Ibid. ch. XVII p.362)

 

(1) « Femme, voilà ton fils (Jean) »  « Voilà ta mère (Marie)»." Mais on ne comprendrait pas comment les autres évangélistes (synoptiques), qui nomment les autres femmes (2), eussent omis celle dont la présence était un trait si frappant.

(2) Marie Cléophas, Marie de Magdala, Jeanne femme de Khouza, Salomé, d'autres encore...

 

 

Les conclusions d'Ernest Renan (1) sur l'Évangile selon Jean :

"Le récit des circonstances matérielles de la vie de Jésus (..) est supérieur pour la vraisemblance au récit des synoptiques.

(..) qu'au contraire les discours que le quatrième évangéliste prête à Jésus n'ont, en général, aucun caractère d'authenticité (2)

(..) que l'auteur a sur la vie de Jésus une tradition à lui, très différente des synoptiques, sauf en ce qui concerne les derniers jours. 

(..) que l'auteur (..), quel qu'il soit, a écrit pour relever l'autorité d'un des apôtres, pour montrer que cet apôtre avait joué un rôle dans des circonstances où les autres récits ne parlaient pas de lui, pour prouver qu'il savait des choses que les autres disciples ne savaient pas.

(..) que l'auteur (..) a écrit dans un état du christianisme plus avancé que les synoptiques, et avec une idée plus exaltée du rôle divin de Jésus (..) 

(..) que, si ses renseignements matériels sont les plus exacts que ceux des synoptiques, sa couleur historique l'est beaucoup moins, en sorte que, pour saisir la physionomie générale de Jésus, les Évangiles synoptiques, malgré leurs lacunes et leurs erreurs, sont encore les véritables guides." (Cf. Ibid. p. 423 appendice)

(1) Ernest Renan (1823-1892), historien, spécialiste en histoire des religions.

(2) l'inauthenticité de ce livre est comparable à la deuxième épître de Pierre.

 

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                 Vitrail représentant l'apôtre Jean dans l'église de Montbeton (France)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Commentaires sur l'Évangile selon Luc :

 

"C'est un document de seconde main. La narration y est plus mûrie. Les mots de Jésus y sont plus réfléchis, plus composés. Quelques sentences sont poussées à l'excès et faussées. (1) (..) Il adoucit les passages qui étaient venus embarrassants d'après l'idée plus exaltée qu'on arrivait autour de lui à se faire de la divinité de Jésus (2) , il exagère le merveilleux ; il commet des erreurs de chronologie et de topographie ; il omet les gloses hébraïques, paraît savoir peu d'hébreu (3), ne cite aucune parole de Jésus en cette langue, nomme toutes les localités par leur nom grec, corrige parfois maladroitement les paroles de Jésus. (4)"

On sent l'écrivain qui compile, l'homme qui n'a pas vu directement les témoins, qui travaille sur des textes, et se permet de fortes violences pour les mettre en accord. (..) Il interprète les documents selon son esprit propre." (Ernest Renan Vie de Jésus, p. 69-70, introduction)

"C'est Luc qui crée ou admet des personnages qui n'ont peut-être jamais existé : les noms des parents de Jean-Baptiste ; Anne, fille de Phanuel, le vieillard Siméon, Zachée sont aussi des personnages douteux." (Ibid. p.379)

"L'auteur du troisième Évangile et des Actes (au moins pour les premiers chapitres de ce dernier ouvrage) est le "traditioniste" le moins autorisé de tout le Nouveau Testament."

(1) Cf. Ch. 14, 26.

(2) au Ch. 3, 23, il omet le trait qui figure en Marc 13, 32 et Matthieu 24, 36)

(3) ou d'araméen

(4) Ch. 7, 35 à comparer à Matthieu 11, 19.

 

En conséquence, il convient d'émettre une grande réserve à l'égard d'un document de cette nature.

 

 

 Commentaires sur l'Évangile selon Matthieu et l'Évangile selon Marc :

 

"(..) l'écrit de Matthieu selon Papias (1) se composait uniquement de discours en hébreu (..) l'écrit (2) de Marc et celui Matthieu étaient pour lui profondément distincts (..) Or, dans l'état actuel des textes, l'Évangile selon Matthieu et l'Évangile selon Marc offrent des parallèles si longues et si parfaitement identiques qu'il faut supposer que le rédacteur définitif du premier avait le second sous les yeux, ou que le rédacteur définitif du second avait le premier sous les yeux, ou que les deux ont copié le même prototype. Ce qui paraît le plus vraisemblable, c'est que, ni pour Matthieu, ni pour Marc, nous n'avons les rédactions originales ; que nos deux premiers évangiles sont des arrangements, où l'on a cherché à remplir les lacunes d'un texte à un autre." (Ibid. p. 50-51 introduction)

(1) Papias (évêque d'Hiérapolis dans la première partie du IIe  siècle) a dû être un adversaire de Paul (Saül de Tarse), et il a pu ne pas connaître l'ouvrage de Luc, composé à Rome. (Ibid p.53 (note 3) introduction)

(2) recueil d'anecdotes et des enseignements personnels que Marc écrivit d'après les souvenirs de Pierre dont il fut l'interprète.

 

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Vitrail représentant Marc, disciple évangéliste, dans l'église St-Pierre à Gontaud (France)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les conclusions de Reza Aslan (1) relatives à Jésus de Nazareth

 

"(..) les partisans de Jésus, après son échec à établir le règne de Dieu sur Terre, réinterprétèrent non seulement sa mission et son identité, mais aussi la nature même et la définition du messie juif. (..) Si nous soumettons les affirmations des Évangiles au feu de l'analyse historique, nous pouvons purger les Écritures de leurs embellissements littéraires et théologiques et élaborer une image infiniment plus précise du Jésus de l'histoire." (Cf. Le Zélote, titre traduit de l'anglais "Zealot", p. 30-31, Éd. Les Arènes, Paris, 2014.  

(1) Reza Aslan est historien des religions

 

 

Autres commentaires :

 

L'écrivain Pline le Jeune (61 ou 62-113 ou 115 av. J.C.), dans une lettre adressée à l'empereur Trajan, relata "Ceux qui niaient être chrétiens ou l'avoir été... si en outre ils maudissaient le Christ - toutes choses qu'il est, dit-on, impossible d'obtenir de ceux qui sont vraiment chrétiens -, j'ai pensé qu'il fallait les relâcher... D'autres, nommés par un dénonciateur, ont d’abord dit qu’ils étaient chrétiens puis se sont rétractés [...] ils affirmaient que toute leur faute, ou leur erreur, s'était bornée à avoir l'habitude...de chanter tour à tour un hymne au Christ comme à un dieu, ..." (Cf. Lettres et Panégyrique de Trajan, Pline le Jeune, livre X, lettre 96)

 

"Jésus conclut de là que la vraie fraternité s'établit entre les hommes par la charité, non par la foi religieuse." (Ernest Renan Vie de Jésus ch. XIV p. 227, Éd. Calmann-Lévy, 1864)

 

 

J'ai tout pesé, tout vérifié.

 

 

Article dédié à Nicolas Antoine, condamné au bûcher pour hérésie (pour avoir nier le dogme de la Trinité), étranglé puis brûlé en 1632.

 

 

Articles complémentaires :

 

L'Évangile réformé :

http://la-veritable-lumiere.over-blog.com/2017/08/les-enseignements-et-les-actes-de-jesus-de-nazareth.html

 

Les contradictions du Nouveau Testament :

http://la-veritable-lumiere.over-blog.com/article-la-verite-sur-la-bible-suite-3-sur-les-contradictions-du-nouveau-testament-119942183.html

 

 

Article rédigé par Pascal Bourdaloue

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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 15:14

 

Certains vous séduisent et vous exploitent au moyen de paroles trompeuses et de fables !

 

 

Avertissements et Rappels 

 

 

"(..) pourquoi transgressez-vous le commandement de Dieu au profit de votre tradition." (Cf. Év. Matthieu 15, 3)

 

 

 

    IMGP2494

 

Vitrail représentant l'apôtre Matthieu dans l'église Notre-Dame à Tonneins (France)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"« Gardez-vous des faux prophètes, ils viennent à vous en vêtements de brebis, mais au-dedans ce sont des loups ravisseurs. Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Cueille-t-on des raisins sur des épines, ou des figues sur des chardons ?»". (Év. Matthieu 7, 15-16)

 

 

 

 

"Quand Dieu parle, il le fait simplement et en peu de paroles (..) nous ferons voir qu'il est facile d'établir la vérité puisque l'on parle quelquefois si avantageusement du mensonge qu'on le rend presque aussi croyable que la vérité (..) ils n'ont pu passer pour des hommes véritables en leurs paroles, parce qu'ils n'ont pas appris la vérité de Celui qui peut seule l'enseigner."  

(Cf. Choix de monuments primitifs de l'Église chrétienne, J.A.C. Buchon, Institutions divines, Lactance, livre III, "De la fausse sagesse des philosophes", ch. I, p.554, Desrez libraire-Éditeur, Paris, 1837)

 

Sur les révélations et paroles trompeuses      

1° Exemples de révélations mensongères utilisées au titre de propagande de la foi.

 

- Sur les révélations de Jésus-Christ à  Brigitte de Suède, sainte catholique, canonisée en 1391 par le pape Boniface IX.

 

Brigitte de Suède avait de fréquentes extases dans lesquelles elle se trouvait en communion intime avec Jésus-Christ. Elle aurait reçu plusieurs révélations.

 

Sur les quinze oraisons que Jésus-Christ aurait enseigné à Brigitte de Suède, en 1350, dans la basilique Saint Paul-hors-les-murs à Rome, par l'intermédiaire d'un crucifix en bois qui s'anima :

 

Dans le texte de la troisième oraison, il est écrit : "Ô Jésus ! Créateur du Ciel et de la Terre, que nulle chose ne peut borner ni limiter (...)".

Or, la paternité de la création revient à l'Éternel, le Tout-Puissant, et à lui seul, créateur de toutes choses. (Cf. Torah, Genèse)

 

La "Trinité" ou "(Très) Sainte-Trinité (1) n'est pas biblique ; c'est un dogme !

"Ô vous qui savez la loy écrite, obéissez aux commandements de Dieu,

et ne parlez de la divine Majesté qu'avec vérité,

le Messie Jésus fils de Marie est Prophète et Apôtre de Dieu, son Verbe

et son Esprit qu'il a envoyé à Marie, croyez donc en Dieu et en ses Prophètes,

et ne dites pas qu'il y a trois Dieux, mettez fin à ce discours,

vous ferez bien, car il n'y a qu'un seul Dieu, loué soit Dieu (..)".

(Cf. L'Alcoran p. 97, IV les Femmes)

"Un des scribes (..) sachant que Jésus (..)  s'approcha et lui demanda : Quel est le premier des commandements ? Jésus répondit : « Voici le premier : Écoutez , Israël, le Seigneur, notre Dieu, est l'unique Seigneur ; et : Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée et de toute ta force »". (Cf. év. Marc 12, 29-30)

 

Ces quinze oraisons ont été approuvées en 1862 par le pape Pie IX lequel a recommandé leur propagation pour "le bien des âmes et pour la pure vérité (...)".

 

Par ailleurs,  en Suède, ces oraisons  n'ont jamais été attribuées à Brigitte et, ne figurent pas dans son livre les Révélations Célestes ! Il s'agirait donc d'une révélation apocryphe.

En France, les oraisons ont été copiées sur un livre imprimé à Toulouse, en 1740, et publié par un Jésuite, Adrien Parvilliers, missionnaire apostolique de la Terre Sainte.

 

(1) le philosophe néoplatonicien  Porphyre de Tyr (204-305) pense, dans son traité Contre les chrétiens, que les disciples du christ ont gravement péché et que ceux-ci ont forgé en toutes pièces la nature divine de Yéchou'a.

Le verset 4 du chapitre 6 du livre Deutéronome de la Torah, où il est écrit : « Écoute Israël, l'Éternel, le Seigneur notre Dieu, le Seigneur est un », réduit à néant le dogme de la Trinité, en affirmant l'unité divine. Dans plusieurs sourates, le Coran réaffirme l'unité divine ( Ahad)  : Dieu est lui-même un et son essence est indivisible (samad).

 

 

Sur les sept  "Pater Noster" (Notre Père)

 

Dans le texte du septième "Pater Noster", concernant la "Blessure du côté", il est écrit : " (...) Eau du côté du Christ, lave-moi et purifie-moi de mes premiers péchés et sauve-moi, ainsi que toutes les pauvres âmes, des flammes du purgatoire".

Or, le Purgatoire n'est pas biblique, mais est une pure invention humaine ! C'est un dogme qui fut officialisé, en 1439, par l'Église catholique, lors du concile de Florence.

 

La révélation de ces sept "Pater Noster" a été confirmée par la Pape Innocent X.

 

Dans un livret imprimé par une association qui organise des pèlerinages, il est précisé que le pape Innocent X a ajouté "que les âmes qui s'en acquittent libèrent, chaque Vendredi Saint, une âme du purgatoire."Ce livret propose une dévotion destinée à tous ; "cette dévotion a été approuvée par le pape Clément XII et recommandée par la Sainte Congrégation du Sacré-Collège de Propagande de la Foi."

Les choses sont claires, ces révélations ont été exploitées dans un but de propagande de la foi catholique !

Dans ce document, on apprend que Marie est "Co-Rédemptrice", que Jésus a dit à Brigitte qu'il avait reçu en son Corps 5480 coups durant sa Passion et que "quiconque accomplira cette dévotion (Quinze Notre Père, Quinze Je vous salue Marie et les quinze Oraisons, délivrera du Purgatoire quinze âmes de sa lignée, quinze justes de sa même lignée seront confirmés et conservés en grâce et quinze pécheurs de sa même lignée seront convertis".

Or dire que Marie est  "co-rédemptrice", n'est pas biblique (1) ; et  le "purgatoire" ne l'est pas davantage. Dissimuler la vérité est imposture !

 

S'agissant des coups  reçus par le Christ lors de la flagellation par les romains, il est probable que le nombre n'ait pas dépassé 80 coups de flagrum (2), nombre maximum de coups qui pouvaient être infligés lors d'une flagellation. Si l'on se réfère à l'examen médico-légal qu'a effectué le Dr Pierre Barbet, chirurgien, de l'empreinte du Christ sur le Linceul, environ 100 à 120 coups responsables d'une excoriation ou d'une plaie contuse ont laissé des traces, ce qui correspond à 60 coups de fouet au maximum s'il avait deux lanières.

Les coups qui n'ont provoqué qu'une ecchymose n'ont pas laissé de traces.

(Cf. La Passion de Jésus-Christ selon le chirurgien, Editions Paulines, 1977 ; Le Saint-Suaire revisité, Editions du Jubilé, 2003)

 

(1) ainsi que Marie, Médiatrice de grâce, Avocate, porte du ciel, Mère de miséricorde (dans l'antienne Salve Regina), sainte mère de Dieu (3) (culte répandu depuis saint Bernard), Reine élevée au ciel, reine des patriarches, reine des prophètes, reine des apôtres, reine des pasteurs, souveraine des anges, arche de l'Alliance, siège de la Sagesse, mère de l'Église, Ève Nouvelle, fille de Sion héritière de la promesse, Cité de Dieu, demeure de la Sagesse, temple de l'Esprit-Saint, étoile du matin, dispensatrice de la paix, etc.

 

(2) le flagrum était une sorte de martinet à plusieurs lanières, généralement au nombre de deux, sur lesquelles étaient insérées des boutons de métal ou des osselets de mouton. Les lanières coupaient plus ou moins la peau ; les boutons ou les osselets imprimaient de profondes plaies contuses, d'où une hémorragie.

 

(3)  Mère de Dieu, du grec Θεοτόκος Théotokos, est un titre attribué officiellement lors du Concile d'Éphèse, en 431.

 

- Sur les révélations faites à Jehanne(tte) (dite Jeanne d'Arc), sainte catholique, jugée et condamnée au bûcher sous le pontificat d'Eugène IV successeur du pape Martin V, canonisée en 1920 par le pape Benoît XV. La vérité sur Jehanne(tte) Morée.

 

Lors des interrogatoires (1) qui eurent lieu dans le cadre de son procès, Jehanne ("Johannae" en latin) aurait répondu :

"Je viens de la part de Dieu (..) je crois la foi chrétienne et que Dieu nous a rachetés des peines de l'enfer. (..) cette voix vient de la part de Dieu. (..) ce fut le vouloir de Dieu et que Dieu le permit." (Cf. Procès. Interrogatoire public du 24/02/1431)

 

(1) les réponses ont été traduites du latin médiéval.

 

"C'est la voix de sainte Catherine et de sainte Marguerite. Et leurs figures sont couronnées de belles couronnes (..) Je les connais par le salut qu'elles me font. Il y a sept ans passés qu'elles m'ont prise pour me gouverner. Je les connais parce qu'elles se nomment à moi (..) Ce fut saint Michel. Je le vis devant mes yeux et il n'était pas seul, mais bien accompagné d'anges du ciel.

Je ne vins en France que par l'ordre de Dieu (2)

Je les vis de mes yeux corporels, aussi bien que je vous vois." 

(Cf. Procès. Interrogatoire public du 27/02/1431)

 

(2) "que du commandement du Roi du ciel"

 

"Avant qu'il soit sept ans les Anglais perdront un plus grand gage qu'ils ne firent devant Orléans. Ils perdront tout en France (..) par grande victoire que Dieu enverra aux français.

Je le sais par révélation, aussi sûrement que je vous sais là devant moi (..) par sainte Catherine et sainte Marguerite (..) leurs têtes sont couronnées très richement (..)

Je ne sais que par révélation et par ordre de Dieu (..) il faudra qu'un jour je sois délivrée (..)" 

Je les vois toujours sous la même forme, et leurs figures sont couronnées (..) Je ne sais rien que ce ne soit fait par révélation et commandement de Dieu. (..)

Je ne sais quand je serai délivrée (3). Ceux qui me veulent ôter de ce monde pourront bien s'en aller avant moi." 

(Cf. Procès. Interrogatoire public du 01/03/1431)

 

(3) Or, Jehanne n'a jamais été sauvée puisque, selon la tradition, elle fut brûlée vive, à Rouen, le 30 mai 1431.

 

Or, les Anglais quittèrent la France seulement en 1453 (4) après la défaite qu'ils subirent à Castillon au mois de juillet 1453, soit vingt-deux ans après le procès de Jehanne !

 

(4) À​ l'exception de Calais qui est restée en leur possession jusqu'en 1458.

 

"J'ai vu saint Michel et les saintes (..) Je les ai vus de mes yeux (..) Je ne sais ni le jour ni l'heure où je m'échapperai. Oui vraiment. Elles m'ont dit que je serai délivrée (3) (..)

Je suis envoyée de par Dieu. S'il croient que je suis envoyée de par Dieu, ils ne sont point abusés. (..)

J'en parlais à sainte Marguerite ou sainte Catherine (..)."

(Cf. Procès. Interrogatoire public du 03/03/1431)

 

"(..) Il me fut dit par mes voix, c'est à savoir sainte Catherine et sainte Marguerite (..) par plusieurs fois, et comme tous les jours (..) sainte Catherine et sainte Marguerite me dirent (..)" (Cf. Procès. Interrogatoire secret du 10/03/1431)

 

"(..) saint Michel, quand il vint à moi, me dit que saintes Catherine et Marguerite viendraient à moi (..) que c'était par le commandement de Notre-Seigneur."

(Cf. Procès. Interrogatoire secret du 15/03/1431)

 

"Quant aux anges, je les ai vus, de mes yeux (..)"

(Cf. Procès. Interrogatoire secret du 17/03/1431)

 

"(..) À la Sainte-Croix, j'eus le confort de saint Gabriel (..) je l'ai su par les voix, que c'était saint Gabriel."

(Cf. Procès. 09/05/1431)

 

"Je ne sais pas signer (..) je ne sais ni lire ni écrire."

(Cf. Procès. 24/05/1431)

En effet, Jehanne aurait été analphabète ! Elle dictait ses lettres.

Par ailleurs, Jehanne ne connaissait pas exactement son âge (Cf. Procès 22/02/1431). Selon la tradition, elle serait née au début de l'année 1412 et serait la fille de Jacques d'Arc et Isabeau Romée ; en réalité Jehanne serait née en 1407  et serait la fille illégitime de Louis, Duc d'Orléans et d'Isabeau de Bavière, épouse de Charles VI, roi de France. En conséquence, Jehanne aurait donc du sang royal !

Ce qui accorde du crédit à la déposition de Hauviette (née vers 1412) qui affirma que Jehanne était âgée de quatre années de plus qu'elle, lors du procès en condamnation de Jehanne.(Cf. Procès 22/02/1431. Déposition de Mauviette), ainsi qu'à celle de Jean II, Duc d'Alençon, cousin du roi Charles VII, qui rapporta sur Jehanne, lors du procès en nullité de condamnation (Cf. Procès 03/05/1556), les propos suivants : « Plus on sera ensemble du sang du roi de France, mieux cela sera (5) »

 

(5) Traduit du latin médiéval. « Quanto plures erunt de sanguine regis Franciae insimul, tanto melius ».

 

"Elles m'ont dit que Dieu m'a mandé, par saintes Catherine et Marguerite (..) vrai que Dieu m'a envoyée (..)"

(Cf. Procès. 28/05/1431)

 

Dans les lettres (traduites de la langue françoise) dictées par Jehanne :

 

"Elle est venue de par Dieu, le Roi du ciel (..) Je suis venue de par Dieu, le roi du ciel (..) Dieu, le roi du ciel, fils de sainte Marie (Cf. Lettre aux Anglais 22/03/1429)

"(..) le roi Jhesus (5), roi du ciel et de tout le monde (..)" (Cf. Lettre au duc de Bourgogne 17/07/1429)

 

(5) Jésus

 

En ce qui concerne la libération de Charles 1, prisonnier des Anglais depuis la bataille d'Azincourt, en 1415, Jehanne aurait dit à Perceval de Boulainvilliers, que le « Duc d'Orléans serait délivré miraculeusement » (6)

Or, le Duc d'Orléans (7) fut libéré seulement en 1440, et contre rançon de 220000 écus d'or !

 

(6) (Cf. lettre de Perceval de Boulainvilliers adressée au Duc de Milan, le 21/06/1429), 

(7) lequel ne doit pas être confondu avec Louis de Bourbon, comte de Vendôme, qui parvint à se sauver en 1422 !

 

liens pour information :

https://books.google.fr/books?id=gMe6PIkbGOgC&printsec=frontcover&dq=Jeanne++Pierre+Caze&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjmvJ2ssLHLAhXItxoKHV0xAsgQ6AEIMTAB#v=onepage&q=Jeanne%20%20Pierre%20Caze&f=false

 

http://www.bernardsimonay.fr/l-enigme-jeanne-d-arc.html

 

http://www.persee.fr/doc/rhef_0300-9505_1921_num_7_35_2178

 

http://www.persee.fr/doc/rhef_0300-9505_1953_num_39_133_3146

 

http://www.persee.fr/doc/crai_0065-0536_1978_num_122_1_13431

 

 

2° Exemples de paroles communiquées à des fins de propagande

 

a) Sur la profession de foi chrétienne : Credo 

 

Dans la profession de foi chrétienne promulguée à Nicée, en 325, lors du premier concile œcuménique, puis modifiée à Constantinople, en 381, lors du second concile, Jésus-Christ est décrit comme étant : "(..) Dieu de Dieu, lumière de lumière, vrai Dieu de vrai Dieu (..)". 

 

Ces paroles sont blasphématoires, car Dieu est unique, et lui seul est la Lumière, la seule véritable lumière ! 

 

 

b) Sur les paroles (prière) de Pie X, pape (de 1903 à 1914), saint catholique.

 

"« Ô Marie, un mot à Jésus reposant dans vos bras et la France est sauvée.

Ô Jésus, obéissant à Marie, sauvez la France.»"
 

 

 

En introduisant des doctrines pernicieuses, de faux Docteurs ont calomnié la parole de vérité.

 

 

c) Paroles de Pierre le Vénérable (né vers 1093, décédé 1156), Abbé de Cluny...

Au sujet de l'islam :

 

"(..) leur première et leur grande erreur, qu'il convient de maudire, est qu'ils nient la Trinité dans l'unité de la nature divine ; et ainsi tandis qu'ils ne vient pas une seule essence de la nature divine en trois personnes, rejetant le nombre dans l'unité (..).

C'est pourquoi le Coran (AlKoran), nom sous lequel ils désignent leur loi, introduit toujours la pluralité en parlant de Dieu ; en arabe, Coran signifie "recueil de préceptes".

De même, dans leur aveuglément ils nient que le Dieu créateur soit père, parce que, selon eux, nul ne peut être père sans accouplement.

(..) le christ (..) enseign(er)a parfaitement sa loi aux chrétiens qui, déjà depuis longtemps, l'on perdue ainsi que l'Évangile (..) le christ (..) le plus grand après Dieu (..)" (Cf.  Pays d'Islam et Monde Latin X -XIIIe  siècle, p. 105, Presses universitaires de Lyon, Lyon, 2002.)

 

"Par ces choses et de semblables, il (le Coran) détourna complètement le peuple de Dieu, en lui inculquant non le salut mais la perdition (..)". (Ibidem, p. 107)

 

 

 

      IMGP2487

 

        Vitrail représentant l'apôtre Jean dans l'église Notre-Dame à Tonneins (France)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

d) Paroles de Jorge Mario Bergoglio, pape François ...

Au sujet de l'islam :

 

"Face aux épisodes de fondamentalisme violent qui nous inquiètent, l’affection envers les vrais croyants de l’Islam doit nous porter à éviter d’odieuses généralisations, parce que le véritable Islam et une adéquate interprétation du Coran s’opposent à toute violence." (Cf. Exhortation apostolique "Evangelii Gaudium",  Pape François, p. 142, 24/11/2013)

Or, ne nombreux versets du Coran appellent à la haine religieuse ! 

Voir l'article "Les contradictions du Coran, 17° Doit-on contraindre en religion ?" :

http://la-veritable-lumiere.over-blog.com/2015/08/les-contradictions-du-coran.html

 

 

e) Paroles de Giovanni Battista Montini, pape Paul VI ...

Au sujet de l'islam :

 

"L’Église regarde aussi avec estime les musulmans, qui adorent le Dieu unique (..). Ils cherchent à se soumettre de toute leur âme aux décrets de Dieu, même s’ils sont cachés, comme s’est soumis à Dieu Abraham, auquel la foi islamique se réfère volontiers. Bien qu’ils ne reconnaissent pas Jésus comme Dieu, ils le vénèrent comme prophète ; ils honorent sa Mère virginale, Marie, et parfois même l’invoquent avec piété. De plus, ils attendent le jour du jugement, où Dieu rétribuera tous les hommes après les avoir ressuscités. Aussi ont-ils en estime la vie morale et rendent-ils un culte à Dieu, surtout par la prière, l’aumône et le jeûne.

Même si, au cours des siècles, de nombreuses dissensions et inimitiés se sont manifestées entre les chrétiens et les musulmans, le saint Concile les exhorte tous à oublier le passé et à s’efforcer sincèrement à la compréhension mutuelle, ainsi qu’à protéger et à promouvoir ensemble, pour tous les hommes, la justice sociale, les valeurs morales, la paix et la liberté." (Cf. Nostra Ætate, Paul VI, 3. La religion musulmane, Rome, 28/10/1965)

 

Or, l'islamisme est une idéologie totalitaire dont l'objectif est de soumettre le monde par la terreur ! 

(Cf. Coran, en 3, 19;85 : "Certes la religion acceptée d'Allah, c'est l'islam (..)" quiconque désire une autre religion que l'islam ne sera point agréé (..)", et en 5, 64 : "(..) maudits soient-ils[les juifs(..) nous avons jeté parmi eux l'inimitié et la haine (..)"

 

Sur les actes de cruauté de terrorisme islamisme :

http://la-veritable-lumiere.over-blog.com/2017/04/la-barbarie-en-france.html

 

 

f) Sur les paroles de Karol Józef Wojtyla, pape Jean-Paul II

 

L'antipape Jean Paul II qui embrasse le Coran  

Le 14 mai 1999, au Vatican, Karol Józef Wojtyla (pape Jean-Paul II) embrasse le Coran

 

Par ce geste, Jean-Paul II a contribué largement à la propagande de l'Islam, trahissant ainsi, à l'instar du faux apôtre Saül de Tarse (Paul), Jésus-Christ !
 

Comment peut-on embrasser un livre qui contient autant d'erreurs grossières et de mensonges ainsi qu'une quantité de fables ?

http://la-veritable-lumiere.over-blog.com/2016/09/les-erreurs-les-mensonges-et-les-fables-du-coran.html

 

"L'Église les considère avec estime, convaincue que leur foi en Dieu transcendant concourt à la construction d'une nouvelle famille humaine, fondée sur les plus hautes aspirations du cœur de l'homme (..) C'est avec joie que nous, chrétiens, reconnaissons les valeurs religieuses que nous avons en commun avec l'Islam (..)."

"Aujourd'hui, Chrétiens et Musulmans sont appelés à défendre et à promouvoir la dignité humaine, les valeurs morales et la liberté (..)." (Cf. Audience générale, Jean-Paul II, Le dialogue avec l'Islam, Rome, 5 mai 1999)

 

Or, dans le Coran, en 9, 29-30, il est ordonné : "Combattez ceux (..) qui ne professent pas la religion de la vérité (..) les chrétiens (..) imitent les mécréants avant eux. Qu'Allah les anéantisse ! (..)".

 

 

Références bibliques

 

"Au déploiement de vos paumes, j'occulte mes yeux loin de vous. Aussi, oui, vous multipliez la prière ; mais je n'entends pas. Vos mains sont pleines de sang." (Isaïe 1,15)

 

"(..) hypocrites, Isaïe a bien prophétisé sur vous, ainsi qu'il est écrit : «Ce peuple m'honore des lèvres, mais son cœur est éloigné de moi. C'est en vain qu'ils m'honorent, en donnant des préceptes qui sont des commandements d'hommes.»"(1) (Év. Matthieu 15,8-9)

 

(1) Isaïe 29,13

 

 

Références coraniques

 

"Qui est plus injuste que celui qui forge un mensonge contre Dieu

afin d'égarer les hommes par ignorance ?(Coran, Les bestiaux VI, 144)

 

 

Commentaires :

 

"Comme les néo-catholiques de nos jours s'éloignent sans cesse de l'Évangile, ainsi les pharisiens s'éloignaient à chaque pas de la bible (1)." (Ernest Renan Vie de Jésus ch. XX p. 290, Éd. Calmann-Lévy, Paris, 1864)

 

(1) La bible hébraïque, en particulier la Torah

 

 

"Si l'on veut y faire attention, la religion catholique, apostolique et romaine, est, dans toutes ses cérémonies et dans tous ses dogmes, l'opposé de la religion de Jésus." (Voltaire Œuvres complètes de Voltaire. Dictionnaire philosophique. Tome IV p. 562, Chez Lefèvre, Libraire, MDCCCXVIII)

 

 

"Et j'acquis la conviction que la doctrine de l'Église, quoiqu'elle ait pris le nom de « chrétienne », ressemble singulièrement à ces ténèbres contre lesquelles luttait Jésus et contre lesquelles il recommanda à ses disciples de lutter." (Léon Tolstoï Ma religion p. 220, Librairie Fischacher, Paris, 1885)

 

"Le Catholique sait qu'il ne peut se tromper ; il sait de plus que s'il pouvait se tromper, il n'y aurait plus de vérité révélée (..)." (Cf. Du Pape, suivi de l'Église Gallicane, Joseph de Maistre, Tome premier, livre I, p. 9, publié par la Société Nationale, Bruxelles, 1838)

 

"Une fois qu'on a été amené à accepter sans critique toutes les absurdités que vous délivrent les dogmes religieux et à ne pas même voir les contradictions qu'ils ont entre eux, il n'y a rien de très étonnant à ce qu'on manifeste une faiblesse de la pensée." (Cf. L'avenir d'une illusion, Sigmund Freud, p. 104, Éditions Points, Paris, 2011) 

 

"« C'est malheureusement ce qui marque le dialogue entre l'Église catholique et l'islam, qui entretient la fiction d'un "vrai visage de l'islam" qui serait pacifique, et qui n'aurait pas davantage de problèmes avec la violence que les autres religions, et notamment la catholique. Il est évidemment nécessaire d'entretenir des rencontres pour maintenir des relations pacifiques. Mais si le prix à payer doit en être la renonciation à la vérité, cela me paraît être un prix bien trop élevé. (..) il me semble qu'il [le pape] devrait au minimum s'abstenir de tenir un discours qui n'est pas conforme à la vérité (..)»" (Laurent Dandrieu (1), propos recueillis dans Le Figaro magazine, 13 janvier 2017)

(1) rédacteur en chef à Valeurs actuelles, auteur de Église et immigration, le grand malaise. Le pape et le suicide de la civilisation européenne, Éditions Presses de la Renaissance.

 

Le faux prophète est habile dans l'art de la tromperie. Son commerce est le mensonge. 

 

Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche publiera ta louange ! 

 

 

Article dédié à François-Jean Lefebvre de la Barre, accusé d'impiété, décapité puis jeté au bûcher à l'âge de vingt ans, le 01 juillet 1776.

 

 

Article mis à jour le 25/01/2017, rédigé par Pascal Bourdaloue

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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 15:13

 

La vérité sur l'Évangile.  

 

Sur Jésus de Nazareth, en grec phonétique ‹ Ièsous ›.

 

 

           

    IMGP1701

 

                                Ruines de la synagogue de Capharnaum (Israël) 

 

 

Ses enseignements et ses actes

 

http://la-veritable-lumiere.over-blog.com/2017/08/les-enseignements-et-les-actes-de-jesus-de-nazareth.html

 

 

IMGP2546

 

             Vitrail représentant Jésus de Nazareth dans la cathédrale de Montauban (France)

 

 

Jésus dit de lui qu'il est "le fils de l'homme". (Cf. Év. Matthieu, Marc, Luc, Jean)

"Jésus leur disait : « Un prophète n'est méprisé que dans sa patrie (..)»" (Cf. Év. Marc 6,4

"Il avait en effet attesté lui-même qu'un prophète n'est pas honoré dans sa propre patrie". (Cf. Év. Jean 4,44)

 

 

Articles complémentaires :

 

"Les discours et paroles utilisés au titre de propagande de la foi. La vérité sur Jésus de Nazareth et le Nouveau Testament).

http://la-veritable-lumiere.over-blog.com/article-les-fausses-revelations-83879979.html

 

Les contradictions du Nouveau Testament

http://la-veritable-lumiere.over-blog.com/article-la-verite-sur-la-bible-suite-3-sur-les-contradictions-du-nouveau-testament-119942183.html

 

 

 

Article mis à jour le 20/08/2017, rédigé par Pascal Bourdaloue

   

 

 

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