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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 15:15

 

"Je ne les ai pas envoyés, je ne leur ai point donné d'ordre, je ne leur ai point parlé ; ce sont des visions mensongères (imaginaires), de vaines prédictions, des tromperies forgées par leur cœur qu'ils vous prophétisent." (Jérémie 14.14)

 

"Malheur à ceux qui appellent le mal bien et le bien mal, qui changent les ténèbres en lumière, et les lumières en ténèbres, qui changent l'amer en doux et le doux en amer !  Malheur à ceux qui sont sages à leurs yeux, et qui se croient intelligents !" (Isaïe 5,20-21)

 

"Par cupidité, ils vous exploiteront au moyen de paroles trompeuses (..)" (2 Pierre 2,3)

"(..) la voie de la vérité sera calomniée à cause d'eux." (ibid 1,7)

"Ne soyez pas comme ceux qui ont abandonné la vérité, et ont suivi le mensonge encore que la vérité leur fut connue (..)" (Alcoran p.60, III De la lignée de Joachim)

 

"Les Idoles que vous adorez ne peuvent rien créer, au contraire ils sont choses créées, mortes, sans mouvement, et qui ne savent pas en quel temps le monde ressuscitera."

(Alcoran p. 256, XVI la mouche à miel)

 

"(..) ils invoquent les Idoles au lieu de Dieu, ils invoquent ce qui ne leur peut faire ni bien ni mal, telle prière est un fourvoiement éloigné des commandements de Dieu, ils adorent ce qui leur fait plutôt mal que bien."

(Alcoran p. 317, XXII du Pèlerinage)

 

 

IMGP2338

 

Vitrail représentant Jacques le mineur dans l'église d'Argenton-sur-Creuse (France)

 

 

 

 

 

 

 

 

Avertissements :

 

"« Vous êtes dans l'erreur, parce que vous ne comprenez ni les Écritures, ni la puissance de Dieu.»" (év. Matthieu 22, 29) 

 

 

    IMGP2488

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vitrail représentant Marc, disciple évangéliste, dans l'église St-Pierre à Gontaud (France)

 

 

 

 

"(..) Hypocrites, Isaïe a bien prophétisé sur vous, ainsi qu'il est écrit :

« Ce peuple m'honore des lèvres, Mais son cœur est éloigné de moi.

C'est en vain qu'ils m'honorent, en donnant des préceptes qui sont des commandements d'hommes.» (1)

Vous abandonnez les commandements de Dieu, et vous observez la tradition des hommes. Vous rejetez fort bien le commandement de Dieu, pour garder votre tradition." (Cf. Marc 7, 6-9)

 

(1) Isaïe 29, 13

 

 

 

"il rend témoignage de ce qu'il a vu (..) et personne ne reçoit son témoignage. Celui qui a reçu son témoignage certifie que Dieu est vrai (..)" (év. Jean 3, 32-33)

"si c'est moi qui rend témoignage de moi-même, mon témoignage n'est pas vrai. Il y en a un autre qui rend témoignage de moi, et je sais que le témoignage qu'il rend de moi est vrai.(..)

(..) car les œuvres que le Père m'a donné d'accomplir, ces œuvres mêmes que je fais, témoignent de moi que c'est le père qui m'a envoyé. Et le père qui m'a envoyé a rendu lui-même témoignage de moi." (év. Jean 5, 31-32.36-37)

 

 

    IMGP2416

 

         Vitrail représentant l'apôtre Jean dans l'église de La Coquille (France)

 

 

Références bibliques :

 

"Écoutez, j'ai de grandes choses à dire, et mes lèvres s'ouvrent pour enseigner ce qui est droit.

Car ma bouche proclame la vérité, et mes lèvres ont en horreur le mensonge." (Proverbes 8,6 -7)

"Tu les supporta de nombreuses années, tu leur donna des avertissements par ton esprit, par tes prophètes, et ils ne prêtèrent point l'oreille" (Néhémie 9,30)    

"Louez l'Éternel, car sa miséricorde dure à toujours" (Psaumes 136)

 

 

 

 

 

Références coraniques :

 

"Que les gens sensés y réfléchissent !" (Abraham XIV, 52)

         

« Son nom est : le Messie, Jésus, fils de Marie ;

(..) Dieu lui enseignera le Livre, la Sagesse,

la Torah et l'Évangile ;

et le voilà prophète, envoyé aux fils d'Israël :

(..) Me voici,

confirmant ce qui existait avant moi de la Torah

et déclarant licite pour vous,

une partie de ce qui vous était interdit.» (La Famille d'Imran III, 48-50)

 

"Jésus est, en vérité, l'annonce de l'Heure."  (L'ornement XLIII, 61)

(..) Jésus est venu avec des preuves manifestes (..)

« Je suis venu à vous avec la Sagesse (..)» (XLIII, 63)

 

"Nous avons envoyé Jésus fils de Marie après plusieurs prophètes, il a confirmé les anciennes écritures, nous lui avons donné l'Évangile plein de lumière pour conduire le peuple au droit chemin, avec la confirmation de l'ancien Testament guide & instruction pour les gens de bien." (Alcoran p. 98, IV les Femmes)

 

 

"(..) ceux qui disent : « Dieu est, en vérité, le Messie, fils de Marie», sont impies."

(La Table Servie V, 72)        (Cf. V, 17)

 

 

"Ils se  détournent (de l'Évangile) (du Livre), afin d'égarer les hommes, hors du chemin de Dieu." (Le Pèlerinage XXII, 9)

 

 

"(..) que réfléchissent ceux qui sont doués d'intelligence." (Abraham XIV, 52)

 

 

"Celui qui était mort, que nous avons ressuscité et à qui nous avons remis une lumière pour se diriger au milieu des hommes est-il semblable à celui qui est dans les ténèbres d'où il ne sortira pas ?" (Les Bestiaux VI, 122)

 

"Ô vous qui croyez véritablement, plusieurs d'entre les docteurs et d'entre les prêtres mangent inutilement le bien du peuple, et le détournent de la Loy de Dieu."  

(Alcoran p. 181, IX la conversion [le châtiment ; la peine] )

"Les juifs ont dit : « Uzaïr (Uzayr) (Ozaïr) est fils de Dieu !». (1)

Les chrétiens ont dit : « Le Messie (l'Oint) est fils de Dieu !»

Telle est la parole qui sort de leurs bouches ;

ils répètent ce que les incrédules disaient avant eux.

Que Dieu les anéantisse ! Ils sont tellement stupides !"

 

"Ils ont pris leurs docteurs et leurs moines

ainsi que le Messie, fils de Marie, comme seigneurs, au lieu de Dieu.    

Mais ils n'ont reçu l'ordre que d'adorer un Dieu unique :

Il n'y a de Dieu que lui !"  (La repentance IX, 30-31)

 

"(Les juifs ont dit que le Fils de Dieu est Très-Puissant, les Chrétiens ont dit que le Messie est Fils de Dieu, leurs paroles sont semblables aux paroles des infidèles qui les ont précédés, mais Dieu leur donnera la malédiction ; considère comme ils blasphèment, ils adorent leurs Docteurs et leurs Prêtres, et encore le Messie Fils de Marie qui leur a commandé de n'adorer qu'un seul Dieu, il n'y a qu'un seul Dieu : loué soit Dieu  !" (Alcoran p. 181, VII les Limbes)

 

(1) Uzayr (Ozaïr) serait Ezra, le prophète Esdras.

 

 

"Dieu suffit comme protecteur !" (IV,132 ; "Les factions"  XXXIII, 3.48)  

"Il n'y a d'intercesseur qu'avec sa permission." (Jonas X, 3)

 

"La plupart des incrédules se contentent d'une supposition.

La supposition ne prévaut pas contre la Vérité." (Jonas X, 36)    

"Ils invoquent en dehors de Dieu (..) voilà un égarement profond !" (Le Pèlerinage XXII, 12)

"Ceux qu'ils invoquent en dehors de Dieu ne créent rien ; ils sont eux-même créés ;

ils sont morts, et non pas vivants ; ils ne savent pas quand ils seront ressuscités."  (Les abeilles XVI, 20-21)  

"Ceux qu'ils invoquent en dehors de lui ne possèdent aucun pouvoir d'intercession,

à l'exception de ceux qui rendent témoignage à la Vérité

et qui possèdent la Science (Sagesse)." ("L'ornement" XLIII, 86)  

"N'invoque aucune divinité avec Dieu (..)" (Les Poètes XXVI, 213)

 

 

"(..) le Livre (..) pour avertir ceux qui disent :

« Dieu s'est donné un fils !»

Ni eux ni leurs pères n'en savent rien.

La parole qui sort de leurs bouches est monstrueuse.

Ils ne profèrent que des mensonges."  (La caverne XVIII 1.4-5)

 

"Il ne s'est pas donné de fils (..)"  (Le Voyage Nocturne XVII, 111)

"Ils ont dit : « Dieu s'est donné un fils !» (..)  

Dis : « Ceux qui forgent un mensonge contre Dieu (..)

nous leur ferons alors goûter un dur châtiment, pour prix de leur incrédulité.»"  (Jonas X, 68-70)

 

"Il ne convient pas que Dieu se donne un fils ; mais Gloire à lui !..."   ("Marie" XIX, 35)

"Ils ont attribué un fils au Miséricordieux !

"Ils ont dit : «Le Miséricordieux s'est donné un fils !»

Vous avancez là une chose abominable ! (..)"  ("Marie" XIX, 88-89)

"Ils ont attribué un fils au Miséricordieux !"

Il ne convient pas au Miséricordieux de se donner un fils !"  ("Marie" XIX, 91-92)

"(Ils appellent Dieu, Dieu le Fils, Dieu n'a pas affaire d'enfant, tout ce qui est au ciel & en la terre l'adore (..)" (Alcoran p. 295, XIX Marie)

"Il ne s'est pas donné de fils ; il n'a pas d'associé en la royauté." (Le Voyage Nocturne XVII, 111)

"Notre Seigneur, en vérité (..) ne s'est donné ni compagne, ni enfant !"  (Les Djinns LXXII, 3)

"Il n'engendre pas (..)" ("Le culte pur" CXII, 3)
 

"Ceux qui disent :

« Dieu est, en vérité, le Messie, fils de Marie» sont impies." (La Table servie V, 17.72)

 

"Qui est plus injuste

que celui qui forge un mensonge contre Dieu,  (Houd XI, 18 ; La Caverne XVIII, 15)

ou celui qui traite ses Signes de mensonges ? (Les troupeaux VI, 21 ; Al Araf VII, 37)

 

"Qui est plus injuste que celui qui forge un mensonge contre Dieu

afin d'égarer les hommes par ignorance ?"  (Les bestiaux VI, 144)

 

"Ne discute avec les gens du Livre que de la manière la plus courtoise.

— sauf avec ceux d'entre eux qui sont injustes — "  ("L'Araignée" XXIX, 46)

"Seuls, les incrédules nient nos Signes." (Les groupes XXXIX, 47)

"Seuls, les injustes nient nos Signes." (XXXIX, 49)

 

 

"« Mon Seigneur ! Juge selon la Vérité !»"    ("Les Prophètes" XXI, 112)  

 

"Gloire à Dieu, le Seigneur du Trône (..)"  (XXI, 22)

 

 

 

  Sur Jésus de Nazareth 

 

 

Jésus est "le fils de Marie" (Cf. év. Marc 6,3), "le fils de Joseph" (Cf. év. Luc 4,22 ; év. Jean 1,45 ; 6,42), "fils de David"  (1) (Cf. év. Luc 18,38-39 ; év. Marc; év. Matthieu)

 

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"Avant que je t'eusse formé dans le sein de ta mère, je te connaissais ; avant que tu fusses sorti de ses entrailles, je t'avais consacré, je t'avais désigné comme prophète de nations." (Cf. Jérémie 1,5)

 

"(..) un prophète puissant en œuvres et en paroles devant Dieu" (Cf. év. Luc 24,19)

 

"(..) le Messie (2) est le Verbe de Dieu, qu'il sera grand personnage, chaste, Prophète, et un des justes (..)" (Cf. Alcoran p.52, III De la lignée de Joachim)

 

"(..) le Messie (2) nommé Iesus fils de Marie, plein d'honneur en ce monde, et fera en l'autre au nombre des intercesseurs auprès de sa divine majesté (..) et sera au nombre des Justes (..)" (Cf. Alcoran p. 52, III de la lignée de Joachim)

 

"Parce qu'il s'est livré lui-même à la mort, et qu'il a été mis au nombre des malfaiteurs." (Isaïe 53, 12)

 

(1) "(..) du temps de Jésus et des apôtres, nous ne pouvons trouver chez les juifs de contestation de l'origine davidique de Jésus. Or, pour contester le caractère messianique de Jésus, la polémique juive aurait difficilement laisser passer cet argument qui aurait pris sur la foule." (Cf. Jérusalem au temps de Jésus p. 385, Joachim Jeremias Éditions du Cerf, Paris, 1980.)

Par ailleurs, les petits-fils de Jude, frère de Jésus, furent dénoncés à l'empereur romain Domitien comme davidides ; ils reconnurent au cours de l'interrogatoire leur origine davidique. (Cf. Histoire ecclésiastique Eusèbe, volume III, 19.20, 1-6)

(2) Les versets 57-63 de la sourate (IX L'ornement) du Coran nous paraissent "renvoyer dos à dos juifs et chrétiens quant aux débat sur le statut de Jésus (Messie ou imposteur) et sur la nature de la «messianité» (3) , toutes les autres mentions coraniques du personnage, objets de révélations exclusivement médinoises, vont s'attacher à promouvoir et à défendre une vocation médiatrice de Jésus, qui «fonctionne» dans le Coran comme un moment entre deux époques : celle d'une Torah subvertie par le judaïsme (a), alors que, avant de subir ce subvertissement, elle a été révélée, porteuse d'une «bonne orientation et d'une lumière» (b), et l'époque du prophète Muhammad lui-même, annonce explicitement, selon le Coran, par un Jésus - fils de Maryam - est-il précisé - adressant son annonce directement aux Fils d'Israël. (c)

Dès lors, la personne de Jésus, plus volontiers dénommé ‹Masîh› désormais, va connaître une véritable transmutation. Il est arraché à la pesanteur historique pour n'être plus que le Logos, parole de Dieu ou Son souffle ;

sa conception immaculée est à nouveau affirmée et défendue contre des juifs qui le contestent en diffamant sa génitrice. (d)

(3) Seules deux références mecquoises à Jésus laissent entrevoir l'idée d'une messianité de ce personnage, originale et tout à fait spécifique au Coran : Marie XIX, 16-34 ; L'ornement XLIII, 57-63)

(a) Cf. Coran Les Femmes  IV, 46 : "Parmi ceux qui se reconnaissent du Judaïsme, il y a ceux qui font dévier la parole [de Dieu] de son emplacement originel."

(b) Coran La table servie  V, 44.

(c) Cf. Coran Le Rang LXI, 6. Cette annonce fait référence à l'Évangile de Jean (14, 16 ; 16, 7-8) où il est question de la venue du Consolateur.

(d) Cf. Les femmes IV, 156 

 

"La pierre qu'ont rejetée ceux qui bâtissaient est devenue la principale de l'angle. C'est de l'Éternel que cela est venu : c'est un prodige à nos yeux." (Psaumes 118, 22-23)

 

"«(..) j'ai prêché la repentance et la conversion à Dieu, avec la pratique d'œuvres dignes de la repentance.»" (Actes 26, 25)

 

"Je t'ai choisi du milieu du peuple et du milieu des païens, vers qui je t'envoie, afin que tu leur ouvres les yeux, pour qu'ils passent des ténèbres à la lumière et de la puissance de Satan à Dieu, pour qu'ils reçoivent, par la foi en moi (Jésus), le pardon des péchés et l'héritage avec les sanctifiés." (Actes 26, 17-18)

 

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Fresque dans la cathédrale de Montauban (France)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Toi, es-tu le Messie, le fils du Béni ? Jésus répondit : «  Moi, je suis. Vous verrez le fils de l'homme assis à la droite de la Puissance »." (év. Marc 14, 61-62)

 

 

"(..) je suis descendu du ciel pour faire, non ma volonté, mais la volonté de celui qui m'a envoyé." (év. Jean 6, 38, parole de yéchou'a prononcée dans la synagogue de Capharnaüm)

"«(..) ce que j'ai entendu de lui (du père), je le dis au monde.»" (év. Jean 8, 26)

"« Je suis venu dans le monde, pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix »" (Cf. év. Jean 18,37)

"«(..) Pourquoi m'appelles-tu bon ? Il n'y a de bon que Dieu seul.»" (év. Marc 10, 18 ; Luc 18, 19 parole de Yéchou'a)

"« Ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu.»" (év. Luc 18, 27 parole de yéchou'a)

"«(..) car tout est possible à Elohîms .»" (év. Marc 10, 27)

 

"(..) « je suis véritablement envoyé de la part de votre Seigneur » (..)"

(Cf. Alcoran p. 53, III De la lignée de Joachim)

 

"« Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi et les prophètes ; je suis venu non pour abolir mais pour accomplir.

Car, je vous le dis en vérité, tant que le ciel et la terre ne passeront point, il ne disparaîtra pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettres, jusqu'à ce que je sois arrivé. Celui donc qui supprimera l'un de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes de faire de même, sera appelé le plus petit dans le royaume des cieux, et qui enseignera à les observer, celui-là sera appelé grand dans le royaume des cieux.»" (év. Matthieu 5, 17-19)

 

"«(..) qu'il fallait que j'accomplisse tout ce qui est écrit dans la loi de Moïse, dans les prophètes, et dans les psaumes.»" (év. Luc 14, 44)

"C'est avec raison que le Saint-Esprit (1), parlant à vos pères par le prophète Isaïe (2), a dit :

« Va vers ce peuple, et dis : vous entendrez de vos oreilles et vous ne comprendrez point ; vous regarderez de vos yeux, et vous ne verrez point. Car le cœur de ce peuple est devenu insensible ; ils ont endurci leurs oreilles, et ils ont fermé leurs yeux, de peur qu'ils ne voient de leurs yeux, qu'ils n'entendent de leurs oreilles, qu'ils ne comprennent de leur cœur, qu'ils ne se convertissent, et que je les guérisse.»" (Actes 28, 25-27)

(1) en hébreu «roua'h hakadech» de l'araméen «rouakh hakadech»

(2)  Isaïe 6, 9-10)

 

"mais le réconfort, le souffle sacré, que le Père envoie en mon nom, celui-là vous enseignera tout ; il vous rappellera ce que moi je vous ai dit" (év. Jean 14,26)

 

"Il est venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité." (év. Jean 18,37)

 

IMGP2304

 

                                       Vitrail dans l'église de Déols (France) 

 

 

"(..) « j'ai à manger un aliment que vous ne connaissez pas. (..) Ma nourriture est de faire la volonté de (celui) qui m'a envoyé, et de parfaire son oeuvre.»"(év. Jean 4, 32.34)

« car le pain de Dieu, c'est celui qui descend du ciel et qui donne vie à l'univers.»" (Ibid 6, 33)

«(Moi), je suis le pain de vie.»" (Ibid 6,35)

« Je suis le pain vivant venu du ciel »(..)" (Ibid 6, 51)

« Je ne fais rien de moi-même, mais ce que le Père m'enseigne, je le dis.» (Ibid, 8, 28)

«(..) moi, (un homme) qui vous ( ai) dit la vérité que j'ai entendue d'Élohîms.» (Ibid 8, 40)

« Car je n'ai point parlé de moi-même ; mais le Père, qui m'a envoyé, m'a prescrit lui-même ce que je dois dire et annoncer.» (Ibid 12, 49)

"«(..) pour ce qui est d'être assis à ma droite et à ma gauche, cela ne dépend pas de moi, et ne sera donné qu'à ceux à qui mon Père l'a réservé »" (év. Matthieu 20, 23)

 

"«(..) si c'est par le souffle d'Elohîms que je chasse les démons, le royaume d'Elohîms est donc venu sur nous.»" (év. Matthieu 12, 28)

"«(..) Le royaume de Dieu ne vient pas de manière à frapper les regards. On ne dira point : il est ici, ou : il est là ; car voici, le royaume de Dieu est en vous.»" (év. Luc 17, 20-21)

 

"« Ils m'ont haï sans cause »" (Psaumes 35, 19 ; 69, 5)

 

"« moi, il (le monde) me hait, parce que je rends de lui le témoignage que ses œuvres sont mauvaises.»" (év. Jean 7, 7)

 

"« Je ne suis plus dans le monde, et ils sont dans le monde, et je vais à toi (au Père). (..) Et maintenant je vais à toi  et je dis ces choses  dans le monde, afin qu'ils aient en eux ma joie parfaite. Je leur ai donné ta parole ; et le monde les a haïs, parce qu'ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde »." (év. Jean 17, 11.13-14)

 

"«(..) quiconque me reniera devant les hommes, je le renierai aussi devant mon Père qui est dans les cieux.»" (év. Matthieu 9, 6) 

 

"« Celui qui parle de son propre-chef cherche sa propre gloire ; mais celui qui cherche la gloire de celui qui l'a envoyé, celui-là est vrai, et il n'y a point d'injustice en lui.»" (év. Jean 7, 18)

"« Je ne cherche point ma gloire ; il en est un (le Très-Haut) qui la cherche et qui juge. (..) C'est mon père qui me glorifie (..).»" (év. Jean 8, 50.54)

 

"« Je ne suis point fou (..) ce sont au contraire des paroles de vérité et de bon sens que je prononce.»" (Actes 26, 25)  

 

 

Sur les discours paroles utilisés au titre de propagande de la foi : 

 

"« tu es mon fils, je t'ai engendré aujourd'hui »" (Cf. Actes des apôtres 13,13 ; épître aux Hébreux 1,5).

Cette phrase ne peut concerner Jésus de Nazareth, car c'est du roi David, l'oint de Dieu dont il s'agit dans cette parole de l'Éternel ! (Cf. Psaumes 2,7, un psaume de David)

Il est donc possible et raisonnable de douter de la véracité de celui (ceux) qui a (ont) écrit cette phrase au sujet de Jésus. Il en de même de certains passages de l'évangile selon Jean, ainsi que de l'Apocalypse

On peut constater que c'est uniquement dans l'év. selon Jean (1,14 ; 3,18), qu'il est écrit que Jésus est "fils unique de Dieu".

Ce qui donne assurément de la crédibilité

au verset 3 de la sourate CXII, 3 le Culte pur : (1)

 "Ιl (Dieu) n'engendre pas." Et qui permet de conclure que ce verset est soit effectivement révélé, soit le fruit d'une exploitation habile des erreurs commises par les scribes du Nouveau Testament, dans de nombreux passages des évangiles lesquels s'avéreraient apocryphes, en particulier l'évangile selon Jean. (2)

 

(1) Le Coran nous éclaire considérablement sur la filiation de Yéchou'a (Issa), sur le lien entre Jésus de Nazareth et l'Éternel, le Miséricordieux.

(2) il convient  effectivement d'émettre les plus grandes réserves :

a) sur  l'évangile selon Jean, en particulier sur les discours attribués à Jésus (1')

b) sur  l'Apocalypse, livre attribué par la tradition à l'apôtre Jean lui-même ;

c) sur l'épître aux Hébreux ;

d) sur certaines instructions relatives au culte, et à la hiérarchie au sein de l'Église (2), dans l'épître 1 aux Corinthiens attribuée à Saül de tarse (Paul) ;

e) sur certaines formules dans l'épître aux Romains, l'épître à Tite et dans l'épître aux Philippiens attribuées à Saül de Tarse. (3)

f) sur certains passages des Actes des apôtres attribués à l'auteur du troisième évangile.

 

(1') Et tout particulièrement sur l'interprétation faite par les hommes des paroles prononcées par Yéchou'a.

Ce qui permet d'étayer ce que le prophète Muhammad a annoncé :

"Loué soit Dieu, ce qu'ils disent n'est pas véritable (..)" (Cf. Alcoran p.331, XXIII les vrai-croyants)

Prenons des exemples à la lecture du quatrième évangile : 

Un premier exemple : "Moi et le Père nous sommes un" une parole rapportée uniquement dans l'évangile selon Jean ‹Ionanân, en hébreu› , dans le verset 10,30, pourrait nous laisser penser que Yéchou'a  affirme ici sa divinité ! Ce serait commettre une erreur ! 

Il convient d'y voir seulement - entre L'Éternel et Jésus son serviteur -  une union (communion) par le verbe (la parole) ! Le lecteur se reportera utilement aux versets 15 1-5-7 (la parabole du Cep et des sarments) pour une bonne compréhension du verset 10, 30).

Les versets 10,4-39 seraient des discours fictifs !

 

Un second exemple : "Personne n'est monté au ciel, si ce n'est celui qui est descendu du ciel, le fils de l'homme [qui est dans le ciel]." (Jean 3,13) Ce verset est en totale contradiction avec le verset 9, 4 de l'év. Marc: "Elie et Moïse leur apparurent, s'entretenant avec Jésus", le verset 9,30 de Luc:" Et voici, deux hommes s'entretenaient avec lui: c'étaient Moïse et Elie, qui apparaissaient dans la gloire (..)" et le verset 17,3 de Matthieu: "(..) Moïse et Elie leur apparurent s'entretenant avec lui."

 

Un autre exemple : "Je vous donne un commandement nouveau : Aimez-vous les uns les autres ; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres". (Jean 13, 34). Ce commandement n'est pas nouveau ! Il figure en Lévitique 19, 18 ! En revanche la parole véritable pourrait se trouver dans Matthieu 22, 38-39 et Marc 12, 29-31 : «(..) Voici le premier (et le plus grand) (commandement) : (..). (a) Voici le second : (..)»(b)

« De ces deux commandements dépendent toute la loi et les prophètes » (Matthieu 22, 40)

(a) Deutéronome 6, 4-5 ;

(b) Lévitique 19, 18.

 

Un dernier exemple: les versets 20,19-30 (sur les paroles de Thomas aux autres disciples et  en particulier les paroles suivantes de Jésus à Thomas : "(..) avance aussi ta main, et mets-la dans mon côté"). Car Yéchou'a ne pouvait  vraisemblablement être un homme en chair après sa résurrection ! Et Yéchou'a n'est pas Dieu ! (c) Et affirmer qu'il le fut est une parole blasphématoire. Tout ceci n'est qu'un tissu de mensonges sur lequel l'auteur a brodé sa doctrine. Aucun autre évangéliste ne relate de tels propos. En fait tout a été inventé par l'auteur pour accréditer la thèse de la divinité de Jésus. (d) Par ailleurs, Jésus a été crucifié non pas par les mains comme le laisse supposer le verset correspondant, mais au niveau des poignets (voir l'article "Les stigmatisés" sur ce blog) ! Le témoin soi-disant oculaire n'a pas assisté aux faits !

Par ailleurs que devons-nous penser des versets 5,22  : "le père ne juge personne, mais il a remis tout jugement au Fils (..) et 5,24 : "(..) celui qui écoute ma parole, et qui croit à celui qui m'a envoyé, à la vie éternelle et ne vient point en jugement, mais il est passé de la mort à la vie" ?

 

(c) "(..) il n'y a qu'un seul Dieu, le Père (..)" (1 Corinthiens 8, 6)

(d) "On comprend que le ton exalté du quatrième évangéliste et sa préoccupation exclusive du rôle divin de Jésus aient effacé du récit les circonstances de faiblesse naturelle racontées par les synoptiques." (Ernest Renan Vie de Jésus ch. XXIII, p. 318 notes (4).)

Le constat est amer ; l'école de Jean n'a fait que propager des paroles trompeuses. Le but de cet évangile est clair : faire croire au peuple que Jésus est Dieu, et entretenir cette légende en attestant que ces paroles furent véritables.(e) Voilà comment certains scribes fort habiles dans l'art de la tromperie ont réussi à égarer une partie du monde ! Heureux ceux qui ont dénoncé leurs manœuvres perfides ! Car la parole du juste ne saurait trahir le maître !

En conséquence, il est parfaitement admissible et légitime de contester la valeur historique des récits contenus dans l'évangile selon Jean , compte tenu des discordances manifestes avec les  autres évangiles (synoptiques) selon Matthieu, Marc et Luc. En conclusion, l'évangile selon Jean doit effectivement être classé parmi les documents  apocryphes.

Ainsi, dans l'év. Marc, au verset 12, 29-30 nous pouvons lire : "Un des scribes (..) sachant que Jésus (..) s'approcha et lui demanda : Quel est le premier des commandements ? Jésus répondit : « Voici le premier : Écoutez, Israël, le Seigneur, notre Dieu, est l'unique Seigneur ; et : Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée et de toute ta force ».

(e) En écrivant, en 21,24 : "c'est ce disciple qui rend témoignage de ces choses, et qui les a écrites. Et nous savons que son témoignage est vrai", il est manifeste que l'auteur est un menteur !

 

"« Heureux l'homme qui place en l'Éternel sa confiance, et ne se tourne pas vers les hautains et les menteurs »" (Psaumes 40, 2)

 

(2) les prophètes Isaïe, Jérémie et Ézéchiel, mais aussi Samuel, Amos, Osée parmi d'autres serviteurs de la Parole, n'étaient-il pas des saints pour l'Éternel, ses saints, au moins aussi saints que les apôtres eux-mêmes ?

Si l'on doit dire d'un apôtre qu'il est saint,

que dira-t-on sur Isaïe, qu'il n'est qu'un simple prophète ?

 

(3) en raison de la confusion exprimée entre Dieu et Jésus-Christ.

En effet, faut-il  rappeler que Jésus n'est pas Dieu (YHWH) , et que l'Esprit-Saint (Saint-Esprit) n'est pas une personne divine mais le souffle de l'Éternel !

Le verset 2,9 de l'épître aux Philippiens : "C'est pourquoi aussi Dieu l'a (Jésus) souverainement élevé , et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu'au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux (..)" est un écrit mensonger. En effet, le nom qui est au-dessus de tout nom est le Nom de l'Éternel, le Miséricordieux !

Le verset 2,13 de l'épître à Tite : "(..) en attendant (..), la glorieuse apparition de notre grand Dieu et Sauveur Jésus-Christ(..)" est également un écrit trompeur. Yéchou'a n'est pas Dieu !

 

Les scribes n'auraient-ils pas mutiler l'histoire pour satisfaire leurs mesquines susceptibilités ?

 

Alors que les phrases suivantes concernent bien Jésus de Nazareth :

"«(..) mon fils bien-aimé, en qui j'ai mis toute mon affection.»" (Cf. év. Marc 1,11)

"«(..) Celui-ci est mon fils bien-aimé, écoutez-le !»" (Cf. év. Matthieu 17,5 ; év. Marc 9,7 ; deuxième épître de Pierre 1,17)

 

"(..) cet homme est un instrument que j'ai choisi, pour porter mon nom devant les nations (les peuples païens) devant les rois, et devant les fils d'Israël ; et je lui montrerai tout ce qu'il doit souffrir par mon nom." (Actes 1,9)

 

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              Vitrail représentant Jésus de Nazareth dans la cathédrale de Montauban (France)

         

 

"Pendant qu'il (Jésus) priait, l'aspect de son visage changea (..)". (év. Luc 9,29) 

"(..) son visage resplendit comme le soleil (..)" (év. Matthieu 17, 2)

"Il fut transfiguré devant eux ; ses vêtements devinrent resplendissants (..)" (év. Marc 9, 2-3)

"(..) et il fut élevé pendant qu'ils le regardaient et une nuée le déroba à leurs yeux." (Actes 1, 8)

 

Jésus dit de lui qu'il est "le fils de l'homme" < bar nacha › (1) (Cf. év. Matthieu, Marc, Luc, Jean)

"Jésus leur disais : « Un prophète n'est méprisé que dans sa patrie (..)»" (Cf.év. Marc 6,4) 

"un prophète (..)" (Cf. év. Jean 4,44)

 

(1) "Le titre de ‹Fils de Dieu› ou simplement de ‹Fils› devint pour Jésus un titre analogue à ‹Fils de l'homme› et, comme celui-ci, synonyme de ‹Messie›, à la différence qu'il s'appelait lui-même ‹ Fils de l'homme › et qu'il ne semble pas avoir fait le même usage du mot ‹ Fils de Dieu ›. Le titre de ‹ fils de l'homme › exprimait sa qualité de juge ; celui de Fils de Dieu, sa participation aux desseins supérieurs de sa puissance." (Ernest Renan Vie de Jésus ch. XXVII, p. 235)

 

Dans l'évangile selon Luc, nous trouvons que Jésus est "l'élu de Dieu" (22,35), la parole de Dieu (5,1), le christ (christos, en grec) de Dieu (9,20), le christ du Seigneur (2,26).

Jésus de Nazareth, "le témoin fidèle et véritable" (Cf. Apocalypse 1,5 ; 3,14) est aussi "le Saint de Dieu" (év. Luc 5,34 ; év. Marc 1,25 ; év. Jean 6,69),

"le fils bien-aimé de Dieu" (év. Matthieu 3,17 ; Luc 3,22), comme il est "son Oint" (Cf. Actes 4,26), "son serviteur" (Actes 3,13).

 

Mais qu'est Jésus par rapport au Père, à son Père IHVH-Adonaï Elohîms, à notre Père ?

Et que représente l'Éternel par rapport à Jésus, aux apôtres, à nous tous ?

Que nous enseignent les textes bibliques et coraniques ?

 

Dans Matthieu, Luc et Jean, Jésus appelle l'Éternel « mon Père ». Mais pas dans Marc !

le Très-Haut est "son propre Père" (Cf. Matthieu 8,38), le Père du Seigneur Jésus (Cf. 2 Corinthiens 1,3). Mais l'Éternel est également "notre Père" (Cf. Isaïe 63,16 & 64, 7 ; Matthieu 6,18 ; épître de Jacques 3,9), votre Père (Cf. Matthieu, év. Marc 11,25-26; Luc 6,36 & 12,32).

 

"Voici, mon serviteur sera perspicace, il se transcende, il s'exalte, il se hausse fort.

Quand plusieurs contre toi t'avaient désolé, ainsi son apparence d'homme a été détruite, sa tournure de fils d'Adâm.

(..) Oui, ce qui ne leur avait pas été raconté, ils le voient, ce qu'ils n'avaient pas entendu, ils le discernent." (Cf. Isaïe 52, 13-15) 

"C'est ainsi que le fils de l'homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de beaucoup." (Cf. Matthieu 20, 28)

"L'Esprit du Seigneur, l'Éternel, est sur moi, car l' Éternel m'a oint pour porter de bonnes nouvelles aux malheureux ; il m'a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé (..)" (Isaïe 61,1)

 

"« Et votre récompense sera grande, et vous serez fils du Très-Haut (..)»" (év. Luc 6, 35, parole de Yéchou'a)

"«(..) priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent, afin que vous soyez fils de votre Père qui est dans les cieux »" (év. Matthieu 5, 44-45)

 

"«(..) ce que j'ai entendu de lui (du père), je le dis au monde.»" (év. Jean 8, 26)

"« Je t'avoue bien que je sers le Dieu de mes pères [selon la voie qu'ils appellent une secte, (1)] croyant tout ce qui est écrit dans la loi et dans les prophètes, et ayant en Dieu cette espérance, comme ils l'ont eux-mêmes (2), qu'il y aura une résurrection des justes et des injustes.»" (Actes, 24, 14-15)

(1) la secte des Nazaréens

(2) sous-entendu les pharisiens (qui accordaient du crédit à ce point de doctrine)

 

Commentaires généraux sur les évangiles :

 

"(..) nous lui avons donné l'Évangile, où il y a guide et lumière, pour confirmer ce qu'il y avait dans la Torah avant lui (..)" (Coran, 5, 46)

 

"En général, les dernières paroles prêtées à Jésus, surtout telles que Luc les rapporte, prêtent au doute. L'intention d'édifier ou de montrer l'accomplissement des prophéties s'y fait sentir. Dans ces cas, d'ailleurs, chacun entend à sa guise." (Ernest Renan Vie de Jésus ch. XXIV, p. 345 notes (7) )

 "À chaque pas de la route fatale, le royaume de Dieu s'approchait ou s'éloignait dans le mirage de leurs rêves. Pour lui, il se confirmait dans la pensée qu'il allait mourir, mais que sa mort sauverait le monde (1) . Le malentendu entre lui et ses disciples devenait à chaque instant plus profond." (Ibid, ch. XXIII, p. 315)

Luc et Jean sont "antijudaïsant" et aspirent à montrer que Jésus fut favorable aux païens. (Ibid p.226 note (6))

Les évangiles ne sont pas des livres inspirés. C'est incontestable !

Le chercheur laïc se doit de donner tort aux textes, quand ceux-ci se contredisent, quand ils énoncent des choses absurdes ou formellement réfutées par des témoignages plus autorisés. Modestement, il tente de débrouiller les mensonges et trouver le vrai à travers le réseau d'illusions de toute sorte qui enveloppe l'histoire.

En conséquence, il convient de rejeter les versets mensongers.

 

(1) Cf. év. Matthieu 10, 28.

 

Commentaires sur l'Évangile selon Jean :

 

"La plus grande difficulté qui se présente à l'historien de Jésus est l'appréciation des sources sur lesquelles une telle histoire s'appuie. D'une part, quelle est la valeur des Évangiles dits synoptiques ? De l'autre, quel emploi convient-il de faire du quatrième Évangile en écrivant la vie de Jésus ? (..) les synoptiques représentant la tradition, souvent légendaire, des deux ou trois premières générations chrétiennes sur la personne de Jésus. Cela laisse beaucoup d'incertitude dans le récit et oblige à employer continuellement dans le récit les formules : ‹ on disait que.. ›, ‹ les uns racontaient que.. ›, etc." (Cf. Ernest Renan Vie de Jésus p. 372)

 

Sur les discours de Jésus :

"Les discours placés par le quatrième évangéliste à la suite du récit de la Cène ne peuvent être pris pour historiques. Ils sont pleins de tours et d'expressions qui ne sont pas dans le style de Jésus, et, qui au contraire, rentrent très bien dans le langage habituel des écrits johanniques. Ainsi l'expression ‹petits enfants› au vocatif (Jean XIII, 33) est très fréquente dans la première épître qui porte le nom de Jean. Cette expression ne paraît pas avoir été familière à Jésus." (Ernest Renan Vie de Jésus)

"(..) les discours rapportés par le quatrième Évangile ne sont pas des pièces historiques, mais qui doivent être envisagées comme des compositions destinées à couvrir de l'autorité de Jésus certaines doctrines chères au rédacteur (..)" (Ibid p. 61 introduction)

 

"un livre dogmatique mais nullement allégorique alors que c'est vraiment celui de l'Apocalypse.

(..) l'auteur vise à prouver plutôt qu'à raconter." (Ibid p. 376)

Sur le fond narratif, l'év. selon Jean se montre à nous comme pouvant être supérieur en certains points à celui des synoptiques. Mais l'Évangile de Marc semble être le type primitif de la narration synoptique à l'instar de l'Évangile selon Matthieu pour les discours, et le texte le plus autorisé.

 

"Si Jésus parlait comme le veut Matthieu, il n'a pu parler comme le veut Jean ! L'Évangile de Jean montre sans cesse les préoccupations de l'apologiste, les arrière-pensées du sectaire, l'intention de prouver une thèse et de convaincre des adversaires." (Ibid p. 60 introduction)

 

"La théurgie du quatrième Évangile (..) présentée avec des artifices d'exposition visant à convaincre, et exploitée en faveur de certaines prédications dont l'auteur fait suivre le récit de ses prodiges. Si notre Évangile se bornait à de tels morceaux, l'opinion qui y voit une simple thèse de théologie serait parfaitement fondée." (Ibid p. 395 appendice)

Sur les versets 1-21 du chapitre 3 : "c'est un morceau de théologie apostolique et non évangélique. C'est ici que nous voyons poindre un des caractères essentiels de notre écrivain, son goût pour les entretiens théologiques, sa tendance à rattacher de tels entretiens à des circonstances plus ou moins historiques. (..) Ce sont des compositions artificielles, non traditionnelles. (..) Ces discours sont fort éloignés du style de Jésus et de ses idées ; au contraire, ils offrent une similitude complète avec la théologie du prologue (Cf. 1, 1-14), où l'auteur parle en son propre nom." (Ibid p. 384)

 

Le verset 4, 2 est en totale contradiction avec le verset 4, 1. En effet, en 4, 1 Jésus baptise ; en 4, 2,  l'auteur ne veut plus que Jésus ait baptisé !

Par ailleurs, sur les versets 4, 7-27.42 : "la théorie de ceux qui ne voient (dans notre Évangile) qu'une série de fictions destinées à amener des exposés de principes pourrait s'appliquer. Les détails du dialogue (Jésus et la Samaritaine) sont évidemment fictifs. (Cf. Ibid p. 386)

Et sur les versets 6, 16-59 (Jésus marche sur les eaux, le pain de vie) : "(..) les discours de Jésus (dans notre Évangile) sont presque tous des ouvrages artificiels." (Ibid)

 

Sur le verset 25 du chapitre 19 (personne ayant assisté à la crucifixion) : "nous touchons à la plus grande objection contre la véracité de l'auteur. (..) celui qui tient la plume croit ou veut faire croire qu'il raconte les souvenirs d'un disciple immédiat de Jésus, et que son but est d'exalter la prérogative de ce disciple, de montrer qu'il a été ce que ne furent ni Jacques ni Pierre, un vrai frère, un frère spirituel de Jésus." (Ibid p. 414-415 appendice)

 

Dans les versets 15-21 du chapitre 21, "on sent plus vivement que partout ailleurs l'empreinte de l'école de Jean. La nouvelle préoccupation des rapports de Jean et de Pierre se retrouve." (Ibid p.421 appendice)

Au chapitre 21, le passage où Jésus apparaît à sept apôtres au bord de la mer de Galilée, est une addition soit de l'auteur même, soit de ses disciples ou compagnons.

      

"La doctrine de l'Épître aux Colossiens a de grandes analogies avec celles du quatrième Évangile, Jésus étant présenté comme l'image du Dieu invisible (..) Quand le ‹royaume de Dieu›, tel que le figurent les synoptiques et l'Apocalypse, fut devenu une chimère, on se rejeta dans la métaphysique. La théorie du logos fut la conséquence des désappointements de la première génération chrétienne. On transporta  dans l'idéal ce qu'on avait espéré voir se réaliser dans l'ordre des faits." (Ibid, appendice p.375-376)

La première de épîtres de Jean est de la même main que celle qui écrivit le quatrième Évangile. "(..) nous sommes ici en pleine métaphysique philonienne et presque gnostique. Les discours de Jésus tels que le rapporte le prétendu témoin, ce disciple intime, sont faux, souvent fades, impossibles." (Ibid p. 425 appendice)

 

"La grande considération dont jouit Marie dans l'Église naissante (celle de la secte des Nazaréens) porta sans doute les disciples de Jean à prétendre que Jésus, dont ils voulaient que leur maître eût été le disciple favori, lui avait recommandé en mourant ce qu'il y avait de plus cher (1) (Ibid p. 346 et note (6) )

"Toutes les professions de foi sont des travestissements de l'idée de Jésus, à peu près comme la scolastique du moyen âge, en proclamant Aristote le maître unique d'une science inachevée, faussait la pensée d'Aristote !" (Ibid ch. XVII p.362)

 

(1) « Femme, voilà ton fils (Jean) »  « Voilà ta mère (Marie)»." Mais on ne comprendrait pas comment les autres évangélistes (synoptiques), qui nomment les autres femmes (2), eussent omis celle dont la présence était un trait si frappant.

(2) Marie Cléophas, Marie de Magdala, Jeanne femme de Khouza, Salomé, d'autres encore...

 

Les conclusions d'Ernest Renan (1) sur l'Évangile selon Jean :

"Le récit des circonstances matérielles de la vie de Jésus (..) est supérieur pour la vraisemblance au récit des synoptiques.

(..) qu'au contraire les discours que le quatrième évangéliste prête à Jésus n'ont, en général, aucun caractère d'authenticité (2)

(..) que l'auteur a sur la vie de Jésus une tradition à lui, très différente des synoptiques, sauf en ce qui concerne les derniers jours. 

(..) que l'auteur (..), quel qu'il soit, a écrit pour relever l'autorité d'un des apôtres, pour montrer que cet apôtre avait joué un rôle dans des circonstances où les autres récits ne parlaient pas de lui, pour prouver qu'il savait des choses que les autres disciples ne savaient pas.

(..) que l'auteur (..) a écrit dans un état du christianisme plus avancé que les synoptiques, et avec une idée plus exaltée du rôle divin de Jésus (..) 

(..) que, si ses renseignements matériels sont les plus exacts que ceux des synoptiques, sa couleur historique l'est beaucoup moins, en sorte que, pour saisir la physionomie générale de Jésus, les Évangiles synoptiques, malgré leurs lacunes et leurs erreurs, sont encore les véritables guides." (Cf. Ibid p. 423 appendice)

(1) Ernest Renan (1823-1892), historien, spécialiste en histoire des religions.

(2) l'inauthenticité de ce livre est comparable à la deuxième épître de Pierre.

 

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                 Vitrail représentant l'apôtre Jean dans l'église de Montbeton (France)

 

 

Commentaires sur l'Évangile selon Luc :

 

"C'est un document de seconde main. La narration y est plus mûrie. Les mots de Jésus y sont plus réfléchis, plus composés. Quelques sentences sont poussées à l'excès et faussées. (1) Il adoucit les passages qui étaient venus embarrassants d'après l'idée plus exaltée qu'on arrivait autour de lui à se faire de la divinité de Jésus (2) , il exagère le merveilleux ; il commet des erreurs de chronologie et de topographie ; il omet les gloses hébraïques, paraît savoir peu d'hébreu (3), ne cite aucune parole de Jésus en cette langue, nomme toutes les localités par leur nom grec, corrige parfois maladroitement les paroles de Jésus. (4)"

On sent l'écrivain qui compile, l'homme qui n'a pas vu directement les témoins, qui travaille sur des textes, et se permet de fortes violences pour les mettre en accord. (..) Il interprète les documents selon son esprit propre." (Ernest Renan Vie de Jésus, p. 69-7, introduction)

"C'est Luc qui crée ou admet des personnages qui n'ont peut-être jamais existé : les noms des parents de Jean-Baptiste ; Anne, fille de Phanuel, le vieillard Siméon, Zachée sont aussi des personnages douteux." (Ibid p.379)

"L'auteur du troisième Évangile et des Actes (au moins pour les premiers chapitres de ce dernier ouvrage) est le "traditioniste" le moins autorisé de tout le Nouveau Testament."

(1) Cf. Ch. 14, 26.

(2) au Ch. 3, 23, il omet le trait qui figure en Marc 13, 32 et Matthieu 24, 36)

(3) ou l'araméen

(4) Ch. 7, 35 à comparer à Matthieu 11, 19.

 

En conséquence, il convient d'émettre une grande réserve à l'égard d'un document de cette nature.

 

 

 Commentaires sur l'Évangile selon Matthieu et l'Évangile selon Marc :

 

"(..) l'écrit de Matthieu selon Papias (1) se composait uniquement de discours en hébreu (..) l'écrit (2) de Marc et celui Matthieu  étaient pour lui profondément distincts (..) Or, dans l'état actuel des textes, l'Évangile selon Matthieu et l'Évangile selon Marc offrent des parallèles si longues et si parfaitement identiques qu'il faut supposer que le rédacteur définitif du premier avait le second sous les yeux, ou que le rédacteur définitif du second avait le premier sous les yeux, ou que les deux ont copié le même prototype. Ce qui paraît le plus vraisemblable, c'est que, ni pour Matthieu, ni pour Marc, nous n'avons les rédactions originales ; que nos deux premiers évangiles sont des arrangements, où l'on a cherché à remplir les lacunes d'un texte à un autre." (Ibid p. 50-51 introduction)

(1) Papias (évêque d'Hiérapolis dans la première partie du IIe  siècle) a dû être un adversaire de Paul (Saül de Tarse), et il a pu ne pas connaître l'ouvrage de Luc, composé à Rome. (Ibid p.53 (note 3) introduction)

(2) recueil d'anecdotes et des enseignements personnels que Marc écrivit d'après les souvenirs de Pierre dont il fut l'interprète.

 

Les conclusions de Reza Aslan (1) relatives à Jésus de Nazareth

 

"(..) les partisans de Jésus, après son échec à établir le règne de Dieu sur Terre, réinterprétèrent non seulement sa mission et son identité, mais aussi la nature même et la définition du messie juif. (..) Si nous soumettons les affirmations des Évangiles au feu de l'analyse historique, nous pouvons purger les Écritures de leurs embellissements littéraires et théologiques et élaborer une image infiniment plus précise du Jésus de l'histoire." (Cf. Le Zélote, titre traduit de l'anglais "Zealot", p. 30-31, Éd. Les Arènes, Paris, 2014.  

(1) Reza Aslan est historien des religions

 

"« Que celui qui peut comprendre, comprenne !»" (év. Matthieu 19, 12)

 

"Éternel, délivre mon âme de la lèvre mensongère, de la langue perfide !" (Cf. Psaumes 120,2)

 
J'ai tout pesé, tout vérifié.

 

 

Article dédié à Nicolas Antoine, condamné au bûcher pour hérésie (pour avoir nier le dogme de la Trinité), étranglé puis brûlé en 1632.

 

Article rédigé par Pascal Bourdaloue

 

 

 

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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 15:14

 

Avertissements et Rappels 

 

"Je ne les ai pas envoyés, je ne leur ai point donné d'ordre, je ne leur ai point parlé ; ce sont des visions mensongères (imaginaires), de vaines prédictions, des tromperies forgées par leur cœur qu'ils vous prophétisent." (Jérémie 14,14)

 

"Malheur à ceux qui appellent le mal bien et le bien mal, qui changent les ténèbres en lumière, et les lumières en ténèbres, qui changent l'amer en doux et le doux en amer !  Malheur à ceux qui sont sages à leurs yeux, et qui se croient intelligents !" (Isaïe 5,20-21)

 

"Par cupidité, ils vous exploiteront au moyen de paroles trompeuses (..)" (2 Pierre 2,3)

 

"Ne soyez pas comme ceux qui ont abandonné la vérité, et ont suivi le mensonge encore que la vérité leur fut connue (..)" (Alcoran p.60, III De la lignée de Joachim)

 

"Les Idoles que vous adorez ne peuvent rien créer, au contraire ils sont choses créées, mortes, sans mouvement, et qui ne savent pas en quel temps le monde ressuscitera."

(Alcoran p. 256, XVI la mouche à miel)

 

"(..) ils invoquent les Idoles au lieu de Dieu, ils invoquent ce qui ne leur peut faire ni bien ni mal, telle prière est un fourvoiement éloigné des commandements de Dieu, ils adorent ce qui leur fait plutôt mal que bien".

(Alcoran p. 317, XXII du Pèlerinage)

 

"Nul (serviteur) ne peut servir deux maîtres. (..) vous ne pouvez servir Dieu et Mammon". (Luc 16, 13 ; Matthieu 6, 24)

 

 

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Vitrail représentant l'apôtre Matthieu dans l'église Notre-Dame à Tonneins (France)

 

 

 

"(..) pourquoi transgressez-vous le commandement de Dieu au profit de votre tradition." (Cf. év. Matthieu 15, 3)

 

"« Prenez garde que personne ne vous séduise !»" (év. Matthieu 24, 4)

 

 

"« Gardez-vous des faux prophètes, ils viennent à vous en vêtements de brebis, mais au-dedans ce sont des loups ravisseurs. Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Cueille-t-on des raisins sur des épines, ou des figues sur des chardons ?»". (év. Matthieu 7, 15-16)

 

"Quand Dieu parle, il le fait simplement et en peu de paroles (..) nous ferons voir qu'il est facile d'établir la vérité puisque l'on parle quelquefois si avantageusement du mensonge qu'on le rend presque aussi croyable que la vérité (..) ils n'ont pu passer pour des hommes véritables en leurs paroles, parce qu'ils n'ont pas appris la vérité de Celui qui peut seule l'enseigner."  

(Cf. Choix de monuments primitifs de l'Église chrétienne, J.A.C. Buchon, Institutions divines, Lactance, livre III, "De la fausse sagesse des philosophes", ch. I, p.554, Desrez libraire-Éditeur, Paris, 1837)

 

Sur les révélations et paroles trompeuses      

1° Exemples de révélations mensongères utilisées au titre de propagande de la foi.

 

- Sur les révélations de Jésus-Christ à  Brigitte de Suède, sainte catholique, canonisée en 1391 par le pape Boniface IX.

 

Brigitte de Suède avait de fréquentes extases dans lesquelles elle se trouvait en communion intime avec Jésus-Christ. Elle aurait reçu plusieurs révélations.

 

Sur les quinze oraisons que Jésus-Christ aurait enseigné à Brigitte de Suède, en 1350, dans la basilique Saint Paul-hors-les-murs à Rome, par l'intermédiaire d'un crucifix en bois qui s'anima :

 

Dans le texte de la troisième oraison, il est écrit : "Ô Jésus ! Créateur du Ciel et de la Terre, que nulle chose ne peut borner ni limiter (...)".

Or, la paternité de la création revient à l'Éternel, le Tout-Puissant, et à lui seul, créateur de toutes choses. (Cf. Torah, Genèse)

 

La "Trinité" ou "(Très) Sainte-Trinité (1) n'est pas biblique ; c'est un dogme !

"Ô vous qui savez la loy écrite, obéissez aux commandements de Dieu,

et ne parlez de la divine Majesté qu'avec vérité,

le Messie Jésus fils de Marie est Prophète et Apôtre de Dieu, son Verbe

et son Esprit qu'il a envoyé à Marie, croyez donc en Dieu et en ses Prophètes,

et ne dites pas qu'il y a trois Dieux, mettez fin à ce discours,

vous ferez bien, car il n'y a qu'un seul Dieu, loué soit Dieu (..)".

(Cf. L'Alcoran p. 97, IV les Femmes)

"Un des scribes (..) sachant que Jésus (..)  s'approcha et lui demanda : Quel est le premier des commandements ? Jésus répondit : « Voici le premier : Écoutez , Israël, le Seigneur, notre Dieu, est l'unique Seigneur ; et : Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée et de toute ta force »". (Cf. év. Marc 12, 29-30)

 

Ces quinze oraisons ont été approuvées en 1862 par le pape Pie IX lequel a recommandé leur propagation pour "le bien des âmes et pour la pure vérité (...)".

 

Par ailleurs,  en Suède, ces oraisons  n'ont jamais été attribuées à Brigitte et, ne figurent pas dans son livre les Révélations Célestes ! Il s'agirait donc d'une révélation apocryphe.

En France, les oraisons ont été copiées sur un livre imprimé à Toulouse, en 1740, et publié par un Jésuite, Adrien Parvilliers, missionnaire apostolique de la Terre Sainte.

 

(1) le philosophe néoplatonicien  Porphyre de Tyr (204-305) pense, dans son traité Contre les chrétiens, que les disciples du christ ont gravement péché et que ceux-ci ont forgé en toutes pièces la nature divine de Yéchou'a.

Le verset 4 du chapitre 6 du livre Deutéronome de la Torah, où il est écrit : « Écoute Israël, l'Éternel, le Seigneur notre Dieu, le Seigneur est un », réduit à néant le dogme de la Trinité, en affirmant l'unité divine. Dans plusieurs sourates, le Coran réaffirme l'unité divine ( Ahad)  : Dieu est lui-même un et son essence est indivisible (samad).

 

 

Sur les sept  "Pater Noster" (Notre Père)

 

Dans le texte du septième "Pater Noster", concernant la "Blessure du côté", il est écrit : " (...) Eau du côté du Christ, lave-moi et purifie-moi de mes premiers péchés et sauve-moi, ainsi que toutes les pauvres âmes, des flammes du purgatoire".

Or, le Purgatoire n'est pas biblique, mais est une pure invention humaine ! C'est un dogme qui fut officialisé, en 1439, par l'Église catholique, lors du concile de Florence.

 

La révélation de ces sept "Pater Noster" a été confirmée par la Pape Innocent X.

 

Dans un livret imprimé par une association qui organise des pèlerinages, il est précisé que le pape Innocent X a ajouté "que les âmes qui s'en acquittent libèrent, chaque Vendredi Saint, une âme du purgatoire."Ce livret propose une dévotion destinée à tous ; "cette dévotion a été approuvée par le pape Clément XII et recommandée par la Sainte Congrégation du Sacré-Collège de Propagande de la Foi."

Les choses sont claires, ces révélations ont été exploitées dans un but de propagande de la foi catholique !

Dans ce document, on apprend que Marie est "Co-Rédemptrice", que Jésus a dit à Brigitte qu'il avait reçu en son Corps 5480 coups durant sa Passion et que "quiconque accomplira cette dévotion (Quinze Notre Père, Quinze Je vous salue Marie et les quinze Oraisons, délivrera du Purgatoire quinze âmes de sa lignée, quinze justes de sa même lignée seront confirmés et conservés en grâce et quinze pécheurs de sa même lignée seront convertis".

Or dire que Marie est  "co-rédemptrice", n'est pas biblique (1) ; et  le "purgatoire" ne l'est pas davantage. Dissimuler la vérité est imposture !

 

S'agissant des coups  reçus par le Christ lors de la flagellation par les romains, il est probable que le nombre n'ait pas dépassé 80 coups de flagrum (2), nombre maximum de coups qui pouvaient être infligés lors d'une flagellation. Si l'on se réfère à l'examen médico-légal qu'a effectué le Dr Pierre Barbet, chirurgien, de l'empreinte du Christ sur le Linceul, environ 100 à 120 coups responsables d'une excoriation ou d'une plaie contuse ont laissé des traces, ce qui correspond à 60 coups de fouet au maximum s'il avait deux lanières.

Les coups qui n'ont provoqué qu'une ecchymose n'ont pas laissé de traces.

(Cf. La Passion de Jésus-Christ selon le chirurgien, Editions Paulines, 1977 ; Le Saint-Suaire revisité, Editions du Jubilé, 2003)

 

(1) ainsi que Marie, Médiatrice de grâce, Avocate, porte du ciel, Mère de miséricorde (dans l'antienne Salve Regina), sainte mère de Dieu (3) (culte répandu depuis saint Bernard), Reine élevée au ciel, reine des patriarches, reine des prophètes, reine des apôtres, reine des pasteurs, souveraine des anges, arche de l'Alliance, siège de la Sagesse, mère de l'Église, Ève Nouvelle, fille de Sion héritière de la promesse, Cité de Dieu, demeure de la Sagesse, temple de l'Esprit-Saint, étoile du matin, dispensatrice de la paix, etc.

 

(2) le flagrum était une sorte de martinet à plusieurs lanières, généralement au nombre de deux, sur lesquelles étaient insérées des boutons de métal ou des osselets de mouton. Les lanières coupaient plus ou moins la peau ; les boutons ou les osselets imprimaient de profondes plaies contuses, d'où une hémorragie.

 

(3)  Mère de Dieu, du grec Θεοτόκος Théotokos, est un titre attribué officiellement lors du Concile d'Éphèse, en 431.

 

- Sur les révélations faites à Jehanne(tte) (dite Jeanne d'Arc), sainte catholique, jugée et condamnée au bûcher sous le pontificat d'Eugène IV successeur du pape Martin V, canonisée en 1920 par le pape Benoît XV. La vérité sur Jehanne(tte) Morée.

 

Lors des interrogatoires (1) qui eurent lieu dans le cadre de son procès, Jehanne ("Johannae" en latin) aurait répondu :

"Je viens de la part de Dieu (..) je crois la foi chrétienne et que Dieu nous a rachetés des peines de l'enfer. (..) cette voix vient de la part de Dieu. (..) ce fut le vouloir de Dieu et que Dieu le permit." (Cf. Procès. Interrogatoire public du 24/02/1431)

 

(1) les réponses ont été traduites du latin médiéval.

 

"C'est la voix de sainte Catherine et de sainte Marguerite. Et leurs figures sont couronnées de belles couronnes (..) Je les connais par le salut qu'elles me font. Il y a sept ans passés qu'elles m'ont prise pour me gouverner. Je les connais parce qu'elles se nomment à moi (..) Ce fut saint Michel. Je le vis devant mes yeux et il n'était pas seul, mais bien accompagné d'anges du ciel.

Je ne vins en France que par l'ordre de Dieu (2)

Je les vis de mes yeux corporels, aussi bien que je vous vois." 

(Cf. Procès. Interrogatoire public du 27/02/1431)

 

(2) "que du commandement du Roi du ciel"

 

"Avant qu'il soit sept ans les Anglais perdront un plus grand gage qu'ils ne firent devant Orléans. Ils perdront tout en France (..) par grande victoire que Dieu enverra aux français.

Je le sais par révélation, aussi sûrement que je vous sais là devant moi (..) par sainte Catherine et sainte Marguerite (..) leurs têtes sont couronnées très richement (..)

Je ne sais que par révélation et par ordre de Dieu (..) il faudra qu'un jour je sois délivrée (..)" 

Je les vois toujours sous la même forme, et leurs figures sont couronnées (..) Je ne sais rien que ce ne soit fait par révélation et commandement de Dieu. (..)

Je ne sais quand je serai délivrée (3). Ceux qui me veulent ôter de ce monde pourront bien s'en aller avant moi." 

(Cf. Procès. Interrogatoire public du 01/03/1431)

 

(3) Or, Jehanne n'a jamais été sauvée puisque, selon la tradition, elle fut brûlée vive, à Rouen, le 30 mai 1431.

 

Or, les Anglais quittèrent la France seulement en 1453 (4) après la défaite qu'ils subirent à Castillon au mois de juillet 1453, soit vingt-deux ans après le procès de Jehanne !

 

(4) À​ l'exception de Calais qui est restée en leur possession jusqu'en 1458.

 

"J'ai vu saint Michel et les saintes (..) Je les ai vus de mes yeux (..) Je ne sais ni le jour ni l'heure où je m'échapperai. Oui vraiment. Elles m'ont dit que je serai délivrée (3) (..)

Je suis envoyée de par Dieu. S'il croient que je suis envoyée de par Dieu, ils ne sont point abusés. (..)

J'en parlais à sainte Marguerite ou sainte Catherine (..)."

(Cf. Procès. Interrogatoire public du 03/03/1431)

 

"(..) Il me fut dit par mes voix, c'est à savoir sainte Catherine et sainte Marguerite (..) par plusieurs fois, et comme tous les jours (..) sainte Catherine et sainte Marguerite me dirent (..)" (Cf. Procès. Interrogatoire secret du 10/03/1431)

 

"(..) saint Michel, quand il vint à moi, me dit que saintes Catherine et Marguerite viendraient à moi (..) que c'était par le commandement de Notre-Seigneur."

(Cf. Procès. Interrogatoire secret du 15/03/1431)

 

"Quant aux anges, je les ai vus, de mes yeux (..)"

(Cf. Procès. Interrogatoire secret du 17/03/1431)

 

"(..) À la Sainte-Croix, j'eus le confort de saint Gabriel (..) je l'ai su par les voix, que c'était saint Gabriel."

(Cf. Procès. 09/05/1431)

 

"Je ne sais pas signer (..) je ne sais ni lire ni écrire."

(Cf. Procès. 24/05/1431)

En effet, Jehanne aurait été analphabète ! Elle dictait ses lettres.

Par ailleurs, Jehanne ne connaissait pas exactement son âge (Cf. Procès 22/02/1431). Selon la tradition, elle serait née au début de l'année 1412 et serait la fille de Jacques d'Arc et Isabeau Romée ; en réalité Jehanne serait née en 1407  et serait la fille illégitime de Louis, Duc d'Orléans et d'Isabeau de Bavière, épouse de Charles VI, roi de France. En conséquence, Jehanne aurait donc du sang royal !

Ce qui accorde du crédit à la déposition de Hauviette (née vers 1412) qui affirma que Jehanne était âgée de quatre années de plus qu'elle, lors du procès en condamnation de Jehanne.(Cf. Procès 22/02/1431. Déposition de Mauviette), ainsi qu'à celle de Jean II, Duc d'Alençon, cousin du roi Charles VII, qui rapporta sur Jehanne, lors du procès en nullité de condamnation (Cf. Procès 03/05/1556), les propos suivants : « Plus on sera ensemble du sang du roi de France, mieux cela sera (5) »

 

(5) Traduit du latin médiéval. « Quanto plures erunt de sanguine regis Franciae insimul, tanto melius ».

 

"Elles m'ont dit que Dieu m'a mandé, par saintes Catherine et Marguerite (..) vrai que Dieu m'a envoyée (..)"

(Cf. Procès. 28/05/1431)

 

Dans les lettres (traduites de la langue françoise) dictées par Jehanne :

 

"Elle est venue de par Dieu, le Roi du ciel (..) Je suis venue de par Dieu, le roi du ciel (..) Dieu, le roi du ciel, fils de sainte Marie (Cf. Lettre aux Anglais 22/03/1429)

"(..) le roi Jhesus (5), roi du ciel et de tout le monde (..)" (Cf. Lettre au duc de Bourgogne 17/07/1429)

 

(5) Jésus

 

En ce qui concerne la libération de Charles 1, prisonnier des Anglais depuis la bataille d'Azincourt, en 1415, Jehanne aurait dit à Perceval de Boulainvilliers, que le « Duc d'Orléans serait délivré miraculeusement » (6)

Or, le Duc d'Orléans (7) fut libéré seulement en 1440, et contre rançon de 220000 écus d'or !

 

(6) (Cf. lettre de Perceval de Boulainvilliers adressée au Duc de Milan, le 21/06/1429), 

(7) lequel ne doit pas être confondu avec Louis de Bourbon, comte de Vendôme, qui parvint à se sauver en 1422 !

 

liens pour information :

https://books.google.fr/books?id=gMe6PIkbGOgC&printsec=frontcover&dq=Jeanne++Pierre+Caze&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjmvJ2ssLHLAhXItxoKHV0xAsgQ6AEIMTAB#v=onepage&q=Jeanne%20%20Pierre%20Caze&f=false

 

http://www.bernardsimonay.fr/l-enigme-jeanne-d-arc.html

 

http://www.persee.fr/doc/rhef_0300-9505_1921_num_7_35_2178

 

http://www.persee.fr/doc/rhef_0300-9505_1953_num_39_133_3146

 

http://www.persee.fr/doc/crai_0065-0536_1978_num_122_1_13431

 

 

2° Exemples de paroles communiquées à des fins de propagande

 

a) Sur la profession de foi chrétienne : Credo 

 

Dans la profession de foi chrétienne promulguée à Nicée, en 325, lors du premier concile œcuménique, puis modifiée à Constantinople, en 381, lors du second concile, Jésus-Christ est décrit comme étant : "(..) Dieu de Dieu, lumière de lumière, vrai Dieu de vrai Dieu (..)". 

 

Ces paroles sont blasphématoires, car Dieu est unique, et lui seul est la Lumière, la seule véritable lumière ! 

 

 

b) Sur les paroles (prière) de Pie X, pape (de 1903 à 1914), saint catholique.

 

"« Ô Marie, un mot à Jésus reposant dans vos bras et la France est sauvée.

Ô Jésus, obéissant à Marie, sauvez la France.»"
 

 

"(..) il y aura (..) de faux docteurs, qui introduiront sourdement des hérésies pernicieuses (..) Plusieurs les suivront dans leurs dérèglements, et la voie de la vérité sera calomniée à cause d'eux." (Cf. 2 Pierre 2,9)

"La loi et les prophètes ont subsisté jusqu'à Jean (le Baptiste) ; depuis lors, le royaume de Dieu est annoncé, et chacun use de violence pour y entrer. Il est plus facile que le ciel et la terre passe, qu'il ne l'est qu'un seul trait de lettre de la loi vienne à tomber." (év. Luc 16, 16)

 

"Loué soit Dieu, ce qu'ils disent n'est pas véritable (..)". (Cf. Alcoran p.331, XXIII les vrai-croyants)

 

"« Car je suis l'Éternel, je n'ai pas changé !»". (Cf. Malachie 3, 6)

 

 

c) Paroles de Guilbert de Nogent (né vers 1055, décédé vers 1125), Abbé de Nogent...

Sur Muhammad :

 

"À mon avis, cet être impie (1) n'appartenait pas à une très haute antiquité ; mais je n'ai pas d'autres raisons de le croire que celle de n'avoir jamais trouvé personne, parmi les docteurs de l'Église, qui ait écrit contre son infamie. (..) on ne court aucun risque à mal chanter d'un homme dont la malignité surpasse tout ce qu'on en dira de plus mauvais (..)".

(Cf. Pays d'Islam et Monde Latin Xe - XIIIe  siècle, p. 71 (traduction de M. Garand)  Presses universitaires de Lyon, Lyon, 2000).

 

(1) Il s'agit du prophète Muhammad

 

Guilbert de Nogent déforma les quelques connaissances qu'il avait de l'islam et de la vie de Muhammad afin de discréditer le prophète et de dénigrer l'Islam.

 

 

"Car il viendra un temps où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine ; mais, ayant la démangeaison d'entendre des choses agréables, ils se donneront une foule de docteurs selon leurs propres désirs, détourneront l'oreille de la vérité, et se tourneront vers les fables." (épître 2 TImothée 4,3-4)

 

 

d) Paroles de Pierre le Vénérable (né vers 1093, décédé 1156), Abbé de Cluny...

Au sujet de l'islam :

 

"(..) leur première et leur grande erreur, qu'il convient de maudire, est qu'ils nient la Trinité dans l'unité de la nature divine ; et ainsi tandis qu'ils ne vient pas une seule essence de la nature divine en trois personnes, rejetant le nombre dans l'unité (..).

C'est pourquoi le Coran (AlKoran), nom sous lequel ils désignent leur loi, introduit toujours la pluralité en parlant de Dieu ; en arabe, Coran signifie "recueil de préceptes".

De même, dans leur aveuglément ils nient que le Dieu créateur soit père, parce que, selon eux, nul ne peut être père sans accouplement.

(..) le christ (..) enseign(er)a parfaitement sa loi aux chrétiens qui, déjà depuis longtemps, l'on perdue ainsi que l'Évangile (..) le christ (..) le plus grand après Dieu (..)" (Cf.  Pays d'Islam et Monde Latin X -XIIIe  siècle, p. 105, Presses universitaires de Lyon, Lyon, 2002.)

 

"Par ces choses et de semblables, il (le Coran) détourna complètement le peuple de Dieu, en lui inculquant non le salut mais la perdition (..)". (Ibidem, p. 107)

 

 

"Un seul est législateur et juge, c'est celui qui peut sauver et perdre ; mais toi, qui es-tu, qui juges le prochain ?" (épître Jacques 4,12)

 

"Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l’œil de ton frère, et n'aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton œil ?" (év. Luc 6,41 ; Matthieu 7,3)

"(..) Hypocrite, ôte premièrement la poutre de ton œil, et alors tu verras comment ôter la paille qui est dans l’œil de ton frère." (év. Luc 6,42 ; Cf. Matthieu 7,5)

 

      IMGP2487

 

        Vitrail représentant l'apôtre Jean dans l'église Notre-Dame à Tonneins (France)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"(..) ce qui est élevé parmi les hommes est une abomination devant Dieu." (év. Luc 16, 15)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Références bibliques

 

"Écoutez, j'ai de grandes choses à dire, et mes lèvres s'ouvrent pour enseigner ce qui est droit.

Car ma bouche proclame la vérité, et mes lèvres ont en horreur le mensonge." (Proverbes 8,6-7)

 

"Tu les supporta de nombreuses années, tu leur donna des avertissements par ton esprit, par tes prophètes, et ils ne prêtèrent point l'oreille." (Néhémie 9,30)

 

"Louez l'Éternel, car sa miséricorde dure à toujours". (Psaumes 136)

 

"Au déploiement de vos paumes, j'occulte mes yeux loin de vous. Aussi, oui, vous multipliez la prière ; mais je n'entends pas. Vos mains sont pleines de sang." (Isaïe 1,15)

 

"(..) hypocrites, Isaïe a bien prophétisé sur vous, ainsi qu'il est écrit : «Ce peuple m'honore des lèvres, mais son cœur est éloigné de moi. C'est en vain qu'ils m'honorent, en donnant des préceptes qui sont des commandements d'hommes.»"(1) (év. Matthieu 15,8-9)

 

(1) Isaïe 29,13

 

 

Références coraniques

 

"Que les gens sensés y réfléchissent !" (Abraham XIV, 52)

     

 

"Le Livre de Moïse était déjà un guide et une miséricorde." (Houd XI, 17)

 

 

"Dis leur, qu'assurément le Saint Esprit l'a enseigné de la part de ton Seigneur pour confirmer les fidèles en leur foi, pour conduire au droit chemin ceux qui professent son unité (..)" (Alcoran p. 264, XVI la mouche à miel)

 

 

"Ils se  détournent (de l'Évangile) (du Livre), afin d'égarer les hommes, hors du chemin de Dieu." (Le Pèlerinage XXII, 9)

 

 

"(..) que réfléchissent ceux qui sont doués d'intelligence." (Abraham XIV, 52)

 

 

"Ceux qu'ils invoquent en dehors de lui ne possèdent aucun pouvoir d'intercession,

à l'exception de ceux qui rendent témoignage à la Vérité

et qui possèdent la Science (Sagesse)." ("L'ornement" XLIII, 86)

 

"N'invoque aucune divinité avec Dieu (..)" (Les Poètes XXVI, 213)

 

 

"Qui est plus injuste

que celui qui forge un mensonge contre Dieu,  (Houd XI, 18 ; La Caverne XVIII, 15)

ou celui qui traite ses Signes de mensonges ?" (Les troupeaux VI, 21 ; Al Araf VII, 37)

 

"Qui est plus injuste que celui qui forge un mensonge contre Dieu

afin d'égarer les hommes par ignorance ?(Les bestiaux VI, 144)

 

 

"Et le verbe leur tombera dessus parce qu'ils auront fraudé. Et ils ne pourront rien dire." (Les fourmis XXVII, 85 AN-NAML)

 

 

Commentaires :

 

"Comme les néo-catholiques de nos jours s'éloignent sans cesse de l'Évangile, ainsi les pharisiens s'éloignaient à chaque pas de la bible (1)." (Ernest Renan Vie de Jésus ch. XX p. 290, Éd. Calmann-Lévy, Paris, 1864)

 

(1) La bible hébraïque, en particulier la Torah

 

 

"Si l'on veut y faire attention, la religion catholique, apostolique et romaine, est, dans toutes ses cérémonies et dans tous ses dogmes, l'opposé de la religion de Jésus." (Voltaire Œuvres complètes de Voltaire. Dictionnaire philosophique. Tome IV p. 562, Chez Lefèvre, Libraire, MDCCCXVIII)

 

 

"Et j'acquis la conviction que la doctrine de l'Église, quoiqu'elle ait pris le nom de « chrétienne », ressemble singulièrement à ces ténèbres contre lesquelles luttait Jésus et contre lesquelles il recommanda à ses disciples de lutter." (Léon Tolstoï Ma religion p. 220, Librairie Fischacher, Paris, 1885)

 

"Le Catholique sait qu'il ne peut se tromper ; il sait de plus que s'il pouvait se tromper, il n'y aurait plus de vérité révélée (..)." (Cf. Du Pape, suivi de l'Église Gallicane, Joseph de Maistre, Tome premier, livre I, p. 9, publié par la Société Nationale, Bruxelles, 1838)

 

 

Le faux prophète est habile dans l'art de la tromperie. Son commerce est le mensonge. 

 

Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche publiera ta louange ! 

 

 

Article dédié à François-Jean Lefebvre de la Barre, accusé d'impiété, décapité puis jeté au bûcher à l'âge de vingt ans, le 01 juillet 1776.

 

 

Article rédigé par Pascal Bourdaloue

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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 15:13

 

 

Sur le Nouveau Testament 

 

 

La vérité sur l'Évangile.  

 

 

"Malheur à ceux qui appellent le mal bien et le bien mal, qui changent les ténèbres en lumière, et les lumières en ténèbres (..) !" (Isaïe 5,20-21)

 

"Moïse ne vous a-t-il pas donné la loi ? Et nul de vous n'observe la loi." (év. Jean 7, 19)

 

 

 

IMGP2494

 

 

Vitrail représentant Moïse dans l'église Notre-Dame à Tonneins

 

 

 

 

 

 

 

"« Souvenez-vous de la loi de Moïse, mon serviteur, auquel j'ai prescrit (..) des préceptes et des ordonnances »." (Malachie 4, 4)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes ; je suis venu pour accomplir. Car je vous dis en vérité, tant que le ciel et la terre ne passeront point, il ne disparaîtra pas de la loi un seul iota ou un seul trait de la loi, jusqu'à ce que tout soit arrivé. Celui donc qui supprimera l'un de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes de faire de même, sera appelé le plus petit dans le royaume des cieux ; mais celui qui les observera, et qui les enseignera à les observer, celui-là sera appelé grand dans le royaume des cieux." (év. Matthieu 5,17-19)

 

 

 

Sur Jésus de Nazareth, en grec ‹ Ièsous ›.

 

    IMGP1643 

                        Fresques dans la basilique orthodoxe de Patra (Grèce)

 

 "(..) le Seigneur lui-même vous donnera un signe :

Voici, la jeune fille deviendra enceinte, elle enfantera un fils, et elle lui donnera le nom d'Emmanuel (Immanouel)." (Cf. Isaïe 7,14) (1)  

(Voir l'article avec photographies "La salutation angélique").

http://la-veritable-lumiere.over-blog.com/article-la-salutation-angelique-103936116.html

 

(1) "Immanouel" signifie" Él-avec-nous", c'est-à-dire "l'Éternel (est) avec nous." (Cf Isaïe 8,10 ; év. Matthieu 1,23)

 

    IMGP1683

 

                 Fresques dans l'église St-Gabriel à Nazareth (Israël)
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Car un enfant nous est né, un fils nous est donné (accordé),

et la domination  (souveraineté) reposera sur son épaule ;

On l'appellera Conseiller merveilleux, Héros divin (Héros d'Él), Père de la conquête, Prince de la Paix." (Cf. Isaïe 9,6)

 

"Alors son enfant a parlé et a dit, je suis serviteur de Dieu, il m'a enseigné l'écriture, il m'a fait Prophète, il m'a béni en tous lieux, et m'a commandé de le prier, il m'a recommandé la pureté tout le temps de ma vie, et d’honorer mes père et mère, il ne m'a pas créé ni violent ni malicieux, loué sera le jour que je suis né, le jour que je mourrai, et le jour que je ressusciterai ; Ainsi parla Iesus Fils de Marie avec vérité, de laquelle vous doutez, Dieu n'approuve pas le discours de ceux qui disent qu'il a un enfant, loué soit Dieu (..)." (Cf. Alcoran p. 291, XIX Marie)

 

    Tableau dans la grotte de l'église orthodoxe

 

                                 Tableau dans la "grotte au lait", église orthodoxe à Bethléem.

 

Jésus est le "fils de Marie" (Cf. év. Marc 6,3), le "fils de Joseph", en hébreu phonétique ‹ bèn Iosseph› (Cf. év. Luc 4,22 ; év. Jean 1,45 ; 6,42), "fils de David" (Cf. év. Luc 18,38-39 ; év. Marc ; év. Matthieu)

 

"Le souffle de l'IHVH-Adonaï reposera sur lui, souffle de sagesse, de discernement, souffle de conseil d'héroïsme, souffle de pénétration, de frémissement, de l'IHVH-Adonaï." (Cf. Isaïe 10, 16)

   

IMGP1686

 

                            Tableau dans l'église St-Joseph à Nazareth (Israël) 

 

 

"(..) un prophète puissant en œuvres et en paroles devant Dieu". (Cf. év. Luc 24,19)

 

    IMGP1701

 

                                Ruines de la synagogue de Capharnaum (Israël) 

 

 

"Prêtez l'oreille, entendez ma voix ; soyez attentifs, entendez mon dit." (Cf. Isaïe 28, 23)

 

"(..) le Messie est le Verbe de Dieu, qu'il sera grand personnage, chaste, Prophète, et un des justes (..)". (Cf. Alcoran p.52, III De la lignée de Joachim)

 

 

"(..) le Messie (Mashia) nommé Iesus fils de Marie, plein d'honneur en ce monde, et fera en l'autre au nombre des intercesseurs auprès de sa divine majesté (..) et sera au nombre des Justes (..)". (Cf. Alcoran p. 52, III de la lignée de Joachim)

 

  IMGP2571

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"« Moi, je suis. Vous verrez le fils de l'homme assis à la droite de la Puissance.»" (év. Marc 14, 62)

 

 

 

 

 

"(..) « je suis véritablement envoyé de la part de votre Seigneur » (..)"

(Cf. Alcoran p. 53, III De la lignée de Joachim)

 

 

"« tu es mon fils, je t'ai engendré aujourd'hui »". (Cf. Actes des apôtres 13,13 ; épître aux Hébreux 1,5).

Cette phrase ne peut concerner Jésus de Nazareth, car c'est du roi David, l'oint de Dieu dont il s'agit dans cette parole de l'Éternel ! (Cf. Psaumes 2,7, un psaume de David)

Il est donc possible et raisonnable de douter de la véracité de celui (ceux) qui a (ont) écrit cette phrase au sujet de Jésus. Il en de même de certains passages de l'évangile selon Jean, ainsi que de l'Apocalypse

On peut constater que c'est uniquement dans l'év. selon Jean (1,14 ; 3,18), qu'il est écrit que Jésus est "fils unique de Dieu".

Ce qui donne assurément de la crédibilité

au verset 3 de la sourate CXII, 3 le Culte pur :

  "Ιl (Dieu) n'engendre pas".

Et qui permet de conclure que ce verset est soit effectivement révélé, soit le fruit d'une exploitation habile des erreurs commises par le(s) scribe(s) de certains passages du Nouveau Testament, lesquels seraient par conséquence apocryphes. (1)

 

(1) il convient  effectivement d'émettre les plus grandes réserves, et tout particulièrement :

a) sur certains versets de l'évangile selon Jean,  notamment sur les discours de Jésus ; (a')

b) sur plusieurs passages de l'Apocalypse, livre attribué par la tradition à l'apôtre Jean lui-même ;

c) sur l'épître aux Hébreux

d) sur certaines instructions relatives au culte, et à la hiérarchie au sein de l'Église (2), dans l'épître 1 aux Corinthiens attribuée à Saül de tarse (Paul) ;

e) sur certaines formules dans l'épître à Tite attribuée à Saül de Tarse. (3)

 

"(..) la voie de la vérité sera calomniée à cause d'eux." (Cf. 2 épître Pierre 1,7)

 

(a') Pour plus de détails, veuillez lire l'article "Les fabulations et les erreurs du Nouveau Testament" : 

http://la-veritable-lumiere.over-blog.com/article-la-verite-sur-la-bible-suite-3-sur-les-contradictions-du-nouveau-testament-124088720.html

 

(2) les prophètes Isaïe, Jérémie et Ézéchiel, mais aussi Samuel, Amos, Osée parmi d'autres serviteurs de la Parole, n'étaient-il pas des saints pour l'Éternel, ses saints, au moins aussi saints que les apôtres eux-mêmes ?

Si l'on doit dire d'un apôtre qu'il est saint,

que dira-t-on sur Isaïe, qu'il n'est qu'un simple prophète ?

 

(3) en raison de la confusion exprimée entre Dieu et Jésus-Christ.

En effet, faut-il  rappeler que Jésus n'est pas Dieu (YHWH) , et que l'Esprit-Saint (Saint-Esprit) n'est pas une personne divine mais le souffle de l'Éternel !
Dans l'év. selon Jean, Jésus affirme, en 8, 28 : "(..) je ne fais rien de moi-même, mais que je parle selon ce que le Père m'a enseigné", en 8, 26 : "(..) ce que j'ai entendu de lui, je le dis au monde", en 8, 42 : "(..) je ne suis pas venu de moi-même, mais c'est lui qui m'a envoyé", en 14, 28 : "(..) le Père est plus grand que moi", en 14, 31 : "(..) j'agis comme le Père me l'a ordonné (..), et en 17, 3, que le Père est "le seul vrai Dieu".

 

Alors que les phrases suivantes concernent bien Jésus de Nazareth :

 

"«(..) mon fils bien-aimé, en qui j'ai mis toute mon affection »" (Cf. év. Marc 1,11)

"«(..) Celui-ci est mon fils bien-aimé, écoutez-le !»(Cf. év. Matthieu 17,5 ; év. Marc 9,7)

 

 

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             Vitrail représentant Jésus de Nazareth dans la cathédrale de Montauban

 

 

Jésus dit de lui qu'il est "le fils de l'homme". (Cf. év. Matthieu, Marc, Luc, Jean)

"Jésus leur disait : « Un prophète n'est méprisé que dans sa patrie (..)»" (Cf.év. Marc 6,4

"Il avait en effet attesté lui-même qu'un prophète n'est pas honoré dans sa propre patrie". (Cf. év. Jean 4,44)

 

"« Je te célèbre, Père, Seigneur du ciel et de la terre, ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l'a révélé aux tout-petits »". (év. Matthieu 11,25)

 

Commentaires :

 

L'écrivain Pline le Jeune (61 ou 62-113 ou 115 ap. J.C.), dans une lettre adressée à l'empereur Trajan, relata "Ceux qui niaient être chrétiens ou l'avoir été... si en outre ils maudissaient le Christ - toutes choses qu'il est, dit-on, impossible d'obtenir de ceux qui sont vraiment chrétiens -, j'ai pensé qu'il fallait les relâcher... D'autres, nommés par un dénonciateur, ont d’abord dit qu’ils étaient chrétiens puis se sont rétractés [...] ils affirmaient que toute leur faute, ou leur erreur, s'était bornée à avoir l'habitude...de chanter tour à tour un hymne au Christ comme à un dieu, ..." (Cf. Lettres et Panégyrique de Trajan, Pline le Jeune, livre X, lettre 96)

 

"Jésus conclut de là que la vraie fraternité s'établit entre les hommes par la charité, non par la foi religieuse." (Ernest Renan Vie de Jésus ch. XIV p. 227, Éd. Calmann-Lévy, 1864)

 

"(..) le discours coranique prend le parti d'un christianisme que l'islam aurait voulu unifié sous le plus petit commun dénominateur : refus de la divinité de Jésus, refus de sa mise en réserve eschatologique en tant que Messie, advenant à la fin des temps, vocation qui lui donne une supériorité sur Muhammad, prophète de la synthèse historiale des prophéties et des Révélations." (Youssef Seddik Nous n'avons jamais lu le Coran, p. 182-183, Éditions de l'Aube, 2010)

 

"Par cupidité, ils vous exploiteront au moyen de paroles trompeuses (..)." (2 Pierre 2,3)

 

"Je ne les ai pas envoyés, je ne leur ai point donné d'ordre, je ne leur ai point parlé ; ce sont des visions mensongères (imaginaires), de vaines prédictions, des tromperies forgées par leur cœur qu'ils vous prophétisent." (Jérémie 14.14)

 

(Voir également l'article : "Les discours et paroles utilisés au titre de propagande de la foi. La vérité sur Jésus de Nazareth et le Nouveau Testament).

http://la-veritable-lumiere.over-blog.com/article-les-fausses-revelations-83879979.html

 

 

 

 

Article rédigé par Pascal Bourdaloue

   

 

 

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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 15:12

יֵשְׁזּעָ  en hébreu, le vrai nom de Jésus de Nazareth.

 

 

‹yéchou’a› en hébreu phonétique,

 

ܝܫܘܥ ‹yeochou 'a› en araméen phonétique. (1)

 

L'araméen fut la langue maternelle de Jésus ‹yeochou 'a› de Nazareth. Ce fut en langue araméenne (et pas seulement en langue hébraïque) qu'il enseigna à ses disciples et que fut écrite une partie des sources de l'Évangile, lesquelles furent utilisées ultérieurement pour la rédaction en langue grecque du Nouveau Testament.

 

Sa grand-mère Anna (Anne) parlait l'araméen à Sippori (Sepphoris).

http://la-veritable-lumiere.over-blog.com/article-anne-grand-mere-maternelle-de-jesus-de-nazareth-62339063.html

 

À noter que certaines parties de la bible hébraïque, l'Ancien Testament, furent écrites en araméen : Daniel et Esdras.

 

Avraham (Avram), le père du peuple hébreux était lui-même d'origine araméenne, d'Our (Ur) en Chaldée.

 

 

  (1) à ne pas confondre avec ‹yéhoshoua›, nom de Josué !

 

 

 

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Tableau dans l'église de Ligueux (France)

 

 

 

 

"« Voici, j'enverrai mon messager ; il préparera le chemin pour moi. Et soudain entrera dans son temple le Seigneur (l'Adôn) que vous cherchez ; et le messager de l'alliance que vous désirez, voici, il vient », dit l'Éternel Tsébaot." (Malachie 3, 1)

 

 

 

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Vitrail dans l'église d'Eymet (France) 

 

 

 

 

"Qui a cru ce qui était annoncé ? Qui a reconnu le bras de l'Éternel ?" (Isaïe 53, 1)

 

 

 

 

"Lorsque vous verrez Jérusalem investie par des armées, sachez que sa désolation est proche." (Év. Luc 21, 20)

"Il y aura des signes dans le soleil, dans la lune et dans les étoiles. et sur la terre, il y aura de l'angoisse chez les nations qui ne sauront que faire, au bruit de la mer et des flots (..)" (Év. Luc 21, 25)

 

 

 

"(..) le soleil s'obscurcira, la lune ne donnera plus sa lumière, les étoiles tomberont du ciel, et les puissances qui sont dans les cieux seront ébranlées. (Év. Matthieu 24, 29 ; Év. Marc 13, 24-25)

 

 

    IMGP2466

 

Vitrail dans l'église de Bergerac

 

 

 

 

"Ce que j'ai entendu de lui (du père), je le dis au monde" (Év. Jean 8,26)

 

 

"(..) personne ne connaît le Fils, si ce n'est le père ; personne non plus ne connaît le père, si ce n'est le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler." (Év. Matyah 11,27)

 

 

 

 

Chapitre 6  de l'évangile selon Matthieu (Matyah)

une version des versets 9-13, en araméen :

(lire de gauche à droite)

 

ܗܟܢܐ ܗܟܝܠ ܨܠܘ ܐܢܬܘܢ ܐܒܘܢ ܕܒܫܡܝܐ ܢܬܩܕܫ ܫܡܟ

 

ܬܐܬܐ ܡܠܟܘܬܟ ܢܗܘܐ ܨܒܝܢܟ ܐܝܟܢܐ ܕܒܫܡܝܐ ܐܦ ܒܐܪܥܐ

 

ܗܒ ܠܢ ܠܚܡܐ ܕܤܘܢܩܢܢ ܝܘܡܢܐ

 

ܘܫܒܘܩ ܠܢ ܚܘܒܝܢ ܐܝܟܢܐ ܕܐܦ ܚܢܢ ܫܒܩܢ ܠܚܝܒܝܢ  

 

ܘܠܐ ܬܥܠܢ ܠܢܤܝܘܢܐ ܐܠܐ ܦܨܢ ܡܢ ܒܝܫܐ ܡܛܠ ܕܕܝܠܟ ܗܝ ܡܠܟܘܬܐ ܘܚܝܠܐ ܘܬܫܒܘܚܬܐ   

ܠܥܠܡ ܥܠܡܝܢ

                                                                                               

  transcription phonétique :

 

’aboun d'-bachmayâ

nètqadach chmakh

ti’té malkoutakh

nèwè tsèbyanak ’aykana d'bachmaya ’ap be-ar‘a

hav lan la’hma dé-sounqanan yawmana

wachbouq lan 'hawbayn ’aykhana d-ap ’hnan chvaqen l-’hayabayn

w-la ta’lan  lnesyouna

ela patsan men biycha.

 

mèthoull d-diylakh hi malkhouta w-’hayla w-téchbouhta

lé‘olméy ‘olmiyn

 

 

Voir la traduction en langue française dans les articles spécifiques sur "Le notre Père, la prière que Jésus enseigna à ses disciples" sur ce blog :

http://la-veritable-lumiere.over-blog.com/article-la-priere-de-jesus-christ-version-classique-du-tutoiement-79919098.html

http://la-veritable-lumiere.over-blog.com/article-la-priere-de-jesus-christ-61352814.html

 

 

    IMGP1752

 

                   Le Mont des Oliviers, Jérusalem, en décembre 2008 (Israël)

 

 

 

"Il a été maltraité et opprimé, et il n'a point ouvert la bouche. Semblable à un agneau qu'on mène à la boucherie, à une brebis muette devant ceux qui la tondent ; il n'a pas ouvert la bouche.

Il a été enlevé par l'angoisse et le châtiment ;

Et parmi ceux de sa génération, qui a cru qu'il était retranché de la terre des vivants et frappé pour les péchés de mon peuple ?

On a mis son sépulcre parmi les méchants, son tombeau avec un riche, quoiqu'il n'ait point eu de fraude dans sa bouche.

Il a plu à l'Éternel de le briser par la souffrance...après avoir livré sa vie en sacrifice pour le péché,

Il verra une postérité et prolongera ses jours,

Et l'œuvre de l'Éternel prospérera entre ses mains." (Isaïe 53,7-10)

 

 

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                     Tableau dans la cathédrale de Cordoue (Andalousie, Espagne)

 

 

À cause du travail de son âme, il rassasiera ses regards ; par sa connaissance mon serviteur juste justifiera beaucoup d'hommes, et il se chargera de leurs iniquités.

C'est pourquoi je lui donnerai sa part avec les grands ; (..) parce qu'il s'est livré lui-même à la mort, et qu'il a été mis au nombre des malfaiteurs, parce qu'il a porté les péchés de beaucoup d'hommes, et qu'il a intercédé pour les coupables. (Isaïe, 53,1-12)

 

 

 

 

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                                            Vitrail dans l'église de Bergerac 

 

 

 

 

 

"« (..) je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix. »" (Év. Jean 18, 37) 

 

 

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Vitrail dans la cathédrale de Valence (Espagne) 

 

 

 

 

 

 

 

Commentaires :

 

"Le contraste entre son exaltation toujours croissante et l'indifférence des juifs augmentaient sans cesse. « Mieux vaut la mort d'un homme que la ruine d'un peuple.» ! (Ernest Renan Vie de Jésus ch. XXII, p. 309)

 

 

 

"Le sacerdoce officiel (..), la bourgeoisie pharisienne (..), les innombrables ‹soferim› scribes étaient en réalité menacés dans leurs préjugés ou leurs intérêts par la doctrine du maître nouveau (de Jésus)." (Ibid. Ch. XXI, p.300)

"La haine inintelligente de ses ennemis" n'eut pas de limite !" (Cf. Ibid, p. 313)

 

 

 

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Vitrail dans l'église de Bénévent-l'Abbaye (France)

 

 

 

 

 

 

 

"Cependant, ce sont nos souffrances qu'il a portées, c'est de nos douleurs qu'il s'est chargé; (..) " (Isaïe 53,4)

 

 

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Tableau dans l'église St-Paul à Úbeda (Andalousie, Espagne)

 

 

 

 

 

 

 

"voici, mon serviteur prospérera ; il montera, il s'élèvera, il s'élèvera bien haut." (Isaïe 52,12)

 

 

 

 

"Mais ton instructeur ne se camoufle plus. Et ce sont tes yeux, ils voient ceux de ton instructeur". (Isaïe 30,20)

 

 

 

"Tes yeux contemplent le roi dans sa beauté ; ils voient la terre des lointains." (Isaïe 33, 17)

 

 

"Les évangélistes eux-mêmes (1), qui nous ont légué l'image de Jésus, sont si fort au-dessous de celui dont ils parlent que sans cesse ils le défigurent, faute d'atteindre sa hauteur. Leurs écrits sont pleins d'erreurs et de contresens. (2) On entrevoit à chaque ligne un original d'une beauté divine trahi par des rédacteurs (3) qui ne comprennent pas et qui substituent leurs propres idées à celles qu'ils ne saisissent qu'à demi." (Ernest Renan, Vie de Jésus, ch. XXVII, p. 364)

 

(1) en particulier les auteurs de l'év. selon Luc et l'év. selon Jean

(2) «Vous êtes dans l'erreur, parce que vous ne comprenez pas les Écritures, ni la puissance de Dieu." (év. Matthieu 22, 29)

(3) "(..) des taches (souillures morales), des lapsus provenant de disciples médiocrement capables de comprendre leur maître et trahissant sa pensée." (Cf. Vie de Jésus, appendice p. 387)

 

 

 

Je puis vous le dire en vérité, ‹Yéchou'a› (yeochou'a), Jésus de Nazareth ressuscité puis élevé, ne montre pas à l'Éternel les souffrances qui furent les siennes à Golgotha, au "lieu appelé Golgotha, ce qui signifie lieu du crâne" !

Sa face a tout de l'apparence humaine qui fut incontestablement la sienne !

 

Je puis vous le dire en vérité,

Le tentateur est le Malin.

 

 

Commentaires :

 

"Ce qui est indubitable, en tout cas, c'est que, de très bonne heure, on mit par écrit les discours de Jésus en langue araméenne, que de bonne heure, on écrivit ses actions remarquables." (Ernest Renan Vie de Jésus p. 52 introduction)

"Mille fois plus vivant, mille fois plus aimé depuis ta mort que durant les jours de ton passage ici-bas, tu deviendras à tel point la pierre angulaire de l'humanité qu'arracher ton nom de ce monde serait l'ébranler jusqu'aux fondements." (Ibid ch. XXV p. 349

"Jésus n'est pas un fondateur de dogmes, un faiseur de symboles ; c'est l'initiateur du monde à un esprit nouveau. Les moins chrétiens des hommes furent, d'une part, les docteurs de l'Église grecque, qui, à partir du IVe siècle, engagèrent le christianisme dans une voie de puériles discutions métaphysiques, et, d'une autre part, les scolastiques du moyen âge latin, qui voulurent tirer de l'Évangile les milliers d'articles d'une ‹Somme› colossale›. Adhérer à Jésus en vue du royaume de Dieu, voilà ce qui s'appela d'abord être chrétien." (Ibid ch. XXVII p. 360)

"La fêlure est la seule «image» perceptible de la parole des hommes d'une sortie de Dieu vers le monde. Elle fonde l'humain et le marque, celui-ci ayant accepté de s'en charger selon un choix libre mais combien «insensé et excessif». Cette fêlure est «traduite», incarnée, si l'on préfère, sans l'espèce d'une personne physique.

Né d'une métaphore, la «vierge au palmier et de la source» à sa naissance dans la parole des hommes pour se promouvoir «logos de Dieu», [qawl al-haqq], dont beaucoup «discutent vainement» la nature. 

En fait, dit le Coran, cette promotion, sans rien changé à son humanité constatée par ses semblables, «s'élève vers la proximité du divin» et, de son vivant et juste avant de se soumettre à la mort, il est déjà l'insaisissable fêlure, fitra, de Dieu." (Cf. Youssef Seddik Nous n'avons jamais lu le Coran, p. 176, Éditions de l'Aube, 2010)

 

 

Le lecteur pourra pendre connaissance des photographies publiées par Pascal Bourdaloue, pèlerin à Jérusalem en 2008/2009, dans l'album intitulé "Sur les pas de Jésus de Nazareth".

http://la-veritable-lumiere.over-blog.com/album-1767582.html

 

Article rédigé par Pascal Bourdaloue

 

IMGP2757

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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 15:11

 

 

 

 

 

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Vitraux de la cathédrale de Bourges 

 

 

 

"(..) nous lui avons envoyé notre Esprit en forme d'homme (le Messager de Dieu, l'Ange),

elle (Maryam, Marie, Myriam) en a eu peur (..). (Alcoran p. 290, XIX Marie)

 

 

 

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Vitrail dans l'église Notre-Dame à Port-Sainte-Marie 

 

 

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Vitrail dans l'église Notre-Dame à Tonneins

 

 

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Alcoran de Mahomet traduit de l'Arabe, chapitre De la lignée de Joachim, p. 49, André Du Ryer, chez Pierre Morfier, Amsterdam, MDCCXXXIV (1734).

 

 

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Vitrail dans la chapelle d'Artiguet à Aixe-sur-Vienne 

 

 

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Vitrail dans l'église d'Eymet (France) 

 

 

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Vitrail dans l'église de Pomport (France) 

 

 

 

 

Salutation de l'ange Gabriel à Marie ,‹Miriâm› [maryam] de Galilée, mère de Jésus de Nazareth)

suivie des Paroles d' Elisabeth, cousine de Marie, mère de Jean (Le) Baptiste

et du Cantique de Marie

 

 

 

 

(l'ange)                         "Je te salue, comblée de grâce,

                                              Le Tout-Puisant est avec toi !" (1)

 

 (Elisabeth)                          "Tu es bénie entre les femmes   (2)

                                            Et, le fruit de ton sein, béni !"  (3)

 

(Marie)                      "Mon âme exalte le Seigneur ;

                                  Mon esprit se réjouit en Dieu

                                  Qui est celui qui me rachète,

                               Car il a jeté les yeux sur

                                   La bassesse de sa servante.

                                 Voici, désormais tous les âges

                                 M'appellerons bienheureuse ! Car,

                                   Le Tout-Puissant  a fait, pour moi,

                                    De grandes choses. Saint ! son Nom ;

                                  Sa miséricorde s'étend

                                      D'âge en âge, sur qui le craint."

 

 

 

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                  Marie et Elisabeth dans l'église Ste-Marie à Úbeda (Andalousie, Espagne)

 

 

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Marie et Elisabeth dans la cathédrale de Valence (Espagne)

 

 

 

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Joseph et Marie, Anne et Joachim ses parents dans l'église d'Eymet (France) 

 

 

Textes de Luc 1,18.42.46-50, en araméen  :

 

 

ܫܠܳܡ ܠܶܟ݂ܝ ܡܰܠܝܰܬ݂ ܛܰܝܒ݁ܽܘܬ݂ܳܐ ܡܳܪܰܢ ܥܰܡܶܟ݂ܝ 

 

 ܘܰܩܥܳܬ݂ ܒ݁ܩܳܠܳܐ ܪܳܡܳܐ ܘܶܐܡܪܰܬ݂ ܠܡܰܪܝܰܡ

 ܡܒ݂ܰܪܰܟ݂ܬ݁ܳܐ ܐܰܢ݈ܬ݁ܝ ܒ݁ܢܶܫܶܐ ܘܰܡܒ݂ܰܪܰܟ݂ ܗ݈ܽܘ ܦ݁ܺܐܪܳܐ ܕ݁ܰܒ݂ܟ݂ܰܪܣܶܟ݂ܝ

 

ܘܶܐܡܪܰܬ݂ ܡܰܪܝܰܡ ܡܰܘܪܒ݂ܳܐ ܢܰܦ݂ܫܝ ܠܡܳܪܝܳܐ

ܘܚܶܕ݂ܝܰܬ݂ ܪܽܘܚܝ ܒ݁ܰܐܠܳܗܳܐ ܡܰܚܝܳܢܝ  

 ܕ݁ܚܳܪ ܒ݁ܡܽܘܟ݂ܳܟ݂ܳܐ ܕ݁ܰܐܡܬ݂ܶܗ

ܗܳܐ ܓ݁ܶܝܪ ܡܶܢ ܗܳܫܳܐ ܛܽܘܒ݂ܳܐ

 ܢܶܬ݁ܠܳܢ ܠܺܝ ܫܰܪܒ݁ܳܬ݂ܳܐ ܟ݁ܽܠܗܶܝܢ

 ܕ݁ܰܥܒ݂ܰܕ݂ ܠܘܳܬ݂ܝ ܪܰܘܪܒ݂ܳܬ݂ܳܐ ܗܰܘ

ܕ݁ܚܰܝܠܬ݂ܳܢ ܘܩܰܕ݁ܺܝܫ ܫܡܶܗ

ܘܰܚܢܳܢܶܗ ܠܕ݂ܳܪܶܐ ܘܫܰܪܒ݁ܳܬ݂ܳܐ

ܥܰܠ ܐܰܝܠܶܝܢ ܕ݁ܕ݂ܳܚܠܺܝܢ ܠܶܗ

 

 

Transcription en araméen phonétique :

 

chelam lekhy malyat taybouta maran ‘ameky

 

Waq‘at b(e)qala rama we’mrat l-maryam

m(e)barakhta ’antty bnéché wambarak hou pira dabkharsékhy

 

mawr(e)ba napchy l-marya

w’-hédyat rou’hy baalaha ma’hyany

d(e)har b(e)moukhakha daamtéh

 ha géyr mén hacha touba

nétlan liy charbata khoulhéyn

da‘(a)bad l(e)waty rawr(e)bata haw

 d’hayl(e)tan w-qaddiych chméh

wa’hnanéh l-daré w-charbata

‘al ayléyn d-da’hliyn léh

 

 

Références : (Cf. év. Luc 1,28.42.46-50)

 

                                     (1) Tout-Puissant = Seigneur Dieu     

      (2) entre = parmi

 Cf. expression utilisée dans la Torah, en Juges 5,24 : "Bénie soit-elle entre les femmes".

 (3) Cf. expression en Deutéronome 7,13 : "il bénira le fruit de ton sein et le fruit de ton sol".

 

 

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          Tableau de l'Annonciation dans la cathédrale de Baeza (Andalousie, Espagne) 

 

 

Observations :

 

On ne devrait en aucun cas dire dans la salutation récitée par l'église catholique : Marie, "mère de Dieu"; ce n'est pas biblique !

Aucune mention n'a été trouvée dans les textes de Luc écrits en araméen.

C'est lors du Concile d' Éphèse, en l'an 431, que Marie fut proclamée "mère de Dieu".

 

Yéchou'a (Jésus) aurait eu quatre frères (Cf. Marc 6, 3 ; 15, 40, Matthieu 13, 55) et des sœurs (Cf. Matthieu 13, 56)

"Voici ta mère et tes frères sont dehors et te demandent. Et il répondit (Jésus) : «Qui est ma mère, et qui sont mes frères ? (..) Car quiconque fait la volonté de Dieu, celui-là est mon frère, ma sœur et ma mère.»" (Cf. Marc 3, 32-33.35 ; voir aussi Mathieu 12, 50)

 

 

 

Article rédigé par Pascal Bourdaloue

 

IMGP0548

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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 15:10

Louis IX (1214-1270), fils de Louis VIII et Blanche de Castille, fut couronné à l'âge de douze ans.

 
 

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                                                                                                                                                          Vitrail représentant Louis IX dans l'église St-Jacques à Pau (France) 

 

 

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Vitrail représentant Louis IX dans l'église de La Souterraine (France)

 

 

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Vitrail représentant Louis IX dans l'église St-Cyr d'Issoudun (France)

 

 

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Vitrail représentant Louis IX dans l'église de Baugy (France)
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Parmi les réformes réalisées par Saint Louis, celle relative à la monnaie a particulièrement contribué à la mémoire du roi. (Cf. Chronologie commentée du Moyen Âge français, Laurent Theis, Éditions Perrin, 2010)

 

 

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Vitrail représentant Louis IX dans l'église de Bergerac (France)

 

 

 

 

 

"Saint Louis a été un grand Saint, parce qu'étant né roi, il a fait servir sa dignité à sa sainteté.

En effet, sa grandeur n'a servi qu'à le rendre,

1° humble devant Dieu avec plus de mérite.

2° charitable envers le prochain avec plus d'éclat

3° sévère à soi-même avec plus de force et de vertu.

 

 

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Vitrail représentant Saint-Louis dans l'église de Campseygret (France) 

 

 

 

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Vitrail représentant Louis IX dans l'église de Fonroque (France) 

 

 

 

 

 

1. Humble devant Dieu. Tout Roi qu'il était, il ne se considéra que comme un sujet né pour dépendre de Dieu et pour obéir à Dieu ; et il préféra toujours la qualité de chrétien à celle de roi : de là procédoit ce zèle admirable qu'il eut pour tout ce qui concernoit la gloire de Dieu et de son culte ; de là ce zèle pour la propagation de l'Évangile, ce zèle pour l'intégrité et l'unité de la foi, ce zèle pour la réformation et la pureté des moeurs, ce zèle de la maison de Dieu qui le dévoroit ; or ce zèle n'eut de si merveilleux succès, que parce qu'il étoit soutenu de la puissance royale.

 

 

IMGP2534

 

 

 

 

 

Vitrail représentant Louis IX dans l'église d'Auvillar (France)
 

 

 

 

 

 

2. Charitable envers le prochain, rendant la justice à tout le monde, se familiarisant avec les pauvres, portant en terre les corps de ses soldats tués dans une sanglante bataille, fondant des hôpitaux sans nombre. Or à tout cela, combien lui servit le pouvoir qui lui donnoit la dignité de Roi.

 

 

IMGP2536

 

 

 

Vitrail représentant Saint-Louis dans l'église d'Auvillar (France)
 

 

 

 

3. Sévère à soi-même. Austérité qui, dans le rang où le Ciel l'avoit fait naître, doit être regardée comme un miracle de la grâce. Car quel miracle qu'un Roi couvert de cilice, atténué de jeûnes, couché sous le sac et sur la cendre, toujours appliqué à combattre ses passions et à mortifier ses désirs ! Voilà notre condamnation. Saint Louis s'est sanctifié jusque sur le trône : qui peut donc nous empêcher, chacun dans notre état, de nous sanctifier ?

 

 

IMGP2404

 

 

 

Vitrail dans la chapelle d'Artiguet à Aixe-sur-Vienne
 

 

 

 

(..) Saint Louis a été un grand roi, parce qu'il a su, en devenant saint, faire servir sa sainteté à sa dignité. Il a été grand dans la guerre, grand dans la paix, grand dans l'adversité, grand dans la prospérité, grand dans le gouvernement de son Royaume, grand dans sa conduite avec les étrangers ; et c'est à quoi lui a servi sa sainteté. (..)

 

 

IMGP2351

 

 

 

 

Vitrail représentant Louis IX dans l'église de La Souterraine (France)
  

 

 

 

 

 

C'était dans le monde chrétien, le pacificateur et le médiateur de tous les différents qui naissoient entre les Têtes couronnées. De toutes parts on avoit recours à lui, parce qu'on connaissoit sa probité et son incorruptible équité."

(Cf. Louis Bourdaloue, Sermons du pere Bourdalouë, (de la Compagnie de Jesus), pour les festes des saints. Tome second.   Analyse des sermons. Sermon pour la feste de saint Louïs, roy de France. p. 520-522. Paris. chez Rigaud, Directeur de l'Imprimerie Royale. MDCCXI. avec privilege du Roy (1711). 

Extraits reproduits ci-dessus traduits du texte original en langue françoise.

 

 

 

IMGP2551

 

 

"Saint Loüis le plus grand des Roys, a esté devant Dieu le plus soumis, & le plus humble des hommes. C'est ce qu'il a posé pour fondement de tout l'édifice de sa perfection. Voilà la pierre ferme sur laquelle, comme un sage architecte, il a basti. Son humilité, qui fut sa vertu dominante, fit que ce saint Monarque malgré sa souveraineté, ou plustost par la raison de sa souveraineté, ne se considera jamais dans le monde, que comme un sujet né pour dépendre de Dieu & pour obeïr à Dieu. (..)

De là ce zéle pour la propagation de l’Évangile, ce zéle pour l'integrité & l'unité de la foy, ce zéle pour la discipline de l'Eglise, ce zéle pour la réformation & la pureté des moeurs, ce zéle de la maison de Dieu qui le dévoroit ; & qui luy faisoit regarder toutes les injures faites à Dieu, comme des outrages faits à luy-mesme en sorte que jamais homme n'eût plus de droit que luy, de dire, comme David, Zelus domus tuae comedit me et obprobria exprobrantium tibi ceciderunt super me. (1)

 

 

IMGP2525

 

 

Vitrail dans l'église de St-Sixte (Lot-et-Garonne, France)
 

 

 

 

(..) ayant toujours pris pour regle cette grande maxime de David, Non habitabit in medio domus meæ qui facit superbiam (2) : aucun de ceux qui méprisent Dieu, n'habitera dans ma maison ; & je n'auray pour serviteur, que celuy qui soumis à Dieu, marchera dans une voye droite & pure, Ambulans in via immaculate hic mihi ministrabat." (3)

(Ibid, sermon pour la feste de saint Loüis, roy de France, p. 129.131.137 ) (note a)

 

 

 

(1) Psaumes 68,10 : "(..) Ton peuple établit sa demeure dans le pays que, dans ta bonté, ô Dieu ! tu avais préparé pour ces malheureux".

(2) Psaumes 101,7 : "Mais personne ne séjournera dans ma maison, qui agit avec fourberie".

(3) Psaumes 101,6 : "(..) celui qui suit le droit chemin, je l'attacherai à mon service."

 

 

 IMGP0991

 

                 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                                                                                             Vitrail représentant Louis IX dans l'église de Pomps (France)

 

 

 

IMGP2797

 

 

 

Louis IX un roi protestataire

 

Louis IX protesta que le pape outrepassait ses droits, à l'époque de l'hégémonie pontificale.

En effet, le pape jugeait les rois !  Innocent IV, pape de 1243 à 1254 affirma que « les papes, en succédant à Jésus-Christ (..) ont reçu la monarchie royale en même temps que la monarchie pontificale, l'empire terrestre comme l'empire céleste ». (Cf. Histoire des papes, Tome I, p.253, Gaston Castella, Éditions Stauffacher, Zurich, 1966)

 

 

 

 

Dans la ligne d'Innocent III, pape de 1198 à 1216) qui dit de lui : « c'est à moi (..) que s'applique la parole du prophète : je t'ai établi au-dessus des peuples et des royaumes pour que tu arraches et que tu détruises, et aussi que tu bâtisse et que tu plantes ». (Ibid p. 245)

 

 

IMGP1831

 

Louis IX représenté lors de la bataille de Carthage (Tunisie)

 

 

      

Article rédigé par Pascal Bourdaloue

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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 15:09
 
 
 
 
 
    Liste des albums de photographies consultables sur ce blog :
 
(Pour voir directement tous les albums, veuillez cliquer sur le lien suivant) 
 
 
Voie jacquaire d'Arles, de Castres au Col du Somport via Revel, Toulouse, Auch, Lescar, Oloron-Ste-Marie ;
 
IMGP0152                                                                                      
                                         En chemin sur la Voie d'Arles... 
    
 
  
Voie jacquaire du Puy, de Cahors à Roncevaux (Roncevalles) via Moissac, Lectoure, Condom, Eauze, Aire-sur-Adour, St Jean-pied-de-Port ;
 
IMGP0888 
                               Pont Valentré (du XIVème siècle) à Cahors
 
  
Voie jacquaire du Vézelay  : Nevers, La charité-sur-Loire, branche Nord par Bourges, Châteauroux, Neuvy-St-Sépulcre, Limoges, Périgueux, Bergerac ;
 
 
IMGP2234
    
                                                Cathédrale de Nevers
 
 
IMGP2277
 
                                            Cathédrale de Bourges
 
 
IMGP2383
 
                                         Collégiale de Saint-Léonard-de-Noblat
 
 
IMGP2384
 
                           Pont de Noblat (XIIIème siècle) à Saint-Léonard-de-Noblat
   
 
IMGP2431
     
                                   Abbaye Saint-Pierre à Brantôme
 
 
 
Voie jacquaire secondaire de Bergerac à Port-Ste-Marie via Eymet, Gontaud-de-Nogaret, Tonneins, Aiguillon ;
 
    IMGP2499
                                             
                             Le fleuve La Garonne à Tonneins
 
   
Voie jacquaire du Piemont pyrénéen ;
   
IMGP0608
                        
                                  Aux environs de Louvie-Juzon
 
 
 
IMGP0648
 
                      Paysage entre Nestier et Saint-Bertrand-de-Comminges
     
 
Voie jacquaire secondaire de Port-Ste-Marie à Moissac ;
 
IMGP2509
 
                                                 
 
 
église d'Agen
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Voie Jacquaire secondaire de Toulouse au sanctuaire de Livron ;
 
 
IMGP0681
                       
                       Fresque de la translation de Jacques Le Majeur dans l'église de Rabastens 
 
 
Voie jacquaire espagnole de Jaca à Santiago via Pamplona, puis "le camino Francès" à partir de Puenta la Reina, en passant par Estella, Los Arcos, Logroño, Nájera, Santo Domingo de la calzada, Burgos, León ;
 
IMGP0417
 
                                            Cathédrale de Burgos
 
 
IMGP0464
 
                                          église San Tirso à Sahagun
     
  
IMGP0473
 
                                              Cathédrale de León
 
 
Voie jacquaire espagnole de Roncevaux à León ;
 
IMGP1093
                                                                            
                                          Pont de Puente la Reina
 
 
     
IMGP1132
 
                Le chemin après Burgos en direction du village de Hermillos del Camino  
 
Voie jacquaire  de Saint-Jean-Pied--de-Port à Roncevaux (Roncesvalles)
 
Voie jacquaire espagnole de León à Oviedo par le "Puerto Parajes", puis d'Oviedo à Santiago via Tineo, Fonsagrada, Lugo ;
   
IMGP1169
                                                  
                         Le chemin entre León et le village de Cabanillas
 
 
Voie jacquaire espagnole de Villagarcia à Padrón (route jacquaire de la mer de Arousa et Ulla)
 
 
IMGP1311
                                                                                 
                                               Fontaine à Padrón
    
 
 
Voie jacquaire de Tours 
Album indisponible
 
 
 
IMGP3214
                                      
 
 
Tableau dans la cathédrale de Valence (Espagne)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Todos los caminos llevan a Santiago ! 
Tous les chemins mènent à Saint-Jacques !
 
 
 
Rédaction et photographies par Pascal Boudaloue et Cristina Casado
 
 
 
 
 
 
 
 
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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 15:43

La prière de Pascal Boudaloue                                                                                                                                                                                  

 

IMGP2060

 

 

א ב ג ד ה ו ז

 

"Magnifié et sanctifié soit le grand Nom

  dans le monde qu'il a créé selon sa volonté

et puisse-t-il établir son Royaume".

    (Qaddich « sanctification » 1-3)

 

        IMGP3125

 

ﺍ ﺏ ﺝ  ﺩ ﺡ ﻭ ﺯ

 

"Glorifie donc le Nom de ton Seigneur (..)" 

  (Coran, "L'avènement" LVI, 74;76, "La vérité" LXIX, 52, "Le plus élevé" LXXXVII, 1)

 

 

 

 

 

 

 

 

IMGP2562

 

"Loue et exalte ton Seigneur, confie-toi en Lui (..)  — "  

               ( Alcoran (traduction Du Ryer), XXV "L'Alcoran")

https://fr.wikisource.org/wiki/L%E2%80%99Alcoran_(Traduction_de_Du_Ryer)_25

 

IMGP2560

 

           

         

 

 

 IMGP2056

 

α β γ δ ε ζ  η

                 
"Notre Père qui es aux Cieux !

                                                                               
  Que ton saint Nom soit révéré,                                                                                                     

Et que survienne ton Règne  !

 

Que  ta volonté s'accomplisse 

 

IMGP1657.JPG

 

Sur la Terre tout comme au Ciel !"

 

(cf. Évangile Matthieu 6,9-10)

 

 

 

 

IMGP2302

 

 

 

"Du fond de l'abîme je t'invoque, ô Éternel !

Seigneur, écoute ma voix !

Que tes oreilles soient attentives à la voix de mes supplications !

Si tu gardais le souvenir des iniquités, Éternel,

Seigneur, qui pourrait subsister ?

Mais le pardon se trouve auprès de toi, afin qu'on te craigne.

J'espère en l'Éternel, mon âme espère,

et j'attends sa promesse.

(Psaumes 130, 1-5)

 

 

"Envoie ta lumière et ta vérité : elles me guideront (..)"

(Psaumes 43, 3)

 

 

Commentaires sur la prière, par Louis Bourdaloue :

 

"Il n'est donc rien de plus efficace auprés de Dieu que la prière (..) il s'agit donc de vous apprendre à bien user du moyen de salut le plus puissant ; il s'agit de vous faire connaistre le secret inestimable & l'art tout divin de toucher le coeur de Dieu, & de faire descendre sur nous les plus précieux trésors de sa grace. Pour recevoir ce don de la prière, employons la prière  elle-même (..)

(..) C'est surtout de la nature des choses qu'on demande à Dieu, que dépend l'essence de la prière, et par conséquent son mérite, son efficace, sa vertu."

(Sermons du pere Bourdalouë de la Compagnie de Jésus. pour le Caresme. Tome premier. Seconde édition. — pour le jeudy de la premiére semaine.  sur la prière — p. 273.275. Lyon, DCCVIII.)

 

 

 

IMGP2532

 

 

 

"Ainsi nous prions comme ce malheureux Antiochus, dont la priere interessée ne put trouver grace devant Dieu ; (..) il prioit (..) et l'on ne peut douter qu'il priast (priât) avec toute l'ardeur possible ; mais il prioit en mondain, (..) car il ne demandoit pas à Dieu ni l'esprit de penitence, ni le don de pieté, ni le respect des choses saintes qu'il avoit prophanées, mais une santé qu'il preferoit à tout le reste & dont il estoit (était) idolastre ; (..) & c'est pour cela que le sein de la misericorde luy estoit fermé, (..) Voilà comment nous prions ; mais en vain, puisque le Fils de Dieu n'a jamais prétendu se faire garant de telles prieres (..). 

 

(..) ce n'est donc pas, chrestiens, qu'on ne puisse absolument demander à Dieu les biens temporels (..) demandons-les aprés avoir demandé d'abord & sur toute chose les biens spirituels ; demandons la benediction de Jacob & non celle d'Esaü." (Ibid, p. 285.288)

 

 

"(..) quelle est cette regle divine, selon laquelle le Fils de Dieu nous a ordonné de prier ?

La voicy : Cherchez, nous dit-il, avant toutes choses le Royaume de Dieu et sa justice, et rien ne vous manquera.

Demandez au Pere celeste la sanctification de son nom, l'avénement de son regne, l'accomplissement de sa volonté (..) et alors je vous seconderai. (..)

 (Cf. Louis Bourdaloue, Sermons du pere Bourdalouë, de la Compagnie de Jésus, pour le caresme ;  Tome premier. seconde édition  — pour le jeudy de la premiére semaine. sur la priere — p. 287 -288, Lyon, MDCCVIII. Avec privilege du Roi (1708)

 

 

 

    IMGP2883 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"(..) je sais qu'outre la manière commune de prier (l'oraison commune ordinaire), en méditant la Loi de Dieu, en contemplant ses mystères, en se remplissant de sa crainte, en s'excitant à son amour, en le remerciant de ses grâces et son secours, qui est le genre d'oraison que pratiquoit David, et que les Saints, à son exemple, ont de tout temps pratiqué, il n'y en a un autre différent de celui-ci, où Dieu, par des impressions fortes, prévenant l'âme, en s'en rendant le maître, l'élève au-dessus d'elle-même (..)

(..) sous le nom d'oraison extraordinaire (l'oraison particulière et extraordinaire) (..).

Je veux, pour votre construction et pour votre édification, vous en faire connaître les abus ; et par là, encore une fois, j'en suppose donc pour les âmes prudentes et éclairées le bon usage possible. Je ne prétends pas même vous en faire voir les abus grossiers, tels que sont ceux qui, de nos jours, ont éclaté à la honte de la religion, et qui ont scandalisé toute l'Église. L'Église, animée d'un saint zèle, a pris soin elle-même de nous donner toute l'horreur que nous en devons avoir ; et après ce qu'elle a fait, en vain voudrois-je y rien ajouter, persuadé d'ailleurs, comme je le suis, que votre piété n'a nul besoin de ce remède.

Je parle d'abus moins scandaleux, mais toujours très pernicieux dans leurs conséquences, et d'autant plus à craindre qu'ils sont plus ordinaires, et qu'on les craint moins. Je parle de ces abus, où nous voyons tomber tant d'âmes chrétiennes, qui, abandonnant la voie de l'humilité et de la simplicité, se laissent emporter à suivre des voies plus hautes en apparence, mais fausses et trompeuses."(..)

 

Malheur que l'illustre Thérèse (Thérèse d'Avila) déplorait autrefois devant Dieu ; et si nous pouvons dire que Dieu l'avoit suscitée pour nous apprendre à nous en préserver, puisqu'il nous a donné dans sa personne l'idée de la plus sage et de la plus solide conduite.

 

(..) Car j'appelle oraison chimérique, celle dont l'Évangile ne nous parle point, et que Jésus-Christ ni saint Paul ne nous ont jamais enseignée : n'étant ni vraisemblable ni possible que, dans le dessein qu'il ont eu de nous apprendre toute perfection, ils nous eussent laissés dans une ignorance profonde de ce qui devoit, en matière d'oraison, être le plus haut degré de la perfection même."

(Cf. Louis Bourdaloue, Sermons du pere Bourdaloüe, Tome second. pour le cinquième dimanche après Pasques (Pâques), sur la prière, p.164-165.167. Lyon, chez Anisson & et Posuel. MDCCXVI. avec privilege du Roi (1716) ) 

Les extraits reproduits ci-dessus ont été traduits du texte original en langue françoise.

 

 

 

IMGP2263.JPG

 

 

 

"(..)  Dieu n'est pas le dissipateur, mais le dispensateur de ses grâces ; et par conséquent il n'écoute pas sans distinction toute prière, mais une prière animée par la foi, une prière sanctifiée par l'humilité, une prière soutenue par la persévérance, une prière non des lèvres et de la bouche seulement, mais de l'esprit et du coeur : tout cela est incontestable, et tout cela est raisonnable. 

(..) Voilà, homme du monde, ce qui vous condamnera un jour : jugez-vous et écoutez-moi ! Vous êtes trop faible pour surmonter la passion qui vous domine et pour résister à la tentation et à l'habitude du honteux péché dont vous vous êtes fait esclave : je le sais et j'en gemis pour vous. Mais avez-vous bonne grâce de vous en prendre à votre faiblesse, tandis qu'il vous est aisé de pratiquer ce qui vous rendrait fort et invincible si vous vouliez y recourir ? Or tel est la vertu de la prière.

(..) vous êtes faible à l'excès ; mais vous ne l'êtes que parce que malheureusement vous quittez l'exercice de la prière ; car dans le dessein de Dieu, c'était la prière qui devait vous fortifier, qui devait vous fournir des armes, qui devait vous servir de bouclier pour repousser les attaques du démon.

 

(..) Il s'ensuit que le plus grand de tous les désordres, et en même temps de tous les malheurs, où puisse tomber l'homme chrétien, c'est d'abandonner la prière : pourquoi ? parce qu'abandonner la priere, c'est renoncer au plus essentiel et au plus irréparable de tous les moyens du salut. La prière est la dernière ressource qui nous reste : la quitter donc, c'est s'ôter à soi-même toute ressource. Tel est néanmoins le désordre du siècle.

(Cf. Louis Bourdaloue, Sermons du pere Bourdaloüe, pour les dimanches. Tome second  — pour le cinquiéme dimanche aprés pâques : sur la priere  —  p. 140.151-152.155, Lyon, MDDXVI. Avec privilege du roi (1716)

Les extraits reproduits ci-dessus ont été traduits du texte original en langue françoise.

 

 

Notes sur la prière :

 

"Dieu daignera prêter une oreille plus particulièrement miséricordieuse à toute assemblée d'hommes réunis pour le prier." (Cf. Du Pape, suivi de l'Église GallicaneJoseph de Maistre, Tome premier, livre I, p. 15, publié par la Société Nationale, Bruxelles, 1838)

 

"Quiconque marche dans l'obscurité et manque de lumière, qu'il se confie dans le Nom de l'Éternel, et qu'il s'appuie sur son Dieu !" (Isaïe 50,10)

 

La véritable invocation doit s'adresser seulement au Seigneur...

 

Que Dieu vous accompagne !

 

 

Do ,  , mi , fa , sol , la , si .

 

 

Article rédigé par Pascal Bourdaloue

 

 

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5 décembre 2010 7 05 /12 /décembre /2010 09:17

 

 

 

Deux fleurs que le sentier des lilas séparait,

Entendirent l'appel d'une coccinelle qui pleurait.

Elles se mirent à penser au chemin qu'elles prendraient,

Pour aller secourir celle dont le petit coeur tremblait...

 

La première se dit qu'un papillon l'y conduirait,

Sa corolle contre ses ailes, elle s'envolerait !

La seconde reconnut le lieu d'où le son venait ;

Une voix lui murmura que, seule, elle y parviendrait !

 

Près d'un mûrier, la coccinelle se trouvait ;

Ses antennes mouillées, dans une eau, s'agitaient.

Attirée par un lierre qu'un tonneau ombrageait,

Dans ce dernier tombait et son corps se noyait...

 

La violette dont un muguet l'accaparait,

Dans une clairière se laissa attendrir !

Charmée par les clochettes qu'il magnifiait,

Elle en oublia l'appel et contenta ses désirs.

 

La pâquerette, un instant troublée par le chant d'un geai,

Traversa tous les champs sans jamais se divertir.

Arrivée non loin de l'endroit où l'insecte gémissait,

Elle fut étonnée de ne pas voir l'autre fleur accourir...

 

Sans attendre, elle s'approcha de l'eau et se courba

Pour sauver la pauvre bête qui se mourait.

Sur la tige de la fleurette, la coccinelle se sécha,

Avant de repartir vers le ciel qui l'attendait.

 

 

 

Poèmes 1992

La violette, coccinelle et la pâquerette

 

 

IMGP2891 

 

 

Notes :

 

"Donne à celui qui  te demande" (év. Matthieu 5,30)

"Donne à quiconque te demande" (év. Luc 6,30)

 

 

Poème composé par Pascal Bourdaloue

(En lengua espagñola : poema "la violeta, la mariquita y margarita)

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3 décembre 2010 5 03 /12 /décembre /2010 18:09

 

Le colibri et la fleur d'eau

 

 

 

Un colibri qui admirait une fleur

S'aperçut vite qu'elle avait un grand cœur.

Emporté dans un tourbillon de joies,

Il fut surpris d'entendre une voix !

 

Ce qu'il vit alors ne l'étonna guère ;

Il était comme la vague qui retourne à la mer.

Elle eut peur de lui dire qu'elle l'aimait,

Et comprit que le beau rêve existait...

 

Puis il connut ce tourment incessant :

Celui qui habite et éprouve les amants.

Il regarde les reflets de l'onde amère

En espérant lui offrir d'autres vers.

 

Un colibri peut aimer une fleur,

Il suffit qu'il ait un grand cœur.

Chaque fois qu'il passe près de la mer,

Il rêve d'amour et de lumière !

 

 

 

Poèmes 1992

Le colibri et la fleur d'eau

 

 

IMGP2888 

 

 

composé par Pascal Bourdaloue 

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