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8 août 2013 4 08 /08 /août /2013 16:50

1° Sur les fabulations du Nouveau Testament

 

 

- Sur les fabulations dans l'Évangile selon Matthieu

 

En Matthieu 3, 16-17, il est écrit : "Alors Hérode, voyant qu'il avait été joué par les mages (..) envoya tuer tous les enfants de deux ans et en dessous qui étaient à Bethléem et dans tout son territoire (..) Alors s'accomplit ce qui avait été annoncé par Jérémie, le prophète (..)".

 

En Matthieu 4, 17, il est écrit : "(..) repentez-vous car le royaume des cieux est proche." (5)

 

Les versets 28 à 32 du chapitre 8 relatifs aux démoniaques.

 

En Matthieu 10, 23, il est écrit : "(..) vous n'aurez pas achevé de parcourir les villes d'Israël, que le fils de l'homme sera venu." (5)

 

En Matthieu 12, 40, il est écrit : "Car, de même que Jonas fut trois jours et trois nuits dans le ventre du grand poisson, de même le fils de l'homme sera trois jours et trois nuits dans le sein de la terre." S'il est exact qu'il fut crucifié et enseveli un vendredi (1), la veille du chabbat, puis que sa tombe fut constatée vide le dimanche matin (3), Jésus aurait donc passé seulement deux nuits en terre et non trois !

 

(1) Cf. Jean 19, 31 :"Dans la crainte que les corps restent sur la croix pendant le chabbat - car c'était la préparation (2), et ce jour du chabbat était un grand jour (..)"

(2) C'était donc un vendredi, car les préparatifs pour le chabbat du samedi se font toujours le vendredi, en particulier l'après-midi, et ceux-ci doivent être terminés avant la tombée de la nuit qui correspond à l'entrée du chabbat.

(3) Cf. Jean 20, 1 :"Le premier jour de la semaine (4), Marie de Magdala se rendit au sépulcre dès le matin (..)" . Matthieu 28, 1 : "Après le chabbat, à l'aube du premier jour de la semaine (..)" ; Marc 16, 1-2 : "Lorsque le chabbat fut passé (..) le premier jour de la semaine (..)" ; Luc 24, 1 : "Le premier jour de la semaine (..)"

(4) C'est bien un dimanche selon le calendrier hébraïque.

 

En Matthieu 13, 42-43, il est écrit : "Le fils de l'homme enverra avec ses anges (..) Que celui qui a des oreilles pour entendre entende".

 

En Matthieu 16, 18-19, il est écrit : "Et moi, je te dis que tu es Pierre et que sur ce roc je bâtirai mon Église (..) Je te donnerai les clés du royaume des cieux : ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux (..)."

 

En Matthieu 16, 27-28, il est écrit : "Car le fils de l'homme doit venir dans la gloire de son père, avec ses anges (..) Je vous le dis en vérité, quelques-uns de ceux qui sont ici ne mourront point qu'ils n'aient vu le fils de l'homme venir dans son règne." (5)

 

En Matthieu 18, 18, il est écrit : "Je vous le dis en vérité, tout ce que vous lierez sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous délierez sur la terre sera délié dans le ciel".

 

En Matthieu 19, 28, il est écrit : "Jésus leur répondit : je vous le dit en vérité, quand le fils de l'homme, au renouvellement de toutes choses, sera assis sur le trône de sa gloire, vous qui m'avez suivi, vous serez de même assis sur douze trônes, et vous jugerez les douze tribus d'Israël".

 

En Matthieu 24, 13-21, il est écrit : "Mais celui qui persévérera jusqu'à la fin sera sauvé. Cette bonne nouvelle sera proclamée dans le monde entier (..) Alors viendra la fin. C'est pourquoi, lorsque vous verrez l'abomination de la désolation (..) la détresse sera si grande qu'il n'y en a point eu de pareille depuis le commencement du monde (..)". (5)

 

En Matthieu 24, 29-35, il est écrit : "Aussitôt après ces jours de détresse, le soleil s'obscurcira, la lune ne donnera plus sa clarté, les étoiles tomberont du ciel, et les puissances des cieux seront ébranlées. Alors le signe du fils de l'homme paraîtra dans le ciel, toutes les tribus de la terre se lamenteront, et elles verront le fils de l'homme venant sur les nuées du ciel avec puissance et une grande gloire (..) Je vous le dis en vérité, cette génération ne passera point, que tout cela n'arrive (..)." (5)

 

En Matthieu 26, 29, il est écrit : "(..) j'en boirai du nouveau avec vous dans le royaume de mon Père."

 

En Matthieu 26, 63-64, il est écrit : "(..) Le souverain sacrificateur  (..) Jésus lui répondit :Tu l'as dit. De plus, je vous le déclare, vous verrez désormais le fils de l'homme assis à la droite de la Puissance et venant sur les nuées du ciel." Or cette fable a été inventée en vue de laisser croire à l'accomplissement d'une vision relatée dans le livre Daniel, au verset 13 du chapitre 7.

 

En Matthieu 26, 18-20, il est écrit : "(..) tout pouvoir m'a été donné dans le ciel et sur la terre (..) je suis avec vous (..) jusqu'à la fin du monde." (5)

 

(5) voici maintenant environ vingt siècles que cette fable fut écrite à titre de propagande !

 

- Sur les fabulations dans l'Évangile selon Marc

 

En Marc 1, 13, il est écrit : "(..) Il était avec les bêtes sauvages, et les anges le servaient."

 

En Marc 1, 13, il est écrit : "(..) Il disait : Le temps est accompli, et le royaume de Dieu est proche (..)". (1)

 

En Marc 5, 12-13, il est écrit : "Et les démons le prièrent, disant : envoie-nous dans ces pourceaux, afin que nous entrions en eux. Il le leur permis. Et les esprits impurs sortirent, entrèrent dans les pourceaux, et le troupeau se précipita des pentes escarpées dans la mer : il y en avait environ deux mille, et ils se noyèrent dans la mer".

 

En Marc 13, 24-31, il est écrit : "Mais dans ces jours, après cette détresse, le soleil s'obscurcira, la lune ne donnera plus sa clarté, les étoiles tomberont du ciel, et les puissances des cieux seront ébranlées. Alors on verra le fils de l'homme venant sur les nuées du ciel avec une grande puissance et avec gloire (..) Je vous le dis en vérité, cette génération ne passera point, que tout cela n'arrive (..)." (1)

 

En Marc 13, 33-38, il est écrit : "Prenez garde, veillez et priez ; car vous ne savez pas quand ce temps viendra (..) vous ne savez pas quand viendra le maître de la maison (..) Ce que je vous dis, je le dis à tous : veillez". (1)

 

En Marc 14, 25, il est écrit : "(..) je ne boirai plus jamais du fruit de la vigne, jusqu'au jour où je le boirai nouveau dans le royaume de Dieu".

 

En Marc 14, 37-41, il est écrit : "(..) veillez et priez , afin que vous ne tombiez pas en tentation (..) Ils ne surent que lui répondre (..) ".

 

En Marc 14, 61-63, il est écrit : "(..) Jésus répondit : Je le suis. Et vous verrez le fils de l'homme assis à la droite de la Puissance et venant sur les nuées du ciel (..)". Or cette fable a été inventée en vue de laisser croire à l'accomplissement d'une vision relatée dans le livre Daniel, au verset 13 du chapitre 7.

 

En Marc 15, 2, il est écrit : "Pilate l'interrogea : es-tu le roi des juifs ? Jésus lui répondit : tu le dis".

 

En Marc 16, 9, il est écrit : "Jésus, étant ressuscité le premier jour de la semaine, apparut d'abord à Marie de Magdala, de laquelle il avait chassé sept démons".

 

En Marc 16, 16, il est écrit : "Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné."

 

En Marc 16, 19-20, il est écrit : "Le Seigneur, après leur avoir parlé, fut enlevé au ciel, et il s'assit à la droite de Dieu."

 

(1) voici maintenant environ vingt siècles que cette fable fut écrite à titre de propagande !

 

- Sur les fabulations dans l'Évangile selon Luc

 

En Luc 1, 32-33, il est écrit : "Il sera grand et sera appelé fils du Très-Haut, et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père. Il régnera sur la maison de Jacob éternellement, et son règne n'aura point de fin."

 

En Luc 7, 28-30, il est écrit : "Je vous le dis, parmi ceux qui sont nés de femmes, il n'y a point de plus grand que Jean (..)".

 

En Luc 8, 24-25, il est écrit : "Ils s'approchèrent et le réveillèrent (..) il menaça le vent et les flots, qui s’apaisèrent, et le calme revint (..)".

 

En Luc 9, 27, il est écrit : "Je vous le dis en vérité, quelques-uns de ceux qui sont ici ne mourront point qu'ils n'aient vu le royaume de Dieu." (1)

 

En Luc 11, 31-32-, il est écrit : "La reine du Midi se lèvera, au jour du jugement, avec les hommes de cette génération et les condamnera (..) les hommes de Ninives se lèveront, au jour du jugement, avec cette génération et la condamneront (..)".

 

En Luc 12, 35-39, il est écrit : "Que vos reins soient ceints, et vos lampes allumées. Et vous, soyez semblables à des hommes qui attendent le retour de leur maître (..) Vous aussi, tenez-vous prêts, car le fils de l'homme viendra à l'heure où vous n'y penserez pas." (1)

 

En Luc 16, 19-31, il est écrit : "Il y avait un homme riche (..) Dans le séjour des morts, il leva les yeux (..) Et Abraham lui dit (..)".

 

En Luc 18, 31, il est écrit : "(..) tout ce qui est écrit par les prophètes au sujet du fils de l'homme s'accomplira".

 

En Luc 19, 27-28;40, il est écrit : "Au reste, amenez ici mes ennemis, qui n'ont pas voulu que je régnasse sur eux, et égorgez-les en ma présence. Après avoir ainsi parlé" ; "Et il répondit : je vous le dis, s'ils se taisent, les pierres crieront !".

 

En Luc 21, 25-33, il est écrit : "Il y aura des signes dans le soleil, dans la lune et dans les étoiles (..) les puissances des cieux seront ébranlées. Alors on verra le fils de l'homme venant sur une nuée avec puissance et une grande gloire (..) Je vous le dis en vérité, cette génération ne passera point, que tout cela n'arrive (..)." (1)

 

En Luc 21, 36, il est écrit : "Veillez donc et priez en tout temps (..) et de paraître debout devant le fils de l'homme." (1)

 

En Luc 22, 3, il est écrit : "Or, Satan entra dans Judas (..)."

 

En Luc 22, 29-30, il est écrit : "c'est pourquoi je dispose du royaume en votre faveur (..) que vous soyez assis sur des trônes, pour juger les douze tribus d'Israël."

 

En Luc 22, 69, il est écrit : "Désormais le fils de l'homme assis à la droite de la Puissance." Or cette fable a été inventée en vue de laisser croire à l'accomplissement d'une vision relatée dans le livre Daniel, au verset 13 du chapitre 7.

 

En Luc 24, 27, il est écrit : "Et, commençant par Moïse et par tous les prophètes, il leur expliqua dans toutes les Écritures ce qui le concernait".

 

En Luc 24, 39, il est écrit : "Voyez mes mains et mes pieds, c'est bien moi ; touchez-moi et voyez : un esprit n'a ni chair ni os, comme vous voyez que j'ai."

 

En Luc 24, 44-47, il est écrit : "(..) qu'il fallait que s'accomplisse tout ce qui est écrit de moi dans la loi  de Moïse, dans les prophètes, et dans les psaumes (..)".

 

(1) voici maintenant environ vingt siècles que cette fable fut écrite à titre de propagande !

 

- Sur les fabulations dans l'Évangile selon Jean

 

En Jean 1, 45-46, il est écrit : "(..) Nous avons trouvé celui de qui Moïse a écrit dans la loi et dont les prophètes ont parlé, Jésus de Nazareth, fils de Joseph."

 

En Jean 1, 50-51, il est écrit : "(..) tu verras de plus grandes choses que celles-ci. Et il lui dit : en vérité, en vérité, vous verrez désormais le ciel ouvert et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du fils de l'homme."

 

En Jean 3, 35-36, il est écrit : "(..) le Père aime le Fils, et il a remis toutes choses entre ses mains. Celui qui croit au Fils a la vie éternelle (..)"

 

En Jean 5, 19, il est écrit : "(..) tout ce que le Père fait, le Fils le fait pareillement."

 

En Jean 5, 21-22, il est écrit : "(..) comme le Père ressuscite les morts et donne la vie, ainsi le Fils donne la vie à qui il veut. Le Père ne juge personne, mais il a remis tout jugement au Fils, afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père."

 

En Jean 5, 25, il est mentionné : "(..) l'heure vient, et elle est déjà venue, les morts entendront la voix du fils de Dieu ; et ceux qui l'auront entendue vivront". (1)

 

En Jean 5, 27, il est écrit : "Et il lui a donné le pouvoir de juger, parce qu'il est fils de l'homme".

 

En Jean 5, 28-29, il est mentionné : "(..) l'heure vient où tous ceux qui sont dans les sépulcres entendront sa voix, et en sortiront. Ceux qui auront fait le bien ressusciteront pour la vie (..)".  (1)

 

En Jean 5, 46, il est écrit : "Car si vous croyiez Moïse, vous me croiriez aussi, parce qu'il a écrit sur moi".

 

En Jean 8, 51-58, il est écrit, sur Jésus parlant de Dieu et d'Abraham : "En vérité (..) si quelqu'un garde ma parole, il ne verra jamais la mort (..) Vous ne le connaissez pas, mais moi je le connais ! (..) Mais je le connais et je garde sa parole.(..) en vérité, je vous le dis : avant qu'Abraham fût, je suis."

 

En Jean 10, 28, il est écrit : "Je leur donne la vie éternelle ; et elles ne périront jamais (..)".

 

En Jean 10, 28, il est écrit : "(..) quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais".

 

En Jean 12, 16, il est écrit : "(..) ils se souvinrent que cela avait été écrit sur lui ; et cela, on le lui avait fait".

 

En Jean 12, 31-32, il est écrit : "Maintenant a lieu le jugement de ce monde ; maintenant  le prince de ce monde sera jeté dehors".

 

En Jean 17, 1-5, il est écrit : "(..) (..) ; "(..) si je ne vois dans ses mains la marque des clous (..) je ne croirai pas" ; "(..) Avance ici ton doigt (..) avance aussi ta main, et mets-la dans mon côté (..)".

 

En Jean 20, 20 ; 25 ; 27, il est écrit : "(..) il leur montra ses mains et son côté (..) ; "(..) si je ne vois dans ses mains la marque des clous (..) je ne croirai pas" ; "(..) Avance ici ton doigt (..) avance aussi ta main, et mets-la dans mon côté (..)".

 

En Jean 21, 25, il est mentionné : "Jésus a fait encore beaucoup d'autres choses (..) je ne pense pas que le monde même pourrait conte les livres qu'on écrirait".

 

- Sur les fabulations des Actes des Apôtres

 

En Actes 2, 3, il est écrit : "Des langues, semblables à des langues de feu, leur apparurent (..)".

 

En Actes 2, 31, il est écrit : "(..) c'est la résurrection du Christ qu'il a prévue et annoncée (..)".

 

En Actes 3, 20-21, il est écrit : "afin que des temps de rafraîchissement viennent de la part du Seigneur, et qu'il envoie celui qui a été destiné, Jésus-Christ". (1)

 

En Actes 20, 28, il est écrit : "Prenez donc garde à vous-mêmes et à tout le troupeau sur lequel le Saint-Esprit vous a établis gardiens, pour paître l'Église de Dieu, qu'il s'est acquise par son propre sang".

 

En Actes 26, 14-16, il est écrit : "(..) j'entendis une voix qui me disait en langue hébraïque : Saül, Saül, pourquoi me persécutes-tu ? (..) Je suis Jésus que tu persécutes (..) je te suis apparu pour t'établir ministre et témoin des choses que tu as vues et de celles pour lesquelles je  t'apparaîtrai".

 

- Sur les fabulations dans l'Épître aux Romains

 

En Romains 8, 11, il est écrit : "(..) rendra la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous".

 

En Romains 8, 34, il est écrit : "Christ est  mort (..) il est assis à la droite de Dieu (..)".

 

En Romains 9, 1, il est écrit : "Je dis la vérité en Christ, je ne mens point, ma conscience m'en rend témoignage par le Saint-Esprit". (a)

 

En Romains 13, 11, il est écrit : "(..) maintenant le salut est plus près de nous qu'au temps où nous avons cru (..)". (1)

 

En Romains 16, 18, il est écrit : "(..) par leurs belles paroles et leurs discours flatteurs, ils trompent l'esprit des gens simples". (a)

 

(a) Voir l'article sur Saül de Tarse (Paul), faux apôtre

http://la-veritable-lumiere.over-blog.com/article-saul-de-tarse-paul-disciple-de-jesus-de-nazareth-62547726.html

 

En Romains 16, 20, il est écrit : "Le Dieu de paix écrasera bientôt Satan qous vos pieds". (1)

 

- Sur les fabulations dans la première Épître aux Corinthiens

 

En I Corinthiens 1, 7, il est écrit : (..) dans l'attente (..) de la manifestation de notre seigneur Jésus-Christ". (1)

 

En I Corinthiens 4, 5, il est écrit : (..) jusqu'à ce que vienne le seigneur (..) ". (1)

 

En I Corinthiens 6, 2-3, il est écrit : "Ne savez-vous pas que les saints jugeront le monde ? (..) Ne savez-vous pas que nous jugerons les anges ? (..)".

 

En I Corinthiens 7, 26 ; 29, il est écrit : (..) à cause des temps difficiles qui s'approchent (..) ; c'est que le temps est court (..)". (1)

 

En I Corinthiens 7, 27-28, il est écrit : (..) n'es-tu pas lié à une femme, ne cherche pas une femme(..) mais ces personnes auront des tribulations dans la chair (..)".

 

En I Corinthiens 10, 11, il est écrit (1) : "Ces choses leur sont arrivées pour servir d'exemples, et elles ont été écrites pour notre instruction, à nous qui sommes parvenus à la fin des siècles".

 

En I Corinthiens 15, 51-52, il est écrit (1) : "Voici, je vous dis un mystère : nous ne mourrons pas tous, mais tous nous serons transformés, en un instant, en un clin d'œil, à la dernière trompette. La trompette sonnera, et les morts ressusciterons (..)"

 

- Sur les fabulations dans la deuxième Épître aux Corinthiens

 

En II Corinthiens 4, 14, il est écrit : (..) celui qui a ressuscité le seigneur Jésus nous ressuscitera aussi avec Jésus, et nous fera paraître avec vous en sa présence". (1)

 

En II Corinthiens 12, 2-4;7-9, il est écrit : (..) Je connais un homme en Christ qui fut (..) ravi jusqu'au troisième ciel (..) fut enlevé dans le Paradis, et qu'il entendit des paroles merveilleuses (..)".

 

- Sur les fabulations dans l'Épître aux Galates

 

En Galates 1, 11, il est écrit : "(..) l'Évangile qui a été annoncé par moi n'est pas de l'homme, car je ne l'ai ni reçu ni appris d'un homme, mais d'une révélation de Jésus-Christ".

 

En Galates 2, 5, il est écrit : "(..) afin que la vérité de l'Évangile fût maintenue parmi vous".

 

En Galates 2, 16, il est écrit : "(..) nulle chair ne sera justifiée par les œuvres de la loi".

 

- Sur les fabulations dans l'Épître aux Éphésiens

 

En Éphésiens 1, 13, il est écrit : "(..) après avoir entendu la parole de la vérité, l'Évangile de votre salut (..)".

 

En Éphésiens 2, 15, il est écrit : "(..) ayant anéanti par sa chair la loi des ordonnances dans ses prescriptions (..)".

 

- Sur les fabulations dans l'Épître aux Philippiens

 

En Philippiens 1, 7;10;15, il est écrit (1) : "(..) pour le jour de Jésus-Christ" ; "(..) que vous soyez purs et irréprochables pour le jour de Christ (..)" ; "Qu'importe ? De toute manière, que ce soit par prétexte, que ce soit sincèrement, Christ est annoncé (..)". (1)

 

En Philippiens 3, 20-21, il est écrit (1) : "(..) nous attendons aussi comme sauveur le seigneur Jésus-Christ (..)".

 

En Philippiens 4, 5-6, il est écrit (1) : "(..) Le seigneur est proche (..)".

 

- Sur les fabulations dans l'Épître aux Colossiens

 

En Colossiens 1, 5, il est écrit : "(..) la parole de la vérité (..) la parole de l'Évangile (..)".

 

En Colossiens 1, 16-18, il est écrit au sujet de Jésus-Christ : "Car en lui ont été créées toutes les choses qui sont dans les cieux et sur la terre (..) Tout a été crée par lui et pour lui". Il est avant toute chose et toutes choses subsistent en lui. (..) il est le commencement, le premier-né d'entre les morts (2), afin d'être en tout le premier".

(2) Saül de Tarse semble ignorer que Jésus ne fut pas le premier à avoir été ramené de la mort à la vie, car selon l'Évangile de Jean, Lazare fut ressuscité par Jésus (Cf. Év. Jean 11, 14-44) !

 

- Sur les fabulations dans la première Épître aux Thessaloniciens

 

En I Thessaloniciens 1, 10, il est écrit (1) : "(..) pour attendre des cieux son fils (..) Jésus, qui nous délivre de la colère à venir".

 

En I Thessaloniciens 2, 2;8, il est écrit : "(..) pour vous annoncer l'Évangile de Dieu (..)" ; "(..)vous donner l'Évangile de Dieu (..)".

 

En I Thessaloniciens 2, 19, il est écrit (1) : "(..) devant notre seigneur Jésus, lors de son avènement".

 

En I Thessaloniciens 3, 13, il est écrit (1) : "(..) lors de l'avènement de notre Seigneur Jésus avec tous ses saints".

 

En I Thessaloniciens 4, 14-17, il est écrit (1) : "(..) Dieu ramènera, par Jésus, ceux qui sont morts(..) ce que nous vous déclarons d'après la parole du Seigneur : avec les vivants, restés pour l'avènement du Seigneur, nous ne devanceront pas ceux qui se sont endormis (..) les morts en Christ ressusciteront en premier (..) nous les vivants qui seront restés, nous serons tous ensemble enlevés avec eux sur les nuées, à la rencontre du Seigneur dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur".

 

En I Thessaloniciens 5, 23, il est écrit (1) : "(..) lors de l'avènement de notre Seigneur Jésus-Christ".

 

- Sur les fabulations dans la deuxième Épître aux Thessaloniciens

 

En II Thessaloniciens 1, 7-10, il est écrit (1) : " (..) lorsque le seigneur Jésus apparaîtra du ciel avec les anges de sa puissance (..) pour punir ceux qui ne connaissent pas Dieu et ceux qui n'obéissent pas à l'Évangile de notre seigneur Jésus. Ils auront pour châtiment une ruine éternelle (..) lorsqu'il viendra en ce jour-là pour être glorifié dans saints et admiré dans tous ceux auront cru".

 

En II Thessaloniciens 2, 1-12, il est écrit (1) : "Pour ce qui concerne l'avènement de notre Seigneur Jésus-Christ et notre rassemblement auprès de lui (..) comme si le jour du Seigneur était déjà arrivé (..) afin qu'il ne paraisse qu'en son temps (..)".

 

- Sur les fabulations dans la première Épître à Timothée

 

En I Timothée 1, 16;20, il est écrit : "Mais s'il m'a été fait miséricorde, afin qu'en moi, le premier, Jésus-Christ fit voir toute sa patience, pour que je servisse d'exemple à ceux qui croyaient en lui (..)" ; "(..) de ce nombre sont Hymenaios et Alexandros, que j'ai livrés à Satan (..)".

 

En I Timothée 3, 16, il est écrit : "(..) il a été manifesté en chair, justifié par l'Esprit, vu des anges, prêché aux Gentils, cru dans le monde, exalté dans la gloire".

 

En I Timothée 6, 13-14, il est écrit (1) : "Je te recommande (..) jusqu'à l'apparition de notre Seigneur Jésus-Christ".

 

- Sur les fabulations dans la deuxième Épître à Timothée

 

En II Timothée 3, 1, il est écrit (1) : "Sache que, dans les derniers jours, il y aura des temps difficiles".

 

En II Timothée 4, 1;17, il est écrit : "(..) Jésus-Christ, qui doit juger les vivants et les morts, au nom de son apparition (..)" ; "(..) c'est le seigneur qui m'a assisté et qui m'a fortifié (..)".

 

En II Timothée 4, 3-4, il est écrit : "Car il viendra un temps où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine (..) Ils détourneront l'oreille de la vérité et se tourneront vers les fables".

Or, ce fut Saül de Tarse en personne qui enseigna une fausse doctrine en totale contradiction avec la Loi !

http://la-veritable-lumiere.over-blog.com/article-saul-de-tarse-paul-disciple-de-jesus-de-nazareth-62547726.html

 

- Sur les fabulations dans l'Épître aux Hébreux

 

En Hébreux 1, 2, il est écrit (1) : "Dieu, dans ces derniers temps, nous a parlé par le fils qu'il a établi héritier de toutes choses, par lequel il a aussi créé les mondes".

 

En Hébreux 1, 4, il est écrit : "devenu d'autant supérieur aux anges (..)"

 

En Hébreux 9, 26;28, il est écrit (1) : "(..) mais maintenant, à la fin des siècles (..)" ; "(..) à ceux qui l'attendent pour leur salut".

 

En Hébreux 10, 25, il est écrit (1) : "(..) d'autant plus que vous voyez s'approcher le jour (..)".

 

En Hébreux 10, 37, il est écrit (1) : "Encore un peu, un peu de temps, bien peu de temps, et celui qui doit venir, viendra ; il ne tardera pas".

 

En Hébreux 11, 30, il est écrit : "C'est par la foi que les murailles de Jéricho tombèrent, après qu'on eut fait le tour pendant sept jours". Or, l'archéologie nous enseigne qu'il n'y eut point de remparts en cette cité ! (Pour plus de détails, veuillez cliquer sur le lien suivant)

http://la-veritable-lumiere.over-blog.com/article-la-verite-sur-la-thora-sur-les-livres-du-pentateuque-genese-exode-et-levitique-125533418.html

 

En Hébreux 12, 3;24, il est écrit : "(..) et s'est assis à la droite de Dieu" ; "de Jésus qui est le médiateur de la nouvelle alliance, et du sang de l'aspersion qui parle mieux que celui d'Abel".

 

En Hébreux 13, 8, il est écrit : "Jésus-Christ est le même hier, aujourd'hui et éternellement".

 

- Sur les fabulations dans l'Épître de Jacques

 

En Jacques 5, 3;8-9, il est écrit (1) : "(..) C'est dans les derniers jours que vous avez thésaurisé !" ; "Vous aussi soyez patients, affermissez vos cœurs, car l'avènement du Seigneur est proche (..) voici, le juge est à la porte".

 

- Sur les fabulations dans l'Épître I Pierre

 

En I Pierre 1, 5-7, il est écrit (1) : "(..) à vous qui (..) êtes gardés par la foi pour le salut prêt à être révélé dans les derniers temps (..) lorsque Jésus-Christ apparaîtra".

 

En I Pierre 1, 20, il est écrit (1) au sujet du Christ : "prédestiné avant la création du monde, mais manifesté à la fin des temps à cause de vous".

 

En I Pierre 4, 7, il est écrit (1) : "La fin de toutes choses est proche".

 

En I Pierre 4, 17, il est écrit (1) : "Car c'est le moment où le jugement commence (..)".

 

En I Pierre 5, 4, il est écrit (1) : "Et lorsque le chef des pasteurs paraîtra (..)".

 

- Sur les fabulations dans l'Épître II Pierre

 

En II Pierre 1, 11-18, il est écrit (1) : "(..) l'entrée dans le royaume de notre seigneur et sauveur Jésus-Christ vous sera largement accordée (..) ainsi que notre seigneur Jésus-Christ me l'a fait connaître".

 

En II Pierre 3, 2-3;13-14, il est écrit (1) : "afin que vous souveniez des choses annoncées d'avance (..)sachez avant tout que dans les derniers jours (..)" ; "Mais nous attendons, selon la promesse, de nouveaux cieux et une nouvelle terre (..)".

 

Sur les fabulations dans l'Épître I Jean

 

En I Jean 2, 18, il est écrit (1) : "Mes petits enfants, c'est la dernière heure ".

 

En I Jean 2, 28, il est écrit (1) : "Et maintenant, petits enfants, demeurez en lui, afin que, lorsqu'il paraîtra, nous ayons de l'assurance, et qu'à son avènement (..) ".

 

En I Jean 3, 2, il est écrit (1) : "(..) nous savons que lorsqu'il sera manifesté, nous lui seront semblables, parce que nous le verront tel qu'il est".

 

En I Jean 4, 17, il est écrit (1) : "(..) afin que nous ayons de l'assurance au jour du jugement".

 

Sur les fabulations de l'Apocalypse

 

En Apocalypse 1, 1-3, il est écrit (1) : "Révélation de Jésus-Christ : Dieu la lui donna pour montrer à ses serviteurs ce qui doit arriver bientôt (..) car le moment est proche".

 

En Apocalypse 1, 7, il est écrit au sujet de Jésus-Christ (1) : "Voici, il vient avec les nuées (..)".

 

En Apocalypse 2, 1;12;18, il est écrit  : "Écris à l'ange (..) voici ce que dit celui qui tient les sept étoiles (..)" ; "Écris à l'ange (..) voici ce que dit celui qui a l'épée (..)" ;"Écris à l'ange (..) voici ce que dit le fils de Dieu (..)".

 

En Apocalypse 3, 1;7, il est écrit : "Écris à l'ange (..) voici ce que dit celui qui a les sept esprits de Dieu (..)" ; "Voici ce que dit le Saint, le Véritable, celui qui a la clé de David, celui qui ouvre, et personne ne fermera, celui qui ferme, et personne n'ouvrira (..)".

 

En Apocalypse 3, 11, il est écrit (1) : "Je viens bientôt (..)".

 

Les chapitres 4 et 5 relatifs au trône de Dieu. Voici un exemple de fabulation :

En Apocalypse 5, 6, il est écrit : "Je vis, au milieu du trône et des quatre animaux, au milieu des anciens, un agneau debout, comme immolé, ayant sept cornes et sept yeux qui sont les sept esprits de Dieu (..)".

 

Les chapitres 6 à 11 relatifs à l'ouverture des sceaux, aux trompettes.

 

Les chapitres 12 à 22 relatifs à la femme, au dragon, à la bête, à l'agneau, aux anges, au jugement dernier, au trône. Quelques exemples de fabulation :

 

En 14, 14, il est écrit : "Je regardai, et voici une nuée blanche, et sur la nuée était assis quelqu'un qui ressemblait à un fils de l'homme (..)." Cette fable a été inventée en vue de laisser croire à l'accomplissement d'une vision relatée dans le livre Daniel, au verset 13 du chapitre 7 : "Je regardai encore dans les visions de la nuit, et voici, avec les nuées du ciel survint quelqu'un qui ressemblait à un fils de l'homme (..)".

 

En 22, 6-7, il est écrit (1) : "Et il me dit : Ces paroles sont certaines et véritables ; et le Seigneur, le Dieu des esprits des prophètes, a envoyé son ange pour montrer à ses serviteurs les choses qui doivent arriver bientôt. Et voici, je viens bientôt. Heureux celui qui garde les paroles de la prophétie de ce livre !".

 

En 22, 10, il est écrit (1) : "(..) Ne scelle point les paroles de la prophétie, car le moment est proche".

 

En 22, 12, ce verset prétend que Jésus a annoncé (1) : "Voici, je viens bientôt (..) "

 

(1) voici maintenant près de deux mille ans que cela fut écrit à titre de propagande !

 

 

2° Sur les erreurs, paroles altérées et mensongères du Nouveau Testament

 

- Sur les erreurs dans l'Évangile selon Matthieu

 

En Matthieu 1, 8, il est écrit : "(..) Joram (1) engendra Ozias". Or Ozias n'est pas le fils de Joram, mais l'un des arrière- petits-enfants ! Et Joram eut pour descendance Ochozias et Josheba. Quant à Ozias (ou Azaria), il fut le fils d'Amatsias !

 

En Matthieu 1, 11, il est écrit : "Josias (1) engendra Jéchonias et ses frères, au temps de l'exil à Babylone". Premièrement, Jéchonias n'est pas le fils de Josias, mais le petit-fils ! En effet, Jéchonias est le fils de de Joaquim. Secondement, Josias est mort en 609 av. J.C. , soit douze ans avant la déportation du peuple à Babylone qui eut lieu en 597 av. J.C. ; en conséquence, il ne put engendrer à l'époque indiquée en Matthieu ! Dernièrement, Jéchonias, âgé d'environ dix-huit ans lorsque la déportation commença, n'eut pas de frères, car il fut fils unique !

 

(1) Josias eut pour fils : Joachim, Joachaz et Sédécias

 

En Matthieu 1, 22-23, il est mentionné : "Tout cela arriva afin que s'accomplisse ce que le Seigneur avait annoncé par le prophète (1) : Voici, la vierge sera enceinte, elle enfantera un fils, et on lui donnera le nom d'Emmanuel (2), ce qui signifie : « Dieu avec nous »." Or ce texte est une copie déformée du verset 14 du chapitre 7 du livre Isaïe où il est mentionné : "Voici, la jeune fille sera enceinte, elle enfantera un fils qu'elle appellera Imanouel" ! Ce passage des Écritures ne concerne pas Jésus de Nazareth qui ne porta jamais le nom d'Imanouel, mais est un signe que Dieu envoya aux fils d'Israël pour les aider face à l'invasion de l'ennemi assyrien.

 

(1) cf. Isaïe 7, 14

(2) de l'hébreu « Imanou-El »

 

En Matthieu 2, 5-6, il est mentionné : "(..) ce qui a été écrit dans le prophète (1) : Et toi, Bethléhem, terre de Juda, tu n'es certes pas la moindre entre les principales villes de Juda (..)." Or, on trouve pas la même description dans le livre Michée, bien au contraire ! En fait, ce texte est une mauvaise copie du début du verset 1 du chapitre 5 du livre Michée où il est mentionné : "Et toi, Bethléhem Ephrata, petite entre les milliers de Juda (..)" !

 

(1) cf. Michée 5, 1

 

En Matthieu 2, 15, il est mentionné : "(..) afin que s'accomplisse ce que le Seigneur avait annoncé par le prophète : J'ai appelé mon fils hors d'Egypte." Or ce passage du livre Osée ne concerne pas Jésus de Nazareth, mais le peuple hébreux (les enfants d'Israël) conduit par le prophète Moïse ! En fait, ce texte est une mauvaise interprétation du début du verset 1 du chapitre 11 du livre Osée dont les termes exacts sont : "Quand Israël était jeune, je l'aimais, et j'appelai mon fils hors d'Egypte" ! En Matthieu, le texte d'Osée a été repris à des fins de propagande évangélique.

 

 

En Matthieu 2, 17-18, il est mentionné : "Alors s'accomplit ce qui avait annoncé par Jérémie, le prophète : Une voix retentit à Rama, des pleurs et une longue plainte. C'est Rachel qui pleure ses enfants. Elle refuse d'être consolée, parce qu'ils ne sont plus." Or ce passage du livre Jérémie ne concerne pas Jésus de Nazareth, mais les enfants d'Israël déportés à Babylone ! Par ailleurs, le texte en Matthieu est une copie déformée du verset 15 du chapitre 31 du livre Jérémie où il est mentionné : "Ainsi parle l'Éternel : une voix s'entend à Rama, une voix plaintive, des pleurs amers. C'est Rahél qui pleure sur ses enfants. Elle refuse d'être consolée pour ses fils qui ne sont plus." !

 

En Matthieu 2, 23, il est mentionné : "(..) afin que s'accomplisse ce qui avait été annoncé par le prophète : Il sera appelé Nazoréen". Or on ne trouve nulle trace d'une telle parole de prophète dans les livres de l'Ancien Testament !

 

En Matthieu 5, 43, il est écrit : "Vous avez appris qu'il a été dit : Tu aimeras ton prochain, et tu haïras ton ennemi". Or ce texte est une mauvaise copie des versets 17 et 18 du chapitre 19 du livre Lévitique où il est mentionné : "Tu ne haïras point ton frère (..) Tu aimeras ton prochain comme toi-même (..)" !

 

En Matthieu 11, 10, il est écrit : "(..) Voici, j'envoie mon messager devant ta face, pour préparer ton chemin devant toi". Or ce texte est une mauvaise copie du début du verset 1 du chapitre 3 du livre Malachie où il est mentionné : "Voici, je vais envoyer mon messager, il préparera le chemin devant moi" !

 

En Matthieu 12, 18-21, il est écrit : "(..) Voici mon serviteur que j'ai choisi, mon bien-aimé en qui mon âme a pris plaisir. Je mettrai mon Esprit sur lui, et il annoncera la justice aux nations. Il ne contestera point, il ne criera point, et personne n'entendra sa voix dans les rues. Il ne brisera point le roseau froissé, et il n'éteindra pas le lumignon qui fume, jusqu'à ce qu'il ait fait triompher la justice. Et les nations espéreront en son nom". Or ce texte est une mauvaise copie des versets 1 à 4 du chapitre 42 du livre Isaïe où il est mentionné : "Voici mon serviteur que je soutiens, mon élu en qui mon âme se complaît, j'ai mis mon Esprit sur lui ; il annoncera la justice aux nations. Il ne criera point, il n'élèvera point la voix, et ne la fera point entendre dans la rue. Il ne brise pas le roseau rompu, et il n'éteint pas la mèche qui brûle encore ; il annoncera la justice selon la vérité. Il ne se découragera point et ne se relâchera point, jusqu'à ce qu'il ait établi la justice sur la terre, et que les îles espèrent en sa loi" !

 

En Matthieu 15, 7-9, il est écrit : "(..) Ce peuple m'honore des lèvres, mais son cœur est éloigné de moi. C'est en vain qu'ils m'honorent, en enseignant des préceptes qui sont des commandements d'hommes". Or ce texte est une mauvaise copie du début du verset 13 du chapitre 29 du livre Isaïe où il est mentionné : "Lorsque ce peuple s'approche, il m'honore de la bouche et des lèvres, mais son cœur est éloigné de moi, et la crainte qu'il a de moi n'est que précepte d'homme, leçon apprise" !

 

En Matthieu, en 19, 19, et en 22, 39, il est écrit : "(..) Tu aimeras ton prochain comme toi-même". Or, ce commandement décrit en Matthieu ne figure pas parmi les dix commandements qui sont énumérés dans la bible hébraïque, aux versets 3 à 17 du chapitre 20 du livre Exode, et repris dans le livre Deutéronome, aux versets 7 à 21 ! C'est une prescription morale que l'Éternel aurait donnée à Moïse (Cf. Lévitique, 19, 18).

 

En Matthieu 21, 4-5, il est écrit : "(..) afin que s'accomplisse ce qui avait été annoncé par le prophète : Dites à la fille de Sion : Voici, ton roi vient à toi, plein de douceur, monté sur un âne, sur un ânon, le petit d'une bête de somme". Or ce texte est une copie tronquée du verset 9 du chapitre 9 du livre Zacharie où il est mentionné : "Réjouis-toi fort, fille de Sion ; jubile, fille de Jérusalem ! Voici, ton roi vient à toi, juste et victorieux, humble, monté sur un âne, sur un ânon, petit de l'ânesse" !

 

En Matthieu 27, 9-10, il est mentionné : "Alors s'accomplit ce qui avait été annoncé par le prophète Jérémie : Ils ont pris les trente pièces d'argent, la valeur de celui qui a été estimé, qu'on a estimé de la part des enfants d'Israël ; et ils les ont données pour le champ du potier, comme le Seigneur me l'avait ordonné". Or ce passage de l'Ancien Testament ne se trouve pas dans le livre Jérémie, mais dans Zacharie (1) ! En Matthieu, non seulement le scribe s'est trompé sur l'auteur, mais le texte de Zacharie a été modifié à des fins de propagande évangélique. En effet, le texte original traduit de l'hébreu est : "(..) Et ils pesèrent mon salaire : trente pièces d'argent ! Et l'Éternel me dit : jette-le au trésor, ce prix magnifique auquel j'ai été estimé par eux, et je pris les pièces d'argent et les jetai au trésor, dans la maison de l'Éternel."

 

(1) cf. Zacharie 11, 12-13

 

En Matthieu 28, 19, il est mentionné : "Allez, faites de toutes les nations des disciples, baptisant au nom du Père, du fils et du Saint-esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit". Or la formule baptismale trinitaire a été ajoutée ! En effets, à la lecture de l'œuvre d'Eusèbe, on ne trouve nulle part pas la mention de cette formule !

 

http://antitrinitaire.les-forums.com/topic/24/matthieu-28-19-la-formulation-du-bapteme/

 

- Sur les erreurs dans l'Évangile selon Marc

 

En Marc 1, 2, il est mentionné : "(..) ce qui est écrit dans Isaïe, le prophète : Voici, j'envoie devant toi mon messager, qui préparera ton chemin". Or, on ne trouve pas ce passage dans le livre Isaïe ! En fait, ce texte est une mauvaise copie du début du verset 1 du chapitre 3 du livre Malachie où il est mentionné : "Voici, je vais envoyer mon messager, il préparera le chemin devant moi" !

 

 

En Marc 2, 25-26, il est mentionné : "(..) N'avez-vous jamais lu ce que fit David (..) du temps du grand-prêtre Abiathar, et mangea les pains de proposition (..)." Or, au verset 2 du chapitre 21 du livre I Samuel, David se rendit non pas vers Abiathar, mais "auprès du grand-prêtre A'himèlèkh" !

 

 

En Marc 10, 19, il est écrit : "Tu connais les commandements : Tu ne commettras point d'adultère ; tu ne tueras point ; tu ne déroberas point ; tu ne diras point de faux témoignage ; tu ne feras de tort à personne ; honore ton père et ta mère". Or, le cinquième commandement de Marc n'est pas conforme au texte du verset 17 du chapitre 20 (dixième commandement) de Exode où il est mentionné (1) : "Tu ne convoiteras point la maison de ton prochain, tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain, (..) ni aucune chose qui appartiennent à ton prochain".

 

(1) Le verset 21 du chapitre 5 de Deutéronome est une copie conforme.

 

En Marc 12, 31, il est écrit : "(..) Tu aimeras ton prochain comme toi-même (..)". Or, ce commandement décrit en Marc ne figure pas parmi les dix commandements qui sont énumérés dans la bible hébraïque, aux versets 3 à 17 du chapitre 20 du livre Exode, et repris dans le livre Deutéronome, aux versets 7 à 21 ! C'est une prescription morale que l'Éternel aurait donnée à Moïse (Cf. Lévitique, 19, 18)

 

- Sur les erreurs dans l'Évangile selon Luc

 

En Luc 2, 1-5, il est mentionné : "En ce temps là parut un édit de César Auguste ordonnant un recensement (..) Ce premier recensement eut lieu pendant que Quirinius était gouverneur de Syrie. Joseph aussi monta de la Galilée (..) afin de se faire inscrire avec Marie, sa fiancée, qui était enceinte." Or, le recensement effectué en Judée eut lieu en l'an 6. En conséquence, il est impossible que la conception de Jésus ait pu se dérouler durant cette période, puisque Jésus était déjà né depuis plusieurs années !!

 

En Luc 4, 17-19, il est mentionné : "(..) il trouva l'endroit où il était écrit : L'Esprit du Seigneur est sur moi (..) pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres (..) pour proclamer la liberté aux captifs, et le recouvrement de la vue aux aveugles, pour renvoyer libres les opprimés (..) ." Or ce texte est une mauvaise copie du verset 1 du chapitre 61 du livre Isaïe où il est mentionné : "(..) pour annoncer une bonne nouvelle aux humbles (..) pour proclamer la liberté aux captifs, et la délivrance aux enchaînés (..)" !

 

En Luc 7, 27, il est mentionné : "(..) Voici, j'envoie mon messager devant ta face, pour préparer ton chemin devant toi." Or ce texte est une mauvaise copie du début du verset 1 du chapitre 3 du livre Malachie où il est mentionné : "Voici, je vais envoyer mon messager, il préparera le chemin devant moi" !

 

En Luc 24, 44-46, il est mentionné : "(..) qu'il fallait que fût accomplit tout ce qui a été écrit de moi dans la loi de Moïse, dans les prophètes, et dans les psaumes (..) Ainsi il est écrit que le messie souffrirait, et qu'il ressusciterait des morts le troisième jour" Or on ne trouve nulle trace de paroles semblables dans les livres de l'Ancien Testament !

 

- Sur les erreurs dans l'Évangile selon Jean

 

En Jean 5, 45, il est mentionné : "(..) celui qui vous accuse, c'est Moïse, en qui vous avez mis votre espérance." Or l'espérance des juifs, au temps de Jésus, n'était pas Moïse mais Dieu, leur sauveur.

 

En Jean 7, 39, il est mentionné : "Celui qui croit en moi, d'eau vive couleront de son sein, comme dit l'Écriture". Or on ne trouve nulle trace de paroles semblables dans les livres de l'Ancien Testament !

 

En Jean 12, 14-15, il est mentionné : "(..) selon ce qui est écrit : Ne crains point, fille de Sion ; voici, ton roi vient, assis sur le petit d'une ânesse." Or ce texte est une copie tronquée du verset 9 du chapitre 9 du livre Zacharie où il est mentionné : "Réjouis-toi fort, fille de Sion ; jubile, fille de Jérusalem ! Voici, ton roi vient à toi, juste et victorieux, humble, monté sur un âne, sur un ânon, petit de l'ânesse" !

 

En Jean 12, 40, il est mentionné : "(..) qu'ils ne se convertissent, et que je ne les guérisse". Or ce texte est une copie tronquée du verset 10 du chapitre 6 du livre Isaïe où il est mentionné : "«(..) qu'il (1) ne se convertisse et ne soit guéri »" !

 

En Jean, il est écrit, en 13, 34, : "Je vous donne un commandement nouveau : Aimez-vous les uns les autres (..)", et en 15, 12 : "C'est ici mon commandement : Aimez-vous les uns les autres (..)". En Or, cette prescription (2) n'a rien rien de nouveau puisqu'elle figure au verset 18 du chapitre 19 du livre Lévitique, troisième livre de la Torah. Ce fut une parole de l'Éternel dite à Moïse !

 

En Jean 15, 25, il est mentionné : "Mais cela est arrivé afin que s'accomplisse la parole qui est écrite dans leur loi : Ils m'ont haï sans cause". Or cette parole ne figure pas dans la Torah, mais dans le livre des Psaumes, au verset 19 du chapitre 35 (3), et au verset 5 du chapitre 69 (3).

 

En Jean 19, 24, il est écrit : "(..) afin que l'Écriture fut accomplie : Ils se sont partagé mes vêtements, et ils ont tiré au sort ma tunique." Or ce texte est une mauvaise copie du verset 19 du chapitre 22 (3) du livre Psaumes où il est mentionné : "Ils se partagent mes habits et tirent au sort mes vêtements" !

 

(1) il = le peuple

(2) "«(..) Tu aimeras ton prochain comme toi-même (..)»"

(3) ce verset concernait le roi David, dans une prière adressée à l'Éternel, et non Jésus de Nazareth en particulier.

 

En Jean 19, 36, il est écrit : "(..) afin que l'Écriture soit accomplie : Aucun de ses os ne sera brisé." Or ce texte est une mauvaise copie du verset 21 du chapitre 34 (1) du livre Psaumes où il est mentionné : "Il protège tous ses membres, pas un seul n'est brisé" !

 

(1) ce verset concerne les enfants d'Israël et non Jésus de Nazareth en particulier.

 

En Jean 19, 37, il est mentionné : "Et ailleurs, l'Écriture dit encore : Ils verront celui qu'ils ont percé." Or ce texte est une copie altérée du milieu du verset 10 du chapitre 12 (1) du livre Zacharie où il est mentionné : "ils porteront les regards vers moi à cause de celui qu'ils auront percé " !

 

(1) ce verset concerne Israël et non Jésus de Nazareth en particulier.

 

- Sur les erreurs contenues dans les Actes des Apôtres

 

En Actes des Apôtres 2, 16, il est écrit : "Mais c'est ici ce qui a été dit par le prophète Joël".

Pierre (Cf. 2, 14) a interprété les textes (Cf. 2, 17-21) empruntés au livre de Joël (Bible hébraïque), et a altéré la parole de vérité, à des fins de propagande !

 

En Actes des Apôtres 2, 26-27, il est mentionné : "Aussi mon cœur se réjouit, ma langue jubile, ma chair même repose avec espérance. Car tu n'abandonneras pas mon âme au chéol, tu ne laisseras pas ton saint voir la décomposition." Or ce texte est une copie tronquée des versets 9 et 10 du chapitre 16 du livre Psaumes où il est mentionné : "C'est pourquoi mon cœur se réjouit, mon âme jubile, ma chair même demeure en sécurité. Car tu n'abandonneras pas mon âme au chéol, tu ne laisseras pas tes fidèles voir la fosse".

 

En Actes des Apôtres 2, 30, il est écrit : "Comme il était prophète (..)". C'est faux, le roi David ne fut pas un prophète ; à l'époque de David, les prophètes furent Samuel (Cf. I Samuel 3, 2 et 19, 20, II Chroniques 35, 18) et Nathan (Cf. II Samuel 12, 25 et 7, 2, I Rois 1, 8,10,22-23,32,34,38,44-45, I Chroniques 17, 1 et 29, 29, II Chroniques 9, 29 et 29, 25, Psaumes 51, 2).

 

En Actes des Apôtres 3, 22-24, il est mentionné : "Moïse dit : "Le Seigneur votre Dieu vous suscitera d'entre vos frères un prophète comme moi ; vous l'écouterez dans tout ce qu'il vous dira, et quiconque n'écoutera pas ce prophète sera exterminé du milieu du peuple". Or, ce texte est une mauvaise copie des versets 15 et 19 du chapitre 18 du livre Deutéronome où il est mentionné respectivement : "L'Éternel, ton Dieu, suscitera du milieu de toi, d'entre tes frères, un prophète comme moi ; c'est lui que vous écouterez" ; "Et alors, celui qui n'écoutera pas mes paroles, qu'il énoncera en mon nom, c'est moi qui lui en demanderai compte".

 

En Actes des Apôtres 5, 36-37, il est mentionné : "(..) il n'y a pas longtemps que parut Theudas (..). Après lui, parut Judas le Galiléen ." C'est faux, car Theudas est mort vers 45 ap. J.-C., alors que Judas le Galiléen est décédé en 4 av. J.C. !

 

En Actes des Apôtres 7, 6-7, il est mentionné : "Et Dieu parla ainsi : Sa descendance séjournera en terre étrangère, on l'asservira et on la maltraitera pendant quatre cents ans, et la nation qui l'asservira, je la jugerai, moi, dit Dieu ; et après cela, ils sortiront et me serviront en ce lieu-ci". Or, ce texte est une mauvaise copie des versets 13 et 14 du livre Genèse où il est écrit : "Il (Dieu) dit à Abram : « Sache bien que ta descendance séjournera en terre étrangère, on l'asservira et on l'opprimera pendant quatre cents ans. Mais je jugerai aussi la nation à laquelle ils auront été asservis ; et ensuite, ils sortiront avec de grands biens »".

 

En Actes des Apôtres 7, 43, il est mentionné : "Vous avez porté la tente de Molokh et l'étoile du dieu Remphan, ces images que vous avez faites pour les adorer. Aussi vous transporterai-je au-delà de Babylone". Or, ce texte est une mauvaise copie des versets 26 et 27 du chapitre 5 du livre Amos où il est écrit : " « Mais vous avez porté Sikkout, votre roi, et Kiyyoun, votre idole, l'étoile de votre Dieu que vous vous êtes fait. Et je vous exilerai au-delà de Dammasèq (Damas) (..) »".

 

En Actes des Apôtres 13, 23, il est mentionné : "C'est de sa postérité (de David) que Dieu, selon sa promesse, a suscité pour être le sauveur d'Israël, Jésus ". Or, on ne trouve nulle mention d'une telle promesse dans l'Ancien Testament !

 

En Actes des Apôtres 13, 33, il est mentionné : "(..) en ressuscitant Jésus, selon ce qui est écrit dans le second psaume : "« Tu es mon fils, je t'ai engendré aujourd'hui »". Or ce texte ne concerne pas Jésus, mais son oint, le roi qui régnait à l'époque de la rédaction du psaume 2 (1). En aucun cas, Jésus ne pouvait être né !

(1)  Cf. Psaume 2, 7 : "(..) je publie le décret  : l'Éternel ma dit : « Tu es mon fils, je t'ai engendré aujourd'hui »".

 

En Actes des Apôtres 15, 15-18, il est mentionné : "Et avec cela s'accordent les paroles des prophètes (1), selon qu'il est écrit : Après cela, je reviendrai, et je relèverai la tente de David qui est tombée, j'en réparerai les ruines, et je la redresserai, afin que le reste des hommes cherche le Seigneur, ainsi que toutes les nations sur lesquelles mon Nom est invoqué, dit le Seigneur qui fait ces choses, et à qui elles sont connues de toute éternité." Or ce texte est une copie tronquée des versets 11 et 12 du chapitre 9 du livre Amos où il est mentionné : "En ce jour-là, je relèverai la tente de David qui est tombée, j'en réparerai les brèches, j'en restaurerai les ruines, et je la rebâtirai comme aux jours d'autrefois, afin qu'ils héritent des restes d'Édom et de toutes les nations sur lesquelles mon Nom est invoqué, dit l'Éternel qui accomplira tout cela" !

 

 (1) c'est faux ! Seul le prophète Amos prophétisa le rétablissement final d'Israël  où il et nullement question d'un "reste des hommes" cherchant le Seigneur, mais "des restes d'Édom" (Cf. Amos 9, 12), une nation voisine d'Israël.

 

En Actes des Apôtres 26, 22-23, il est mentionné : "(...) les prophètes et Moïse ont déclaré devoir arriver, à savoir que le Christ devait souffrir, et que ressuscité le premier d'entre les morts (..)". Or, c'est faux (1) ! Rien n'indique en effet une telle annonce, soit par Moïse dans la Torah, soit par les autres prophètes qui s'exprimèrent dans les livres de la Bible hébraïque !

(1) L'auteur de ce récit a faussé les textes empruntés à l'Ancien Testament, et Saül de Tarse (Paul) a altéré à maintes reprises la parole de Dieu, à des fins de propagande (Cf. 17, 3 ; 18, 28 ; 28, 23) !

 

- Sur les erreurs contenues dans l'Épître aux Romains

 

En Romains 11, 26-27, il est mentionné : "(..) selon qu'il est écrit : Le sauveur viendra de Sion, il éloignera de Jacob toute impiété. Et telle sera mon alliance avec eux (..)". Or, ces lignes sont une mauvaise reproduction d'un passage d'Isaïe, en 59, 20-21, car la version originale est la suivante : "« Il viendra en sauveur pour Sion, pour les pécheurs repentants de Jacob (..) Et moi, voici mon alliance pour eux (..)»".

 

En Romains 16, 26, il est mentionné : "(..) mais manifesté maintenant par les écrits des prophètes (..)". Or, c'est faux (1) ! Car rien n'indique une telle annonce dans les livres de la Bible hébraïque !

 

- Sur les erreurs contenues dans la première Épître aux Corinthiens

 

En I Corinthiens 2, 9, il est mentionné, : "Mais, comme il est écrit : "Ce que l'œil n'a pas vu, ce que l'oreille n'a pas entendu, ce qui n'est pas monté au cœur de l'homme, ce que Dieu a préparé pour ceux qui l'aiment" . Or, cette citation est une copie tronquée d'un passage d'Isaïe, en 64, 3 ; en effet, la version originale est la suivante : "Jamais on n'avait entendu, ni ouï dire, et jamais l'œil n'avait vu un autre Dieu que toi agir en faveur de ceux qui l'attendent" .

 

En I Corinthiens 15, 3, il est mentionné : "(..) Christ est mort pour nos péchés, selon les Écritures ; il a été enseveli, et il est ressuscité le troisième jour, selon les Écritures". Or on ne trouve nulle trace de paroles semblables dans les livres de l'Ancien Testament !

 

En I Corinthiens 15, 5, il est mentionné : "et il est apparu à Kèpha (Pierre), puis aux douze";

C'est faux ! Les faits qui sont rapportés dans les quatre évangiles (Cf. Matthieu 28, 1-9 , Marc 16, 9, Luc 24, 13-18, Jean 20, 24) ne nomment pas Kèpha !

En effet, après sa résurrection, Jésus se serait montré à d'autres personnes premièrement.

L'évangile selon Luc ne relate pas l'apparition de Jésus aux femmes, contrairement aux trois autres évangiles. Comme Luc fut le disciple du signataire (Saül de Tarse) de l’Épître I Corinthiens, il ne pouvait en être autrement...

http://la-veritable-lumiere.over-blog.com/article-la-verite-sur-la-bible-suite-3-sur-les-contradictions-du-nouveau-testament-124425408.html

 

- Sur les erreurs contenues dans la deuxième Épître aux Corinthiens

 

En II Corinthiens 4, 6, il est mentionné : "Car Dieu, qui a dit : La lumière brillera du sein des ténèbres (..)". Or, on ne trouve nulle trace de paroles semblables dans les livres de l'Ancien Testament (livres hébraïques) !

 

- Sur les erreurs contenues dans l'Apocalypse

 

En Apocalypse 1, 7, il est mentionné : "Et tout œil le verra, même ceux qui l'ont percé." Or ce texte est une mauvaise copie du milieu du verset 10 du chapitre 12 (1) du livre Zacharie où il est écrit : "ils porteront les regards vers moi à cause de celui qu'ils auront percé " !

 

(1) ce verset concerne Israël et non Jésus de Nazareth en particulier.

 

En Apocalypse 3, 7, il est écrit : "Voici ce que dit le Saint, le Véritable, celui qui a la clé de David, celui qui ouvre, et personne ne fermera, celui qui ferme, et personne n'ouvrira (..) "Or ce texte est une copie déformée du verset 22 du chapitre 22 du livre Isaïe où il est mentionné : "Je mettrai la clé de la maison de David sur son épaule. Il ouvrira et personne ne fermera, il fermera et personne n'ouvrira."

Par ailleurs, ce verset d'Apocalypse ne peut s'appliquer à Jésus puisque le verset d'Isaïe concernait Èlyaqiym fils de Hilqiyyahou (2), serviteur de Dieu, choisi par l'Éternel-Tsébaot et révélé au prophète Isaïe, durant le règne d'Ézéchias (en hébreu 'Hizqiyyahou), roi de Juda, environ sept siècles av. J.C.  !

 

(2) Cf. Isaïe 22, 20 : "(..) j'appellerai mon serviteur Èlyaqiym fils de Hilqiyyahou".

 

 

- Sur les erreurs contenues dans l'Épître aux Hébreux

 

En Hébreux 1, 5, il est mentionné : "Auquel des anges a-t-il (Dieu) jamais dit (1): "« Tu es mon fils, je t'ai engendré aujourd'hui »". Or cette parole inspirée de Dieu, extraite du livre Psaumes et rapportée en Hébreux, ne concerne pas Jésus, mais le oint de l'Éternel, le roi qui régnait à l'époque de la rédaction du psaume 2 (2). Car, en aucun cas, Jésus ne pouvait être né !

(1) Jésus est décrit en 1, 4, comme étant "devenu d'autant supérieur aux anges"

(2) Cf. Psaume 2, 7 : "(..) je publie le décret : l'Éternel ma dit : « Tu es mon fils, je t'ai engendré aujourd'hui »".

 

 

En Hébreux 1, 5, il est aussi mentionné : "«(..) Moi, je serai pour lui un père, et lui, il sera pour moi un fils »". Or cette parole de Dieu, empruntée au verset 14 du chapitre 7 du livre II Samuel, ne peut pas concerner Jésus, puisqu'elle s'adresse au fils du roi David. Par ailleurs, dix siècles séparèrent David et Jésus, deux serviteurs de Dieu !

 

En Hébreux 1, 6, il est écrit : "(..) « Que les anges de Dieu se prosternent devant lui »". Or ce passage est une copie altérée du verset 7 du chapitre 97 du livre Psaumes où il est écrit : "(..) Toutes les divinités se prosternent devant lui". Bien évidemment, le psaume ne concerne pas Jésus, puisqu'il s'adresse à l'Éternel ! En conséquence, le verset 6 du chapitre 1 de l'Épître aux Hébreux est blasphématoire.

 

En Hébreux 5, 6 ; 10, 7, 17 ; 21, il est écrit : "«(..) tu es prêtre pour l'éternité, à la manière de Melchisédek (1) »". Or cette parole de l'Éternel, empruntée au verset 4 du chapitre 110 du livre Psaumes, ne concernait pas Jésus, car elle fut adressée au roi David.

 

(1) en hébreu phonétique Malki-Tsèdèq

 

En Hébreux 9, 19-21, il est écrit : "Car Moïse, après avoir proclamé chaque commandement à tout le peuple conformément à la loi, il prit le sang des veaux et des boucs, avec de l'eau, de la laine écarlate et de l'hysope, et il en aspergea le livre lui-même et tout le peuple en disant : Voici le sang de l'alliance que Dieu a ordonnée pour vous. Et il aspergea de même avec le sang le tabernacle et tous les objets du culte". Or ces versets sont une copie tronquée d'un passage du livre Exode où il est mentionné, en 24, 5-8 : "(..) immoler des taureaux en sacrifices de paix. Mochè prit la moitié du sang, qu'il mit dans des bassins, et il répandit l'autre moitié sur l'autel. Il prit le livre de l'alliance, et le lut aux oreilles du peuple; ils dirent : nous ferons tout ce que l'Éternel a dit, et nous l'écouterons. Mochè prit le sang et le répandit sur le peuple en disant : Voici le sang de l'alliance que l'Éternel a conclue avec vous, selon toutes ces paroles."

 

En Hébreux 10, 5-9, il est écrit : "C'est pourquoi Christ, entrant dans le monde dit : Tu n'as voulu ni sacrifice ni offrande, mais tu m'as formé un corps ; tu n'as agréé ni holocaustes, ni sacrifices pour le péché. Alors je dis : voici je viens (Dans le rouleau du livre il est question de moi) pour faire ta volonté". Or ces versets sont une reproduction altérée d'un passage du livre Psaumes où il est mentionné, en 40, 7-9 : "Tu ne désires ni sacrifice ni offrande, tu m'as ouvert les oreilles ; tu ne demandes ni holocauste ni victime expiatoire. Alors je dis : voici, je viens avec le rouleau du livre écrit pour moi. Faire ta volonté, mon Dieu, je le désire ; ta loi est au fond de mes entrailles."

Par ailleurs, ces paroles n'appartiennent pas à Jésus mais à David, auteur présumé du psaume !

 

Commentaires :

 

Selon Voltaire :

"(..) cette application continuelle à détourner le sens des anciens livres juifs est un artifice grossier" (Cf. Voltaire La Bible enfin expliquée p. 306, ch: 23)

"Il y aura des signes dans le soleil et dans la lune et dans les astres. Et ils verront alors le fils de l’homme venant dans une nuée avec grande majesté et gloire-quand vous verrez ces choses, connaissez que le royaume de Dieu est proche. Je vous dis en vérité : cette génération ne passera pas que tout cela ne s’accomplisse. Cette prédiction, qui ne s’est pas accomplie encore, a été un grand scandale aux critiques. Ils ont crié que c’était prédire la fin du monde, le jugement dernier, et Jésus venant dans les nuées prononcer ses arrêts sur le genre humain, qui devait périr avec le globe entier sous le regne de Tibere. Les apôtres
ont été si persuadés de cette prédiction, que st Paul dit expressément, dans son épître aux thessaloniciens : nous qui vivons et qui vous parlons, nous serons emportés dans les nuées pour aller au-devant du seigneur au milieu de l’air . St Pierre, dans sa première épître, dit en propres mots : l’évangile a été prêché aux morts : la fin du monde approche . St Jude dit : voilà le seigneur avec des milliers de saints pour juger les hommes . Cette idée de la fin du monde, d’une nouvelle terre, et de nouveaux cieux, fut tellement enracinée dans la tête des premiers chrétiens qu’ils assurent que la nouvelle Jérusalem était déjà descendue du ciel pendant quarante nuits, et qu’enfin Tertullien la vit lui-même." (Cf. p. 308 ch. 23, La Bible enfin revisitée)

 

Selon Papias (né vers 70 ap. J-C), "Matthieu rédigea les sentences (de Jésus) en dialecte hébraïque (l'araméen), et chacun les traduisit comme il put" (Traduction du grec "Ματθαῖος μὲν οὖν Ἑβραΐδι διαλέκτῳ τὰ λόγια συνετάξατο, ἡρμήνευσεν δ' αὐτὰ ὡς ἦν δυνατὸς ἕκαστος". (Cf. Histoire Ecclésiastique, Eusèbe; Livre I-IV, Livre III, ch. XXXIX, traduction Émile Grapin, Picard Éditeurs, Paris, 1903)

 

http://remacle.org/bloodwolf/historiens/eusebe/histoire3.htm

 

"(..) je savais déjà qu'il fallait approuver et louer tout ce qu'on trouve d'exact et de vrai, non seulement dans les ouvrages ecclésiastiques, mais encore dans toutes sortes d'ouvrages, comme il faut désapprouver et blâmer tout ce qu'ils renferment de faux et de mauvais (..)". (Cf. Lettre d'Augustin d'Hipponne à Jérôme de Stridon, année 397)

 

 

Article  rédigé par Pascal Bourdaloue.

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7 août 2013 3 07 /08 /août /2013 16:52

1° Sur les incongruités dans l'Évangile selon Matthieu

 

En Matthieu 9, 6, il est écrit : "(..) afin que vous sachiez que le fils de l'homme a sur la terre le pouvoir de pardonner les péchés (..)".

 

2° Sur les incongruités dans l'Évangile selon Marc

 

En Marc 2, 10, il est écrit : "(..) afin que vous sachiez que le fils de l'homme a sur la terre le pouvoir de pardonner les péchés (..)".

 

En Marc 11, 6, il est écrit : "(..) Que jamais personne ne mange de ton fruit (..)".

 

3° Sur les incongruités dans l'Évangile selon Luc

 

En Luc 2, 24, il est écrit : "et pour offrir en sacrifice deux tourterelles ou deux jeunes pigeons, comme cela est est prescrit dans la loi du Seigneur ".

 

En Luc 5, 20-21, il est écrit : "Voyant leur foi, Jésus dit : Homme, tes péchés sont pardonnés". (1)

 

En Luc 6, 35, il est écrit : "(..) il est bon pour les ingrats et pour les méchants".

 

En Luc 7, 47-48, il est écrit : "(..) ses nombreux péchés ont été pardonnés (..) Et il dit à la femme : Tes péchés sont pardonnés". (1)

 

(1) Or, comment Jésus aurait-il pu proférer un blasphème ?

 

4° Sur les incongruités dans l'Évangile selon Jean

 

En Jean 16, 23-24, il est écrit : "En vérité, en vérité, je vous le dis, ce que vous demanderez au Père, Il vous le donnera en mon nom. Jusqu'à présent vous n'avez rien demandé en mon nom. Demandez, et vous recevrez, afin que votre joie soit parfaite".

 

En Jean 17, 1-5, il est écrit : "(..) Glorifie ton fils (..) selon que tu lui a donné pouvoir sur toute chair, afin qu'il accorde la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés. (..) glorifie-moi auprès de toi-même de la gloire que j'avais avant que le monde soit ".

 

En Jean 18, 36-37, il est écrit : "Mon royaume n'est pas de ce monde, répondit Jésus. Si mon royaume était de ce monde, mes serviteurs auraient combattu pour moi (..) mais maintenant mon royaume n'est point ici-bas (..) je suis roi".

 

5° Sur les incongruités dans les Épîtres

 

Sur les incongruités dans Les Actes des Apôtres

 

En Actes 17, 31, il est écrit : "(..) il (Dieu) jugera le monde selon la justice, par l'homme qu'il a désigné, ce dont il a donné une preuve certaine en le ressuscitant des morts".

 

Sur les incongruités dans l'Épître aux Romains

 

En Romains 2, 16, il est écrit : "(..) Dieu jugera par Jésus-Chrit les actions secrètes des hommmes".

 

En Romains 13, 1-2, il est écrit : "Que toute personne soit soumise aux autorités supérieures ; car il n'y a point d'autorité qui ne vienne de Dieu, et les autorités qui existent ont été instituées par Dieu (..) ceux qui résistent attireront une condamnation sur eux-mêmes".

 

En Romains 13, 7, il est écrit : "Rendez à tous ce qui est dû (..) l'honneur à qui vous devez l'honneur".

 

Sur les incongruités dans l'Épître I Corinthiens

 

En I Corinthiens 7, 32-34;38, il est écrit : "(..) celui qui n'est pas marié s'inquiète des choses du seigneur (..) Il y a de même une différence entre la femme et la vierge (..) celle qui est mariée s'inquiète des choses du monde, des moyens de plaire à son mari ; Ainsi, celui qui marie sa fille fait bien, et celui qui ne la marie pas fait mieux".

 

En I Corinthiens 11, 3-10, il est écrit : "(..) l'homme est le chef de la femme (..) toute femme (..) non voilée, déshonore son chef : c'est comme si elle était rasée. Car si une femme n'est pas voilée, qu'elle se coupe les cheveux. Or, s'il est honteux pour une femme d'avoir les cheveux coupés, qu'elle se voile (..) la femme est la gloire de l'homme (..) la femme, à cause des anges, doit avoir sur la tête une marque de l'autorité dont elle dépend".

 

En I Corinthiens 12, 10 , il est écrit : "Et Dieu a établi dans l'Église premièrement des apôtres, deuxièmement des prophètes (..)".

 

En I Corinthiens 14, 33-35 , il est écrit : "(..) Comme dans toutes les Églises des saints, que les femmes se taisent dans les assemblées, car il ne leur est pas permis d'y parler ; mais qu'elles soient soumises, comme le dit aussi la loi. Si elles veulent s'instruire de quelque chose, qu'elles interrogent leur mari à la maison ; car il est malséant à une femme de parler dans l'Église".

 

Sur les incongruités dans l'Épître II Corinthiens

 

En II Corinthiens 2, 17, et 4, 2, il est écrit respectivement : "(..) nous ne falsifions point la parole de Dieu, comme font plusieurs (..)" ; "(..) nous n'altérons point la parole de Dieu". Or, les scribes des Épîtres ont souvent altéré les Écritures lorsqu’ils y faisaient référence ! Le lecteur pourra utilement s'en convaincre en lisant l'article : "La vérité sur la Bible (suite 7). Les fabulations et les erreurs du Nouveau Testament.

https://my.over-blog.com/#/write/64657589

 

En II Corinthiens 5, 10, il est écrit : "(..) Car il nous faut paraître devant le tribunal de Christ (..)".

 

En II Corinthiens 6, 6, il est mentionné : "Mais nous nous rendons recommandables à tous égards, comme serviteurs de Dieu (..) par la parole de vérité (..)". (1)

 

En II Corinthiens 11, 13, il est écrit : "Ces hommes-là sont de faux apôtres, des ouvriers trompeurs, déguisés en apôtres de Christ". (1)

 

(1) En vérité, Paul fut un faux apôtre qui trahit le maître !

 

Sur les incongruités dans l'Épître aux Galates

 

En Galates 3, 16, il est écrit : "Or, les promesses ont été faites à Abraham et à sa descendance. Il n'est pas dit : « et aux descendances », comme s'il s'agissait de plusieurs, mais d'une seule : « et à ta descendance », c'est-à-dire Christ".

 

En Galates 5, 12, il est écrit : "Puissent-ils être retranchés, ceux qui mettent le trouble parmi vous".

 

En Galates 6, 17, il est écrit : "(..) je porte sur mon corps les marques de Jésus".

 

Sur les incongruités dans l'Épître aux Éphésiens

 

En Éphésiens 1, 4, il est écrit : "En lui Dieu nous a élus avant la fondation du monde (..)".

 

En Éphésiens 3, 7-8, il est écrit : "(..) l'Évangile dont j'ai été fait ministre selon le don de la grâce de Dieu, qui m'a été accordée par l'efficacité de sa puissance (..)".

 

En Éphésiens 5, 22-23-24, il est écrit : "Femmes, que chacune soit soumise à son mari (..) car le mari est le chef de la femme (..) les femmes aussi doivent l'être à leur mari en toutes choses".

 

En Éphésiens 6, 5-7, il est écrit : "Serviteurs, obéissez à vos maîtres selon la chair, avec crainte et tremblement (..) sachant que chacun, soit esclave, soit libre, recevra du Seigneur selon ce qu'il aura fait de bien".

 

Sur les incongruités dans l'Épître aux Colossiens

 

En Colossiens 1, 1, il est écrit : "Paul, apôtre de Jésus-Christ par la volonté de Dieu (..)".

 

En Colossiens 1, 25, il est écrit : "(..) selon la charge que Dieu m'a donnée auprès de vous, afin que j'annonce pleinement la parole de Dieu (..)".

 

En Colossiens 3, 18, il est écrit : "Femmes, soyez soumises à vos maris (..)".

 

En Colossiens 3, 22, il est écrit : "Serviteurs, obéissez en toutes choses à vos maîtres (..)".

 

Sur les incongruités dans l'Épître aux Philippiens

 

En Philippiens 2, 5-6, il est écrit : "(..) Jésus-Christ : existant en forme de Dieu, il n'a point regardé son égalité avec Dieu (..)".

 

Sur les incongruités dans la première Épître aux Thessaloniciens

 

En Thessaloniciens 1, 5;8, il est écrit : "(..) notre Évangile ne nous ayant pas été prêché en paroles seulement, mais avec  puissance, avec l'Esprit saint (..)" ; "(..) la parole du Seigneur a retenti de chez vous (..)".

 

En Thessaloniciens 2, 3, il est écrit : "(..) cette prédication ne repose ni sur l'erreur, ni sur des motifs impurs, ni sur la fraude ; mais selon que Dieu nous a jugés dignes de nous confier l'Évangile (..)".

 

En Thessaloniciens 2, 5, il est écrit : "Car il y a (..) un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ homme (..)".

 

En Thessaloniciens 2, 9;13, il est écrit : "(..) nous avons prêché l'Évangile de Dieu. Vous êtes témoins, et Dieu l'est aussi, que nous avons eu envers vous qui croyez une conduite sainte, juste et irréprochable" ; "(..) la parole de Dieu, que nous vous avons fait entendre, vous l'avez reçue, non comme la parole des hommes, mais ainsi qu'elle l'est véritablement, comme la parole de Dieu (..)".

 

Sur les incongruités dans la deuxième Épître aux Thessaloniciens

 

En II Thessaloniciens 2, 14, il est écrit (1) : " (..) il vous a appelés par notre Évangile (..) pour que vous possédiez la gloire de notre seigneur Jésus-Christ".

 

Sur les incongruités dans la première Épître à Timothée

 

En I Timothée 1, 11-12, il est écrit : "(..) conformément à l'Évangile de la gloire du Dieu bienheureux, Évangile qui m'a été confié (..) à Jésus-Christ notre seigneur, de ce quu'il m'a jugé fidèle, en m'établissant dans le ministère (..)".

 

En I Timothée 2, 7, il est écrit : "j'ai été établi prédicateur et apôtre (..) chargé d'instruire les païens dans la foi et la vérité".

 

En I Timothée 2, 11-12, il est écrit : "Que la femme écoute l'instruction en silence, avec une entière soumission. Je ne permets pas à la femme d'enseigner, ni de prendre de l'autorité sur l'homme ; mais elle doit demeurer dans le silence".

 

En I Timothée 6, 1, il est écrit : "Que tous ceux qui sont dans la servitude regardent leurs maîtres comme dignes en tout honneur (..)".

 

Sur les incongruités dans la deuxième Épître à Timothée

 

En II Timothée 1, 6-9;11, il est écrit : "(..) le don de Dieu que tu as reçu (..) ce n'est pas un esprit de timidité que Dieu nous a donné (..) et nous a adressé une saine vocation (..) selon son propre dessein (..)" ; "C'est pour cet Évangile que j'ai été établi prédicateur et apôtre (..)".

 

En II Timothée 3, 11;16, il est écrit : "(..) Quelles persécutions n'ai-je pas supportées ? Et le Seigneur m'a délivré de toutes" ; "Toute écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner (..) pour instruire dans la justice".

 

Sur les incongruités dans l'Épître à Tite

 

En Tite 1, 1;3, il est écrit : "Paul, serviteur de Dieu, et apôtre de Jésus-Christ (..)" ; "(..) par la prédication qui m'a été confiée d'après l'ordre de Dieu (..)".

 

En Tite 2, 4-5;9, il est écrit : "(..) dans le but d'apprendre aux jeunes femmes (..) à être retenues, chastes, occupées aux soins domestiques, bonnes, soumises à leur mari (..)" ; "Exhorte les serviteurs à être soumis à leurs maîtres (..)".

 

En Tite 3, 8, il est écrit : "Cette parole est certaine (..) Voilà ce qui est bon et utile aux hommes (..)".

 

Sur les incongruités dans l'Épître à Philémon

 

En Philémon 1, 8, il est écrit : "(..) bien que j'aie en Christ toute liberté pour te prescrire ce qui est convenable (..)".

 

Sur les incongruités dans l'Épître aux Hébreux

 

En Hébreux 1, 8-9, il est écrit à propos de Jésus : "Mais il a dit au fils : « Ton trône, Dieu, est éternel (..) de préférence à tes compagnons »". La partie entre guillemets des versets 8 et 9 du chapitre 1 de l'Épître aux Hébreux s'avère être une copie des versets 7 et 8 du chapitre 45 du livre Psaumes. Or ce psaume n'est pas une parole prophétique adressée à Jésus par Dieu, mais un poème rédigé par les fils de Qora'h à l'intention du roi d'Israël !

 

En Hébreux 1, 10 ; 12, il est écrit à propos de Jésus : "« C'est toi, Seigneur, qui au commencement, as fondé la terre (..) et comme un manteau tu les rouleras ; comme un vêtement, ils seront changés »". Or les versets 10 et 12 du chapitre 1 de l'Épître aux Hébreux sont une copie altérée du verset 26 et d'une partie du verset 27 du chapitre 102 du livre Psaumes où il est écrit : "Jadis tu as fondé la terre (..) Tu les changeras comme un habit, et ils seront changés". Or ce psaume n'est pas une parole prophétique relative à Jésus, mais une prière adressée à l'Éternel !

 

En Hébreux 3, 3, il est écrit : "Car il (Jésus) a été jugé digne d'une gloire d'autant supérieure à Moïse (..)"

 

En Hébreux 7, 25, il est écrit : "C'est aussi pour cela qu'il (Jésus) peut sauver parfaitement ceux qui s'approchent de Dieu par lui (..)"

 

En Hébreux 9, 13-14;23;26, il est écrit : "Car si le sang des taureaux et des boucs, et la cendre d'une vache répandue sur ceux qui sont souillés, sanctifient et procurent la pureté de la chair (..) afin que vous serviez le Dieu vivant" ; "(..) puisque les images des choses qui sont dans les cieux devaient être purifiées de cette manière (..) par des sacrifices plus excellents que ceux-là" ; "(..) il a paru une seule fois pour effacer le péché par son sacrifice".

 

En Hébreux 11, 4 ; 26, il est écrit : "(..) Abel offrit à Dieu un sacrifice plus excellent (..) Dieu aprouvant ses offrandes (..)" ; "(..) il (1) considéra l'humiliation du Christ

(1) Moïse (Mousès en grec ancien)

 

En Hébreux 11, 35, il est écrit : "Des femmes recouvrèrent leurs maris par la résurrection (..)"

 

Sur les incongruités dans l'Épître I Pierre

 

En I Pierre 1, 10-13, il est écrit : "Les prophètes (..) touchant la grâce qui vous était réservée (..) Il leur fut révélé que ce n'était pas pour eux-mêmes, mais pour vous (..)".

 

En I Pierre 2, 18, il est écrit : "Serviteurs, soyez soumis à vos maîtres avec une grande crainte (..)".

 

En I Pierre 3, 1-4, il est écrit : "Vous de même, femmes, soyez soumises à vos maris (..) Que votre parure ne soit pas extérieure (..)".

 

En I Pierre 3, 22, il est écrit : "il est à la droite de Dieu, depuis qu'il est allé au ciel (..)".

 

Sur les incongruités dans l'Épître I Jean

 

En I Jean 4, 10, il est écrit : "(..) Dieu (..) a envoyé son fils comme victime expiatoire pour nos péchés".

 

En I Jean 5,7-8, il est écrit : "Car il y en a trois qui rendent témoignage ; l'Esprit, l'eau et le sang, et les trois sont d'accord".

 

En I Jean 5,20, il est écrit au sujet du Christ : "(..) C'est lui le vrai Dieu et la vie éternelle".

 

Sur les incongruités dans l'Apocalypse

 

En Apocalypse 1,5, il est écrit : "et de la part de Jésus-Christ (..) le premier-né des morts, et le prince des rois de la terre".

 

En Apocalypse 2,23, il est écrit : "Je frapperai de mort ses enfants (..)".

 

 

Article rédigé par Pascal Bourdaloue

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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 19:20

Martin Luther fut un antisémite notoire !

 

Dès 1538, dans sa Lettre contre le Sabbat (en allemand Brief wider die Sabather) écrite à Wittenberg, Luther insulta les Juifs en les qualifiant de "peuple possédé de tous les diables (..) un exemple redoutable de la colère divine".

 

Mais durant les années qui suivirent, la parole de Luther devint de plus en plus violente à l'égard des Juifs.

En effet, dans son livre Des Juifs et de leurs mensonges (en allemand Von den Jüden und iren lügen), paru à Witttenberg en 1543, "il reprenait toutes les anciennes accusations les plus atroces : meurtre rituel et empoisonnement des fontaines, sorcellerie et haute trahison en faveur des Turcs, et concluait : Qu'avons-nous à faire, nous Chrétiens, avec ce peuple juif réprouvé et maudit ?...Voici ce que je vous conseille. D'abord qu'on mette le feu à leurs synagogues et leurs écoles. Ensuite, qu'on démolisse et détruise leurs maisons (..) qu'on défende sous peine de mort à leurs rabbins de continuer à enseigner (..)". (Cf. Vingt siècles d'histoire du peuple juif, Werner Keller, p. 252, Éd. Arthaud, Bellegarde, 1971

Dans ce  même ouvrage, Luther affirma encore en parlant des Juifs : "(..) nous devons les conduire comme des chiens enragés".

 

Enfin Martin Luther écrivit dans Du nom de Hamphoras, de la lignée du Christ (en allemand Vom Schem Hamphoras und das Geschlecht Christi) : "(..) il y a une truie sculptée dans la pierre sous laquelle sont étensdus des jeunes cochons et des Juifs en train de téter, et derrière la truie se tient un rabbin (..) peut-être regardaient-ils dans le cul de leur Dieu (1) "Shed" et ont trouvé ces choses écrites dans ce trou fumant (..) Le diable avec son groin angélique dévore ce qui est sécrété des ouvertures orales et annales des juifs (..)".  

 

(1) De tels propos, en plus d'être grossiers, sont blasphématoires !

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Des_Juifs_et_de_leurs_mensonges

http://www.doorbraak.eu/gebladerte/30143v01.htm

http://www.abbaye-saint-benoit.ch/Bibliotheque/luther/005.htm

http://www.abbaye-saint-benoit.ch/Bibliotheque/luther/002.htm

 

Par ailleurs, Martin Luther fut islamophobe !

En effet, selon lui, "les Turcs musulmans n'ont ni la Parole de Dieu, ni des prédicateurs pour la leur annoncer, ce sont des cochons grossiers et immondes qui ne savent pas pourquoi ils vivent ni ce qu'ils croient (..)". (Cf. L'Islam et la Réforme, Étude sur l'attitude des Réformateurs Zurichois envers l'Islam 1510-1550, Victor Segesvary, p. 142, Éd. L'Age d'Homme, Lausanne, 1978)

 

"Il y a des lettres de Luther qui ne respirent pas un esprit plus pacifique et plus charitable que celles de Calvin." (Cf. Œuvres complètes de Voltaire, Essai sur les mœurs et l'esprit des nations, tome III, ch. CXXXIV De Calvin, p. 184, chez Antoine-Augustin Renouard, Paris 1819)

 

Jean Calvin fut également antisémite.

 

Dans son Commentaire du livre de Daniel, il écrivit : "j'ai eu de nombreuses conversations avec les juifs : je n'ai jamais vu une once de piété ou un grain de vérité ou d'inventivité, non, je n'ai jamais rencontré de sens commun chez aucun juif".

 

http://www.persee.fr/doc/ephe_0000-0002_1993_num_106_102_14935

https://rhr.revues.org/4623

 

Commentaires sur Jean Calvin :

 

"Calvin avait l'esprit tyrannique. On en peut juger par la persécution qu'il suscita contre Castalion, homme plus savant que lui, que sa jalousie fit chasser de Genève (..)". (Cf. Essay sur l'histoire générale et sur les mœurs et l'esprit des nations, Voltaire, tome troisiéme, ch. CXXIX p. 364, Genève, 1761)

 

Dans sa relation avec Michel Servet, "Calvin passa aux injures, et des injures à cette haine théologique la plus implacable de toutes les haines (..) Jean Calvin changea d'avis dès qu'il se livra à la fureur et à sa haine théologique (..) Quand son ennemi fut aux fers, il lui prodigua les injures et les mauvais traitements qui font les lâches (..) et jouit de son supplice (..)." (Cf. Œuvres complètes de Voltaire, Essai sur les mœurs et l'esprit des nations, tome III, ch. CXXXIV De Calvin, p. 181-182, chez Antoine-Augustin Renouard, Paris 1819) 

 

http://www.contretemps.eu/interventions/geneve-temps-calvin-theocratie-dictature-dune-bourgeoisie-immature

 

 

Conclusion :

 

Ce fut la face sombre de ces deux réformateurs protestants !

 

 

Citation :

 

"L'erreur et l'ignorance sont la cause unique des malheurs du genre humain, et les erreurs superstitieuses sont les plus funestes, parce qu'elles trompent toutes les sources de la raison, et que leur fatal enthousiasme instruit à commettre le crime sans remords". (Cf. Condorcet, , Œuvres complètes de VoltaireVie de Voltaire, p. 58, cher Furner Libraire-Éditeur, Paris, 1835)

 

 

 

Article dédié à Michel Servet, condamné au bûcher puis brûlé en 1553 pour hérésie.

http://medarus.org/Medecins/MedecinsTextes/servet.html

 

 

Article rédigé par Pascal Bourdaloue

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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 17:36

Innocent III, pape de 1198 à 1216, fut particulièrement sévère à l'égard des Juifs. Ce fut un antisémite notoire ! En effet, en 1205, lors du quatrième concile de Latran, il fut prit "une nouvelle série de mesures tendant à isoler les Juifs à l'intérieur de la société chrétienne et à convaincre tout le monde et eux-mêmes de leur infériorité". (Cf. Vingt siècles d'histoire du peuple juif, p. 187, Werner Keller, Éd. Arthaud, Bellegarde, 1971)

En 1231, Innocent III publia la constitution Excommunicamus qui permit à l'Inquisition de rechercher les hérétiques et de les châtier sévèrement. L'hérétique obstiné était même comdamné à la peine de mort par le feu !

https://books.google.fr/books?id=a0aXBAAAQBAJ&pg=PT1111&lpg=PT1111&dq=constitution+excommunicamus&source=bl&ots=7Ns_hBlIja&sig=s8HnPGByaXoyJ61aR9dYJQIF-Nc&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjqyuSXta_NAhWBtxQKHYtSBGgQ6AEIVTAJ#v=onepage&q=constitution%20excommunicamus&f=false

 

Grégoire IX, pape de 1227 à 1241 et Innocent IV, pape de 1243 à 1254 ne manquèrent pas de rappeler aux souverains de n'admettre aucune exception au port du "signe de Caïn" afin de stigmatiser les juifs. 

 

Les frères franciscains Spirituels d'Italie dénoncèrent les bulles pontificalesBoniface VIII, pape de 1294 à 1303, était accusé par les Spirituels d'avoir trahi l'esprit du Christ, en s'éloignant du modèle évangélique. En effet, la Curie  romaine "vouait surtout son attention à la politique et à l'accroissement de ses revenus. L'exemple des cardinaux comblant leurs parents et leur clientèle, après s'être servi eux-mêmes, fut aisément imité par le haut clergé". (Cf. Histoire des papes, Tome I, p.281, Gaston Castella, Éditions Stauffacher, Zurich, 1966)

     

Le petit-fils de Louis IX, Philippe le Bel (1268-1314) s'opposa fermement à Boniface VIII, notamment à la bulle Unam Sanctum de 1302 qui affirmait : « C'est au pouvoir spirituel d'instaurer le temporel, de le juger lorsqu'il est mauvais ».

 

Boniface VIII eut la prétention de dire : « Je suis César, je suis l'Empereur ».

Dante s'opposa également à l'ingérence du pape ; lors son deuxième procès, le poète fut condamné au bûcher !

La rançon de la liberté d'expression n'a pas de prix !

 

Clément V, donna l'ordre vers 1307-1308 de procéder à l'Inquisition et  autorisa l'emploi de la torture.

 En 1310, la béguine Marguerite Porète, auteur du traité mystique Le miroir des simples âmesfut brûlée à Paris.

 

La même année, chargé du procès des Templiers, l'archevêque Philippe de Marigny,  frère d'Enguerrand de Marigny, fit condamner au bûcher cinquante-quatre templiers !

Afin de régler au plus vite  cette affaire, des négociations eurent lieu entre les gens du roi et les délégués du pape. En 1312, Philippe le Bel fit pression sur Clément V qui décida de prononcer la suppression de l'Ordre des Templiers.

Jacques de Molay et Geoffroy de  Charnay, lors du procès de l'Ordre des Templiers, connurent l'inquisition et la torture à la demande du pape, et furent brûlés vif en 1314, à Paris, sur ordre de Philippe IV (Philippe le Bel) qui n'hésita pas lui-même à faire appel à l'Inquisition !  

Grégoire XI, pape de 1370 à1378, fit reconduire l'InquisitionL'intervention de Catherine de Sienne restera vaine ! : «(..) faites rentrer au coeur de votre Église cette charité qu'elle a perdue ; des vampires lui ont sucé le sang qu'elle en est devenue toute pâle ». (Cf. Histoire des papes p.294)

"Le luxe excessif, la vie mondaine et parfois dissolue de la cour avignonnaise du pape, la fiscalité pontificale et l'esprit de lucre qu'elle contribua à répandre ont causé de lourds préjudices à l'Église." (Ibid)

 

Le théologien anglais John Wyclif (1320-1384) fut un précurseur de la Réforme protestante en s'opposant catégoriquement à la doctrine catholique romaine.

 

Du Concile de Pise en 1409, Antonino Pierrozzi, futur archevêque de Florence, dira que « l'Assemblée de Pise était menée par le cardinal Balthasar Cossa, un habile intrigant, aussi rompu aux affaires du monde qu'étranger à celles de Dieu ». (Ibid p.311)

 

Le théologien tchèque Jan Huss fut brûlé vif en 1415 et, son ami Jérôme de Prague subit le même sort en 1416 !  

 

L'humaniste Lorenzo della Vale (Laurent Valla) (1407-1457) "représenta la papauté comme une odieuse tyrannie, en qualifiant le pape de « roi mangeur de son peuple» et déniant aux pontifes le droit de se dire «les vicaires de Pierre ». (Ibid p. 342)

Alfons de Borja i Llançol (Alphonso Borgia) est élu pape (Calixte IIIen 1455. Connu pour son népotisme, "il conféra la pourpre cardinale à deux de ses neveux, Rodrigue et Ludovic Borgia. Rodrigue était un homme perdu de mœurs, dénué de scrupules, avide d'argent ; il octroya des dépenses et des bénéfices ecclésiastiques pourvu qu'on le payât généreusement." Il devint pape (Alexandre VI) en 1492. (Ibid p.  348)

 

Sixte IV, élu pape en 1471, combla de faveurs ses parents dont certains furent une cause de honte pour l'Église ! En effet, il nomma cardinal son neveu Pietro Riario, "un impie et un débauché". Le frère de Pietro, Girolamo, fut encore pire ! Il complota contre les Médicis. "On voulait faire disparaître les neveux de Cosme de Médicis, Lorenzo et Guliano. (..) Guliano fut tué à coups de poignard et Lorenzo, blessé" pendant le déroulement d'une messe ! (cf. Histoire des papes, p. 352)  

"Les abus s'aggravaient. Pour accroître ses ressources, le pontife augmenta les indulgences et les impôts sur les prébendes." Sixte IV, par la bulle Mare Magnum de 1474, accorda de grands privilèges à l'ordre franciscain conventuel. En 1478, il accorda aux souverains espagnols la reconduction de l'Inquisition.

 

Les moines mendiants franciscains,dominicains, augustins et servites élevaient les protestations les plus véhémentes dans leurs sermons populaires." (cf. Histoire des papes, p.362)

 

En 1484, "tous les moyens de corruption furent bons pour élire Innocent VIII, qui avait mené dans sa jeunesse une vie licencieuse et était père de deux enfants naturels." La vie des cardinaux "ressemblait trop souvent à celles des princes temporels les moins sévères dans le choix de leurs réjouissances". 

Sa bulle Summis desiderantes a permis de faire accuser "les prétendus sorciers et sorcières des crimes les plus répugnants et les plus imaginaires : assister au sabbat, se donner au diable, traverser les aires en chevauchant un balai, «jeter des sorts» sur les gens, le bétail et les fruits de la terre, ou encore comme «faiseurs de temps», de déchaîner des orages dévastateurs. Les poursuites contre les hérétiques «vaudois» ajoutèrent au délit d'hérésie celui de sorcellerie. Ce sont des dominicains, inquisiteurs qui avaient réclamés la publication de cette bulle pour ne pas être gênés dans leur action contre la sorcellerie par des ecclésiastiques ou par des laïcs". (Ibid p. 363)

Cette bulle pontificale peut être considérée comme une préface à l'atroce «marteau des sorcières» (Malleus Maeficarum), traité rédigé par des inquisiteurs, deux dominicains allemands, et qui fut utilisé jusqu'au XVIIIIe siècle ! "Parmi les théologiens qui essayèrent de s'opposer à ces folies sinistres, la place d'honneur revient au jésuite Frédéric Spee (1591-1635)". (Ibid p.364)

Rodrigo Borgia ( Cf. Rodrigue ci-dessus), "le plus riche des cardinaux, mais aussi le plus mal famé" est élu pape en 1492. "Sa vie de débauche était connue de tous (..) l'homme se caractérisait par une sensualité tellement excessive qu'il ne connut pas de limites dans ses impulsions. Avant et après son élection, et déjà entré dans le sacerdoce, il eut de nombreux enfants. (..) Tous les moyens, sans excepter l'assassinat par le fer et par le poison", lui furent bons pour assouvir son ambition, sa luxure et ses haines (..)". (Ibid p. 365)

   

Il faut dire que dès le XVe siècle, "l'esprit de la Curie romaine était atteint par la perversion générale des idées et des mœurs". (Cf. Histoire des papes, Tome I, p.393, Gaston Castella, Éditions Stauffacher, Zurich, 1966)

 

 Le dominicain Jérôme Savanaroleserviteur de la parole de l'Éternel, excommunié en 1497, fut torturé (bras gauche déboîté et cassé) (1)pendu  puis brûlé en 1498 pour avoir porté un jugement  négatif sur la papauté." il n'avait désiré que la beauté de l'Église primitive du Christ". (Ibid p.372)

 

(1) Sur les méthodes de torture utilisées pendant l'Inquisition, cliquer sur le lien suivant :

http://www.theologe.de/inquisition.htm

 

Au début du XVIIe siècle, des contestataires vinrent à nouveau attaquer la papauté. On peut citer l'humaniste Érasme qui critiqua la scolastique. Ce qui eut pour effet de diminuer l'autorité et le prestige de la papauté.

 

Giordano Bruno (1548-1600) excommunié pour avoir dénoncer des mensonges, fut brûlé vif à Rome, après que le pape Clément VIII eut ordonné au tribunal d'Inquisition de prononcer son jugement qui le déclara hérétique.

 

Jules III, pape de 1550 à 1555, qui promulgua, en 1554, la bulle Cum sicut nuper "contra Hebraeos retinentes", son successeur Paul IV pape de 1555 à 1559, qui édicta en 1555 la bulle Cum nimis absurdum permettant l'établissement de ghetto, Pie IV pape de 1560 à 1565, puis Pie V pape de 1566 à 1572, qui décréta en 1569 la bulle Hebraerum gens, canonisé en 1712 et devenu saint catholique, et Grégoire XIII pape de 1572 à 1585, furent tous antisémites !

Au sujet du massacre de la Saint-Barthélémy qui eut lieu en 1572, le pape Grégoire XIII s'était personnellement félicité de l'assassinat de plusieurs milliers de protestants :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Massacre_de_la_Saint-Barth%C3%A9lemy

 

Sur les galères pontificales, un esclave chrétien qui offensait le nom de Dieu, de la Vierge ou d'un autre saint était sanctionné par cinq ans de galères qui venaient s’ajouter à la durée de sa condamnation, et, dans le cas d’un condamné à la perpétuité, la sentence était la bastonnade (cent coups) ou la mort. (Cf. ASV, MA, 54, f. 85, édit de Fr. Vincentio Rospigliosi, général des galères pontificales, Rome, 22 février 1668)

 

http://www.persee.fr/doc/remmm_0035-1474_1985_num_39_1_2065

 

Au XIXe siècle, pour légitimer les actes des souverains pontifes, Jean Bosco (saint catholique) " écrivait encore : "« Le pape est Dieu sur terre... Jésus a placé le pape au-dessus des prophètes... au-dessus du Précurseur, au-dessus des Anges. Jésus a placé le pape au niveau même de Dieu (2)»". (Cf. Nouvelle revue théologique, Maurice Villain, tome 90, page 55, Bruxelles, 1968)

 

(2) Ces affirmations sont blasphématoires !

 

 

Citations :

 

"Il y a eu parmi le peuple de faux prophètes, et il y aura parmi vous de faux docteurs, qui introduiront sournoisement des sectes pernicieuses, et qui, reniant le maître qui les a rachetés, attireront à eux une ruine soudaine.

Plusieurs les suivront, dans leurs dérèglements, et la voie de la vérité sera calomniée à cause d'eux.

Par cupidité, ils vous exploiteront au moyen de paroles trompeuses, eux que menace depuis longtemps la condamnation, et dont la ruine ne sommeille point." (Cf. épître 2 Pierre 2, 1-3)

 

"Celui qui aurait le droit de dire au Pape qu'il s'est trompé aurait, par la même raison, le droit de lui désobéir ; ce qui anéantirait la suprématie (ou l'infaillibilité)" (Cf. Du Pape, suivi de l'Église Gallicane, Joseph de Maistre, Tome premier, livre I, p. 7, publié par la Société Nationale, Bruxelles, 1838)

 

"L'erreur et l'ignorance sont la cause unique des malheurs du genre humain, et les erreurs superstitieuses sont les plus funestes, parce qu'elles trompent toutes les sources de la raison, et que leur fatal enthousiasme instruit à commettre le crime sans remords". (Cf. Condorcet, , Œuvres complètes de VoltaireVie de Voltaire, p. 58, cher Furner Libraire-Éditeur, Paris, 1835)

 

 

Article dédié à Marguerite Porete, brûlée pour hérésie sur ordre de l'Inquisition, en 1310, avec son livre "Le miroir des âmes simples et anéanties".

 

 

Article rédigé par Pascal Bourdaloue

 

 

Article "Affaires de pédophilie dans l'Église catholique. De hauts dignitaires couvrent des prêtres pédophiles" :

http://la-veritable-lumiere.over-blog.com/2017/06/abus-sexuels-sur-enfants-dans-l-eglise-catholique.html

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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 15:21

 

Soyons fidèles à la parole de l'Éternel !

 

 

"l'Éternel dit (..) : « Jusqu'à quand vous refuserez-vous d'observer mes commandements et mes enseignements ?»." (Exode 16,28)

 

"Heureux l'homme qui ne marche pas selon le conseil des méchants (..) mais qui trouve son plaisir dans la loi de l'Éternel (..) !" (Psaumes 1,1-2)

 

    IMGP2537

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Ainsi parle l'Éternel :

« observez ce qui est droit, et pratiquez ce qui est juste ; car mon salut ne tardera pas à venir, et ma justice se manifester.

Le Seigneur, l'Éternel, parle, Lui qui a rassemblé les exilés d'Israël : je réunirai d'autres peuples à lui, aux siens déjà rassemblés »." (Isaïe 56, 1 ; 8)

 

"Ainsi parle l'Éternel :

« Placez-vous sur les chemins, regardez, et demandez quels sont les anciens sentiers, quelle est la voie du bien ; marchez-y, et vous trouverez le repos de vos âmes !». Mais ils répondent : « nous ne la suivrons pas (nous ne marcheront pas) !»". (Jérémie 6,16)

Ne trébuchons donc pas pour nous retrouver hors des sentiers du Seigneur, sur un chemin non tracé par le Très-Haut, et de ce fait entraîner avec nous d'autres frères et sœurs dans nos propres égarements.

        
Ne suivons pas les transgresseurs de la Loi, ceux qui cherchent à nous séduire par le mensonge !

 

N'acceptons pas les traductions bibliques et coraniques (ou autres textes) effectuées en fonction des croyances ou de l'imagination fantaisiste, ainsi que les interprétations mensongères des versets des Écritures. Ne méditons pas la parole qui se trouve dans les écrits qui contiennent maintes contradictions et de nombreuses erreurs, car ils proviennent non de Dieu mais des hommes qui ont altéré Ses paroles !  

 

Dénonçons les dogmes et les rites qui ne furent jamais révélés par le Tout-Puissant et, ne soyons pas complices du Mal. Bien au contraire, détournons-nous du mal !

En effet, pourquoi imposer des règles dont ‹Yechoua'› (Jésus de Nazareth) ou ‹Muhammad› (Mahomet) ne furent pas les Témoins ? Et de quel droit  pourrait-on ajouter des lois à celles de Celui qui a donné les dix commandements à Mochè (Moïse) ? Cessons d'offenser son saint Nom ! Et louons le Seigneur ! 

 

"Heureux l'homme qui place sa confiance en l'Éternel, et qui ne se tourne pas vers les hautains et les menteurs." (Psaumes 40,5)

 

"La lumière se lève pour le juste, et la joie pour ceux qui ont le cœur droit." (Psaumes 97,11) 

 

"Cependant mon peuple m'a oublié, il offre de l'encens à des idoles ; il a été conduit à chanceler dans ses voies, à quitter les anciens sentiers, pour suivre des voies, des voies non frayées" (Jérémie 18,15)

 "Car c'est un peuple rebelle, ce sont des fils déloyaux, des enfants qui refusent d'entendre l'enseignement du Seigneur, qui disent : (...) Ne nous révélez pas des vérités, dites-nous des choses flatteuses, prophétisez des chimères ! Détournez-vous du chemin, écartez-vous du sentier (..) !" (Isaïe 30,9-11) 

 

L'exemple des vrais prophètes, ces hommes inspirés (1) d'Elohîms, et Jean Le Baptiste, Jésus-Christ (Yéchou’a bèn Yosséf) et Mahomet (Muhammad) (2) lui-même- en témoigne, la fidélité à la Parole du Très-Haut doit souvent passer, pour que puisse s'exprimer et éclater la vérité, par la contestation, le refus, allant jusqu'à s'éloigner des chemins tortueux empruntés par le plus grand nombre, pour s'opposer à ceux qui se sont engagés dans l'iniquité, l'injustice, qui se complaisent dans l'idolâtrie et veulent occulter les véritables commandements de l'Éternel.

(1) Élie, Isaïe, Michée, Amos, Osée

(2) uniquement pour la révélation des sourates mecquoises.

 

Puissions-nous donc réveiller nos consciences, pour être fidèles à la parole de la Lumière qui est la véritable lumière, celle qui vient du Juste, le Miséricordieux, le Très-haut !   
 

Écoutons la vraie parole et uniquement la parole véritable, celle du Tout-Puissant.

 

Ne nous laissons pas abuser par ceux qui ont abandonné la loi de l'Éternel, car ils ne marchent pas selon selon ses ordonnances, violent ses préceptes et n'observent pas ses commandements. Ceux-là même qui rejettent la loi de l'Éternel, méprisent la véritable parole, et se livrent à des espérances trompeuses. 

Ils enseignent pour un profit honteux une fausse doctrine !

Ils détournent les peuples du chemin droit !

Oui, quittons les ténèbres pour aller vers la Lumière qui est  la seule route droite et la Vérité !

Afin que s'accomplisse ce que le prophète a annoncé : "Il nous enseignera ses voies, nous marcherons dans ses sentiers." (Isaïe 2,3

       

Marchons dans la Lumière !

Marchons donc dans les voies de l'Éternel, dans sa vérité,

et observons ses commandements !

Afin que s'accomplisse la parole du prophète : "Venez, et marchons à la lumière du Seigneur !" (Isaïe 2, 5)

"Ne soyez pas comme ceux qui ont abandonné la vérité, et ont suivi le mensonge encore que la vérité leur fut connue (..)" (Cf. AlCoran p. 60, XXIII De la lignée de Joachim)
 

    

 

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"Ta Parole est un flambeau qui éclaire mes pas, une lumière sur mon sentier." (Cf. Psaumes 119,105)

 Puissions-nous être guidés par la lumière de l'Éternel !

 Que sa lumière nous éclaire et que sa volonté s'accomplisse ! 

 

 

Commentaires

 

"S'ils pensent (nos adversaires), au contraire, que la vérité ne saurait être découverte que par la comparaison des différents textes, pourquoi trouvent-ils mauvais que j'aie la prétention de corriger, tout en remontant aux sources grecques, les parties du texte qui ont été ou mal comprises par des interprètes ignorants, ou tronquées, dans de mauvaises intentions, par des correcteurs inhabiles et présomptueux, ou surchargées d'additions et altérées par de paresseux copistes ?" (Cf; Epistola Hieronymi ad Damasum papam, Lettre de Jérôme (de Stridon) au pape Damase, traduite du latin, écrite au IVsiècle, vers 383)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Lettre_%C3%A0_Damase

 

"Mettez en pratique la Parole et ne vous bornez pas à l'écouter en vous trompant vous-mêmes par de faux raisonnements." (épître Jacques 1,22)       

 

"Quiconque marche dans l'obscurité et manque de lumière, qu'il se confie dans le Nom de l'Éternel, et qu'il s'appuie sur son Dieu !" (Isaïe 50,10)

 

"Dieu donna à la franchise, à la fidélité, à la droiture, un accent qui peut être ni contrefait, ni méconnu." (Cf. Du Pape, suivi de l'Église Gallicane, Joseph de Maistre, Tome premier, livre II, p. 220, publié par la Société Nationale, Bruxelles, 1838)

 

Le vrai prophète dénonce violemment le laxisme moral ainsi que la corruption de la vraie religion par l'idôlatrie et la pratique de rites empruntés au paganisme.

Ainsi, "Amos parlait avec fermeté au nom de Dieu pour condamner les inconséquences et les injustices alors courantes en Israël : l'usure, la malhonnêteté, la prostitution dans le Temple, l'imposition des pauvres, aussi bien que les cultes rendus aux faux dieus et les pratiques païennes dans le culte de Yahvé. Certains sacrifices, les offrandes brûlées, la musique, le chant, et les divers procédés utilisés pour apaiser (la colère de) Yahvé, étaient sacrilèges aux yeux d'Amos, car Dieu désirait seulement que la justice et la loyauté fussent partout pratiquées." (Cf. Les grands mystères, Tome 10 mystères du bien et du mal, Stuart Holoryd, Aldus Books, London, 1976, Traduit en français, Éditions Hachette, Coulommiers, 1980

 

Commentaires :

"C'est une maxime reçue par le consentement unanime de tous les peuples qu'il faut avoir une religion. D'où vient donc qu'ils s'accordent si peu dans le choix? Je tâcherai de faire voir d'où procède un égarement si général et si déplorable. Dieu a formé l'homme de telle sorte, qu'il lui a donné le désir de connaître la religion et la sagesse; mais la plupart se trompent, ou en ce qu'ils embrassent une religion sans s'adonner à l'étude de la sagesse, ou en ce qu'ils s'adonnent à l'étude de la sagesse sans prendre aucun soin de s'instruire de la religion. Il fallait cependant joindre ces deux choses ensemble, parce qu'il est impossible que l'une subsiste sans l'autre ; ou ils s'engagent en diverses religions, qui sont toutes fausses, parce qu'ils ont quitté la sagesse qui leur avait appris qu'il est impossible qu'il y ait plusieurs dieux ; ou ils s'adonnent à l'étude d'une sagesse qui est fausse, parce qu'ils n'ont pas embrassé la religion du vrai Dieu, qui les aurait conduits à la vérité : ainsi ils tombent dans quantité d'erreurs en séparant la recherche de la religion de l'étude de la sagesse; au lieu qu'en les joignant, ils pourraient parvenir à la connaissance de la vérité, et s'acquitter du plus important de tous les devoirs." (Cf. Choix de monuments primitifs de l'Église chrétienne, J.A.C. Buchon, Institutions divines, Lactance, livre III, "De la fausse sagesse des philosophes", ch. XI, p.563-564, Desrez libraire-Éditeur, Paris, 1837)

http://remacle.org/bloodwolf/eglise/lactance/instit3.htm

 

 

Article rédigé par Pascal Bourdaloue

 

IMGP0548

 

 

 

 

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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 15:20

 

Prière "Notre Père" enseignée par Jésus de Nazareth à ses disciples

(cf. évangile. Matthieu 6,9-13 ; évangile Luc 11,1-4)

 

 

    IMGP2346

                   Représentation de Jésus de Nazareth dans l'église de Gargilesse (France)

 

 

Abba ! Père !

"Voici donc comment vous devez prier :

 

 

Notre Père qui êtes aux Cieux !   (1)

 

Que votre Nom soit sanctifié,     (2)

Et que votre Règne survienne !   (3)

 

Que votre volonté soit faite        (4)

Sur la Terre tout comme au Ciel. (4')

 

Donnez-nous ce jour notre pain ! (5)

 

Et pardonnez-nous nos péchés,   (6)

Comme nous pardonnons aussi   (7)

À ceux qui sont nos débiteurs ;   (8)

 

 

Ne nous laissez pas à l'Épreuve,  (9)

Mais préservez-nous du Malin !   (10)

 

 

IMGP2059.JPG

 

 

 

Car c'est à vous que reviennent  (11)

Dans tous les siècles, le Règne,

(Et) la puissance, et la gloire.   (12)

 

C'est vrai, il en est bien ainsi,

Pour les siècles des siècles !"   (13)

 

 

 

 

 

 

In English (Le "Notre Père" en Anglais)

 

 

The prayer of Jesus Christus : the Lord's prayer

 

"Therefore, you should pray like this :

 

 

Our Father who are in the Heavens !  (1)

 

  May your Name be hallowed , (2)

May your Kingdom come ;  (3)

May your will be done  (4)

On Earth just as in Heaven.

 

Give us our bread this day ! (5)

And forgive us our sins,  (6)

As we forgive also  (7)

Those who are indebted to us.  (8)

 

Do not leave us to the Trial,  (9)

But guard us from the Evil one ! (10)

 

 

Because,  the Kingdom (and) the power,

And the glory belong to you for ever.  (12)

 

It is true, so it is ,

For ever and ever !  (13)

 

  —

En Español  (Le "Notre Père" en Espagnol)

 

La oración de Jesúcristo

 

 

Padre nuestro, que estaís en los Cielos !

 

Que sea sanctificado vuestro Nombre,

Y que sobrevenga vuestro Reino ;

Que sea hecha vuestra voluntad,

En la Tierra, al igual que en el Cielo.

 

Dadnos este día nuestro Pan !

Y perdonadnos nuestros pecados,

Como también nosotros perdonamos

A los que están nuestros deudores.

 

No nos dejéis [caer] a Prueba,  (9')

Sino  libradnos del Maligno !

 

 

Porque sujo que corresponde

En todos los siglos, el Reino,

(Y) la potencia, y la gloria.

 

Es cierto, así estás bien,

Por los siglos de los siglos.

 

(9')   No nos dejéis [entrar] a Prueba,

Pero preservadnos del Maligno.

 

 

  —

 

In Italiano (Le "Notre Père" en Italien)

 

Padre nostro, che siète ne Cieli !

 

(Che) sia sanctificado il vostro Nome,

E (che) il vostro Regno venga ;

(Che) la vuestra volontà sia fatta,

In erra, tutto come in Cielo.

 

Dateci quello giorno il nostro Pane !

E perdonàteci i nostri peccati,

Comme noi anchora perdoniàmo

Ad coeli che sono i nostri debitori.

 

E non lasciate [entrare] a Prova,

Ma preservàteci dal Maligno !

 

 

Perché a suo appartengo,

In tutti i secoli, il Regno,

Y la potènza, e la gloria.

 

C'è vero, egli ne è bene così,

Per gli secoli dei secoli.

 

 

In Deutch  (Le "Notre Père" en Allemand)

 

"Darum sollt ihr also beten" :

 

 Vater unser (welch) in den Himmel !

 

(möge) sei geheiligt Name dein,

Und (möge) eintretein Reich dein ;

(möge) geschehe Wille dein,

Auf die Erden, ganz wie im Himmel.

 

Gebt uns Brot unser diese tag !

 

Und vergebt uns unsere sünden,

Wie auch wir vergeben

In diejenigen unseren schuldnern.

 

Nicht laBt [eintreten] uns in Probe,

Sondern schützt uns der Böse !

 

 

Denn, das ist gehören,

In alle Ewigkeit, das Reich,

Und die Kraft, und die Berühmtheit.

 

Ist wahr, ist sehr so,

Von Ewigkeit zu Ewiggkeit.

 

  —

 

Português  (Le "Notre Père" en Portugais)

 

 

 

Pai nosso que estes em Céus !

 

(que) Seja sanctificado  o vosso Nome ;

E (que) sobrevenha o vosso Reino ;

(que) Seja feita a vossa vontade,

Na Terra tudo como no Céu.

 

Nos dai este dia o Pão nosso  !

Perdoai as nossos pecados,

Como nós perdoamos também

A estes (quem) somos os nossos devedores.

 

Não nos deixai [caer]

Mas nos preservai do Maligno !

 

 

Porque vós (que) pertemçam

Em todos os séculos, o Reino,

(E) o poder e a glória.

 

É verdade, é bem assim,

Por séculos e séculos.

 

 

La prière ‹ téfila › "Notre Père" ‹ Avinou › en Hébreu phonétique

version avec tutoiement (aucun vouvoiement en hébreu)

 

 

Avinou ché ba chamayim ! (1')

 

Yitqadach chémékha,   (2')

Vé tavo Malkhoutekha ;  (3')

Ye'aséh rétsonékha

Haarèts bara ka'asher ba chamayim.

 

Ten lanou hay(i)om èt léhemnou !

Vé selah lanou èt avéroténou,

Ka'acher lanou u'selah gam

La'asher ashemou lanou.

 

Véal téviénou lidé nissayon,

ki im hatsilénou min hara'a.

 

Ki lékha hamamlakha(h)

véhagvourah véhatiférèt

lé'olméy ‘olami(y)m amén.

 

(1') avinou = avynou

(2') yitqadach = yitqadech

(3') malkhoutekha = malkhoutékha

 

 

Le Notre père en Arabe phonétique :

(traduction en cours de vérification )

 

’Abânâ (a)lladhî fi as-samawât !

 

liyataqaddas smuka ,

liya'ti malukûtuka ;

litakun machî ‘atuka

kama (hîa) fi as-samâi kadhâlika ‘ala al'ardi .

 

a‘tina khubzana kula yawm !

wa-aghfir lana khatâyânâ ,

kamâ naghfiru nahnu aydan

  lilmudhinibîna ’ilaynâ .

wa (lâ) tudkhilnâ fi tajribatin (1),

lakin najjinâ mina al-chirrîri .

 

l’anna laka al-mulka wa-alqûwaha wa-allmajda ,

’ilâ al’anadi .

( ’âmîn).

 

(1) Il s'agit de "l'épreuve"  [al-mihna] et non la tentation"  [al-fitna]  

 

"Dieu a mis un ruisseau au-dessus de toi (..)" (Cf. Alcoran p. 291, chap. XIX Marie)

 

IMGP2397

 

 

 

Vitrail représentant Jésus de Nazareth dans l'église St-Pierre à Limoges (France)

 

 

 

 

 

 

 

"(..) il m'a fait Prophète, il m'a béni en tous lieux, et m'a commandé de le prier (..).

(Alcoran p. 291, chap. XIX Marie)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(1) Cf. Isaïe 63,16 : "C'est toi, Éternel, qui est notre père qui, dès l'éternité, t'appelles notre sauveur."

Cf. Jérémie 3,19 : "Et j'ajoutais : Tu m'appelleras « mon Père » et tu ne te détourneras pas de moi."

Cf. Marc 11,25 : "(..) votre Père qui est dans les cieux (..)"

Cf. Qaddich 18 : "devant leur Père qui Est au ciel"

 

(2)  = Que votre saint Nom soit loué

 "sanctifié" traduit du grec "αγιασθη", de "αγιαζω" qui signifie "sanctifier", "consacrer comme saint"

"sanctifié" dans le sens d'attribuer au Nom un caractère sacré et le placer ainsi au dessus-de tout.

Cf. Isaïe 29,63 : "ils sanctifieront mon Nom"

Cf. Qaddich 1 : "Magnifié et sanctifié soit le Grand Nom"

"sanctifié" = glorifié = exalté = magnifié = loué = honoré

Cf. 2 Samuel 7,26 : "que ton Nom soit glorifié à jamais"

Cf. Psaumes 146,1 : "Louez l'Éternel ! Mon âme loue l'Éternel !"

Cf. Isaïe 12, 4 : "Louez l'Éternel, invoquez son Nom (..)"

Cf. Isaïe 25,1 : "Ô Éternel ! tu es mon Dieu ; je t'exalterai, je célébrerai ton Nom (...)"

Cf. Ézéchiel 36,22-23 : « (..) c'est à cause de mon saint Nom (..) Je sanctifierai mon grand Nom (..) »

Cf. pour confirmation : Alcoran p. 163, VII les Limbes : "(..) priez-le par la beauté de son Nom (..)"

 

 

(3) Cf. Abdias 1,21 : "Et à l'Éternel appartiendra le Règne ( la Royauté)"

ou "Que votre Règne soit à jamais"

Cf. Psaumes 145,13 : "ton Règne est un règne de tous les siècles"

le mot araméen "Malkoutâ" signifie "règne", "royaume" ou "règle" ;

en grec "βασιλεια"(basileia), royauté, royaume.

Cf. Qaddich 3 : "et puisse-t-il établir son Royaume"

Cf. Psaumes 146,10 : "l'Éternel règne éternellement"

Cf. Psaumes 29,10 : "le Seigneur règne à tout jamais !"

Cf. Exode 15,18 : "l'Éternel régnera à tout jamais !"

Cf. Daniel 3,33 (4,3) ; 7,27 : "Son Règne est un règne éternel"

Cf. 1 Chroniques 16,29 : "Rendez hommage au Nom glorieux de l'Éternel !"

Cf. 1 Chroniques 16,35 ; Psaumes 106,47 : "(..) afin que nous célébrions ton saint Nom"

Cf. Psaumes 138,2 : "(..) et je célèbre ton Nom, à cause de ta bonté et de ta bienveillance (..)"

Cf. Psaumes 113,3 : "Que le Nom de l'Éternel soit célébré !"

Cf. Psaumes 145,2 : "(..) et je célébrerai ton Nom à jamais"

Cf. Psaumes 34,4 : "Exaltez avec moi l'Éternel ! Célébrons ensemble son Nom !

 

(4) = "que ta volonté se fasse"

"volonté" traduit du grec "θελημα"

Cf. év. Matthieu 26,42 : "Mon Père (...) que ta volonté soit faite."

 

(4') = "comme au ciel, ainsi sur la terre"

 

(5) autrement dit : Donnez-nous aujourd'hui le pain / super-substantiel de notre âme

En effet, il s'agit du pain supersubstantiel qui nourrit l'âme. Cf. év. Jean 6,32-33 : "(...) mon Père vous donne le vrai pain du ciel (...) celui qui donne la vie au monde"

 

(6) = Et pardonnez-nous nos offenses = Et effacez nos transgressions

"péchés" = offenses = transgressions = fautes

"péchés" traduit du grec "αμαρτíας" qui signifie aussi "fautes", "erreurs"

Cf. Jérémie 25,6 : "cessez de m'offenser par vos pratiques (...)" ; 27,18 : "et ainsi vous m'offensez"

Cf. év. Marc 11,25 : "(...) si vous avez quelque chose contre quelqu'un, pardonnez,

afin que votre Père (..) vous pardonne aussi vos fautes."

Cf. Psaumes 25,18 : "(...) et pardonne tous mes péchés"

Cf. Psaumes 65,4 : "(...) mais tu effaces les péchés"

Cf. év. Luc 11,4 : « Pardonne-nous nos péchés (..)»

Cf. 1 Rois 46,50 : "Quand ils pécheront contre toi, car il n'y a point d'homme qui ne pèche (...) / tu pardonneras à ton peuple ses péchés, ses offenses à ton égard (...)".

Cf. Psaumes 51,3-5 : "Ô Dieu ! aie pitié de moi dans ta bonté ; selon ta grande miséricorde, efface mes transgressions (fautes) ; Lave-moi de mon iniquité, et purifie-moi de mon péché. Car je reconnais mes fautes, et mon péché est sans cesse devant mon regard."

Cf. Isaïe 43,25 : "« C'est moi, c'est moi qui effacerai tes péchés, en ma faveur, et tes fautes, je les oublierai »".

Cf. Osée 14, 3 : "Dites-lui : Enlèves toute faute (..)"

Cf. Tefillah schemoneh-esreh 1,6 : "(..) Dieu très-haut qui fait miséricorde (..) Pardonne-nous, ô notre Père, car nous avons péché ; pardonne-nous, ô notre Roi, nos transgressions, car tu es bon et tu pardonnes."

Cf. pour confirmation par le Rappel :

- (a) L'Alcoran p. 232, chap. XII Joseph (Yusuf) : "Ils ont dit, Père pardonne-nous, et demande à Dieu pardon pour nous qui l'avons grandement offensé"

- L'Alcoran p. 29, chap. II La Vache : "(..) demandez pardon à Dieu, il est clément et miséricordieux."

- L'Alcoran p. 46-47, II La Vache : "(..) efface nos péchés, donne-nous ta miséricorde tu es notre Seigneur (..)"

- L'Alcoran p. 49, chap. III De la lignée de Joachim : "Seigneur nous croyons en ta loy. Pardonne-nous nos péchés (..)"

- L'Alcoran p. 89, III les Femmes : "Celuy qui demandera pardon à Dieu après l'avoir offensé

le trouvera clément & miséricordieux (..)"

- Alcoran p. 159, chap. V les Limbes : " (..) tu es notre Protecteur, pardonne-nous nos péchés,

puisque tu es tout miséricordieux, (..)"

 

 

(7) = "Comme nous remettons aussi"

En effet, il convient de faire la distinction entre les fautes commises (les péchés commis) contre l'Éternel et les fautes (les offenses) commises contre son prochain. Le Miséricordieux, Celui qui fait miséricorde, efface les péchés ; la personne lésée (offensée) accorde formellement le pardon à son débiteur, en lui remettant les dettes.

Cf. Marc 11,25 : "(..) « faisant votre prière, si vous avez quelque chose contre quelqu'un, pardonnez, afin que votre Père (..) vous pardonne aussi vos fautes »."

Cf. Matthieu 18,35 : "«(..) C'est ainsi que mon Père vous traitera, si  vous ne remettez pas les dettes de votre frère de tout votre cœur.»"

 

(8) = "À ceux qui nous ont offensés"

 

 

(9) autrement dit : "Ne nous laissez pas entrer dans l'épreuve"

Le mot "épreuve" est traduit de l'araméen "lenisyônâ", "lenesyewunnâ". (Cf. Peshitta, Mattai 6,12 ; Luqa 11,4)

Cette demande de Jésus est liée à la précédente.

En effet,  "Délivre-nous et pardonne nos péchés, à cause de ton Nom !" (Cf. Psaumes 79,9)

Le verbe grec "εíσενεγκης" signifie "laisser entrer dans".

 

Cf. épître Jacques 1,13 :"Que personne, lorsqu'il est éprouvé, ne dise : c'est Dieu qui me tente. Car, Dieu ne peut être tenté et il ne tente lui-même personne."

En conséquence, la traduction ne saurait être :"ne nous induisez pas en tentation" ou bien "ne nous soumettez pas à la tentation". Car le Seigneur Dieu n'est pas le Tentateur !

Certes le Très-Haut peut mettre à l'épreuve : "(...) car c'est l'Éternel, votre Elohîms, qui vous met à l'épreuve, pour savoir si vous aimez l'Éternel." (Deutéronome 13,3) ; "Le peuple sortira (...) afin que je le mette à l'épreuve, et que je voie s'il marchera ou non, selon ma loi." (Exode 16,4) Mais ici,dans cette dernière demande de Jésus adressée au Père, ce n'est pas l'Éternel qui éprouve ou qui tente.

En effet, l'initiateur de "l'épreuve" est le Diable, celui- ci même qui a tenté en vain le "Fils" de l'Éternel !

Cf. év. Luc 22,40.46 : "(..) priez pour ne pas être mis à l'épreuve"

Cf. év. Matthieu 26,41 ; év. Marc 14,38 : "veillez et priez pour n'être pas mis à l'épreuve"

Cf. pour confirmation :

- (a) Alcoran p. 458, chap. LXI L'Explication : (..) le Diable te tentera, mais demande secours à Dieu (..)

- Alcoran p. 259, chap. XVI la mouche à miel : "(..) le Diable a séduit les hommes,

et a été le maître des impies en ce monde (..)"

 

(10) "Malin" = Mauvais = Satan = Diable.

de "beyissâ" en araméen (Cf. Peshitta, ibid)

du grec "πονηρóς", "le mauvais esprit", "le Démon", "le Diable" ; de "πονηρóν", "le mal"

"préservez" = "délivrez",  du grec "ρυσαι" , ou du verbe "ρúσιαζω", "arracher"

Cf. 1 Corinthiens 7,6 : "(...) de peur que Satan ne vous tente (...)"

Cf. év. Jean 17,15 : "« Je ne te prie pas de les ôter du monde, mais de les préserver du Mauvais.»"

Cf. Psaumes 68, 21 : "Dieu est pour nous le Dieu des délivrances (..)"

Cf. Isaïe 63, 1 : "«(..) C'est moi qui ai le pouvoir de délivrer »"

 

Cf. pour confirmation :

- (a) Alcoran p. 345, chap. XXV L'Alcoran  : "(..) certainement le Diable a tenté les hommes ; (..)"

- Alcoran p. 368,  chap. XXVIII L'Histoire : "(..) le Diable m'a tenté, il est ennemi découvert des hommes, (..)"

- Alcoran p. 263-264, chap. XVI la mouche à miel : "Lors que tu liras l'Alcoran,

demande à Dieu qu'il te délivre de la malice du Diable."

- Alcoran p. 331, chap. XXIII vrays-Croyants : "(..) délivre-nous du mal (..)

Seigneur délivre-moi des tentations du Diable (..)"

 

(11) "que reviennent" = qu'appartiennent

 

(12) Cf. Psaumes 57,6.12 : "(...) que ta gloire domine toute la terre !"

Cf. Isaïe 42,12 : "Qu'on rende gloire à l’Éternel"

Cf. Daniel 3,33 (4,3) ; 7,27 : "Son Règne est un règne éternel"

Cf. 1 Chroniques 16,28 : "Célébrez sa gloire et sa puissance !"

Cf. Psaumes 29,10 :" l'Éternel sur son trône règne pour l'éternité"

 

(13) = Pour les siècles et à jamais

Cf. Qaddich 18 : (..) et dites Amen"

Cf. Qaddich 9 : "à jamais et dans tous les temps des mondes."

 

(a) Alcoran de Mahomet translaté de l'Arabe en langue françoise, Sieur du Ryer, Paris, 1648.

 

 

Note sur le renvoi (5) : "le pain super-substantiel"

"Supersubstantiel" vient du latin "supersubstancialem" traduit du grec "επιοúσιον" (époussione) de "εpi- " préfixe grec augmentatif ou d'intensité, "très" ou "fort" et de "οúεωδης" qui signifie "essentiel", "substantiel" ; ce mot a été utilisé par Jérôme de Stridon, saint catholique et orthodoxe (saint Jérôme), dans sa traduction de la Vulgate.

                                                                                                                                                                                                                                            ↓                                                                                        IMGP2627

 

Extrait du Codex Sinaiticus

(manuscrit du IV e  siècle écrit en grec)

                                                                                               

"époussione" mot (ci-dessus en première ligne) qui figure uniquement dans les versets du "Notre Père" de Matthieu et de Luc, ne peut être traduit par "quotidianus", c'est-à-dire "quotidien" en français. De plus, ce mot ferait double emploi avec "ce jour" !

"(...) il dit pain, mais il l'appelle époussione, c'est-à-dire supersubstantiel. Ce n'est pas ce pain qui entre dans le corps, mais le pain de vie éternelle qui soutient la substance de nôtre âme. C'est pour cela qu'en grec, il est dit époussione."

(Cf. Ambroise de Milan (saint Jérôme), saint catholique et orthodoxe)

 

"demandons-lui que chaque jour il nous fournisse le pain qui doit entretenir la vie de nos âmes, le pain de sa grâce, ce pain supersubstantiel, pour me servir de l'expression même de l'évangile". (Cf. Louis Bourdaloue, Sermon du pere Boudaloue, (de la compagnie de Jésus), pour les dimanches. Tome second. Sermon pour le cinquième dimanche après pasques.  Sur la prière.)

 

"l'homme ne vit pas de pain seulement, mais que l'homme vit de ce qui sort de la bouche de l'Éternel" (Deutéronome 8,3)

 

Note sur le renvoi (9)

= Mais arrachez-nous à Satan = Mais arrachez-nous au Mauvais = Mais préservez-nous du Malin

= Mais délivrez-nous du Malin = Mais arrachez-nous au Malin.

"Voici ce que signifie cette parabole :

La semence, c'est la Parole d'Elohîms.

Ceux qui ont reçu la semence le long du chemin, sont ceux qui entendent ;

puis le Diable vient, et enlève de leur cœur la parole, de peur qu'il ne croient et ne soient sauvés.

Et ceux qui sont sur le roc, ce sont ceux qui entendent la parole, la reçoivent avec joie,

mais ils n'ont pas de racine ; ils ne croient que pour un temps,

et au moment de l'épreuve, ils se retirent." (Cf. év. Luc 8,11-13)

 

Jésus, dans sa prière adressée à l'Éternel, demande que ses disciples puissent avoir la force de supporter l'épreuve, et qu'ils soient préservés de tout mal.

"« Vous êtes ceux qui avez persévéré avec moi dans mes épreuves »" (Cf. év. Luc 22,28)

"Aucune épreuve ne vous est survenue qui n'ait été humaine, et Elohîms, qui est fidèle, ne permettra pas que vous soyez éprouvés au-delà de vos forces. Mais avec l'épreuve, il vous donnera le moyen d'en sortir, afin que vous puissiez la supporter." (Cf. épître 1 Corinthiens 10,12-13)

"Heureux l'homme qui supporte l'épreuve car, après avoir été éprouvé, il recevra la couronne de vie que le Seigneur a promise à ceux qui l'aiment. Que personne lorsqu'il est éprouvé ne dise ; «c'est Elohîms qui me tente» ; car Elohîms ne peut être tenté par le mal, et il ne tente lui-même personne. (Cf. épître Jacques 1,12-13)

"Le Seigneur ( IHVH-Adonaï) sait donc délivrer de l'épreuve les hommes pieux (..)" (Cf. épître 2 Pierre 2,9)

 

Cf. pour confirmation : "(..) le Diable te tentera, mais demande secours à Dieu (..)" (Alcoran p. 458, chap. LXI  L'Explication)

 

 

IMGP2481

 

                       

 

 

Vitrail représentant Jésus de Nazareth dans l'église d'Eymet (France)

 

 

 

 

 

 

Observations :

 

1° La prière de Jésus de Nazareth enseignée à ses disciples comprend essentiellement des formules juives connues et d'usage en Israël.

Le lecteur pourra utilement s'en assurer - s'il souhaite avoir des preuves - en lisant dans la "tefillat ha’amida" (tefillat la‘hach) la prière des dix-huit bénédictions, en particulier les bénédictions une, deux, trois, six et neuf.

 

2° "N'appelez personne sur la terre [votre] "père" ;

car un seul est votre Père, celui qui est dans les cieux." (év. Matthieu 23,9)

 

"« Parce qu'il vous a été donné de connaître les mystères du royaume des cieux (..)»" (év. Matthieu 13,11)
 

"«(..) tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous l'avez reçu, et vous le verrez s'accomplir »" (év. Marc 11,24)

 

"« Tout ce que vous demanderez avec foi par la prière, vous le recevrez »" (év. Matthieu 21,22)

 

 

 

"La prière fervente du juste a une grande efficacité" (épître Jacques 5,16)

 

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Cf. pour confirmation :

- "(..) Alors son enfant a parlé et a dit, « je suis serviteur de Dieu, il m'a enseigné l'écriture, il m'a fait prophète, il  m'a béni en tous lieux, et ma commandé de le prier (..)»" (Alcoran, p. 291, chap. XIX Marie)

 

- "Seigneur, nous croyons en toi, pardonne-nous nos péchés, tu es très-miséricordieux (..)"

(Cf. Alcoran p. 332, XXIII vrays-Croyants)

 

 

Commentaires sur la prière :

 

"(..) de chercher d'abord le Royaume de Dieu et sa justice, et de nous reposer de tout le reste sur sa providence, qui y pourvoira.

Demandons-lui selon l'ordre que le Fils de Dieu nous a prescrit, que son nom soit sanctifié, et que nous puissions contribuer nous-même à sa gloire par la sainteté de nos œuvres.

Que son règne arrive, et que dès ce monde il établisse son empire dans nos cœurs (..)

Que sa volonté soit faite dans le ciel et sur la terre, mais par-dessus tout qu'elle s'accomplisse en nous, et que nous lui soyons toujours soumis.

Que tout pécheurs que nous sommes, il jette sur nous un regard de miséricorde, et qu'il nous pardonne tant d'offenses dont nous devons nous reconnaître coupables, et pour lesquelles nous ne pouvons le satisfaire, s'il ne se relâche en notre faveur de la sévérité de ses jugements.

Demandons-lui qu'il nous défende des traits empoisonnés de l'esprit tentateur et des attaques de ce lion rugissant qui tourne sans cesse autour de nous pour nous surprendre ; qu'il nous défende des charmes trompeurs du monde et de ses prestiges, mais qu'il nous défende encore plus de nous-mêmes et de la malheureuse cupidité qui nous domine. Enfin qu'il nous préserve de tout mal ; (..) car, si nous sommes éclairés d'une sagesse solidement et vraiment chrétienne, voilà ou doivent tendre nos prières et à quoi elles doivent se réduire."

 

(Cf. Louis Bourdaloue, Sermons du pere Bourdaloüe, (de la compagnie de Jésus),

pour les dimanches. Tome second. sermon pour le cinquième dimanche après pasques (pâques)

sur la prière — , p. 161-163. Lyon, MDCCXVI. avec privilège du Roy (1716)

 

 

Article rédigé par Pascal Bourdaloue

 

 

 

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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 15:19

 

Prière "Notre Père" enseignée par Jésus de Nazareth à ses disciples

(Cf. év. Matthieu 6,9-13 ; év. Luc 11,1-4)

 

        

Abba ! Père !

 

"Voici donc comment vous devez prier :

 

 

Notre Père qui es aux Cieux ! (1)

 

Que ton saint Nom soit révéré, (2)

Et que survienne  ton Règne ! (3)

Que ta volonté s'accomplisse (4)

Sur la Terre tout comme au Ciel. (4')

 

Donne-nous ce jour notre Pain ! (5)

Et pardonne-nous nos offenses, (6)

Comme nous pardonnons aussi (6')

À ceux qui sont nos débiteurs. (7)

 

Ne nous laisse pas à l'Épreuve, (8)

Mais délivre-nous du Mauvais.  (9)

 

 

 

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Car, c'est à toi que reviennent

Dans tous les siècles, le Règne,

Et la puissance, et la gloire. (10)

C'est vrai, il en est bien ainsi, (11)

Pour les siècles des siècles" (12)

 

 

Synthèse des textes araméens et grecs,

par Pascal Bourdaloue

 

    —

 

Le "notre Père" en Español  (Espagnol) :

 

La oración de Jesúcristo

 

 

Padre nuestro que estás en los Cielos ! (1)

 

(Que) sea sanctificado tu Nombre,  (2)

Y (que) sobrevenga tu Reino !  (3)

(Que) sea hecha tu voluntad, (4)

En la Tierra, al igual que en el Cielo !

 

Danos este día nuestro Pan !  (5)

Y perdonanos nuestras ofensas,  (6)

Como también nosotros perdonamos

A los que están nuestros deudores. (7)

 

No nos dejes [caer] a Prueba, (8)

Sino libranos del Maligno ! (9)

 

 

Porque tuyo que corresponde

En todos los siglos, el Reino,

Y el potencia, y la gloria.  (10)

 

Es cierto, así estás bien,  (11)

Por los siglos de los siglos. (12)

 

traduction Pascal Boudaloue

 

La prière ‹ téfilah› "notre Père"  אבינו ‹ Avinou › en hébreu phonétique

 

    

Avinou ché ba chamayim !  (1*)

 

Yitqadach chémékha,  (2) (2')

Vé tavo Malkhoutekha ;  (3)

Ye'aséh rétsonékha,  (4)

Haarets bara ka'asher ba chamayim.

 

Ten lanou  ha(i)yom èt léhemnou  !  (5)

Vé séla'h lanou èt ashmaténou , (6*)

Ka'acher ma'halnou gam

Ana'hnou la‘hayavéynou. (7)

 

Véal téviénou lidé nissayon, (8)

Ki im hatsilénou min hara'a ! (9)

 

 

Ki lékha hamamlakha(h),

Véhagvourah, véhatiféret, (10)

Lé‘olméy ‘olamim amén.

 

IMGP2639

 

Une version de אבינו <Avinou> (Notre Père) en caractères hébraïques, versets 9-13.

 

 

(1*) ‹ avinou › = ‹ avynou ›

(2') "Yitqadach(e)" = Yit(e)qadech ; "chémékha = shémékha

(3') malkhoutekha = malkhoutékha
     

 

Ci-dessous une version (incomplète) du  "Notre Père" en Hébreu :

(en gros caractères)

 

 

verset  6,9


'אָבִינוּ   שֶׁבַּשָּׁמַיִם , יִתְקַדֵּשׁ שִׁמְךָ

 

chim(e)kha     yitqadech    ,       chemayim / ba / ché            Avinou

 

   ton Nom         sanctifié           Cieux  aux  qui                   ( Notre Père)

 

 

verset 6,10 (partiel)

 

תָּבוֹא   מַלְכוּתְךָ , יֵעָשֶׂה  רְצ וֹנְךָ

 

rétsonékha                     yé'aséh                     Malkhoutékha                           tavo

      

( ta volonté)              (soit faite) (se fasse)          (ton règne)                             (vienne)

 

                                                                                                 

 —

 

Le "notre Père" en Araméen contemporain (une version sans vocalisation) :

 

ܗܟܢܐ ܗܟܝܠ ܨܠܘ ܐܢܬܘܢ ܐܒܘܢ ܕܒܫܡܝܐ ܢܬܩܕܫ ܫܡܟ

 

ܬܐܬܐ ܡܠܟܘܬܟ ܢܗܘܐ ܨܒܝܢܟ ܐܝܟܢܐ ܕܒܫܡܝܐ ܐܦ ܒܐܪܥܐ

 

 ܗܒ ܠܢ ܠܚܡܐ ܕܤܘܢܩܢܢ ܝܘܡܢܐ

 

ܘܫܒܘܩ ܠܢ ܚܘܒܝܢ ܐܝܟܢܐ ܕܐܦ ܚܢܢ ܫܒܩܢ ܠܚܝܒܝܢ

 

ܘܠܐ ܬܥܠܢ ܠܢܤܝܘܢܐ ܐܠܐ ܦܨܢ ܡܢ ܒܝܫܐ ܡܛܠ ܕܕܝܠܟ ܗܝ ܡܠܟܘܬܐ ܘܚܝܠܐ ܘܬܫܒܘܚܬܐ ܠܥܠܡ ܥܠܡܝܢ

 

Ci-dessous, le "notre Père" en Araméen (transcription phonétique) la langue de Yéchou'a.

Nota Bene : dans la vidéo placée en haut de page, le texte en araméen qui figure en haut de l'image est identique au texte araméen écrit ci-dessus, à l'exception du dernier mot  ‹ amiyn ›. Mais des erreurs figurent dans la transcription phonétique située an bas des images vidéo !

En revanche de très belles sonorités qu'elles soient instrumentales ou vocales ! Notez bien cependant  que  l'araméen présente de nombreuses variantes dans la vocalisation, comme vous pourrez le constatez  (voir les renvois) dans une transcription que je propose à votre lecture :

 

’aboun d-bachmaya (1)

 

nètqadach chmakh (2)

ti(ê)tè malkhoutakh (2')

nèhwè tsèbyanakh ’aykhana d-bachmaya ap ba-ar‘a

 

hav lan la’hma d(é)-sounqanan yawmana (3)

wachbouq lan ’hawbayn (wathahayn) (4)

’aykhana d-’ap ’hnan chvaqn l-hayabayn

 

w-la ta’lan l(e)nesyouna (5)

ela patsan men biycha. (5')

 

doxologie :

 

mèthoul d-diylakh (hi) malkhoutha

w-hayla w-t(h)echboutha

la‘alam ‘almiyn (amiyn) (6)

 

(1) = ‹ aboun dibéchmaya › = ‹ aboun débachmaya

(2) = ytqadach chémakh = nitqadach chimkha

(2') un [’ain) prononcé "ê" dans la vidéo

(3) ‹ hav › ou ‹ hab › qui signifie [apporte]

(4) ‹ wathahayn › [péchés]  ne figure pas dans le texte araméen ci-dessus, alors qu'il se trouve dans les paroles chantées de la vidéo.

(5) ‹ta‘lan› la traduction est ici  "nous (fais) entrer" ou "nous (fais) venir"

(5') [patsan] second mot de la cinquième ligne comprend un "ssadé" araméen (en milieu de mot) qui se prononce "ts"

  (6) [amiyn] a été ajouté dans la vidéo

 

IMGP2397

 

Vitrail représentant Jésus de Nazareth dans l'église St-Pierre à Limoges

 

 

 

 

 

 

 

"(..) il (Dieu) m'a fait prophète, il m'a béni en tous lieux, et m'a commandé de le prier (..).

(Alcoran p. 291, chap. XIX Marie)

 

    —

    

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le "notre père" ‹ ’abânâ › en Arabe phonétique

    

(d'après la version Van Dyke -1856-)

 

 

 

’Abânâ alladhî fi as-samawât-i !

 

Liyataqaddas ismuka,

Liya’ti malukûtuka !

Litakun machî 'atuka

Kama (hîa) fi as-samâ’i kadhâlika ‘ala al’ardi .

 

A‘tinâ  khubzana  kula yawm !

Wa-aghfir lanâ dhunûbanâ ,

  Kamâ naghfiru nahru aydan

Lilmudhnibîna ’ilaynâ.

 

(Wa) lâ tudkilnâ fî tajribatin (1)

Lakin najjinâ mina al-chirrîri !

 

L’ anna laka almulka wa-alqûwata wa-almajda ,

’ilâ' al’anadi .

 [ ’âmîn .]

 

(1) Il s'agit de "l'épreuve"  [al-mihna] et non la tentation"  [al-fitna]

 

transcription Pascal Bourdaloue (texte en cours de vérification)

 

 

Le "Notre Père"  أَبَانَا en Arabe

 

 

فَصَلُّوا أَنْتُمْ مِثْلَ هَذِهِ الصَّلاَةِ

 

أَبَانَا الَّذِي فِي السَّمَاوَاتِ، لِيَتَقَدَّسِ اسْمُكَ

لِيَأْتِ مَلَكُوتُكَ لِتَكُنْ مَشِيئَتُكَ عَلَى الأَرْضِ كَمَا هِيَ فِي السَّمَاءِ

خُبْزَنَا كَفَافَنَا أَعْطِنَا الْيَوْمَ

وَاغْفِرْ لَنَا ذُنُوبَنَا، كَمَا نَغْفِرُ نَحْنُ لِلْمُذْنِبِينَ إِلَيْنَا

 

 

وَلاَ تُدْخِلْنَا فِي تَجْرِبَةٍ، لَكِنْ نَجِّنَا مِنَ الشِّرِّيرِ

 

  
 doxologie

  
فَلَكَ المَلَكُوتُ وَ الجَبَرُوتُ وَ المَجْدُ أَبَداً

 

 

 

Une autre version du "notre Père en Arabe :

 

 

فَصَلُّوا أَنْتُمْ مِثْلَ هَذِهِ الصَّلاَةِ:

 

 

 أَبَانَا الَّذِي فِي السَّمَاوَاتِ  لِيَتَقَدَّسِ اسْمُكَ

 

 

لِيَأْتِ مَلَكُوتُكَ! لِتَكُنْ مَشِيئَتُكَ عَلَى الأَرْضِ كَمَا هِيَ فِي السَّمَاءِ

 

 

خُبْزَنَا كَفَافَنَا أَعْطِنَا الْيَوْمَ

 

IMGP2651

 

Extrait de l'Évangile selon Luc, Bible Turque, écrite en Arabe.

 

 

 

IMGP2658

 

Extrait de l'Évangile selon Matthieu, Bible Turque, écrite en Arabe, qui fut utilisée dans l'ancien Empire Ottoman.

 

 

IMGP2660

 

Extrait de l'Évangile selon Matthieu, idem

 

 

Le "notre père" en italien (Italiano)

 

 

Padre nostro, che sei ne Cieli !

Sia sancticato il tuo Nome,

E il tuo Regno venga  !

La tua volontà si compia,

In Terra  tutto come in Cielo.

Daci oggi il nostro Pane !

E perdonici i nostri ofensi,

Come noi anchora perdoniamo

Ad  coeli che sono nostri debitori.

E non lasci [perderer] a Prova

Ma liberaci dal Maligno !

 

 

Perché a te appartengono,

In tutti i secoli, il Regno,

E la potenza, e la gloria.

C'è vero, [egli] ne è bene così,

Per gli secoli dei secoli.

 

traduction Pascal Bourdaloue

 

 

Le "notre Père" en allemand (Deutsch)

(vérification de la traduction en cours)

 

"Darum sollt ihr also beten" :

 

Die Gebet Jesus Christus

 

Unser Vater [welch) in den Himmel !

 

(möge) Sich geheiligt Name dein,

Und (möge) entrete ein Reich dein ;

(möge) geschehe wille dein,

Auf die Erden, ganz wie im Himmel.

 

Gebt uns Brot unser diese tag !

Und vergib uns unsere sünden,

Wie auch wir vergeben auch

In diejenigen unseren schuldnern.

 

Nicht lasse [fallen] uns in Probe,

Sondern erlös uns der Böse.

 

 

Denn, dein ist,

In Ewigkeit, das Reich

(Und) die kraft, und die Berûhmtheit.

 

Its wahr, its sehr so,

Von Ewigkeit zu Ewigkeit.

 

traduction Pascal Bourdaloue

 

Le "notre Père en anglais (English)

 

The prayer of Jesus Christus : the Lord's prayer

 

 

Our Father who are in the Heavens !

 

May your holy Name be revered,

May your Kingdom happen ;

May your will be done,

On Earth just as in Heaven.

 

Give us our Bread this day !

And forgive us our offenses,  (6')

As we forgive also

Those who are our debtors.

 

Do not leave us to the Trial,

But deliver us from the Evil one !

 

 

Because, the Kingdom (and) the power,

And the glory belong to you for ever.

 

It is true, so it is,

Forever and ever.

 

(6') "forgive" = "remit"

 

traduction Pascal Bourdaloue

 

Le "notre Père" en portugais (Português)

 

 

Pai nosso que estás em Céus !

(que) Seja sanctificado  o vosso Nome,

E (que) sobrevenga o vosso Reino ;

(que) Seja feita a vossa vontade,

Na Terra tudo como no Céu.

 

Nos dai este dia o Pão nosso   !

Perdoe as nossas ofensas,

Como nós perdoamos também

A estes (quem) somos os nossos devedores.

 

Nâo nos deixei [cair],

Mas livra-nos do Maligno !

 

 

Porque teu (que) pertençam

Em todos os séculos, o Reino

(E) o poder, e a gloria.

 

É verdade, é bem assim,

Por séculos e séculos.

 

traduction Pascal Bourdaloue

  —

 

 

(1) Cf. Isaïe 63,16 : "C'est toi, Éternel, qui est notre père qui , dès l'éternité, t'appelles notre sauveur."

Cf. Jérémie 3,19 : "Et j'ajoutais : Tu m'appelleras « mon Père ! » et tu ne te détourneras pas de moi."

Cf. Matthieu 16,17 ; 18,10.19 : "«(..) mon Père qui est dans les cieux.»"

Cf. Qaddich 18 : "devant leur Père qui est au ciel, (..)"

(1*) Chamayim, cieux, de l'araméen "Shamayin".

 

(2) = Que ton Nom soit sanctifié

célébré = honoré = glorifié = magnifié = exalté = loué

traduit du grec "αγιασθη", de "αγιαζω" qui signifie "sanctifier", "consacrer comme saint".

"sanctifié" dans le sens d'attribuer au Nom un caractère sacré et le placer ainsi au-dessus de tout.

Cf. Isaïe 29,63 : "Ils sanctifieront mon Nom"

Cf. Qaddich 1 : "Magnifié et sanctifié soit le Grand Nom"

Cf. 2 Samuel 7,26 : "que ton Nom soit à jamais glorifié"

Cf. Psaumes 146,1 : "Louez l'Éternel ! Mon âme loue l'Éternel."

Cf. Isaïe 25,1 : "Éternel ! tu es mon Dieu ; je t'exalterai, je célébrerai ton Nom"

saint Nom (cf. Ézéchiel) = grand Nom (Cf. Ézéchiel, Jérémie)

Cf. Ézéchiel 36,22-23 : "«(..) c'est à cause de mon saint Nom (..) Je sanctifierai mon grand Nom (..)»"

Cf. 1 Chroniques 16,29 : "Rendez hommage au nom glorieux de l'Éternel"

Cf. 1 Chroniques 16,35 ; Psaumes 106,47 : "Afin que nous célébrions ton saint Nom (..)"

Cf. Psaumes 79,13 : "Nous célébreront ton Nom éternellement (à jamais)"

Cf. Psaumes 113,3 : "Que le Nom de l'Éternel soit célébré !"

Cf. Psaumes 138,2 : "(..) et je célèbre ton Nom, à cause de ta bonté et de ta bienveillance (..)"

Cf. Psaumes 34,4 : "Exaltez avec moi l'Éternel ! Célébrons tous son Nom !"

Cf. Psaumes 145,2 : " (..) je célébrerai ton Nom à jamais (..)"

Cf. pour confirmation : Alcoran p. 163, VII Les Limbes : "(..) priez-le par la beauté de son Nom, (..)"

 

 

(3) = Et à jamais que soit ton Règne !

= Que ton Règne soit éternel = Fais venir ton Règne à jamais

"à jamais" = maintenu (pour toujours)

"Règne" traduit de l'araméen "Malkoutâ" (mal-ku-tha) qui signifie aussi "Royaume", "Règle"

et du grec "βασιλε(ι)α" (basileia), royauté, royaume.

Cf. Qaddich  3 : "et puisse-t-il établir son Royaume"

Cf. Psaumes 145,13 : "ton Règne est un règne de tous les siècles"

Cf. Psaumes 146,10 : "l'Éternel règne éternellement"

Cf. Psaumes 29,10 : "l'Éternel règne à tout jamais !"

Cf. Exode 15,18 : "l'Éternel régnera à tout jamais !"

Cf. Abdias 1,21 : "Et à l'Éternel appartiendra le Règne (la Royauté)"

Cf. Daniel 3,33 (4,33) ; 7,27 : "Son Règne est un règne éternel"

 

(4) = "Et que ta volonté soit faite"

= "Et que ta volonté se fasse"

"volonté" traduit du grec "θελημα"

Cf. Matthieu 26,42 : "« Mon Père (...) que ta volonté soit faite »"

Cf. Qaddich 2 : "dans le monde qu'Il a créé selon Sa volonté"

Cf. Prière (juive) du matin : "(..) telle puisse être ta volonté, Seigneur (..)"

 

(4') = "comme au ciel, ainsi sur la terre"

 

(5) Autrement dit : "Donne-nous aujourd'hui le pain / supersubstantiel de notre âme

En effet, il s'agit du pain supersubstantiel qui nourrit l'âme. Cf. év. Jean 6,32 : "(...) mon Père vous donne le vrai pain du ciel (...) celui qui donne la vie au monde"

 

(6)= Et efface nos transgressions

"offenses" traduit du grec "óφειληματα"

offenses = transgressions = fautes = péchés

Cf. Jérémie 25,6 "cessez de m'offenser par vos pratiques (...)" ; 27,18 : "et ainsi vous m'offensez"

Cf. év. Marc 11,25 : "«(...) si vous avez quelque chose contre quelqu'un, pardonnez,

afin que votre Père (...) vous pardonne aussi vos fautes.»"

Cf. Psaumes 65,4 : "(...) mais tu effaces nos péchés"

Cf. év. Luc 11,4 : "« Pardonne-nous nos péchés (..)»"

Cf. 1 Rois 1,46.50 : "Quand ils pécheront contre toi, car il n'y a point d'homme qui ne pèche (...) tu pardonneras à ton peuple ses péchés, ses offenses à ton égard (...)".

Cf. Psaumes 51,3-5 : "Ô Dieu ! aie pitié dans ta bonté ; selon ta grande miséricorde, efface mes transgressions (fautes) ; lave-moi complètement de mon iniquité, et purifie-moi de mon péché. Car je reconnais mes fautes, et mon péché est sans cesse devant mon regard."

Cf. prière Ahavah Rabba : "(..) notre Père ! Père de miséricorde, le Miséricordieux ! Aie pitié de nous !

Cf. Tefillah schemoneh-esreh 1,6 : "(..) Dieu très-haut qui fait miséricorde (..) Pardonne-nous, ô notre Père, car nous avons péché ; pardonne-nous, ô notre Roi, nos transgressions, car tu es bon et tu pardonnes".

Cf. pour confirmation :

- (a) Alcoran p. 232, chap. XII Joseph : "Ils ont dit, Père pardonne-nous,et demande à Dieu

pardon pour nous qui l'avons grandement offensé ;"

Alcoran p. 29, chap. II La Vache : "(..) demandez pardon à Dieu, il est clément et miséricordieux."

Alcoran p. 29, La Vache : "(..) efface nos péchés, donne-nous ta miséricorde tu es notre Seigneur (..)"

Alcoran p. 49, chap. III De la lignée de Joachim : "Seigneur nous croyons en ta loy. Pardonne-nous nos péchés (..)"

Alcoran p.89, chap. IV les Femmes : "Celuy qui demandera pardon à Dieu après l'avoir offensé

le trouvera clément & miséricordieux."

Alcoran p. 159, chap. VII  Les Limbes : "(..) tu es notre Protecteur, pardonne-nous nos péchés,

puisque tu es tout miséricordieux, (..)"

Alcoran p. 332, XXIII vrays-Croyants : "Seigneur, nous croyons en toi, pardonne-nous nos péchés, tu es très-miséricordieux (..) Dis, Seigneur pardonne les péchés aux gens de bien, tu es le grand miséricordieux. "

 

(6*) pesha = ashmaténou

 

(6') = Comme nous remettons aussi

En effet, il convient de faire la distinction entre les fautes (transgressions) commises contre l'Éternel et les fautes (offenses) commises contre son prochain. L'Éternel, le Miséricordieux, Celui qui fait miséricorde, pardonne les péchés.

Quant à la personne lésée, celle-ci accorde formellement son pardon à son débiteur en lui remettant les dettes.

 

(7) = À ceux qui nous ont offensés

 

 

(8) Autrement dit "Ne nous laisse pas entrer dans l'Épreuve"

le mot "épreuve" est traduit de l'araméen "lenisyônâ","lenesyewunnâ" (Cf. Peshitta, Mattai 6,12 ; Luqa 11,4)

Cette demande de Jésus est liée à la précédente.

Le verbe grec "εíσενεγκης" signifie "laisser entrer dans".

 

En effet, "Délivre-nous et pardonne nos péchés, à cause de ton Nom !" (Cf. Psaumes 79,9)

Cf. épître Jacques 1,13 : "Que personne, lorsqu'il est éprouvé, ne dise : c'est Dieu qui me tente.

Car, Dieu ne peut être tenté par le mal, et il ne tente lui-même personne"

En conséquence, la traduction ne saurait être "ne nous induis pas en tentation"

ou bien "ne nous soumettez pas à la tentation". Car le Seigneur Dieu n'est pas le Tentateur !

Certes le Très-Haut peut mettre à l'épreuve : "(...) car c'est l'Éternel, votre Elohîms, qui vous met à l'épreuve, pour savoir si vous aimez l'Éternel" (Deutéronome 13,3) ; "Le peuple sortira (...) afin que je le mette à l'épreuve, et que je voie s'il marche ou non, selon ma loi. (Exode 16,4) Mais ici, dans cette dernière demande de Jésus adressée au Père, ce n'est pas l'Éternel qui éprouve ou qui tente.

En effet, l'initiateur de "l'épreuve" est le Diable, celui-ci même qui a éprouvé en vain le "Fils" de l'Éternel.

Cf. év. Luc 22,40.46) : "«(..) priez pour ne pas être mis à l'épreuve »"

Cf. év. Matthieu 26,41 ; év. Marc 14,38 : "« Veillez et priez pour n'être pas mis à l'épreuve »"

Cf. pour confirmation :

- (a) Alcoran p. 458, chap. XLI L'Explication : "(..) le Diable te tentera, mais demande secours à Dieu (..)"

- Alcoran p. 259, chap. XVI la mouche à miel : "(..) le Diable a séduit les hommes, et a été le maître des impies en ce monde (..)"

 

 

(9) = "Mauvais" = Malin = Satan = Diable

 traduit de l'araméen  "beiyissâ" (Cf. Peshitta, ibid)

En grec "πουηρóς", le mauvais esprit, le Démon, le Diable et "πουηρóν, le mal

"Délivre" traduit du grec "ρυσαι" et "ρúσιαζω", "arracher"

Cf. 1 Corinthiens 7,6 : "(...) de peur que Satan ne vous tente (...)"

Cf. év. Jean 17,15 : "«je ne te prie pas de les ôter du monde, mais de les préserver du Mauvais.»"

Cf. (a) Alcoran p.345,  XXV L'alcoran  : "(..) certainement le Diable a tenté les hommes ; (..)"

Cf. Alcoran p. 368, XXVII L'Histoire : "(..) le Diable m'a tenté, il est ennemi découvert des hommes, (..)"

Cf. pour confirmation dans le Rappel:

- Alcoran p. 263-264, chap. XVI la mouche à miel : "Lors que tu liras l'Alcoran,

demande à Dieu qu'il te délivre de la malice du Diable"

- Alcoran p. 331, XXII vrays-Croyants : "(..) délivre-nous du mal (..)

Seigneur délivre-moi des tentations du Diable (..)"

 

(10) Cf. Psaumes 57,6.12 : "(...) que ta gloire domine toute la terre !"

Cf. Isaïe 42,12 : "Qu'on rende gloire à l'Éternel (...)"

Cf. Psaumes 29,10 : "l'Éternel sur son trône règne éternellement"

 

(11) Cf. Qaddich 18 : (..) et dites Amen.

(12) = Pour les siècles et à jamais

Cf. Qaddich 9 : "à jamais et dans tous les temps des mondes"

 

(a) Alcoran de Mahomet  translaté de l'Arabe en langue françoise, Sieur Du Ryer, chez Antoine de Sommaville,  Paris, 1648)

 

 

Note sur le renvoi (5) : "le pain supersubstanciel"

  "supersubstanciel" vient du latin "supersubstantialem" traduit du grec "επιουσιον"   "épi/oussione" de "εpi-" préfixe augmentatif ou d'intensité, "très"ou "fort" et "οúεωδης" "essentiel", "substantiel" ; ce mot a été utilisé par Jérôme de Stridon, saint catholique et orthodoxe (saint Jérôme), dans sa traduction latine de la Vulgate: Panem nostrum supersubstantialem da nobis hodie"

 

                                                                                                                                                                                                                                                                                                     

IMGP2627

                                                                                                         

 

 

Extrait du Codex Sinaîticus (manuscrit du IVème siècle écrit en grec)

 

 

"époussione", ce mot (ci-dessus en première ligne) qui figure uniquement dans les versets du "Notre Père" de Matthieu et de Luc, ne peut être traduit en latin par "quodidianus" !

En effet, "(...) il dit pain, mais il l'appelle époussione, c'est-à-dire supersubtantiel. Ce n'est pas ce pain qui entre dans le corps, mais ce pain de la vie éternelle qui soutient la substance de notre âme. C'est pour cela qu'en grec, il est dit époussione." (Cf. Ambroise de Milan (saint Ambroise), saint catholique et orthodoxe)

 

Et "Demandons-lui que chaque jour il nous fournisse le pain qui doit entretenir la vie de nos âmes, le pain de sa grâce, ce pain supersubstantiel, pour me servir de l'expression même de l'évangile." (Louis Bourdaloue, Sermons du pere Boudaloue, de la compagnie de Jésus, pour les dimanches. Tome second. Sermon sur le cinquième dimanche après pasques (pâques). Sur la prière. p.162. Lyon MDDXVI (1716)

 

Ainsi, "l'homme ne vit pas de pain seulement, mais que l'homme vit de ce qui sort de la bouche de l'Éternel" (Deutéronome 8,3)

 

 

Note sur le renvoi (9)

= "Mais arrache-nous à Satan" = "Mais délivre-nous du Malin" = "Mais préserve-nous du Mauvais"

 

"Voici ce que signifie cette parabole :

La semence est la Parole d'Elohîms.

Ceux qui ont reçu la semence le long du chemin, sont ceux qui entendent ;

puis le Diable vient, et enlève de leur cœur la parole, de peur qu'ils ne croient et ne soient sauvés.   

Et ceux qui sont sur le roc, ce sont ceux qui entendent la parole, la reçoive avec joie,

mais ils n'ont pas de racine ; ils ne croient que pour un temps,

et au moment de l'épreuve, ils se retirent." (Cf. év. Luc 8,11-13)

 

Jésus, dans sa prière adressée à l'Éternel, demande que ses disciples puissent avoir la force de supporter l'épreuve, et qu'ils soient préserver de tout mal !

« Vous, vous êtes ceux qui avez persévéré avec moi dans mes épreuves» (Cf. év. Luc 22,28)

Cf. épître 1 Corinthiens 10,13 : "Aucune épreuve ne vous est survenue qui n'ait été humaine, et Elohîms, qui est fidèle, ne permettra pas que vous soyez éprouvés au-delà de vos forces. Mais avec l'épreuve, il vous donnera le moyen d'en sortir, afin que vous puissiez la supporter."

"Heureux l'homme qui supporte l'épreuve ; car, après avoir été éprouvé, il recevra la couronne de vie, que le Seigneur a promise à ceux qui l'aiment. Que personne lorsqu'il est éprouvé ne dise : «c'est Elohîms qui me tente.» Car Elohîms ne peut être tenté par le mal, et il ne tente lui-même personne." (Cf. épître Jacques 1,12-13)

"le Seigneur (IHVH-Adonaï) sait donc délivrer de l'épreuve les hommes pieux (..)" (Cf. épître 2 Pierre 2,9)

 

"(..) le Diable te tentera, mais demande secours à Dieu (..)" (Cf. Alcoran p. 458, chap. XLI L'Explication)

 

IMGP2480

 

                                          Vitrail dans l'église d'Eymet (France)

 

Observations :

 

1° La prière enseignée par Jésus de Nazareth à ses disciples comprend essentiellement des formules juives déjà connues et d'usage en Israël.

Le lecteur pourra utilement s'en assurer  -s'il souhaite avoir des preuves - en lisant dans la "tefillat ha’amida" ("tefillat la‘hach) la prière des dix-huit bénédictions, en particulier les bénédictions une, deux, trois, six et neuf.

 

2° "« N'appelez personne, sur la terre, [votre] "père"  ;

car un seul est votre Père, celui qui est dans les cieux.»"  (év. Matthieu 23,9)

 

 

IMGP2335

 

       

 

 

Vitrail représentant l'apôtre Matthieu dans l'église d'Argenton-sur-Creuse (France)

 

 

 

 

 

"(..) le blasphème contre l'Esprit ne sera point pardonné. (..) quiconque parlera contre le Saint-Esprit (a), il ne lui sera pardonné (..)" (év. Matthieu 12,31-32)

 

"En vérité, en vérité, je vous le dis, ce que vous demanderez au Père, il vous le donnera en mon nom. Jusqu'à présent vous n'avez rien demandé en mon nom. Demandez, et vous recevrez, afin que votre joie soit parfaite." (év. Jean 16,23-24)

 

 

 

 

"(..) celui qui blasphémera contre le Saint-Esprit, il ne sera point pardonné." (év. Luc 12,10)

 

 

(a)  le souffle sacré.

 

 

Commentaires sur la prière ;

 

"(..) chercher d'abord le Royaume de Dieu et sa justice, et de nous reposer de tout le reste sur sa providence, qui y pourvoira.

Demandons-lui selon l'ordre que le Fils de Dieu nous a prescrit, que son nom soit sanctifié, et que nous puissions contribuer nous-même à sa gloire par la sainteté de nos œuvres.

Que son règne arrive, et que dès ce monde il établisse son empire dans nos cœurs (..)

Que sa volonté soit faite dans le ciel et sur la terre, mais par-dessus tout qu'elle s'accomplisse en nous, et que nous lui soyons toujours soumis.

(..) Que tout pécheurs que nous sommes, il jette un regard de miséricorde, et qu'il nous pardonne tant d'offenses dont nous devons nous reconnoître coupables, et pour lesquelles nous ne pouvons le satisfaire, s'il ne se relâche en notre faveur de la sévérité de ses jugements.

Demandons lui qu'il nous défende des traits empoisonnés de l'esprit tentateur et des attaques de ce lion rugissant qui tourne sans cesse autour de nous pour nous surprendre ; qu'il nous défende des charmes trompeurs du monde et de ses prestiges, mais qu'il nous défende encore plus de nous-même et de la malheureuse cupidité qui nous domine.

Enfin demandons-lui qu'il nous préserve de tout mal (..)

Car si nous sommes éclairés d'une sagesse solidement et vraiment chrétienne, voilà où doivent tendre nos prieres, et à quoi elles doivent se réduire."

 

(Cf. Louis Bourdaloue, Sermons du pere Bourdaloue, (de la compagnie de Jésus), pour les dimanches. Tome second. Sermon pour le cinquième dimanche après pasques (pâques) — sur la prière — , p.161-163. Lyon, MDCCXVI. avec privilege du Roy (1716).

 

 

Article en cours de rédaction par Pascal Bourdaloue

 

 

 

 

 

 

 

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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 15:18

 

Prière "Notre Père" enseignée par Jésus de Nazareth à ses disciples

(Cf. év. Matthieu 6,9-13 ; év. Luc 11,1-4)

 

 

    IMGP2346

 

Représentation de Jésus de Nazareth dans l'église de Gargilesse (France)

 

«(..) que ma volonté ne se fasse pas, mais la tienne.» (Luc 22,42)

 

 

Traduction en français du "Notre Père" (travail de synthèse effectué d'après le texte en araméen et en grec) :

 

Abba ! Père !

"Voici donc comment vous devez prier :

 

 

Notre Père qui es aux Cieux !       (1)

Que ton saint Nom soit révéré,     (2)

Et que survienne  ton Règne !       (3)

Que ta volonté s'accomplisse        (4)

Sur la Terre tout comme au Ciel.  (4')

 

Donne-nous ce jour notre Pain !   (5)

Et pardonne-nous nos offenses,   (6)

Comme nous pardonnons aussi    (6')

À ceux qui sont nos débiteurs.     (7)

 

Ne nous laisse pas à l'Épreuve,    (8)

Mais délivre-nous du Mauvais.    (9)

 

 

 

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Car, c'est à toi que reviennent

Dans tous les siècles, le Règne,

Et la puissance, et la gloire.   (10)

C'est vrai, il en est bien ainsi, (11)

Pour les siècles des siècles"   (12)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Araméen  (une version de Matyah 6,9-13)

(lire de gauche à droite le texte en araméen contemporain)

 

ܗܟܢܐ ܗܟܝܠ ܨܠܘ ܐܢܬܘܢ ܐܒܘܢ ܕܒܫܡܝܐ ܢܬܩܕܫ ܫܡܟ

 

ܬܐܬܐ ܡܠܟܘܬܟ ܢܗܘܐ ܨܒܝܢܟ ܐܝܟܢܐ ܕܒܫܡܝܐ ܐܦ ܒܐܪܥܐ

 

ܗܒ ܠܢ ܠܚܡܐ ܕܤܘܢܩܢܢ ܝܘܡܢܐ

 

 

ܘܫܒܘܩ ܠܢ ܚܘܒܝܢ ܐܝܟܢܐ ܕܐܦ ܚܢܢ ܫܒܩܢ ܠܚܝܒܝܢ

 

ܘܠܐ ܬܥܠܢ ܠܢܤܝܘܢܐ ܐܠܐ ܦܨܢ ܡܢ ܒܝܫܐ ܡܛܠ ܕܕܝܠܟ ܗܝ ܡܠܟܘܬܐ ܘܚܝܠܐ ܘܬܫܒܘܚܬܐ ܠܥܠܡ ܥܠܡܝܢ

 

 transcription phonétique :

 

’aboun dé-bachmaya

nètqadach chémakh

ti’(ê)tè malkhoutakh

nè(h)wè tsèbyanak ’aykhana d-bachmaya ’ap ba -ar’a

hav lan la’hma d-sounqanan yawmana

wachbouq lan ’hawbayn ’aykhana d-ap ’hnan chvaqn l-’hayabayn

w-la ta’lan lnesyouna

ela patsan men biycha

 

mèthoul d-diylakh(i) hi malk(h)outha

w-hayla w-t(h)echbouhta

la‘alam ‘almiyn

 

Merci de voir mes commentaires dans l'article plus détaillé "Our father..."

http://la-veritable-lumiere.over-blog.com/article-la-priere-de-jesus-christ-version-classique-du-tutoiement-61368269.html

 

IMGP0622

                               Mosaïque dans le sanctuaire Notre-Dame à Lourdes

 

 

 

 

Le Notre Père en Espagnol (en Español)

 

La oración de Jesúcristo

 

 

Padre nuestro que estás en los Cielos ! (1)

 

(Que) sea sanctificado tu Nombre,  (2)

Y (que) sobrevenga tu Reino !  (3)

(Que) sea hecha tu voluntad, (4)

En la Tierra, al igual que en el Cielo !

 

Danos este día nuestro Pan !  (5)

Y perdonanos nuestras ofensas,  (6)

Como también nosotros perdonamos

A los que están nuestros deudores. (7)

 

No nos dejes [caer] a Prueba, (8)

Sino libranos del Maligno ! (9)

 

 

Porque tuyo que corresponde

En todos los siglos, el Reino,

Y el potencia, y la gloria.  (10)

 

Es cierto, así estás bien,  (11)

Por los siglos de los siglos. (12)

 

 

 

  IMGP2489

 

Vitrail représentant l'apôtre Matthieu dans l'église St-Pierre à Gontaud

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La prière ‹ téfila› "notre Père" ‹ Avinou › en hébreu phonétique :

 

  Avinou ché ba chamayim !  (1*)

 

  Yitqadach chémékha,  (2) (2')

  Vé tavo Malkhoutekha ;  (3)

  Ye'aséh rétsonékha,  (4)

Haarèts bara kemo ba chamayim. (4')

 

Ten lanou  hay(i)om èt léhemnou  !  (5)

Vé séla'h lanou èt ashmaténou , (6*)

Ka'acher ma'halnou gam

Ana'hnou la‘hayavéynou. (7)

 

Véal téviénou nissayon, (8)

  Aval hatsilénou min hara'a ! (9)

 

 

Ki lékha hamamlakha(h),

Véhagvourah, véhatiféret, (10)

Lé‘olméy ‘olamim amén.

 

.

 

IMGP2639

 

Ci-dessus une version de <Avinou> (Notre Père) en caractères hébraïques avec vocalisation

 versets 9-13 Matyah. (lire de gauche à droite)

 

 

(2') "Yitqadach(e)" = Yit(e)qadech ; "chémékha = shémékha

(3') malkhoutekha = malkhoutékha

(4') = kémo bachamayim kèn haarets

= ka'asher (ca'achèr) bachamayim gam haarèts

(9) ou "ki im hatsilénou..

 

 

 

  Une autre version de Matyah 6,9-13 en Hébreu (sans vocalisation) :

 

  אבינו שבשמים יתקדש שמך

 

תבא מלכותך יעשה רצונך כמו בשמים כן בארץ

 

את לחם חקנו תן לנו היום

 

וסלח לנו את חבותינו כאשר סלחנו גם אנחנו לחיבינו

 

ואל תביאנו לידי נסיון כי אם חלצנו מן הרע כי לך הממלכה והגבורה

 

והתפארת לעולמי עולמים אמא  

 

והתפארת לעולמי עולמים אמא

 

Le "notre Père" en Arabe

La traduction figure dans un autre article . Veuillez donc cliquer sur le lien suivant :

http://la-veritable-lumiere.over-blog.com/article-la-priere-de-jesus-christ-version-classique-du-tutoiement-79919098.html

 

 

Le "notre père" en italien (Italiano)

 

 

 

Padre nostro, che sei ne Cieli !

 

 

Sia sancticato il tuo Nome,

E il tuo Regno venga  !

La tua volontà si compia,

In Terra  tutto come in Cielo.

 

Daci oggi il nostro Pane !

E perdonici i nostri ofensi,

Come noi anchora perdoniamo

Ad  coeli che sono nostri debitori.

 

E non lasci [perderer] a Prova

Ma liberaci dal Maligno !

 

 

  Perché a te appartengono,

In tutti i secoli, il Regno,

E la potenza, e la gloria.

 

C'è vero, [egli] ne è bene così,

Per gli secoli dei secoli.

 

 

 

Le "Notre Père" en allemand (Deutsch)

 

(traduction en cours de vérification)

 

"Darum sollt ihr also beten" :

Die Gebet Jesus Christus

 

 

Unser Vater [welch) in den Himmel !

 

(möge) Sei geheiligt Name dein, (1)

Und (möge) entrete ein Reich dein ;

(möge) geschehe wille dein,

Auf die Erden, ganz wie im Himmel.

 

Gib uns Brot unser diese tag !

Und vergib uns unsere sünden,

Wie auch wir vergeben auch

In diejenigen unseren schuldnern.

 

Nicht lasse [fallen] uns in Probe,

Sondern erlös uns der Böse.

 

 

Denn, dein ist,

In Ewigkeit, das Reich

(Und) die kraft, und die Berûhmtheit.

 

Its wahr, its sehr so,

Von Ewigkeit zu Ewigkeit.

 

 

 

English (Anglais)

 

 

The prayer of Jesus Christus : the Lord's prayer

 

 

 

Our Father who are in the Heavens !

 

May your holy Name be revered,

May your Kingdom happen ;

May your will be done,

On Earth just as in Heaven.

 

Give us our Bread this day !

And forgive us our offenses,  (6')

As we forgive also

Those who are our debtors.

 

Do not leave us to the Trial,

But deliver us from the Evil one !

 

 

Because, the Kingdom (and) the power,

And the glory belong to you for ever.

 

It is true, so it is,

Forever and ever.

 

(6') "forgive" = "remit"

 

 

 

Português (Portugais)

 

 

 

Pai nosso que estás em Céus !

 

  (que) Seja sanctificado  o vosso Nome,

E (que) sobrevenga o vosso Reino ;

(que) Seja feita a vossa vontade,

Na Terra tudo como no Céu.

 

Nos dai este dia o Pão nosso   !

Perdoe as nossas ofensas,

Como nós perdoamos também

A estes (quem) somos os nossos devedores.

 

Nâo nos deixei [cair],

Mas livra-nos do Maligno !

 

 

Porque teu (que) pertençam

Em todos os séculos, o Reino

(E) o poder, e a gloria.

 

É verdade, é bem assim,

Por séculos e séculos.

 

 

  —

Notes :

 

(1) Cf. Isaïe 63,16 : "C'est toi, Éternel, qui est notre père qui , dès l'éternité, t'appelles notre sauveur."

Cf. Jérémie 3,19 : "Et j'ajoutais : Tu m'appelleras « mon Père ! » et tu ne te détourneras pas de moi."

Cf. Matthieu 16,17 ; 18,10.19 : "«(..) mon Père qui est dans les cieux.»"

Cf. Marc 11,25 : "« (..) votre Père qui est dans les cieux (..)»"

Cf. Qaddich 18 : "devant leur Père qui est au ciel (..)"

(1*) Chamayim, cieux, de l'araméen "Shamayin".

 

(2) = Que ton Nom soit sanctifié

célébré = honoré = glorifié = magnifié = exalté = loué

traduit du grec "αγιασθη", de "αγιαζω" qui signifie "sanctifier", "consacrer comme saint".

"sanctifié" dans le sens d'attribuer au Nom un caractère sacré et le placer ainsi au-dessus de tout.

 Cf. Isaïe 29,63 : "Ils sanctifieront mon Nom"

Cf. Qaddich 1 : "Magnifié et sanctifié soit le Grand Nom"

Cf. 2 Samuel 7,26 : "que ton Nom soit à jamais glorifié"

Cf. Psaumes 146,1 : "Louez l'Éternel ! Mon âme loue l'Éternel."

Cf. Isaïe 25,1 : "Éternel ! tu es mon Dieu ; je t'exalterai, je célébrerai ton Nom"

saint Nom (cf. Ézéchiel) = grand Nom (Cf. Ézéchiel, Jérémie)

Cf. Ézéchiel 36,22-23 : "«(..) c'est à cause de mon saint Nom (..) Je sanctifierai mon grand Nom (..)»"

Cf. 1 Chroniques 16,29 : "Rendez hommage au nom glorieux de l'Éternel"

Cf. 1 Chroniques 16,35 ; Psaumes 106,47 : "Afin que nous célébrions ton saint Nom (..)"

Cf. Psaumes 79,13 : "Nous célébreront ton Nom éternellement (à jamais)"

Cf. Psaumes 113,3 : "Que le Nom de l'Éternel soit célébré !"

Cf. Psaumes 138,2 : "(..) et je célèbre ton Nom, à cause de ta bonté et de ta bienveillance (..)"

Cf. Psaumes 34,4 : "Exaltez avec moi l'Éternel ! Célébrons tous son Nom !"

Cf. Psaumes 145,2 : " (..) je célébrerai ton Nom à jamais (..)"

Cf.  pour confirmation : Alcoran p. 163, ch. VII Les Limbes : "(..) priez-le par la beauté de son Nom, (..)"

 

(3) = Et à jamais que soit ton Règne !

= Que ton Règne soit éternel = Fais venir ton Règne à jamais

"à jamais" = maintenu (pour toujours)

"Règne" traduit de l'araméen "Malkoutâ" (mal-ku-tha) qui signifie aussi "Royaume", "Règle"

et du grec "βασιλε(ι)α" (basileia), royauté, royaume.

Cf. Qaddich 3 : "et puisse-t-il établir son Royaume"

Cf. Psaumes 145,13 : "ton Règne est un règne de tous les siècles"

Cf. Psaumes 146,10 : "l'Éternel règne éternellement"

Cf. Psaumes 29,10 : "l'Éternel règne à tout jamais !"

Cf. Exode 15,18 : "l'Éternel régnera à tout jamais !"

Cf. Abdias 1,21 : "Et à l'Éternel appartiendra le Règne (la Royauté)"

Cf. Daniel 3,33 (4,33) ; 7,27 : "Son Règne est un règne éternel"

 

(4) = "Et que ta volonté soit faite"

= "Et que ta volonté se fasse"

"volonté" traduit du grec "θελημα"

Cf. Matthieu 26,42 : "« Mon Père (...) que ta volonté soit faite »"

Cf. Qaddich 2 : "dans le monde qu'Il a créé selon Sa volonté"

Cf. Prière (juive) du matin :" (..) telle puisse être ta volonté, Seigneur."

 

(4') = "comme au ciel, ainsi sur la Terre"

 

(5) Autrement dit : "Donne-nous aujourd'hui le pain / supersubstantiel de notre âme

En effet, il s'agit du pain supersubstantiel qui nourrit l'âme. Cf. év. Jean 6,32 : "(...) mon Père vous donne le vrai pain du ciel (...) celui qui donne la vie au monde"

 

(6)= Et efface nos transgressions

"offenses" traduit du grec "óφειληματα"

offenses = transgressions = fautes = péchés

Cf. Jérémie 25,6 : "cessez de m'offenser par vos pratiques (...)" ; 27,18 : "et ainsi vous m'offensez"

Cf. év. Marc 11,25 : "«(...) si vous avez quelque chose contre quelqu'un, pardonnez,

afin que votre Père (...) vous pardonne aussi vos fautes.»"

Cf. Psaumes 65,4 : "(...) mais tu effaces nos péchés"

Cf. év. luc 11,4 : "« Pardonne-nous nos péchés (..)»"

Cf. 1 Rois 1,46.50 : "Quand ils pécheront contre toi, car il n'y a point d'homme qui ne pèche (...) tu pardonneras à ton peuple ses péchés, ses offenses à ton égard (.;.)".

Cf. Psaumes 51,3-5 : "Ô Dieu ! aie pitié dans ta bonté ; selon ta grande miséricorde, efface mes transgressions (fautes) ; lave-moi complètement de mon iniquité, et purifie-moi de mon péché. Car je reconnais mes fautes, et mon péché est sans cesse devant mon regard."

Cf. Isaïe 43,25 : "« C'est moi, c'est moi qui effacerai tes péchés, en ma faveur, et tes fautes, je les oublierai.»"

Cf. prière ‹Avaha Rabba› : "(..) notre Père ! Père des miséricordes, le Miséricordieux ! Aie pitié de nous !"

Cf. Tefillah schemoneh-esreh, 1,6 : "(..) Dieu très haut qui fait miséricorde (..) Pardonne-nous, ô notre Père, car nous avons péché ; pardonne-nous, ô notre Roi, nos transgressions, car tu es bon et tu pardonnes".

Cf. à titre de confirmation dans le Rappel :  

- (a) Alcoran p. 232, chap. XII Joseph  : "Ils ont dit, Père pardonne-nous,et demande à Dieu

pardon pour nous qui l'avons grandement offensé"

- Alcoran p. 29, chap. II La Vache : "(..) demandez pardon à Dieu, il est clément et miséricordieux."

- Alcoran p. 29, La Vache : "(..) efface nos péchés, donne-nous ta miséricorde tu es notre Seigneur (..)"

- Alcoran p. 49, chap. III De la lignée de Joachim : "Seigneur nous croyons en ta loy. Pardonne-nous nos péchés (..)"

- Alcoran p.89, chap. IV les Femmes : "Celuy qui demandera pardon à Dieu après l'avoir offensé

le trouvera clément & miséricordieux."

- Alcoran p. 159, chap. VII  Les Limbes : "(..) tu es notre Protecteur, pardonne-nous nos péchés,

puisque tu es tout miséricordieux (..)"

- Alcoran p. 332, chap. XXIII vrays-Croyants : "Seigneur, nous croyons en toi, pardonne-nous nos péchés, tu es très-miséricordieux (..) Dis, Seigneur pardonne les péchés aux gens de bien, tu es le grand miséricordieux."

 

(6*) pesha = ashmaténou

 

(6') = Comme nous remettons aussi

En effet, il convient de faire la distinction entre les fautes (transgressions) commises contre l'Éternel et les fautes (offenses) commises contre son prochain. L'Éternel, le Miséricordieux, Celui qui fait miséricorde, pardonne les péchés.

Quant à la personne lésée, celle-ci accorde formellement son pardon à son débiteur en lui remettant les dettes.

Cf. Marc 11,25 : "(..) si vous avez quelque chose contre quelqu'un, pardonnez, afin que votre Père (..) vous pardonne aussi vos offenses."

Cf. Luc 6,36 : "Soyez donc miséricordieux, comme votre Père est miséricordieux."

Cf. Matthieu 5,7 : "Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde."

Cf. Matthieu 18,35 : "« C'est ainsi que mon Père vous traitera, si chacun de vous ne pardonne à son frère de tout son cœur.»"

Cf. Marc 11,25 :" «(..) faisant votre prière, si vous avez quelque chose contre quelqu'un, pardonnez, afin que votre Père qui est dans les cieux vous pardonne aussi vos offenses.»"

 

(7) = À ceux qui nous ont offensés

 

 

(8) Autrement dit "Ne nous laisse pas entrer dans l'Épreuve"

le mot "épreuve" est traduit de l'araméen "lenisyônâ","lenesyewunnâ" (Cf. Peshitta, Mattai 6,12 ; Luqa 11,4)

Cette demande de Jésus est liée à la précédente.

Le verbe grec "εíσενεγκης" signifie "laisser entrer dans".

 

En effet, "Délivre-nous et pardonne nos péchés, à cause de ton Nom !" (Cf. Psaumes 79,9)

Cf. épître Jacques 1,13 : "Que personne, lorsqu'il est éprouvé, ne dise : c'est Dieu qui me tente.

Car, Dieu ne peut être tenté par le mal, et il ne tente lui-même personne".

En conséquence, la traduction ne saurait être "ne nous induis pas en tentation"

ou bien "ne nous soumettez pas à la tentation". Car le Seigneur Dieu n'est pas le Tentateur !

Certes le Très-Haut peut mettre à l'épreuve : "(...) car c'est l'Éternel, votre Elohîms, qui vous met à l'épreuve, pour savoir si vous aimez l'Éternel" (Deutéronome 13,3) ; "Le peuple sortira (...) afin que je le mette à l'épreuve, et que je voie s'il marche ou non, selon ma loi" (Exode 16,4). Mais ici, dans cette dernière demande de Jésus adressée au Père, ce n'est pas l'Éternel qui éprouve ou qui tente.

En effet, l'initiateur de "l'épreuve" est le Diable, celui-ci même qui a éprouvé en vain le "Fils" de l'Éternel.

Cf. év. Luc 22,40.46) : "«(..) priez pour ne pas être mis à l'épreuve.»"

Cf. év. Matthieu 26,41 ; év. Marc 14,38 : "«Veillez et priez pour n'être pas mis à l'épreuve.»"

Cf. épître 2 Pierre 2,9 : "(..) le Seigneur sait donc délivrer de l'épreuve (..)"

Cf. pour confirmation :

- (a) Alcoran p. 458, XLI L'Explication : "(..) le Diable te tentera, mais demande secours à Dieu (..)

- Alcoran p. 259, XVI la mouche à miel : "(..) le Diable a séduit les hommes,

et a été le maître des impies en ce monde (..)"

 

 

(9) = "Mauvais" = Malin = Satan = Diable

 traduit de l'araméen  "beiyissâ" (Cf. Peshitta, ibid)

En grec "πουηρóς", le mauvais esprit, le Démon, le Diable et "πουηρóν, le mal

"Délivre" traduit du grec "ρυσαι" et "ρúσιαζω", "arracher"

Cf. 1 Corinthiens 7,6 : "(...) de peur que Satan ne vous tente (...)"

Cf. év. Jean 17,15 : "«Je ne te prie pas de les ôter du monde, mais de les préserver du Mauvais.»"

Cf. Psaumes 68, 21 : "Dieu est pour nous le Dieu des délivrances (..)"

Cf. Isaïe 63, 1 : "«(..) C'est moi qui ai le pouvoir de délivrer »"

 

Cf. pour confirmation :

- (a) Alcoran p.345,  chap. XXV  L'alcoran  : "(..) certainement le Diable a tenté les hommes ; (..)"

-  Alcoran p. 368, chap. XXVII L'Histoire : "(..) le Diable m'a tenté, il est ennemi découvert des hommes, (..)"

-  Alcoran p. 263-264, chap. XVI la mouche à miel : "Lors que tu liras l'Alcoran,

demande à Dieu qu'il te délivre de la malice du Diable"

- Alcoran p. 331, chap. XXII vrays-Croyants : "(..) délivre-nous du mal (..)

Seigneur délivre-moi des tentations du Diable (..)"

 

(10) Cf. Psaumes 57,6.12 : "(...) que ta gloire domine toute la terre !"

Cf. Isaïe 42,12 : "Qu'on rende gloire à l'Éternel (...)"

Cf. Psaumes 29,10 : "l'Éternel sur son trône règne éternellement"

Cf. Psaumes 40,14 : "Veuille me délivrer, ô Éternel !"

(11) Cf. Qaddich 18 : (..) et dites Amen.

(12) = Pour les siècles et à jamais

Cf. Qaddich 9 : "à jamais et dans tous les temps des mondes"

 

(a) Alcoran de Mahomet  translaté de l'Arabe en langue françoise, Sieur Du Ryer, chez Antoine de Sommaville,  Paris, 1648)

 

 

Note sur le renvoi (5) : "le pain supersubstanciel"

  "supersubstanciel" vient du latin "supersubstantialem" traduit du grec "επιουσιον"   "épi/oussione" de "εpi-" préfixe augmentatif ou d'intensité, "très"ou "fort" et "οúεωδης" "essentiel", "substantiel" ; ce mot a été utilisé par Jérôme de Stridon, saint catholique et orthodoxe (saint Jérôme), dans sa traduction latine de la Vulgate:    "Panem nostrum supersubstantialem da nobis hodie"

 

                                                                                                                                                                                                                                                                                                     

IMGP2627

 

                                                                                                

 

Extrait du Codex Sinaiticus (manuscrit du IVème siècle écrit en grec ancien)

 

 

"époussione" , ce mot qui figure uniquement dans les  versets du "Notre Père" de Matthieu et de Luc, ne peut être traduit en latin par "quodidianus" !

 

En effet, "(...) il dit pain, mais il l'appelle époussione, c'est-à-dire supersubtantiel. Ce n'est pas ce pain qui entre dans le corps, mais ce pain de la vie éternelle qui soutient la substance de notre âme. C'est pour cela qu'en grec, il est dit époussione." (Cf. Ambroise de Milan (saint Ambroise), saint catholique et orthodoxe)

 

Et "Demandons-lui que chaque jour il nous fournisse le pain qui doit entretenir la vie de nos âmes, le pain de sa grâce, ce pain supersubstantiel, pour me servir de l'expression même de l'évangile." (Louis Bourdaloue, Sermons du pere Boudaloue, de la compagnie de Jésus, pour les dimanches. Tome second. Sermon sur le cinquième dimanche après pasques (pâques). Sur la prière. p.162. Lyon MDDXVI (1716)

 

Ainsi "l'homme ne vit pas de pain seulement, mais que l'homme vit de ce qui sort de la bouche de l'Éternel" (Deutéronome 8,3)

 

 

Note sur le renvoi (9)

= "Mais arrache-nous à Satan" = "Mais délivre-nous du Malin" = "Mais préserve-nous du Mauvais"

 

"Voici ce que signifie cette parabole :

La semence est la Parole d'Elohîms.

Ceux qui ont reçu la semence le long du chemin, sont ceux qui entendent ;

puis le Diable vient, et enlève de leur coeur la parole, de peur qu'ils ne croient et ne soient sauvés.

Et ceux qui sont sur le roc, ce sont ceux qui entendent la parole, la reçoive avec joie,

mais ils n'ont pas de racine ; ils ne croient que pour un temps,

et au moment de l'épreuve, ils se retirent." (Cf. év. Luc 8,11-13)

 

Jésus, dans sa prière adressée à l'Éternel, demande que ses disciples puissent avoir la force de supporter l'épreuve, et qu'ils soient préserver de tout mal !

«Vous, vous êtes ceux qui avez persévéré avec moi dans mes épreuves» (Cf. év. Luc 22,28)

Cf. épître 1 Corinthiens 10,13 : "Aucune épreuve ne vous est survenue qui n'ait été humaine, et Elohîms, qui est fidèle, ne permettra pas que vous soyez éprouvés au-delà de vos forces. Mais avec l'épreuve, il vous donnera le moyen d'en sortir, afin que vous puissiez la supporter."

"Heureux l'homme qui supporte l'épreuve ; car, après avoir été éprouvé, il recevra la couronne de vie, que le Seigneur a promise à ceux qui l'aiment. Que personne lorsqu'il est éprouvé ne dise : «c'est Elohîms qui me tente.» Car Elohîms ne peut être tenté par le mal, et il ne tente lui-même personne." (Cf. épître Jacques 1,12-13)

"le Seigneur (IHVH-Adonaï) sait donc délivrer de l'épreuve les hommes pieux (..)" (Cf. épître 2 Pierre 2,9)

 

"(..) le Diable te tentera, mais demande secours à Dieu (..) (Cf. Alcoran p. 458, XLI L'Explication)

 

 

IMGP2480

 

Vitrail dans l'église d'Eymet

 

 

 

 

Observations :

1° La prière enseignée par Jésus de Nazareth à ses disciples comprend essentiellement des formules juives déjà connues et d'usage en Israël.

Le lecteur pourra utilement s'en assurer -s'il souhaite avoir des preuves- en lisant dans la "tefillat ha‘amida" ("tefillat la’hach), la prière des dix-huit bénédictions, en particulier les bénédictions une, deux, trois, six et neuf.

 

2° "« N'appelez personne, sur la terre, [votre] "père"  ;

car un seul est votre Père, celui qui est dans les cieux.»"  (év. Matthieu 23,9)

 

 

IMGP2335

 

Vitrail représentant l'apôtre Matthieu dans l'église d'Argenton-sur-Creuse (France)

 

 

 

 

"«(..) tout ce que vous demanderez avec foi par la prière, vous le recevrez.»" (év. Matthieu 21, 22)

"«(..) tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous l'avez reçu, et vous le verrez s'accomplir.»" (év. Marc 11,24)

"Nous savons que Dieu n'exauce point les pécheurs ; mais, si quelqu'un l'honore et fait sa volonté, il l'exauce." (év. Jean 9,31)

 

IMGP2315

 

 

 

 

 

 

Vitrail de la bergère Solange en prière dans l'église Notre-Dame à Châteauroux

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Quelqu'un parmi vous est-il dans la souffrance ? Qu'il prie. (..) la prière de la foi sauvera le malade, et le Seigneur le relèvera ; et s'il a commis des péchés, il lui sera pardonné." (épître Jacques 5,13.15)

 

IMGP2406

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vitrail dans la chapelle d'Artiguet à Aixe-sur-Vienne

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Alors son enfant a parlé et a dit, « je suis serviteur de Dieu, il m'a enseigné l'écriture, il m'a fait prophète, il m'a béni en tous lieux, et m'a commandé de le prier (..) »" (Cf. Alcoran p. 291, chap. XIX Marie)

 

 

 

 

 

 

 

 

Commentaires sur la prière :

 

"Quelle est donc grande la puissance de la Prière ! (..) je dis tout simplement au Bon Dieu ce que j'ai à lui dire (..) Pour moi, la prière, c'est un élan du coeur, c'est un simple regard jeté vers le ciel, c'est un cri de reconnaissance et d'amour au sein de l'épreuve comme au sein de la joie (..) ." (Soeur Thérèse de l'enfant-Jésus et de la sainte-Face, Histoire d'une âme, Manuscrit C 25 r-v )

"Ne nous lassons pas de prier, la Confiance fait des miracles" (Thérèse de Lisieux, Oeuvres complètes, Lettre 129)

 

"(..) chercher d'abord le Royaume de Dieu et sa justice, et de nous reposer de tout le reste sur sa providence, qui y pourvoira.

Demandons-lui selon l'ordre que le Fils de Dieu nous a prescrit, que son nom soit sanctifié, et que nous puissions contribuer nous-même à sa gloire par la sainteté de nos oeuvres.

Que son règne arrive, et que dès ce monde il établisse son empire dans nos coeurs (..)

Que sa volonté soit faite dans le ciel et sur la terre, mais par-dessus tout qu'elle s'accomplisse en nous, et que nous lui soyons toujours soumis.

(..) Que tout pécheurs que nous sommes, il jette un regard de miséricorde, et qu'il nous pardonne tant d'offenses dont nous devons nous reconnoître coupables, et pour lesquelles nous ne pouvons le satisfaire, s'il ne se relâche en notre faveur de la sévérité de ses jugements.

Demandons lui qu'il nous défende des traits empoisonnés de l'esprit tentateur et des attaques de ce lion rugissant qui tourne sans cesse autour de nous pour nous surprendre ; qu'il nous défende des charmes trompeurs du monde et de ses prestiges, mais qu'il nous défende encore plus de nous-même et de la malheureuse cupidité qui nous domine.

Enfin demandons-lui qu'il nous préserve de tout mal (..)

Car si nous sommes éclairés d'une sagesse solidement et vraiment chrétienne, voilà où doivent tendre nos prieres, et à quoi elles doivent se réduire."

 

(Cf. Louis Bourdaloue, Sermons du pere Bourdaloue, (de la compagnie de Jésus), pour les dimanches. Tome second. Sermon pour le cinquième dimanche après pasques (pâques) — sur la prière — , p.161-163. Lyon, MDCCXVI. avec privilege du Roy (1716).

 

    IMGP2553

                             Représentation dans l'église de Lincarque (France)

 

 

"Et quand tu pries, ne fais pas comme les hypocrites, qui aiment à se tenir debout dans les synagogues (assemblées) et aux coins des places en se dressant (pour prier), afin d'être vus des hommes. Je vous le dis en vérité : ils reçoivent leur récompense."

Mais (toi), quand tu pries, entre dans ta cellule, ferme ta porte, et prie ton Père qui est là dans le (lieu) secret ; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra.

Et quand vous priez, ne palabrez pas comme les païens, car ils croient que c'est avec beaucoup de paroles qu'ils seront entendus."

Vous donc, ne leur ressemblez pas. Car votre père pénètre vos besoins avant même que vous le sollicitiez." (év. Matthieu 9,5-8)

 

 

Article rédigé par Pascal Bourdaloue

 

  

 

 

 

 

 

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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 15:17
 
 
 
IMGP1697
 
 
 
 
Voici le Chemin, marchez-y !»"
(Isaïe 30,21)
 
IMGP3045
 
 
 
 
 
 
 
 
 
"Car c'est un peuple rebelle, ce sont des fils déloyaux, des enfants qui refusent d'entendre l'enseignement de l'Éternel, qui disent : (...) Détournez-vous du Chemin, écartez-vous du sentier, éloignez de notre présence le Saint d'Israël"
(Isaïe 30,9-11)
 
IMGP1709

 
 
 
 
 
 
"Guide-nous dans le chemin droit ! " (Coran, Fatiha I,6)
 
               
 
 
 
 
 
 
 
 
"Nous avons enseigné dans l'Alcoran tout ce qui est nécessaire pour le salut des hommes, néanmoins la plus grande partie du Peuple s'éloigne de la vérité, et dit : Nous ne te croirons pas que tu ne nous fasses sortir des fontaines de dessous la terre, et que tu ne fasses en ce lieu un jardin orné de palmiers et de vignes avec des ruisseaux qui coulent au milieu (..)"
(Alcoran p. 275-276, XVII du Voyage)
 
 
   IMGP3052  
   
 
 
 
 
"Ne suivez pas les chemins qui vous éloigneraient du chemin de Dieu" (Coran VI, 153 Les Bestiaux [Al-An'am])
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Sur ton chemin...vers le Chemin...
 
 
En chemin, tu trouveras plusieurs fontaines.
Commence par boire à la source de la patience !
Le silence est un baume à qui connaît la patience.
Le silence est un muet langage.
Quiconque comprendra ceci sera éclairé pour toujours !
 
       
"Vous puiserez avec allégresse les eaux de cette source salutaire." (Isaïe 12,3)
 
 
IMGP2585
 
       
En second lieu, bois à la fontaine de l'abandon !
Jusqu'à ce que tu perçoives comme un gazouillis
au plus profond de ton être ; ce sera le plus léger des gazouillements,
plus doux encore que celui de l'oisillon qui vient de naître.
C'est le plus harmonieux des murmures !
 
Il peut t'enseigner ce que mille livres ne pourraient t'apprendre !
C'est un petit ruisseau qui s'écoulera en toi ;
son eau porte en elle la couleur de l'Amour,
et sa force est supérieure
à la plus puissante des cascades !
Et ta confiance grandira...
     
     
      IMGP1093
 
  "Or, aujourd'hui, je suis arrivé près de la fontaine, et j'ai dit :  Éternel, Elohîms de mon maître Abraham, veux-tu de grâce, faire réussir la voie où je marche ?" (Genèse 24,42)
 
   
IMGP0052
      
 
 
Dans le chemin...
 
 
 
Puis, en poursuivant ta route, tu trouveras la plus pure des eaux .
Tu seras parvenu à la fontaine de la délivrance !
En boire une seule goutte suffira à te combler de joie !
Désormais tu auras toujours soif de vérité...
 
 IMGP3007      
 
 
 
 
Pour te remercier de ta persévérance,
Celui qui est la Vie te permettra de boire
enfin à la fontaine de la connaissance !
Et il te seras donné de découvrir le secret des mystères communicables.
 
      IMGP1211     
     
 
 
 
 
 
 
 
 
 
"Tu seras comme un jardin bien arrosé, comme une
  source dont les eaux ne tarissent point." (Isaïe 88,11
 
      
 
 
 
"Îles, faites silence pour m'écouter !" (Isaïe 41,1)
 
 
            IMGP3003 
     
 
"Tes oreilles entendront derrière toi une voix qui dira :  voici le Chemin, marchez-y !" (Isaïe 30, 21
 
      
 
 
 
 
 
 
 
Bon chemin dans la voie du bien et de la justice !
 
 
Commentaires :
 
"Dans toute parole, si elle est vraie, quelque chose survit à l'extinction de la voix, quelque chose rayonne encore dans le silence" (Cf. De l'autre côté du désespoir, André Comte-Sponville, Éditions Accarias L'originel, Paris, 1997).  
 
 
 
Article rédigé par Pascal Bourdaloue
 
     
 
 
 
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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 15:16
 

Stigmates authentiques avec guérisons spontanées

 

1° Thérèse Neumann : ses stigmates ; ses visions

 

2° François d'Assise : ses stigmates

 

Approche psychologique et psychanalytique dans la compréhension de la stigmatisation.

Apparition des stigmates et leur guérison par actes de suggestion ou d'autosuggestion.

La maladie créatrice : l'exemple type de Thérèse de Lisieux.

 

 

Stigmates authentiques ou supercherie ?

 

3° Francesco Forgione (connu sous le nom de Padre Pio)

 

 

Tout d'abord, examinons ce qu'est la suggestion  

La suggestion  ou "hétéro-suggestion" peut être définie comme étant le fait de présenter une idée ou une croyance, de façon si habile et discrète, que celui qui l'adoptera puisse croire qu'elle lui est venue spontanément. Lorsqu'elle est acceptée, la suggestion verbale frappe le cerveau de l'individu de ses vibrations.

Tous les individus sont suggestibles, mais les enfants, les sujets naïfs et les personnes émotives le sont plus que les autres.

 

Une forme de suggestion est l'autosuggestion, ou "suggestion réfléchie" qui vise à s'influencer soi-même par la répétition de certaines formules, telles que : "tous les jours, à tous points de vue, je vais mieux" ou par l'évocation réitérée d'une idée (par exemple ; "le grand saint  X ou Y  va soulager mes souffrances", "le Sauveur va me guérir").

Cette suggestion personnelle s'empare du champs de conscience et devient réellement agissante.

L'inconscient influe sur le comportement religieux.

 

Il est possible de prouver la pertinence de la suggestion et de l'auto-suggestion dans l'introduction des extases mystiques ainsi que des stigmates.

 

Les grands mystiques qui se vouèrent à la rencontre intime du Sauveur, s'identifièrent totalement en Jésus de Nazareth, cherchèrent souvent à vivre la Passion du Christ, et  ainsi à connaître toutes ses souffrances. Ils voulurent ainsi imiter Saül de Tarse, "le faux apôtre" (1) de Jésus qui, dans son épître aux Colossiens s'exprime en ces termes : « Maintenant, je me réjouis dans les souffrances pour vous, et ce qui manque aux souffrances du Christ, je l'achève  dans ma chair, pour son corps, qui est l'Église. »

Pour citer un exemple, Thérèse d'Avila a désiré une symbiose avec Jésus, dans une véritable fusion spirituelle avec l'Époux.

"Oh, mon Dieu et repos de toutes les peines, je déraisonne... "Oh, mon âme ! Quelle admirable bataille est cette peine, et comme tout se manifeste au pied de la lettre ! Donc, mon aimé est à moi et je suis à mon aimé!" Qui oserait séparer et éteindre deux flammes si ardentes. Ce serait travailler en vain, car elles ne font qu'une... (Cf. Sainte Thérèse, Silverio édition critique, Eclamatione XVI)

Marcelle Auclair dit de la Madre Teresa qu'elle " vivait la réalité de l'omniprésence de Dieu, dans une intimité étroite avec Jésus". (Cf. La vie de sainte Thérèse d'Avila, Éditions Seuil, 1950)

(1) http://la-veritable-lumiere.over-blog.com/article-saul-de-tarse-paul-disciple-de-jesus-de-nazareth-62547726.html

 

Un autre exemple, celui de Thérèse de Lisieux qui voulait sauver des âmes par ses souffrances,  « en délivrant celles qui souffrent dans le purgatoire », en union avec son Bien-Aimé, le Sauveur, son « Unique Amour » et prouver ainsi à Jésus tout son amour pour lui.

 Il fut observé chez Thérèse que "Le zèle des âmes avait commencé à dévorer son cœur (..) dans son adolescence (..) Au Carmel, ce zèle ne cessa de s'accroître (..)" (Cf. Thérèse  de Lisieux, CSG 110, Conseils et souvenirs, Éditions du Cerf, 1998)

Avant son entrée au Carmel, elle s'exprima ainsi : "C'était pour souffrir davantage dans la monotonie d'une vie austère et, par là, sauver plus d'âmes" (Ibid CSG 109)

"Non, je n'aurais jamais cru qu'on pouvait tant souffrir...jamais, jamais ! " Je ne puis m'expliquer cela que par les désirs ardents que j'ai eus de sauver des âmes." (Ibid, CSG 111)

"Je vous remercie, ô mon Dieu (..) de m'avoir fait passer par le creuset de la souffrance (..) j'espère au Ciel vous ressembler parfaitement et voir briller sur mon corps glorifié les sacrés stigmates de votre Passion. (..) Afin de vivre dans un acte de parfait Amour, je m'offre comme VICTIME d'HOLOCAUSTE à Votre AMOUR MISÉRICORDIEUX (..) qu'ainsi je devienne martyre de votre amour, ô mon Dieu !..."  (1)

Cf. Thérèse de Lisieux, Offrande de moi-même comme Victime d’Holocauste à l'Amour Miséricordieux du Bon Dieu"

Thérèse acceptait le martyre, pour l'amour du Seigneur Jésus.

"Comme vous, mon Époux adoré, je voudrais être flagellée, crucifiée...(..)" (Cf. Histoire d'une Âme écrite par elle-même, Ch XI, p. 212, Carmel de Lisieux, Libr. St Paul, Paris, 1911)

"Ah ! par dessus-tout, je voudrais le martyre. Le martyre ! voilà le rêve de ma jeunesse ; ce rêve a grandi avec moi dans ma petite cellule du Carmel (..)" (Ibid)

"Petite Thérèse" aimait répéter cette phrase de Jean de la Croix : Seigneur, souffrir et être méprisé pour vous !

"Il n'y a que Jésus qui est ; tout le reste n'est pas. Aimons-le donc à la folie... Notre mission c'est de nous oublier, de nous anéantir. (..) Jésus veut que le salut des âmes dépende de nos sacrifices, de notre amour..." (Cf . Œuvres Complètes, LT 96)

"Oui, la souffrance m'a tendu les bras et je m'y suis jetée avec amour...(..) Jésus me fit comprendre que c'était par la croix qu'il voulait me donner des âmes et mon attrait pour la souffrance grandit à mesure que la souffrance augmentait." (Cf. Histoire d'une âme, Manuscrit  A 69 v)

"Je ne désire pas non plus la souffrance ni la mort et cependant je les aime toutes deux ! (..) maintenant, c'est l'abandon qui me guide (..) je ne puis plus rien demander avec ardeur, excepté l'accomplissement parfait de la volonté de Dieu sur mon âme." (Ibid, A 83r)

"Voici ma prière, je demande à Jésus de m'attirer dans les flammes de son amour, de m'unir si étroitement à lui, qu'il vive et agisse en moi." (Ibid, Manuscrit C 36 r)

Les derniers mois de sa vie, "Petite Thérèse" était obsédée par le désir de « revenir sur terre ». Jusque dans ses derniers jours, elle voulut imiter Jésus. "Oh ! C'est l'Amour ! Aimer, être aimée et revenir sur la terre pour faire aimer l'Amour". Elle a voulu « tout donner à Jésus », tellement l'aimer , « l'aimer plus qu'il n'a jamais été aimé », l'imiter et lui ressembler souffrant sur la croix, persuadée que le Bien-Aimé lui demandait "tout", vraiment "tout". Ce qui fera écrire à sœur Thérèse, dans une poésie : "Aimer, c'est tout donner et se donner soi-même" (Cf. Œuvres Complètes, P 54)

 

(1)Thérèse de Lisieux semble appartenir au  tempérament "Passionné religieux paranerveux de la famille des tourmentés prophétiques". Selon la classification établie par le caractérologue  René le Senne, on trouve dans cette famille notamment saint Augustin, Blaise Pascal et Léon Tolstoï. Le profil caractéristique est celui d'une personne de sacrifice (sacrifice complet, holocauste) pouvant aller jusqu'au désir du martyre (sacrifice suprême), d'où renoncement, dévouement et oblativité. La valeur dominante est l'œuvre à accomplir.

(Cf. Traité de caractérologie, René Le Senne, Éditions PUF, 1963)

 

Or derrière la (les) souffrance(s), on a découvert une "maladie créatrice" qui peut prendre l'allure d'une maladie psychosomatique, largement déterminée, dans son cours et son aboutissement, par les croyances intérieures de la personne. Il existe un déterminisme conscient ou inconscient aux comportements des mystiques.

"La maladie créatrice" n'est pas de l'hystérie".

 Il n'y a ni déséquilibre psychique, ni altération de la personnalité, donc pas de psychose.

 

Le croyant subit la suggestion de prestige du Maître spirituel.

L'acceptation passive des idées conduit même à l'hallucination. .

"La maladie créatrice" de l'adepte (du disciple), se modèle, tout naturellement, sur le prototype que la maladie de l'initiateur, par exemple celui qui a le premier reçu les stigmates, a constitué une fois pour toutes. C'est ce qui explique le terrible sentiment de solitude et d'abandon qu'éprouve le mystique, avec parfois des troubles de conscience (doutes, scrupules) à l'exemple de Teresa de Jesús (Thérèse d'Avila) et de sœur Thérèse de l'Enfant-Jésus (Thérèse de Lisieux), troubles qui peuvent devenir obsessionnels.

 

Cependant le phénomène hallucinatoire peut ne pas être pathogène, mais relève uniquement de la stimulation inconsciente.

 

 

Généralités sur "la maladie créatrice" 

 

Le début succède à une période de travail intellectuel intense, à de longues réflexions, à des méditations, à la recherche d'une certaine vérité.

Pendant la maladie, l'individu est généralement obsédé par une préoccupation dominante, qu'il laisse parfois apparaître mais cache souvent, relative à une chose ou une idée qui lui importe par dessus-tout et qu'il ne perd jamais complètement de vue. Par exemple, Sigmund Freud et Carl Jung  —  lesquels connurent, comme Friedrich Nietzche, Gustav Fechner et Rudolf Steiner, la maladie créatrice — vécurent une période d'intense préoccupation pour les mystères de l'âme ; l'un et l'autre présentèrent des symptômes de souffrances affectives.

"Les symptômes sont la dépression, l'épuisement, l'irritabilité, l'insomnie, la migraine. (..) les symptômes peuvent varier dans leur intensité au cours du temps, mais le sujet reste continuellement obsédé par une idée ou par la poursuite d'un but difficile à atteindre. Il vit dans un isolement spirituel complet, il croit que personne ne peut l'aider ; il essaie de se guérir lui-même et n'en éprouve qu'une souffrance accrue ; cet état peut durer trois ans ou plus, puis guérit spontanément, pour faire place à une merveilleuse euphorie et une métamorphose de la personnalité." (Henri F. Ellenberger, Histoire de la découverte de l'inconscient, p. 900, Fayard, 1974)

"Quels que soient les symptômes, ils sont toujours pénibles et présentent des phases d'apaisement et d'aggravation. Tout au long de sa maladie, le sujet est obsédé par une préoccupation constante, (..) et par la recherche d'une chose ou d'une idée qui lui importe par-dessus tout et qu'il ne perd jamais de vue". (Ibid p. 470)

"À la différence de la névrose, la concentration sur une idée fixe n'est pas seulement obsédante, mais aussi créatrice." (ibid p.471)

 

La fin de la maladie est vécue non seulement comme la libération d'une longue période de souffrances, mais comme une illumination. L'esprit de la personne est alors envahi par une idée nouvelle qui lui apparaît comme une révélation ou comme un ensemble de révélations.

La guérison est souvent brusque, à tel point que le sujet peut en donner la date exacte. Elle est généralement suivie de sentiments d'exaltation, d'euphorie, d'enthousiasme intenses, et il arrive que la personne se sente dédommagé d'un seul coup de toutes ses souffrances passées. Cette guérison spontanée est à mettre à l'actif de la stimulation inconsciente.

"La maladie créatrice a pour caractéristique de guérir spontanément et subitement, engendrant un sentiment d'exaltation. (..) la maladie créatrice une fois terminée, l'attention du sujet cesse progressivement d'être fixée sur son seul monde intérieur, d'où un intérêt renouvelé pour le monde extérieur." (Ibid p.472)

 

Après la guérison, on constate "une transformation durable de la personnalité. L'individu a l'impression d'accéder à une vie nouvelle. Il est entré dans un monde nouveau, que le reste de sa vie suffira à peine à explorer. Ou bien il lui semble avoir fait une découverte intellectuelle ou spirituelle qu'il s'appliquera maintenant à mettre en valeur."

La métamorphose de la personnalité est d'une grande profondeur. C'est comme si la personne qui passe par cette épreuve avait entendu l'appel de saint Augustin : « Ne cherche pas au-dehors, rentre en toi-même, car c'est dans l'homme intérieur qu'habite la vérité » (1)

Cette métamorphose est « indissolublement liée à la conviction d'avoir découvert une vérité grandiose qu'il convient de proclamer à la face de l'humanité.» (Ibid p.473)

 

(1) « Noli foras ire, in te ipsum redi ; in interiore habitat veritas » (saint Augustin, De vera religione, chap. 39, par. 72)

 

 

Cas particulier des souffrances intérieures (souffrances spirituelles) des mystiques

 

En effet, ces souffrances peuvent être assimilées au processus de la "maladie créatrice".

Dans une première phase, ce sont des craintes de s'être égaré, d'être incompris ou d'être abandonné, l'impossibilité de fixer son esprit sur la méditation.

Puis, c'est le sentiment - exemple de Jean de la Croix, dans sa "nuit obscure"-  d'être rejeté de Dieu, l'impossibilité de trouver aucune satisfaction dans les choses de Dieu , ni dans les créatures.

 

"Dans l'état de sécheresse mystique authentique, l'âme (1) ne cherche ni ne trouve de consolation dans les choses sensibles, et elle ne se laisse pas distraire de sa préoccupation constante de Dieu, même lorsqu'elle se sent abandonnée ou réprouvée. On reconnaît donc ici cette recherche dominante et incessante qui est un des caractères fondamentaux de la maladie créatrice. Les autres traits essentiels s'y retrouvent aussi :

- le début se rattache à un point spécifique, qui est l'engagement dans une recherche spirituelle dont le but espéré est la transformation de l'âme dans l'union mystique.

- Notons encore que le mystique se place volontiers sous la direction d'un guide spirituel et que des allusions sont faites aux souffrances déterminées par l'inexpérience ou les erreurs de certains directeurs."

 (Cf. Dictionnaire de Psychologie, Norbert Sillamy, Bordas, 1984)

 

 Guéri, l'individu  est convaincu « qu'il a accédé à un nouveau monde spirituel, ou qu'il a atteint une nouvelle vérité spirituelle qu'il révélera au monde. (..) l'un des traits caractéristiques de la maladie créatrice est la conviction du malade, après sa guérison, que tout ce qu'il a découvert est vérité universelle (Henri F. Ellenberger, Histoire de la découverte de l'inconscient, p. 900-901, Fayard, 1974)

 

(1) Thérèse d'Avila (1515-1582) considère l'âme "comme un château taillé dans un diamant ou du très clair cristal"

(Cf. Sainte Thérèse, Editions bréviaire Silvario, Las Moradas, ch. I)

 

L'exemple type, celui de Thérèse de Lisieux :

 

Première crise intérieure, avec prolongement en plusieurs épisodes :

À l'âge de de douze ans et pendant un an et demi, Thérèse vécu une importante crise intérieure avec des scrupules obsédants.

Hypersensible, elle fut effrayée par les propos tenus par un instructeur religieux catholique, l'abbé Domin (aumônier de l'abbaye des Bénédictines dont Thérèse était pensionnaire) qui, lors d'une retraite, parla de "péché mortel" et insista sur la mort, l'enfer, le jugement dernier ; La morale rigoriste du prêtre fit déclencher sa  maladie !

Par ailleurs, on lui avait déjà enseigné l'existence du purgatoire, dogme de l'église catholique romaine ; dès l'âge de dix ans (en 1883) , deux fois par semaine, Thérèse  recevait les leçons de catéchisme dispensées au pensionnat par Louis-Victor Domin lui-même, lequel était  son confesseur depuis 1881 (Thérèse avait  alors huit ans) !

Plus tard, Thérèse fut obnubilée par la crainte du péché, et ainsi d'aller au purgatoire !

D'une nature naïve et impressionnable, ce fut une élève qui fit preuve d'une parfaite docilité. L'enfant a bien été déstabilisée mentalement.

L'enseignement reçu a participé à la constitution des futurs troubles chez Thérèse.

Louis Martin, son père, retira Thérèse du pensionnat en février 1886, suite à des maux de tête continuels.

 

Plus généralement, que ne ferait-on pas pour faire adhérer un individu à une doctrine ! Pour culpabiliser les individus et asseoir ainsi leur emprise, on n'hésite pas à inculquer des mensonges ! Le guide spirituel assujetti son élève, son apprenti afin qu'il devienne le futur fidèle de son église ou de sa secte. N'est-ce pas qu'il est facile d'assujettir l'enfant avec des fables qu'on lui fait réciter dès l'âge de cinq ans ! Mais quelle tromperie !!!

 

Dans l'Abrégé des devoirs d'un chrétien (1)  destiné au fidèle catholique, il est demandé explicitement, « pour le cours de chaque journée », au « CHRÉTIEN » :

« Souviens-toi que tu as aujourd'hui (..) Un Jésus à imiter, son sang à t'appliquer, la sainte Vierge à implorer (..) une âme à sauver, un corps à mortifier, une conscience à examiner, des péchés à expier (..) un ciel à mériter, un enfer à éviter, (..) des passions à dompter, une mort peut-être à souffrir, et un jugement à subir (..) dévot chrétien, songes-y bien.»

Invocation à la sainte Vierge. « Sainte Vierge, Mère de Dieu, ma mère et ma patronne, je me mets sous votre protection (..)»

Acte de foi (prière du matin). « Mon Dieu, je crois fermement tout ce que m'enseigne la sainte Église catholique, apostolique et romaine, parce que c'est vous, ô vérité infaillible, qui le lui avez révélé.»

 

Par ailleurs, on sait que la manipulation de l'enfant ou de l'adolescentest plus aisée si l'être en devenir a connu des frustrations affectives précoces. Ce fut le cas de Thérèse. 

 

Dès lors, fragilisée par le décès de Zélie, sa mère, alors qu'elle avait juste cinq ans, puis éprouvée à l'âge de neuf ans par le départ de Pauline, sa "seconde mère, pour entrer au Carmel,"  on comprend aisément que Thérèse, ébranlée par les souffrances de la séparation qui ont pris naissance dans les successives frustrations affectives et qui furent vécues dans son enfance et son adolescence, ne puisse vaincre ses craintes.

Ces frustrations ont  également participé, d'une manière significative, à la constitution des troubles.

On relève une première guérison spontanée d'une maladie déclarée en 1883, par la vision, dans sa chambre, d'un sourire sur la statue de Marie, à la Pentecôte. "« Ne trouvant aucun secours sur la terre, la pauvre petite Thérèse s'était ainsi tournée vers sa mère du ciel, elle la priait de tout son cœur d'avoir enfin pitié d'elle (..)»". (Thérèse de LisieuxŒuvres complètes, Manuscrit A, 30 r, Éditions du Cerf, 1992)

Puis une seconde guérison spontanée se produisit  à Noël 1886, guérison associée à une conversion que Thérèse attribua à Jésus lui-même. "«Depuis cette nuit bénie, je ne fus vaincue en aucun combat, mais au contraire je marchai de victoires en victoires et commençai, pour ainsi dire, une course de géant.»" (ibid, manuscrit A 44 v)

Cette guérison fut  ressentie comme une libération, et il y eut une transformation de la personnalité.

"Cette âme si forte doutait tant d'elle même qu'elle se croyait capable des plus grands péchés !" (Cf. Thérèse de Lisieux, CSG 23, Conseils et souvenirs, Éditions du Cerf, 1998)

En octobre 1887, âgée de quatorze ans et demi, elle connut "le silence de Dieu", les prémices d'une nuit où elle sera environnée "d'épais brouillards. N'ayant trouvé aucun appui, Thérèse écrira d'elle : « Je me sentais seule, ne trouvant pas de consolation, ni sur la terre, ni du côté du des cieux, le Bon Dieu paraissait m'avoir délaissée ».

Les ombres ne se dispersèrent pas jusqu'à sa guérison intervenue en 1895 !

Fin 1887, alors qu'elle n'avait pas quinze ans, peu avant d'entrer au Carmel, elle confiera être plongée dans «un océan d'amertume». "Son âme était à l'agonie" (Ibid, CSG 24)

 

Les espèces d'écriture graphologiques brisée, sinueuse, ponctuée inutilement relevées à cette période dans ses écrits confirment la présence de scrupules avec une altération de la santé. On relève également l'espèce retouchée, avec des lettres tordues sur un fond d'écriture sinueuse  qui indiquent toute l'angoisse, l'anxiété, ainsi que les inquiétudes et les craintes chez Thérèse.

 

Seconde crise intérieure :

 

À nouveau sans aucun appui en ces moments difficiles, comme le fut Jean de la Croix, Thérèse connut une nouvelle nuit intérieure, certainement la plus sombre de sa vie, vécue dans les ténèbres comme un « mur » avec le Ciel. La nouvelle souffrance débuta en avril 1896.

"Elle ne parlait à personne de sa grande épreuve de tentations contre la foi, qui a rendu bien sombre le ciel de son âme, pendant les dix-huit derniers mois de sa vie. Elle triomphait de ses tentations en faisant des actes de foi et en composant des poésies, écho d'une âme embrasée d'amour" (Ibid, CSG 111)

Son âme fut blessée, puis se brisa, mais grâce à sa personnalité volontaire, Thérèse eut la force de supporter ses souffrances !

 

Guérison de la maladie :

 

1° Thérèse fut délivrée  par son acte d'Offrande écrit en juin 1895, lettre que l'on retrouva dans le livre des évangiles « qu'elle portait en permanence sur son cœur ».

" (..) cet Amour Miséricordieux me renouvelle, purifie mon âme et n'y laisse aucune trace de péché, ainsi je ne puis craindre le purgatoire." (Cf. Thérèse de Lisieux, Conseils et souvenirs, CSG 23, Cerf, 1998)

Thérèse fut transformée : « Jésus me transforma de telle sorte que je ne me reconnaissais plus moi-même »

2° En septembre 1896, Thérèse demande à Jésus de la guérir.

Elle écrivis alors : « pardonne-moi et guéris mon âme en lui donnant ce qu'elle espère !!!»

Elle aurait trouvé la réponse dans la lecture de la première épître aux Corinthiens de Saül de Tarse : Recherchez avec ardeur les dons les plus parfaits ; mais je vais encore vous montrer une voie excellente. (Cf. Corinthiens 12,31)

Thérèse écrivit alors en citant Jean de la Croix : « M'abaissant alors jusque dans les profondeurs de mon néant, je m'élevai si haut que je pus atteindre mon but.»

Ce fut un grand soulagement ! Et l'écriture, à nouveau, fut salvatrice. Ce fut toujours le remède à ses tourments.

 « Ô Jésus mon amour... ma vocation je l'ai trouvée, MA VOCATION, c'est l'AMOUR !...»

Avec Jean de la Croix, elle put dire : « Ô mon Dieu, je le sais, l'amour ne se paie que par l'amour

« Aussi, j'ai cherché, j'ai trouvé le moyen de soulager mon coeur en vous rendant amour pour amour.»

Enfin l'apaisement !

Thérèse connut une transformation complète, vécue comme une délivrance

Enfin, elle trouva la paix intérieure et le repos de l'âme, « la paix qui devint mon partage » !

 

 Laissons Thérèse conclure elle-même avec ses mots :« je vois ce que j'ai cru. Je suis unie à Celui que j'ai aimé de toute ma puissance d'aimer ». (Thérèse de Lisieux, Œuvres complètes, LT 245, Éditions du Cerf, 1992)

Et, en parlant des sœurs novices dont elle avait la charge, dans son autobiographie demandée par la Supérieure du Carmel : « je suis un petit pinceau que Jésus a choisi pour peindre son image dans les âmes que vous m'avez confiées. » (Ibid, Manuscrit C, 20 v)

 

  (1) Nouveau paroissien romain, édition 1885.

 

 

La vérité sur la crucifixion de Jésus de Nazareth

 

 

    IMGP2293

 

 

 

 

 

Christ en croix dans la basilique d'Issoudun (France)

 

IMGP2294

 

    IMGP2498

 

                          

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Christ en croix dans l'église St-Pierre à Tonneins (France)

 

IMGP2497

 

         

 

Représentations de l'enclouage au poignet dans l'église St-Pierre à Tonneins 

 

 

 

 

Sur l'enclouage des mains et des pieds (1) :

Selon le Dr Pierre Barbet, chirurgien, qui effectua une étude médico-légale de l'empreinte supposée être celle du Christ sur le suaire (2) de Turin.

Au niveau des membres supérieurs, la localisation des clous se situe nettement à la hauteur des poignets.

En effet, "sur le dos de la main droite, dont le poignet est caché par la gauche,  pas de trace de plaie,.sur le poignet gauche, qui passe devant l'autre, on voit au contraire, une plaie des plus nettes ,et que l'on peut étudier en détail."

"La plaie dorsale de la main gauche, la seule visible sur le Linceul, n'est certainement pas au niveau du métacarpe, ce qui serait le cas si le clou avait été planté dans la paume. Ceci apparaît au premier coup d’œil pour un anatomiste. (...) La plaie en est loin d'au moins toute la hauteur du métacarpe. Elle n'est pas non plus sur l'avant-bras."

Ce qui permet de dire que l'enclouage n'a pas été fait, comme on le croyait avant cette étude, au niveau de la paume des mains, c'est-à-dire entre les os du métacarpe. En effet, les artistes du Moyen-âge et de la Renaissance situaient les clous dans les paumes des mains, à l'exception de Rubens (un tableau à Amsterdam) et Van Dyck avec quatre tableaux, à Anvers, Bruges, Bruxelles et Naples ("Jésus en croix", Musée National de Naples) ; à noter également une position anatomique correcte sur un crucifix en ivoire du XVIIIe siècle.

Au niveau des pieds, à l'étude on constate que le pied droit ne pouvait que reposer sur le bois. Ce mode de croisement, pied gauche sur pied droit, est également contraire aux habitudes des artistes, qui font généralement l'inverse.

(Cf. La Passion de Jésus-Christ selon le chirurgien Pierre Barbet, Editions Paulines, 1977)

 

(1) "Jésus a été pendu à trois clous, un dans chaque avant-bras — et non dans la paume de la main, comme le répètent les peintres — et un plus long à travers les talons joints." (Cf. Histoire du christianisme Tome I, p. 51, Éditions Desclée, 2000)

(2) "Le corps a été séparé du Linceul de façon incompréhensible, sans traces ni arrachements des caillots."

Certains pollens retrouvés sur le Linceul ne se trouveraient qu'en un seul endroit du monde , sur les bords de la mer Morte." Le zygophyllum dumum ne pousserait qu'en Israël en particulier, en Syrie, Jordanie et Egypte. (Cf. Le saint suaire revisité Jean Levêque et René Pugeat, p. 88, Éditions du Jubilé, 2003)

 

 

  Thérèse Neumann

Stigmates authentiques

 

Les stigmates de Thérèse Neumann

 

Première apparition des stigmates en 1926.

Il sera relevé :

- saignement du côté du cœur (plaie au niveau du cœur,  sur le côté gauche)

- plaie sur le dos de la main gauche

- yeux collés de sang, deux traînées de sang sur les joues

Les plaies des membres supérieures étaient toujours situées aux mains.

 

 

Dotée d'une personnalité fort complexe, avec une grande volonté et un tempérament très dynamique, Thérèse Neumann (1898-1962) semble avoir été influencée par la vie de Thérèse de Lisieux (dont elle a sans doute voulu imiter l'esprit de sacrifice, voire le goût du martyr) dont elle a lu "Histoire d'une âme", mais aussi par le curé Josef Naber, son conseiller spirituel, qui la dirigea depuis ses années de catéchisme jusqu'en 1960 .

Ses résultats scolaires étaient très bons ; candidement pieuse, elle a reçu une instruction religieuse. Durant sa jeunesse, elle n'avait lu que le livre de Thérèse de Lisieux, l'ouvrage "Introduction à la vie dévote" de François de Sales, et le Manuel Catholique d'Enseignement et d' Éducation. Thérèse Neumann était donc très imprégnée de la culture catholique.

Dans son Encyclique Vehementer du 11 février 1906 destinée « au peuple français », le pape Pie X écrit que « la multitude des fidèles (..) n'a pas d'autre devoir que celui de se laisser conduire, et, troupeau docile, de suivre ses pasteurs.»

Mais lorsque leur parole est en contradiction avec la Parole de l'Éternel, ne faudrait-il pas « leur fermer la bouche. (..) enseignant pour un gain honteux ce qu'on ne doit pas enseigner.» (cf. épître à Tite 1,11)

Revenons à Thérèse Neumann qui eut de nombreuses visions. Lors de ses extases, elle montrait à certains points de vue une mentalité infantile.

Ses visions concernèrent notamment de grandes fêtes ecclésiastiques, la proclamation du dogme catholique de l'assomption (élévation spirituelle et corporelle de Marie, mère de Jésus de Nazareth, au ciel).

 

Sur ses visions de la Passion :

   

La croix était préparée de la manière suivante :  "on prépara au préalable deux trous dans les points marqués pour les mains (...)."

"On soulève ensuite le pied droit pour le placer sur le pied gauche, et on enfonce, à travers le pied droit déjà percé, un long clou que l'on fait pénétrer dans le bois à travers le pied gauche (...)"

(Cf. Thérèse Neumann, la stigmatisée de Konnersneuth, Editions Meddens, 1965)  (1)

Or, c'est le croisement opposé à celui décrit par Thérèse Neumann, qui a été effectué lors de la crucifixion de Jésus de Nazareth !

Par ailleurs, on constate également une inversion pour la plaie située sur le côté, tout comme dans le cas de Marthe Robin (2) où "un troisième dard, sans se diviser, frappe Marthe sur le côté gauche, provoquant une blessure de dix centimètres de longueur, . En effet, le coup de lance a été porté sur le côté droit  (dans l'hypocondre droit contenant le foie), et non pas dans la région du cœur !

Pour Thérèse Neumann, Jésus-Christ, le Sauveur, est Dieu.

"Mais quand on est bon, le Sauveur vient aider, et il est tout puissant, il a organisé la création et conserve les étoiles et la terre". (Cf. Jeanne Danemarie, Le Mystère des Stigmatisés)

 

Sa vocation dit-elle est "de souffrir pour les autres"

"La souffrance, on ne peut pas l'avoir à son gré. Cela ne se peut pas. Mais quand on sait que le Sauveur sera réjoui et qu'un homme recevra une plus grande grâce que le Sauveur peut donner, alors je consens.  Alors je dis : "Sauveur ! laisse venir la souffrance." Et alors, le Sauveur me laisse savoir pour qui je souffre et comment cela se passe".

(Cf. Jeanne Danemarie, Le Mystère des Stigmatisés, Grasset, 1933)

 

"J'ai été témoin, raconte Gerlich (3) , et pendant deux heures, de celle sorte d'écoulement de ses souffrances d'expiation en des âmes qu'elle rachetait du purgatoire. Trois fois de suite, une âme délivrée le déclarait à Thérèse et la remerciait. Celle-ci ressentait une extraordinaire tristesse de ne pouvoir la suivre au Ciel; Une extase clôture ses souffrances et lui rend aussitôt ses forces épuisées". (Cf. Jeanne Danemarie, Le Mystère des Stigmatisés)

 

 

La réponse à nos interrogations semble figurer dans une phrase de Thérèse Neumann elle-même !

"Le secours nous viendra premièrement par nous-mêmes quand nous aimerons davantage le Sauveur ".

 

"La prière de la foi sauvera le malade et le Seigneur le relèvera (...)". (Épître de Jacques 5,15)

 

Sur ses visions de "l'assomption"

 

"Le sauveur flotte à la rencontre de Marie, ayant à ses côté saint Joseph, incorporel mais reconnaissable. Une fois réunis, le Sauveur et saint Joseph prennent la place des anges et continuèrent d'accompagner Marie, afin de l'introniser comme Reine de la terre et des cieux, dans l'allégresse des cohortes célestes, elle, grâce à qui ciel et terre sont unis." (Cf. Thérèse Neumann, la stigmatisée de Konnersreuth, Éditions Meddens, 1965) (1)

 

Or, on ne trouve nullement la trace de tels faits dans la Bible !

La Reine du ciel était la déesse Ishtar, Astarté; point de souffle en elle ! Depuis le début de l'Histoire, l'homme a déifié les forces de la nature et les a adorées pour qu'elles soient des protecteurs, d'où le développement de croyances religieuses populaires tout au long des siècles.

"Tout être humain est éperdu, incapable de comprendre ; tout orfèvre est honteux de son image taillée, car ses idoles ne sont que mensonge, nul souffle de vie en tous ces dieux !" (Jérémie 10,14)

"L'assomption", croyance  et ancienne fête populaire de la Dormition dans l'empire Byzantin, fut introduite en Occident sous l'influence de la papauté.

On notera une correspondance des dates entre les visions de Thérèse Neumann et la proclamation du dogme par le pape Pie XII, en 1950. Le culte marial était d'une telle importance, suite à la proclamation du dogme de "l'immaculée conception" en 1854, que de nombreux  fidèles  et ecclésiastiques demandèrent que soit officiellement établi le dogme de "l'assomption".

On notera que les apparitions à Lourdes se déroulèrent en 1858, soit quatre années seulement après la proclamation du dogme de l'immaculée conception, dans une période de ferveur religieuse, donc propice aux manifestations pieuses que sont les apparitions et les visions.

L'impact historique est indéniable sur le psychisme des visionnaires.

 

À l'aide de la psychologie religieuse, dans le cas de Thérèse Neumann, la vision est une communication sensorielle, d'un message, d'une lumière avec des personnages de premier plan de l'univers religieux du visionnaire, durant le rêve ou l'extase mystique. (4)

La vision peut être assimilée à une hallucination visuelle, une "perception sans objet à percevoir, à laquelle le sujet adhère et réagit comme si sa perception venait de la réalité extérieure", selon la définition de Henri Ey. (5)

Thérèse d'Avila décrit ses visions mentales, dans "Château intérieur" comme des perceptions sans voir à l'intérieur ni à l'extérieur, mais même sans voir, l'âme perçoit son objet et le sent clairement comme si elle le voyait.

 

Dans la vision imaginaire de Thérèse Neumann, l'imagination est particulièrement développée.

On relève l'importance de l'impact spirituel de l'éducation reçue par le visionnaire, à fortiori dans un milieu socio-culturel fermé. Aucune apparition de visions de la "Vierge Marie" ne se trouve dans les visions des chrétiens de confession protestante parmi lesquels il n'existe pas de culte marial, et chez qui aucune prière n'est adressée à la mère de Jésus de Nazareth. (6)

 

(1) par Johannes Steiner, Biographie fondée sur rapports, journaux intimes et documents authentiques.

(2) Cf. "Prends ma vie Seigneur", Raymond Peyret, Editions Peuple libre Desclée de Brouwer, 1985.

(3) Fritz Gerlich, historien et journaliste allemand, avait fait, en 1927, la connaissance de Thérèse Neumann

(4) Cf. "Le point de vue psychologique sur les phénomènes mystiques" par Wafica Abou-Habib Kallassi, ALDEP.

(5) Cf. "Traité des hallucinations", Henri Ey, 1930.

(6) Cf. "Le culte de la vierge Marie, origines psychologiques", Princeton University Press, Oxford, 1992

 

 

François d'Assise

Stigmates authentiques.

                    

Les stigmates de François d'Assise, le "Povorello"

 

François d'Assise, un exemple d'humilité, a cherché à imiter le plus possible la vie et l'exemple de Jésus-Christ.

Il imita le comportement du Sauveur et son existence a été entièrement consacrée à Jésus-Christ.

(Cf. Migne, Biographie de Saint François)

 

L'influence du Maître sur le "disciple" fut déterminante.

 

François d'Assise (1181 ou 1182-1226), imprégné de la spiritualité catholique, fut le premier stigmatisé de l'histoire.

 

Sur les phénomènes relevés, les explications sont identiques à celles formulées lors de l'étude des stigmates de Thérèse Neumann.

 

"François d'Assise aurait dit « Mon Seigneur Jésus-Christ, je te prie de m'accorder deux grâces avant que je meure : la première est que, durant ma vie, je sente dans mon âme et dans mon corps, autant qu'il est possible, cette douleur, que toi, ô doux Jésus, tu as endurée à l'heure de ta cruelle Passion ; la seconde est que je sente dans mon cœur, autant qu'il est possible, cet amour sans mesure dont toi, Fils de Dieu, tu étais embrasé et qui te conduisait à endurer une telle Passion pour nous pécheurs (...)»

"(...) saint François commença à contempler avec une grande dévotion la Passion du christ et son infinie charité, et la ferveur de la dévotion croissait tellement en lui qu'il se transformait tout entier en Jésus, par amour et par compassion ; comme il était en cet état et qu'il s'enflammait dans cette contemplation, il vit, en cette même matinée, venir du ciel un Séraphin avec six ailes de feu resplendissantes."

 

Le christ aurait parlé à François d'Assise en ces mots :

« (...) je t'accorde que chaque année, au jour de ta mort, tu ailles au Purgatoire, et que toutes les âmes des trois Ordres, c'est-à-dire des Mineurs, des Sœurs et des Continents, et aussi des autres qui t'auront été très dévots, que tu y trouveras, tu les en tires, par la vertu des Stigmates, et les conduises à la gloire du paradis (...)".

Or, aucun des faits rapportés ci-dessus ne sont bibliques. Le purgatoire dont la première définition semble remonter au XIIe siècle est devenu un dogme, et c'est Jésus-Christ qui est "la porte" du ciel, et lui seulement.

 

(Cf. Actus, chapitres XXXIV et XXXIX ; Fioretti, 3ème considération)

 

Francesco Forgione (connu sous le nom de Padre Pio)

 

Les stigmates de Francesco Forgione

 

Authenticité ou supercherie ?

 

Francesco  Forgione (Padre Pio) (1887-1960), était un prêtre italien de l'ordre des Capucins.

 

Un document archivé au Vatican, trouvé en 2007, par l'historien Sergio Luzzatto (1), est accablant pour l'homme. En effet, Padre Pio, premier prêtre à avoir reçu les stigmates, aurait commandé en 1919, « dans le plus grand secret », 4 grammes d'acide carbolique (2), selon le témoignage d'une pharmacienne !

Il y a correspondance des dates entre la constatation des premiers stigmates et la commande de la substance corrosive.

 

Il y aurait donc eu manipulation de l'opinion !

 

(1) Padre Pio. Miracles et politique à l'âge laïc, [« Padre Pio. Miracoli e politica nell'Italia del Novecento »], trad. de Pierre-Emmanuel Dauzat, , Éditions Gallimard, coll. «  NRF Essais », Paris, 2013.

 

(2) L'acide carbolique, aussi appelé acide phénique, provoque des brûlures de la peau

 

http://www.nonfiction.fr/article-6682-padre_pio__la_construction_dun_mythe_au_xxe_siecle.htm

 

 

Commentaires :

 

"Tu n'invoqueras point le Nom de l'Éternel à l'appui du mensonge". (Exode 20,7)

 

"(..) ils invoquent les Idoles au lieu de Dieu, ils invoquent ce qui ne leur peut faire ni bien ni mal, telle prière est un fourvoiement éloigné des commandements de Dieu, ils adorent ce qui leur fait plutôt mal que bien." (Alcoran de Mahomet, Sieur du Ryer, p. 317, XXII Pèlerinage, Paris, 1648)

 

 

Article rédigé par Pascal Bourdaloue

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