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30 juillet 2015 4 30 /07 /juillet /2015 19:28

Mon fils aîné fut la première merveille que je mis au monde. Je pense parfois avec émotion au jour de sa naissance : un véritable petit ange !

Il fut un enfant gentil et plutôt craintif. c'est pourquoi il était souvent l'objet de moqueries et de railleries de la part de ses camarades à l'école primaire.

Lorsqu'il atteignit la pré-adolescence, il commença à devenir moins gentil avec moi. À l'âge de treize ans, alors que je me déplaçais en déambulateur à la suite d'une grave fracture due à une agression, il avait été si arrogant que je tenta de le gifler ; il esquiva et ce mouvement raviva ma douleur. En me regardant avec un sourire narquois, il me dit : « Tu vois, tu t'es fait mal.»

 

À seize ans, son comportement s'affirma. Il utilisa ma carte bancaire à mon insu pour s'acquitter de dettes contractées auprès de camarades de lycée. Alors qu'il préparait sa conduite accompagnée, il déroba les clés de ma voiture, un soir, pour aller se promener en ville avec un copain. Il fut arrêté par la police sans permis évidemment et placé en garde à vue toute la nuit d'autant plus qu'il avait tenté d'échapper aux forces de l'ordre.

À dix-sept ans, il emprunta à nouveau ma voiture pour aller en boîte de nuit avec sa copine et la mère de celle-ci chez laquelle il s'était installé contre mon gré. Il fut une nouvelle fois arrêté par la police sans permis après avoir consommé du cannabis. Lorsque je le récupérai, au lieu de se repentir, il fut encore plus rebelle. En côtoyant sa copine et ses parents toxicomanes, mon fils sombra complètement dans le cannabis.

À partir de dix-huit ans, il perdit ses emplois non seulement à cause de son comportement, mais aussi parce qu'il ne parvenait pas à se lever le matin. Comme je ne voulais pas recevoir ses copains toxicomanes, il les faisait passer par la fenêtre de sa chambre.

 

N'en pouvant plus de tels agissements, je finis par le mettre à la porte alors qu'il était âgé de vingt ans, et il s'installa chez sa nouvelle copine où il séjournait déjà de plus en plus fréquemment sans me prévenir. De temps à autre, il venait me demander de l'argent et continuait à utiliser ma carte bleue probablement pour financer sa consommation de cannabis. Il refusait de se faire aider pour se libérer de son addiction.

À vingt-trois ans, il devint papa et obtint son permis de conduire, ce qui l'encouragea à emprunter ma voiture de plus en plus régulièrement. Quelques mois plus tard, il l'accidenta gravement, en état d'ébriété ainsi que les copains qui l'accompagnaient. Fort heureusement, il n'y eut aucun dommage corporel mais mon véhicule fut irréparable.

En outre, il n'assumait pas son rôle de père et passait beaucoup de temps avec ses copains toxicomanes, laissant sa compagne seule des soirées entières.

Son principal centre d'intérêt était le cannabis, et, ses copains lui montaient la tête contre sa compagne. Elle le quitta quelques jours avant son vingt-quatrième anniversaire, après une grosse dispute au cours de laquelle il la bouscula.

 

Peu de temps après, je rencontrai mon compagnon. À cette période, je n'avais plus de voiture mais des difficultés financières.

Lorsque mon fils aîné me mit une nouvelle fois la pression afin d'obtenir de l'argent immédiatement, mon compagnon intervint et se fit menacer verbalement par lui. Deux jours plus tard, en vue de me soustraire aux harcèlements et aux pressions psychologiques dont j'étais l'objet, mon compagnon me fit quitter mon domicile et m'hébergea chez lui.

Comme mon fils aîné ne voulait pas travailler, il ne parvint pas à assumer seul le loyer du logement qu'il occupait auparavant avec sa compagne, et il se fit expulser. Son frère cadet l'accueillit alors pendant un mois au cours duquel il lui emprunta de l'argent et lui occasionna des frais de téléphone élevés. Ensuite, son ex-compagne l'hébergea plusieurs semaines avant de s'installer chez ses grands-parents maternels.

 

Il y resta cinq mois jusqu'au décès de son grand-père. Ce soir-là, quand je franchis la porte du portillon de la demeure de mes parents, je découvris avec stupéfaction une poubelle renversée et un amas de détritus qui jonchaient le sol devant l'entrée de la maison. À l'intérieur émanait une odeur forte et nauséabonde et, dans la salle de séjour, des papiers ainsi que des sachets déchirés étaient éparpillés (1).

Le surlendemain, je me rendis à l'agence bancaire de mes parents dans le cadre de l'organisation des obsèques. Quelle ne fut pas ma surprise quand l'employé m'annonça que tous les comptes étaient vides et que le compte courant présentait même un solde débiteur de 1000 euros (2)

Mes parents n'avaient plus les moyens financiers de remplacer leur vieille installation de chauffage, trop vétuste pour être réparable. Ils ne possédaient pour se chauffer qu'un petit radiateur électrique qui dégageait seulement une faible chaleur.

Après les obsèques, je trouvai dans le tiroir d'une commode les souches de nombreux carnets de chèques que mon père avait conservé. Sur les talons des plus récents figurait l'écriture de mon fils aîné. Par comparaison avec les relevés d'opérations bancaires, je constatai que mon fils avait noté des sommes inférieures aux montants réellement débités (3). Il avait ainsi profité de la faiblesse de ses grands-parents dont l'état de santé s'était considérablement dégradé.

Mon père qui avait connu une vie de labeur depuis l'âge de quatorze ans jusqu'à soixante-huit ans, termina son existence dans un grand dénuement.

Afin de protéger ma mère invalide, je fus contrainte d'effectuer une demande de mise sous tutelle. Quelques mois plus tard, le tuteur mit la maison en vente pour régler les dettes et approvisionner les comptes de ma mère qui fut placée en maison de retraite car son état de santé ne lui permettait pas de vivre seule.

 

Après ces événements qui furent extrêmement difficiles à vivre pour moi, je n'eus plus de contact, pendant plusieurs mois, avec mon fils qui avait déménagé chez sa nouvelle copine. À l'occasion d'une conversation téléphonique, je parvins à lui dire ce que je pensais de son comportement et il sembla reconnaître ses torts. Nos relations s'améliorèrent pendant environ un an. Malheureusement, mon plus jeune fils m'informa que son frère aîné tenait des discours dénigrants à mon égard. Lorsque je lui demandai de faire attention à ses propos s'il voulait que nous restâmes en bons termes, il me bombarda de reproches et me culpabilisa pendant plus d'une heure au téléphone ! Je tentai alors de poser des limites en lui adressant le SMS suivant : « J., je n'accepterai plus d'écouter tes discours chargés de reproches et de rancœur. Lorsque tu cesseras de me donner des leçons, de me dire ce que je dois faire, et que tu auras des discours positifs et constructifs, fais-moi le savoir. Bonne soirée. Maman ».

Il me répondit : « Sa sent le P. ces bizarre non??? Et tu ces, ces pas des reproches ces la vérité, et ces facile de dire discourt constructif alors que par vos fait vous m'avez démoli si je suis comme sa aujourd'hui ces grace à toi je ces ce que tu vas dire tkt,  il essaye de me culpabiliser ces pour sa que je parle pas trop avec toi car je ces que ces inutile on choisis pas sa famille n'esse pas. et de tte facon ces vrai y a quelques chose qui ces casser entre nous déjà tot avec D. puits sa à continuer les année après sa ne ces pas arranger vaut mieux quand coupe net bye ».

Extrêmement fragilisée psychologiquement par les deux précédents pervers narcissiques (mon père puis mon mari), je n'eus pas d'autre choix que d'interrompre à nouveau la relation en vue de me protéger. Quelle cruelle déception de m'être nourrie d'illusions !

Nous nous rencontrâmes deux ans plus tard à l'occasion de l'anniversaire de son frère cadet. Quelques semaines après, alors que nous étions sur le point de nous revoir, j'appris que mon second fils venait de se faire hospitaliser parce qu'il « n'en pouvait plus » de subir les maltraitances verbales et psychologiques de ses frères. Après l'avoir dévalorisé, humilié, culpabilisé et spolié financièrement pendant deux ans, ses frères lui mirent la pression pour déménager et vidèrent son appartement contre son gré. Mon fils aîné voulait que son frère cadet vînt habiter près de chez lui afin d'avoir une emprise totale.

Ce fut une grande douleur de constater au fil des mois l'aggravation des troubles schizophréniques de mon second fils, et je fis des démarches pour tenter de le faire protéger par la Justice, mais sans résultat. Même si j'avais bien compris que cette hospitalisation était salutaire, ce fut un choc pour loi de revoir mon second fils à l'hôpital psychiatrique, et je cessai tout contact avec ses frères. Trois mois plus tard, alors que je répondais à ses appels téléphoniques, mon fils aîné me fit savoir par SMS qu'il souhaitait me revoir. En vue de reprendre une relation sur des bases plus saines, je lui adressai plusieurs messages écrits :

 - « Bonjour J., j'espère que tu t'es bien rétabli de ton infection dentaire. Moi, je ne parviens pas à sortir de la grosse dépression que je traîne depuis la mi-juin 2016 quand tu as ramené les affaires de Jo. chez F. pour l'obliger à reprendre Jo. chez lui. Jo. qui était déjà odieux avec F. a continué à lui parler mal, à le dénigrer, à le critiquer injustement ; de plus, il l'empêchait de dormir, de se rendre à l'hôpital de jour et au Ranch de prendre ses médicaments de 18h pour qu'il veille avec lui et A. ce qui a beaucoup aggravé la maladie (4) de F. . Jo. n'était pas seul à nuire à F., A. et Pi. se comportaient mal avec lui. J'étais présente un jour où A. a crié sur F. sans raison, j'ai pris la défense de F. car Jo. donnait raison à A. et ne soutenait pas son propre frère. C'est regrettable que tu ais soutenu A. en venant à (...) quand il t'a demandé de l'aide. Il est bien dommage que tu ais imposé à F. un déménagement à (...) alors qu'il voulait rester à (...) pour continuer à se soigner à l'hôpital. Quand tu as vidé son logement, F. très malade a fait une grave crise à l'hôpital de jour. Ton comportement et celui de Jo. auraient pu avoir des conséquences dramatiques, car il s'était scarifié au poignet une semaine avant. Mon grand souhait est que tu changes de comportement pour que F. et moi puissions enfin nous soigner dans de meilleures conditions. Je pourrais alors enfin reprendre des relations normales avec toi car je t'aime mon fils ! Maman »

 

« Maman je crois quand ta mal expliquer laisse moi t'avoir au phone pour t'expliquer car ces pas du tout sa qui ces passer. pour Jo. oui car financièrement je n'avais pas asser d'argent. pour F. je les prix car F. avait peur voulais pas rester cher lui et je ne voulais pas que sa finise en bagarre car faut voir les menaces qui la (5) fait à F. une fois qu'ils étaient sur (...) ces lui seul qu'à chercher son appartement que même moi je lui et dit tes sur F. et il m'a dit oui et je lui et même dit que sa maison qui visité me plaisait pas  et qui viennent pas sur (...) juste pour me faire plaisir crois moi il était déterminer moi je ces pas qui s'ouvre les veines et la dessus ta beau lui expliquer y comprend pas »

 

- « Bonjour J., je pense que tu ne réalises pas que la maladie (4) de F. s'est beaucoup aggravée à cause des mauvais comportements qu'il a subis et qu'il va maintenant être malade toute sa vie. Toi, qui a eu une grosse infection dentaire, imagines ce que tu vivrais si tu devais la garder toute ta vie. J'en sais quelque chose, moi qui ne me suis jamais remise des graves maltraitances que j'ai subies tout au long de ma vie. Il faut donc impérativement laisser F. se soigner tranquillement, sans le juger, sans lui faire de reproches, sans le critiquer injustement et sans le faire culpabiliser. Si, comme tu l'affirmes, tu ne lui as pas mis la pression pour qu'il vienne s'installer à (...), pourquoi lui as-tu fait autant  de difficultés pour lui ramener toutes ses affaires, le menaçant même de les lui mettre sur le trottoir alors qu'il était hospitalisé ? Par exemple, pourquoi ne lui as-tu pas rendu sa carte de retrait qui a été ensuite retrouvée avalée dans un distributeur automatique, et sa carte vitale qu'il a dû faire refaire car elle est indispensable pour la prise en charge de sa maladie ? Crois-tu que ton attitude à l'égard de F. soit celle d'un frère respectueux ? Maman »

 

« Tu ces maman tu parles de ton marie mal je me suis fait maltraités bla bla mais ta pas u beaucoup de tipe qui ton acheter une voiture neuf et il ta jamais demandé de la rembourser. De 2 quand tu t'es mise avec son propre fils D. je comprends qui les pu péter un plomb. Pourquoi je voulais pas ramener les affaires a F. car jetai on difficultés financières et que j'avais deja Jo. et que personne maider ces pas un reproche mais jle dit et de 4 nez pour un imbécile.

Et de 3 on me prend pas pour un imbécile je ne le supporte pas. y ma jamais aplé une seul foi quand j'étais à losto le jour où je lui et dit y ma dit je ces je tes pas applé car je voulais pas que Jo. s'inquiète j'ai péter un câble mais bref. Un dernier détail ta fait pire avec moi et lessentiel ces que je les pas fait. En tout cas sache que tu m'a fait mal quand tu dit a F. y te parle mais si il et gentil avec toi ces qui la besoin car tes son toxiques et qu'après moi je crois en toi tu m'a une nouvelle foi déçu sache que pour F. sa va être propre je parle plus à personne et si un jour tu veut aplé apel 

Et ces pas le distributeur qui lui a avalé la carte bleu ces moi qui les mis dans la boite au lettre de la banque faut pas tout confondre car déjà à vos yeux je suis un voleur mais non parler plus »

 

« Le gros problème avec toi, c'est que tu ne veuilles jamais reconnaître tes torts, que tu prennes tes mensonges pour des vérités, et que tu ignores les souffrances que j'aie vécues avec ton père que tu continues à mettre sur un piédestal alors qu'il avait un comportement très violent. Finalement, je me rends compte que tu n'a pas du tout changé. C'est bien malheureux !! C'est bien dommage car nous aurions pu reprendre des relations sur des bases plus saines.

Ce n'est pas salir ton père que d'exprimer les maltraitances physiques et psychologiques que j'ai malheureusement subies de sa part durant plusieurs années, car c'est la triste réalité. Le salir, ce serait d'avoir tenu des propos diffamatoires. La mort ne le pare pas d'une vertu de Saint s'il ne la pas été dans le courant de sa vie. Qui t'aurait élevé avec tes frères si j'avais reçu en pleine tempe la pièce de viande congelée qu'il m'avait lancée en pleine tête sans raison valable juste parce qu'il était énervé ? 

J., tant que tu persisteras à ne pas reconnaître tes torts (il n'y a rien de dégradant à reconnaître ses fautes, au contraire c'est faire preuve de maturité), à dire des mensonges, à ne pas assumer tes actes en rendant les autres responsables de tes mauvais choix, à ignorer les maltraitances que j'ai subies, à me lancer des attaques en remuant les situations du passé sur lesquelles tu as une vision complètement déformée de la réalité, on ne pourra malheureusement pas se parler car je suis bien malade et je dois me protéger. J'en suis profondément attristée car je t'aime mon fils, et je n'ai jamais cessé de t'aimer malgré tes mauvais comportements et les propos injurieux que tu as parfois proférés à mon égard). Je tiens à te préciser que je ne t'ai jamais rendu responsable du très mauvais choix que j'ai fait en acceptant d'épouser ton père, et que je ne t'ai jamais demandé de me rembourser la voiture que ton père m'avait offerte lorsque tu l'a cassée accidentellement en étant sous l'emprise de l'alcool, en faisant le beau avec tes copains et ton plus jeune frère. J'espère de tout mon cœur que tu accepteras un jour prochain de te faire aider, pour faire un travail sur toi (gratuitement auprès du CMP de (...) ou au Service des Dépendances à (...) par exemple) et te libérer de tes addictions, afin de pouvoir véritablement changer de comportement d'une manière positive, et que nous puissions enfin renouer des relations plus sereines. Je te souhaite un meilleur chemin de vie. Maman »

 

« Et j'irai pas au cmp car sa me fera perdre trop de temps et que j'en sent pas le besoin »

 

 

- « Il est bien malheureux que tu ne ressentes pas la nécessité de te rendre au CMP ou au Service des Dépendances pour faire un travail sur toi, sur tes souffrances que tu exprimes en déversant de l'agressivité sur tes proches, et sur tes addictions, car tu en as énormément besoin. Je suis donc obligée de continuer à me protéger de toi, car si j'ai quitté (...) bien à contre-cœur et été mise sous curatelle, c'est pour que tu ne puisses plus prendre ma carte bleue pour financer tes addictions. À cause de ton harcèlement, je me suis retrouvée à découvert, avec des factures impayées et en interdit bancaire, ce qui a eu pour conséquence d'aggraver mon état de santé. De plus, je n'ai même pas pu acheter une concession pour enterrer Papi qui a donc dû être inhumé en fosse commune car il n'avait plus d'argent sur ses comptes et qu'il avait même un découvert de 1000 euros à cause des très nombreux chèques que tu as utilisé pour tes dépenses personnelles. Ne crois-tu pas qu'il aurait été plus responsable de ta part de subvenir à tes besoins en cherchant du travail ? Mamie a donc dû être placée d'urgence sous tutelle après le décès de Papi, pour être protégée financièrement de toi. Il en a été de même pour F., placé sous curatelle dès son retour de (...) pour être protégé de ses deux frères toxicomanes. Si tu prenais contact avec un CMP pour entreprendre un travail, T. qui a un suivi psychologique depuis plusieurs années serait sans doute moins perturbé. Penses-tu par exemple qu'il est normal pour un petit enfant de dire à sa grand-mère : "Papa m'a dit que tu lui avais fait du mal !" Crois-tu que de tels propos ne le perturbent pas ? D'autant plus qu'il a dû en entendre bien d'autres. Un enfant de cet âge n'a pas à être impliqué dans les problèmes relationnels des adultes.

J'espère que tu finiras enfin par comprendre qu'il est indispensable que tu entreprennes ce travail sur toi pour pouvoir changer de comportement et devenir un père plus mature et plus responsable à bientôt 30 ans. D'autant plus que tu as conçu un second enfant ! Je suis bien trop malade pour continuer à subir les conséquences de tes comportements extrêmement nocifs sur les membres de notre famille. Comme le disait Papi quand tu étais adolescent, en s'adressant à toi et à tes frères : "Vous finirez par la tuer, votre mère. Vous devriez pourtant bien la ménager, car il n'y a qu'elle qui pourra vous supporter." Maman »

 

« Et ton père tu serais aller un peu plus le voir il serais décédé plus tard nn tu préfère coller ton P.  mais si tu savais ce que papi penser de toi. Et il le disais souvent je lui dit pas la vérité sinon elle me parlerais plus à vie et il avait raison. Et mon fils a aucun probleme psyguologique ces qu il à pas eu de chance parcontre toi oui. Car quans je voie que jfait tout pour etre simpa ton merdeu le Jo. j'aurais pu le laisser crever Même pas de reconnaissance j'essaie de reprendre contact avec toi et toi au lieu de dire non je veu pas te reparler poin bin tu fait plein de reproche que je ces depuis des annees retien bien ce que je vais te dire aujourd hui tu gagne dans quelques annees tu perdra tu verra on en reparlera a ce moment la. Et jai bien était con de reprendre contact avec toi  maintenant menvoi plus de messages ces finis ces mieux ainsi »

 

-  « Je ne te fais pas de reproches J., je te rappelle simplement les graves conséquences de tes comportements. Je constate que tu persistes à ignorer les problèmes de T. comme tu ignores les tiens. Je suis persuadée que, si tu n'avais jamais été toxicomane, nos relations auraient pu être meilleures. La drogue détruit les familles ! La drogue détruit tout !! Je ne gagne rien, bien au contraire, j'ai déjà tout perdu depuis longtemps, y compris ma santé. Il y a bien longtemps que ma vie a été brisée. Si je m'étais désintéressée de toi, je n'aurais pas pris autant de temps depuis six jours à t'écrire d'aussi longs messages, mon fils. Maman »

 

Un mois après, le jour de la fête des grands-mères, mon fils aîné eut la dureté de m'adresser le message suivant :

« Alors tu me parles plus car ton tipe à trop fait le malin quand il m'a vu et que j'ai fa y le plié comme un moustiques car il ta manquer de respect et toi t'aime sa bref ces ton histoire. Mais que mon gamin viennent cher toi tout les mercredi ces autres chose je te préviens et tu peut faire tourner ce message au flic à la justice a qui tu veux si un jour il lui arrive quelque chose au jardin en face de ton immeuble je porterai plainte contre toi et si un jour j'apprends que tu lui parle de moi je ferai la même grâce à toi même à vous sache ke la justice n'est pas fini et tu peut mettre au courant qui tu veux »

 

Très attristée, j'ai estimé que des propos aussi agressifs ne méritaient aucune réponse de ma part.

 

 

Malheureusement, comme tous les manipulateurs, mon fils aîné, au comportement immature, nia ses actes et refusa d'admettre ses torts. Selon lui, je fus et reste la seule responsable de ses problèmes. Incapable de comprendre mes souffrances, il continue à ignorer délibérément les maltraitances que j'aie subies de la part de son père  _ dont il fut hélas témoin dans son enfance pour certaines d'entre elles, dans son enfance, sur une période de dix ans _ et de son grand-père ainsi que les conséquences désastreuses sur mon état de santé psychique.

Au cours de son adolescence, je fus souvent frappée par la haine qui transparaissait dans ses propos : il semblait en vouloir à la terre entière. Je ne comprenais pas la raison pour laquelle il ressentait autant de haine.

 

Depuis plusieurs années, je suis devenue moi aussi la cible de ses rancœurs. Encore aujourd'hui, il me fait grief d'avoir quitter mon domicile pour échapper aux pressions psychologiques dont j'étais l'objet de sa part. Les menaces et les insultes qui en découlèrent me contraignirent à prendre suffisamment de distance avec lui pour me protéger. J'en suis toujours profondément attristée car j'aime mon fils, mais je ne pouvais plus continuer à accepter ses agissements.

Je conserve l'espoir qu'il finisse par prendre conscience de la gravité de ses actes et qu'il cesse de les reproduire afin que je puisse enfin reprendre avec lui une relation normale.

 

 

(1) Mon fils aîné avait adopté un jeune chien qui faisait des excréments dans la maison et urinait fréquemment à l'entrée des pièces. C'est mon père très âgé et handicapé _ il se déplaçait seulement avec un déambulateur _ qui devait nettoyer les déjections ! Mon fils ne s'occupait de rien, ne sortait jamais les poubelles et ne donnait même pas à manger à son chien.

(2) Le compte de mes parents avait déjà présenté un solde débiteur important, et mon fils aîné exerça des pressions pour que je déposasse en urgence une somme d'argent en espèces pour combler le découvert. Il se proposa de faire l'intermédiaire mais il conserva 100 euros !

(3) Les dépenses mensuelles avaient plus que doublé les derniers mois ! Mon fils aîné utilisait frauduleusement les chéquiers de ses grand-parents. Une aide à domicile m'informa ultérieurement qu'il prît des chèques, durant environ six mois, et les signât lui-même sans avoir de procuration sur le compte. Il alla jusqu'à vendre la voiture de son grand-père en imitant sa signature.

(4) "Les « psy sont méprisés, ridiculisés, tournés en dérision par les manipulateurs car pour eux, la maladie psychique n'existe pas." (Cf. Christel Petitcollin, Echapper aux manipulateurs, Guy Trédaniel Éditeur, Clamecy, 2016)

(5) Il s'agit de A.

 

 

Complément à l'article "Survivre à l'enfer familial" rédigé par Cristina Casado

 

 

Survivre à l'enfer familial :

http://la-veritable-lumiere.over-blog.com/2016/09/survivre-a-l-enfer-familial.html

 

(1) La perversité de mon père (annexe 1 à l'article "Survivre à l'enfer familial")

http://la-veritable-lumiere.over-blog.com/2017/03/la-perversite-de-mon-pere.html

 

(2) La démence de ma mère (annexe 2 à l'article "Survivre à l'enfer familial")

http://la-veritable-lumiere.over-blog.com/2017/05/la-demence-de-ma-mere-annexe-2-a-l-article-survivre-a-l-enfer-familial.html

 

(3) La perversité de mon mari (annexe 3 à l'article "Survivre à l'enfer familial")

http://la-veritable-lumiere.over-blog.com/2017/05/la-perversite-de-mon-mari.html

 

(5) Mes méthodes de sauvegarde pour préserver mon psychisme (annexe 5 à l'article "Survivre à l'enfer familial")

http://la-veritable-lumiere.over-blog.com/2017/05/mes-methodes-de-sauvegarde-pour-preserver-mon-psychisme.html

 

(6) Se libérer de l'emprise des manipulateurs (annexe 6 à l'article "Survivre à l'enfer familial")

http://la-veritable-lumiere.over-blog.com/2017/06/sortir-de-l-emprise-des-manipulateurs.html

 

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Published by Pascal Bourdaloue - dans Faits de société
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30 juillet 2015 4 30 /07 /juillet /2015 19:28

Comment une victime peut-elle sortir de cette prison mentale ?

 

Si, comme moi, vous êtes ou avez été la proie de manipulateurs, je vous fais part de mes connaissances sur leur comportement tirées de mes cinquante années d'expériences douloureuses, et vous donne les conseils utiles pour échapper à leur emprise et pour éviter de retomber entre leurs griffes.

 

Il y a relation d'emprise lorsqu'une personne dominante exerce une influence sur une personne dominée à son insu. Le persécuteur nie le droit de sa victime à exister en tant que sujet, lui ôte le droit d'avoir des désirs personnels et refuse sa différence.

 

 

Le comportement des manipulateurs

 

Les manipulateurs ont tous le même profil où qu'ils se trouvent sur le globe et quelle que soit leur culture. Ils prennent un malin plaisir à culpabiliser, dévaloriser, humilier, insulter, menacer, ridiculiser, salir. Ils sont égocentrés, envieux, hypocrites,  impulsifs, lâches, méchants, possessifs, rudes et sournois.

Totalement dépourvus d'affect, d'empathie et de compassion, les manipulateurs procèdent froidement à l'exécution affective de ceux qui se risquent à les aimer et les leurrent quand ils prétendent les comprendre parfaitement. Il ne faut surtout pas prendre les paroles des manipulateurs au sérieux car elles ne sont que des armes pour blesser ou manœuvrer.

Leur sadisme et leur cruauté sont attisés par l'amour et l'approbation qu'ils cherchent à susciter. Les manipulateurs sont cruels ; ils ne savent que culpabiliser, dénigrer, haïr, humilier, salir, quémander de l'aide et refuser l'autonomie. Ils n'expriment que plainte ou rage et sont excités lorsqu'ils paraissent joyeux.

Égocentrés et extrêmement  possessifs, ils ne supportent pas que de l'intérêt soit porté à un autre sujet qu'eux-mêmes. Alors que le fait d'attendre les met en rage, ils sont toujours en retard autant pour se faire attendre que pour repousser le moment d'affronter les situations qu'ils redoutent.

 

Persuadés d'être des exceptions, les manipulateurs refusent de respecter les règles et les lois, ne s'imposent pas de défi et vivent de la crédulité de certaines personnes qu'ils escroquent. Ils utilisent les autres pour parvenir à leurs fins et n'hésitent pas à intervenir dans leur vie et à transgresser leur espace personnel. Éprouvant du plaisir à faire souffrir les autres qui ne sont pas, pour eux, des personnes réelles et distinctes, mais des objets dont ils ont besoin, qu'ils possèdent et dominent entièrement, ces tyrans ne supportent pas d'être séparés de leurs proies et peuvent parfois devenir dangereux.

Les effets sont dévastateurs car ils vont constamment bafouer l'intégrité de leurs victimes et les déstabiliser.

 

Les stratégies des manipulateurs consistent à charmer leurs proies en utilisant différents moyens de séductions puis à les isoler de leur entourage, afin de mieux exercer leur emprise. Ils deviennent alors de plus en plus abusifs en commettant des actes de maltraitance verbale, psychologique, physique, sexuelle, en proférant des mensonges, en faisant des crises de jalousie, et en exerçant un contrôle total.

 

Ces prédateurs ont deux comportements : gentils et prévenants en public, durs, sadiques et violents dans le privé. Cette dualité trouble profondément les victimes qui pensent que ce sont elles qui ne vont pas bien, que c'est de leur faute d'autant plus que tout le monde trouve leur bourreau bienveillant.

 

 

Le profil type des proies des manipulateurs

 

Les individus, dont l'entourage parental a ignoré les besoins, ont appris à réduire leur intensité et à les satisfaire au minimum.  Ils agissent selon la volonté de l'autre afin que leurs besoins vitaux soient préservés à défaut d'être pleinement comblés.

Étant très à l'écoute des autres, faisant preuve de beaucoup d'empathie et percevant les demandes non verbales, ce mode de fonctionnement les prédestine à prendre en charge les besoins de gens passifs tels que les manipulateurs, et à devenir malheureusement des victimes potentielles. 

Les personnes manipulables sont souvent d'une nature gaie, dynamique, créative, altruiste, aimante, positive, très généreuse et totalement dépourvue de rancune. Fidèles et loyales, elles sont incapables de trahison, ce qui sert bien les intérêts de leurs persécuteurs. Elles ont un énorme besoin d'être aimées, approuvées, et doutent énormément d'elles-mêmes.

Ces caractéristiques attirent les manipulateurs immanquablement !

 

 

La sortie d'emprise

 

Il est pourtant possible de se libérer de leur emprise destructrice. Afin de s'en donner les moyens, il est indispensable de retrouver son intégritémettre en place des protections, supprimer les automatismes et adopter des choix comportementaux adéquats. Il faut aussi apprendre à s'affirmer tranquillement et renoncer à tenter de communiquer, parce qu'un manipulateur ne communique pas, il manipule !

 

Ne plus espérer être compris est essentiel, car cette attente est destructrice. En effet, les tourmenteurs nient leurs actes, refusent de reconnaître leurs torts et se moquent de la souffrance des victimes qu'ils fragilisent puis anéantissent.

 

Mais le plus difficile est d'admettre l'échec à les faire changer, de réaliser le gâchis de tout ce temps, toute cette énergie, tout cet argent gaspillé en vain, ainsi que les violences et les humiliations subies, et de se confronter au fait d'avoir été trompé.

Cette prise de conscience est violente d'autant plus que, pendant l'emprise, les victimes ont perdu tous leurs repères.

 

Par ailleurs, il faut accepter le fait qu'il est impossible d'avoir une relation harmonieuse avec un manipulateur. Il peut, tout au mieux, être cadré afin qu'il cesse de nuire. Les personnes extrêmement nocives, qui mettent en œuvre une manipulation mentale intense, sordide et dangereuse où les victimes risquent d'y perdre leur santé, sont à fuir. Comme c'est mon cas, il est bien triste d'avoir dans sa famille proche (parents, conjoints, fils ou filles...) des pervers narcissiques, c'est-à-dire des manipulateurs. 

 

Il faut alors savoir faire le deuil des comportements bienveillants qu'ils n'ont pas eus et n'auront malheureusement jamais. C'est très douloureux ! Mais pour éviter de gâcher toute sa vie, il est indispensable de cesser d'attendre de ses proches ce qu'ils ne peuvent pas donner. Je sais pourtant qu'il est bien difficile de ne pas garder d'espoir au fond de soi.

 

Par ailleurs, il est salutaire de prendre conscience que l'emprise n'est pas de l'amour, mais une dépendance affective extrême, créée et entretenue par les manipulateurs. Un comportement destructeur n'a rien d'affectueux !

 

Afin de se préserver des prédations, il est essentiel de veiller à ce que personne ne porte atteinte à notre intégrité, à notre sécurité, à nos droits légaux et cesser d'accepter des comportements inacceptables. Une gentillesse excessive incite les profiteurs à en abuser !

 

Les manipulateurs ne se sentent pas concernés par les lois qu'ils prennent plaisir à transgresser. Ils ont leurs propres règles qui changent en fonction de leurs intérêts. En vue de se protéger, les victimes ne doivent pas hésiter à faire fonctionner la loi.

 

Les personnes manipulées acceptent sans en avoir conscience des choses inacceptables. Elles minimisent les comportements de leurs bourreaux et en dédramatisent les conséquences, car elles subissent leur logique défaillante. Elles se sentent perpétuellement redevables envers leurs manipulateurs qui savent habilement brandir à chaque occasion le service qu'ils ont rendu, il y a parfois plusieurs années, entretenant ainsi l'impression qu'elles leur doivent encore bien plus que ce qu'elles leur donnent.

 

Apprenez à refuser l'urgence ! Accordez-vous quelques heures de réflexion pour donner une réponse ! Les manipulateurs attendent toujours la dernière minute pour effectuer leurs demandes, exigent une réponse immédiate, font peser une pression énorme et se mettent en rage en cas de refus. C'est pourquoi, il est important de prendre du temps pour réfléchir à froid, pour se décider sans influence, et pouvoir éventuellement préparer des arguments pour refuser.

 

En outre, les interdits imposés dans une relation d'emprise sont largement exagérés. Les victimes se sentent donc coupables de tout en permanence. Les personnes les plus manipulables sont celles qui, comme moi, ont intégré le plus d'interdits et dont le code de conduite comporte le plus d'obligations. Cessez d'endosser 100% des responsabilités !

Avec un manipulateur, vous ne pouvez rien faire pour améliorer la relation, rétablir le dialogue, lui faire reconnaître ses torts, ni le rendre heureux. Renoncez et ne culpabilisez plus !

 

Même si les vieux schémas de pensées et de comportements sont rassurants parce qu'ils sont connus depuis de nombreuses années, les victimes se perdent dans une relation d'emprise. En se libérant, elles retrouvent leur gaieté, leur dynamisme, leur optimisme et leurs centres d'intérêts personnels.

 

Le seul pouvoir des manipulateurs est la peur ressentie par les victimes qui manquent de protection. Ils sont dangereux lorsqu'on leur laisse l'espace d'agir. Protégez-vous ! Ils ne vous feront que ce que vous les autoriserez à vous faire !

 

 

 

Commentaires :

 

"Seul un tyran aspire à la suppression de tous les interdits pour lui-même, à condition de maintenir les autres individus dans l'assujettissement total à sa propre volonté arbitraire." (Cf. Clotilde Leguil, Présentation, L'avenir d'une illusion, Sigmund freud, p. 25, Éditions Points, Paris, 2011)

 

 

Lectures conseillées :

- Échapper aux manipulateurs, Christel Petitcollin, Éditions Guy Trédaniel, Paris, 2016.

- J'arrête les relations toxiques, Marion Blique, Éditions Eyrolles, Paris, 2016 ; Éditions France Loisirs, Paris, 2017.

 

 

Complément à l'article "Survivre à l'enfer familial" rédigé par Cristina Casado

 

 

Survivre à l'enfer familial :

http://la-veritable-lumiere.over-blog.com/2016/09/survivre-a-l-enfer-familial.html

 

La perversité de mon père (annexe 1 à l'article "Survivre à l'enfer familial")

http://la-veritable-lumiere.over-blog.com/2017/03/la-perversite-de-mon-pere.html

 

La démence de ma mère (annexe 2 à l'article "Survivre à l'enfer familial")

http://la-veritable-lumiere.over-blog.com/2017/05/la-demence-de-ma-mere-annexe-2-a-l-article-survivre-a-l-enfer-familial.html

 

La perversité de mon mari (annexe 3 à l'article "Survivre à l'enfer familial")

http://la-veritable-lumiere.over-blog.com/2017/05/la-perversite-de-mon-mari.html

 

Mon fils aîné : successeur de manipulateurs (annexe 4 à l'article "Survivre à l'enfer familial")

http://la-veritable-lumiere.over-blog.com/2017/09/la-personnalite-de-mon-fils-aine-successeur-de-manipulateurs.html

 

Mes méthodes de sauvegarde pour préserver mon psychisme (annexe 5 à l'article "Survivre à l'enfer familial")

http://la-veritable-lumiere.over-blog.com/2017/05/mes-methodes-de-sauvegarde-pour-preserver-mon-psychisme.html

 

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30 juillet 2015 4 30 /07 /juillet /2015 19:28

L'homme qui allait devenir mon époux quelques mois plus tard arriva dans ma vie lors d'une période où j'étais très seule et en plein désarroi.

 

Alors que j'étais hospitalisée dans une maison médicalisée en montagne, il entra et s'installa dans la salle du réfectoire où j'étais parmi les derniers pensionnaires à terminer mon repas. Âgée de vingt-quatre ans, je remarquai à peine cet homme d'un certain âge à l'allure désinvolte. Par contre, lui, m'a rapidement repérée. Dès le lendemain, il demanda au personnel de service à être placé à ma table !

Il se mit à me parler et sympathisa immédiatement avec moi. À partir de ce moment là, il noua à mon encontre une relation amicale et paternaliste, du moins ce fus ce que j'eusse cru. Enfermée par mes parents, je n'avais jamais pu faire mes expériences ; je ne pouvais donc pas douter de la sincérité des sentiments amicaux que me témoignait ce patient d'autant plus qu'il avait le double de mon âge. Son attention et l'affection paternaliste m'apportèrent la chaleur humaine dont j'avais tellement besoin. Il sut s'y prendre avec moi qui n'étais jamais sortie, en égayant mon séjour par des repas au restaurant, des séances de cinéma et des ballades.

 

Quelques semaines plus tard, lors d'une promenade, il me fit, à ma grande surprise, une déclaration sentimentale et me demanda de l'épouser. Ma première réaction fut de refuser ! Encore très éprise de mon premier amour perdu, je ne pouvais concevoir d'accepter de m'unir à un homme dont je savais pertinemment que je ne pourrais jamais être amoureuse. Il prit alors une permission de sortie de plusieurs jours et je me retrouvai bien seule.

Comme j'avais déjà effectué un séjour de cinq mois, la responsable du service m'informa que ma sortie était prévue dans un mois car, à cette époque là, les moyens séjours hospitaliers n'excédaient pas six mois. Très angoissée à la perspective d'être contrainte de retourner au domicile parental, car mon état de santé ne me permettait pas de prétendre à la recherche d'un emploi et j'ignorais même qu'il existât des aides sociales auxquelles j'avais droit et qui m'auraient permises d'être autonome, je songeai à la demande en mariage qui m'avait été formulée.

Par manque d'informations, je n'avais à ma connaissance que deux possibilités : soit je prenais le risque de continuer à dépérir dans la "prison" parentale, soit je me laissais une chance de vivre en épousant ce patient au demeurant sympathique qui me témoignait de l'attention.

 

Lorsque j'acceptai finalement cette union, pour survivre, j'eus conscience que je sacrifiais mon corps, ma jeunesse et mes rêves à cet homme qui avait l'âge d'être mon père. Mon mariage fut loin d'être le plus beau jour de ma vie ! Je pensais à ce que m'avait dit mon premier amour : « Il n'y a que toi que je veux pour femme !» et j'étais profondément triste.

 

Peu de temps après, je découvris d'autres aspects de la personnalité de mon mari. Ainsi, je pris conscience de son addiction à l'alcool lorsqu'il tenta de cesser de boire. Son visage déformé par des rictus incontrôlables me fit peur pour la première fois. Sa tentative échoua et il commença à devenir violent quand il avait trop bu.

Un soir où je venais à peine d'entrer dans notre chambre, il m'attrapa par les cheveux et me projeta sur le lit. Il me frappa sur la tête pendant une bonne partie de la nuit et me blessa au genou en me poussant brutalement contre le radiateur. Je reçus ces coups en silence, seules les larmes qui coulaient le long de mes joues, dans l'obscurité, traduisaient mon désespoir. Cet acte de violence fut provoqué par son impatience à avoir un rapport sexuel avec moi après avoir ingurgité plusieurs verres de whisky. Cette première fois ne fut malheureusement pas la dernière !

 

D'autres brutalités suivirent pour des motifs tout encore plus dérisoires (gifles, table renversée au cours des repas, bousculades en me tirant par les cheveux... ).

Un jour, sur un accès de colère, il me lança même une viande congelée sur la tête ! J'eus à peine le temps de l'esquiver. Ce réflexe me sauva probablement la vie.

 

Mon mari fut non seulement brutal mais également infidèle. Il eut même la cruauté d'héberger l'une de ses maîtresses chez nous, pendant plusieurs jours, alors que notre fils aîné avait seulement neuf mois. Un soir, il me prit par la main et m'amena dans la chambre qu'elle occupait afin de me faire assister à leurs ébats pour me montrer la manière dont il fallait s'y prendre. Cette scène fut horrible pour moi ! J'aurais voulu mourir pour mettre fin à l''humiliation et à la souffrance insoutenable que je ressentais. Mon mari et sa maîtresse m'infligèrent à cette période-là une véritable torture !

 

Cet homme rustre, grossier, malin mais inculte, qui n'était ni affectueux ni tendre, ne comprenait pas pourquoi je ne parvenais pas à prendre sexuellement du plaisir avec lui. Comment aurais-je pu éprouver du désir pour un tel homme ? De plus, avec son ventre bedonnant, son allure inélégante et son haleine tabagique, il était bien loin d'être le genre d'homme qui aurait pu m'attirer.

Par ailleurs, il utilisait mes difficultés psychomotrices liées à mes troubles dépressifs et anxieux pour me dévaloriser et me faire croire que j'étais une incapable. Lorsqu'un ami ou un voisin le complimentaient « sur sa jolie et élégante épouse », il se plaisait à leur répondre « oui, mais elle a des difficultés ! ». Il fallut qu'il effectuât plusieurs longs séjours en centre cardio-respiratoire au cours des dix dernières années de sa vie pour que je prisse conscience que j'étais réellement capable de faire beaucoup de choses.

 

Après huit ans de mariage, grâce à l'évolution psychologique rendue possible par le travail psycho-thérapeutique que j'effectuais, j'eus le courage de tenter de le quitter. Dans un premier temps, l'association que j'avais contactée au préalable accepta de m'aider, et m'hébergea pendant huit jours avec mes enfants. Hélas, lorsque le responsable de l'association rencontra mon mari fort doué en manipulation, il refusa de poursuivre son soutien et me conseilla vivement de réintégrer mon domicile conjugal. « Votre époux n'a vraiment pas l'air si terrible ! Votre attitude est irresponsable !» m'affirma-t-il.

En fait, sous prétexte que je déformais la réalité et que j'amplifiais négativement les situations en raison de mes troubles dépressifs, qu'en vérité je cherchais à reprendre ma liberté dans le seul but de le tromper, mon mari s'était habilement montré convaincant.

 

Cet homme manipulateur, pervers et malicieux n'était pas celui que je souhaitais épouser mais les trois petits anges que je mis au monde furent mes grands amours. Je leur consacrai entièrement de nombreuses années de ma vie.

 

Depuis quelques années, j'aime un homme bon, sensible, intelligent et cultivé qui m'accorde une attention sincère, me soutient et prend soin de moi au quotidien. Près de lui, je me sens bien et enfin en sécurité ! Grâce à lui et à mon équipe médicale, mon état de santé s'est amélioré bien qu'il me reste encore un long chemin à parcourir.

 

Tout comme mon père, mon mari présentait tous les aspects d'une personnalité perverse narcissique. Comme Christel Petitcollin l'a si justement relaté dans son livre Je pense trop (1), "les pervers sont malveillants, haineux, méfiants, grincheux, lâches, vides et peuvent même être cruels. Il leur faut salir, écraser, massacrer tout ce qui est amour et joie de vivre (..) La méchanceté et la toute-puissance qu'elle leur confère leur procure une jouissance aiguë et enivrante. Quand ils mentent, quand ils blessent et qu'ils humilient, ils se croient très forts et très intelligents".

Menteurs, sûrs d'eux, sournois, péremptoires et accusateurs, ils sont fiers ce qu'ils sont au fond d'eux-mêmes et sont incapables d'auto-critique.

 

Portrait-type du pervers narcissique, mon mari était un véritable prédateur extrêmement dangereux (2). En grand manipulateur, il avait su m'attirer dans ses filets afin de pouvoir me persécuter à sa guise !

 

 

(1) p. 145 et 148, Éditions France Loisirs, Paris, 2015

(2) Il poussa même son délire jusqu'à confier à mon père qu'un jour il me prendrait en voiture avec les enfants et qu'il nous précipiterait dans un ravin !

 

 

Complément à l'article "Survivre à l'enfer familial" rédigé par Cristina Casado

http://la-veritable-lumiere.over-blog.com/2016/09/survivre-a-l-enfer-familial.html

 

La perversité de mon père (annexe 1 à l'article "Survivre à l'enfer familial")

http://la-veritable-lumiere.over-blog.com/2017/03/la-perversite-de-mon-pere.html

 

La démence de ma mère (annexe 2 à l'article "Survivre à l'enfer familial")

http://la-veritable-lumiere.over-blog.com/2017/05/la-demence-de-ma-mere-annexe-2-a-l-article-survivre-a-l-enfer-familial.html

 

Mon fils aîné : successeur de manipulateurs (annexe 4 à l'article "Survivre à l'enfer familial")

http://la-veritable-lumiere.over-blog.com/2017/09/la-personnalite-de-mon-fils-aine-successeur-de-manipulateurs.html

 

Mes méthodes de sauvegarde pour préserver mon psychisme (annexe 5 à l'article "Survivre à l'enfer familial")

http://la-veritable-lumiere.over-blog.com/2017/05/mes-methodes-de-sauvegarde-pour-preserver-mon-psychisme.html

 

Sortir de l'emprise des manipulateurs (annexe 6 à l'article "Survivre à l'enfer familial")

http://la-veritable-lumiere.over-blog.com/2017/06/sortir-de-l-emprise-des-manipulateurs.html

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30 juillet 2015 4 30 /07 /juillet /2015 19:28

Afin de me protéger des souffrances vécues avec mes parents et mon défunt mari, j'ai mis en place inconsciemment des mécanismes de défense pour survivre tels que l'inhibition psychomotrice (ralentissement des mouvements, retenue des gestes), les obsessions compulsives (répétition des mêmes gestes notamment pour les actes de toilette auxquels je consacre beaucoup de temps) et l'hyper-contrôle, en vue de réduire mon anxiété.

Or, mes conditions de vie ayant changé, ces défenses sont devenues obsolètes. Désormais, elles m'emprisonnent, m'empêchent de vivre, me séparent des autres et me font du mal.

 

Chaque fois que je m'en sens capable, je tente de diminuer l'intensité de ces défenses en imaginant que j'abats les murs de ma prison corporelle en me relâchant, en essayant d'agrandir mes pas.

Je fais de la cohérence cardiaque et pratique la course à pied et la marche athlétique quotidiennement.

 

Lorsque des souvenirs douloureux m'envahissent l'esprit, je me recentre sur le présent pour protéger mon psychisme. Mais vivre l'instant présent n'est réellement possible que quand les souvenirs difficiles ne contiennent plus leur charge émotionnelle négative qui, en parasitant le cerveau, empêche d'être en paix, vraiment présent, centré et durablement serein. Cette charge émotive maintient, bien des années après, dans un état de contracture, perturbant l'esprit, la capacité d'affronter les diverses situations de la vie, et souvent affectant aussi la santé physiologique.

Les souvenirs négatifs agissent sur l'inconscient comme un frein et sont à l'origine de blocages. C'est pourquoi j'ai décidé de consulter une psychologue clinicienne pratiquant l'EMDR, méthode visant à désensibiliser les traumatismes. Le mal-être stocké dans les souvenirs est autorisé à partir alors qu'il était gardé et contenu en soi.

 

J'ai entrepris ce travail psychothérapeutique afin de délester les souvenirs douloureux de leur charge émotionnelle négative en vue de désencombrer le ciel de ma vie des nombreux nuages des émotions !

 

 

Complément à l'article "Survivre à l'enfer familial" rédigé par Cristina Casado

 

 

Survivre à l'enfer familial :

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La perversité de mon père (annexe 1 à l'article "Survivre à l'enfer familial")

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La démence de ma mère (annexe 2 à l'article "Survivre à l'enfer familial")

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La perversité de mon mari (annexe 3 à l'article "Survivre à l'enfer familial")

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Mon fils aîné : successeur de manipulateurs (annexe 4 à l'article "Survivre à l'enfer familial")

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Sortir de l'emprise des manipulateurs (annexe 6 à l'article "Survivre à l'enfer familial")

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30 juillet 2015 4 30 /07 /juillet /2015 19:28

Ma mère sombra dans une pathologie mentale grave et incurable : la psychose hallucinatoire, au cours des premières années qui suivirent son mariage.Son état se caractérisait par des propos délirants souvent violents, par une agitation et un monologue quasi incessants.

La démence de ma mère faisait partie de mon quotidien tout au long de mon enfance, de mon adolescence et des premières années de ma vie de jeune adulte.

Je me souviens très bien que lorsque j'étais enfant, ma mère agressait souvent verbalement mon père au moment des repas qui se déroulaient dans une ambiance très tendue. Le reste de ses journées, elle déclamait à haute voix des propos délirants, ce qui ne me permettait pas de faire mes devoirs dans de bonnes conditions. Pour apprendre mes leçons au calme, j'étais parfois contrainte de sortir hors de la maison. 

 

Lorsque je devins une jeune adulte, je rencontrai un homme dont je tombai très amoureuse. Quand elle l'apprit, pour m'empêcher de le voir, elle se mit à me suivre ou à m'enfermer à double tour chaque fois que je m'apprêtasse à sortir. Ma mère parvint ainsi, en collaboration avec mon père, à mettre en échec ma première relation sentimentale. Désespérée, je perdis alors complètement le goût de vivre, sombra dans l'anorexie et mon corps s'inhiba fortement. Quelques mois plus tard, lors de mon hospitalisation, je fis la connaissance d'un patient beaucoup plus âgé que moi alors que je souffrisse encore terriblement de la perte de mon premier amour ; je dus me résoudre à l'épouser dans un sursaut de survie afin d'échapper à l'emprise parentale qui m'entraînait inévitablement vers une mort lente. Malheureusement, dans le courant de la même année, mon mari me ramena vivre au domicile de mes parents, car il devint l'associé de mon père et voulut économiser le prix d'un loyer. Il ne tint aucun compte de mon avis et le cauchemar recommença !

 

La situation s'empira après la naissance de mon premier fils, car la folle emprise de ma mère se fit de plus en plus ressentir douloureusement. En effet, elle me harcelait avec un regard méfiant et des réflexions négatives, chaque fois que j'allaitais mon bébé, à un point tel que je dus y renoncer au bout de trois mois, étant trop stressée ! Dès lors, elle accapara totalement mon enfant : elle lui donnait le biberon systématiquement à ma place, enfermée dans sa chambre dans la pénombre, et je devais m'imposer quotidiennement pour pouvoir quelquefois lui changer ses couches. Ma mère ne me laissait pas non plus lui donner son bain, seul mon père en avait "le droit" de temps en temps. Elle réduisait l'espace de vie ainsi que le champs de vision du bébé en installant un drap autour de son parc et en refusant obstinément que je le sorte du landau lorsque je parvenais à l'amener à l'extérieur.

Ne supportant plus d'être privée de mon rôle de mère, je fis part à mon mari de mon désir de quitter le domicile parental. Cette fois, il en tint compte non parce qu'il fut enfin sensible au calvaire que je vivais, mais parce que mon père ne pouvait pas le rémunérer à hauteur des sommes qu'il avait promises. Mon mari envisageait que nous partions sans notre fils, car ma mère ne nous laissait pas l'amener avec nous. L'amour maternel me donna la force de refuser fermement. Il était hors de question que je parte sans mon enfant ! Devant ma détermination, il me proposa d'aller demander de l'aide d'un médecin généraliste. C'est ainsi que, lors d'une visite improvisée sous prétexte de consulter notre bébé, elle nous permit de pouvoir procéder à son enlèvement, et donc de l'extirper des griffes extrêmement possessives de sa grand-mère. Ce fut une scène digne d'un film cinématographique !

 

Fort heureusement, la situation fut différente à la naissance de mon second fils car, comme mon père exerçait encore une activité professionnelle, mes parents séjournèrent à notre domicile situé à cinq cents kilomètres de chez eux, que quelques jours.

 

Les mois qui suivirent la venue au monde de mon troisième enfant ressemblèrent beaucoup à ceux que je dusse traverser pour mon premier, parce que mon mari insista à plusieurs reprises pour que mes parents prolongent leur séjour chez nous. Finalement, je fus contrainte de les supporter pendant plus de six mois ! Ma mère déclara même à notre médecin généraliste ; « Si ma fille en avait fait deux, j'en aurais pris un !».

Soutenue par mon équipe médicale, je parvins néanmoins, au prix d'une grosse dépense d'énergie à m'imposer davantage. Grâce au travail effectué avec ma psychologue et ma psychiatre, je trouvai, pour la première fois, la force d'affronter mes parents, en particulier mon père, pour leur demander de rentrer chez eux. Cette confrontation avec mon père, qui représentait pour moi un roc insurmontable, fut un grand pas en avant vers mon émancipation !

 

La démence de ma mère m'a toujours empêchée de communiquer et d'avoir une relation normale avec elle. J'en ai souffert tout au long de ma vie !

 

 

Complément à l'article "Survivre à l'enfer familial" rédigé par Cristina Casado

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La perversité de mon père (annexe 1 à l'article "Survivre à l'enfer familial")

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La perversité de mon mari (annexe 3 à l'article "Survivre à l'enfer familial")

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Mon fils aîné : successeur de manipulateurs (annexe 4 à l'article "Survivre à l'enfer familial")

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Mes méthodes de sauvegarde pour préserver mon psychisme (annexe 5 à l'article "Survivre à l'enfer familial")

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Sortir de l'emprise des manipulateurs (annexe 6 à l'article "Survivre à l'enfer familial")

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30 juillet 2015 4 30 /07 /juillet /2015 19:28

L'extrême possessivité de mon père nous coupa, ma mère et moi, progressivement de la société. Je ne sus jamais vraiment pourquoi ma mère ne reprit pas son travail après ma naissance. Était-ce son choix ou la volonté de mon père ? Ce dont je suis seulement certaine, est que dès lors, elle resta au foyer pour s'occuper de moi et se mettre au service de mon père.

Peu de temps après son mariage, ma mère sombra dans une psychose hallucinatoire ponctuée d'épisodes dépressifs. C'est lors de l'hospitalisation qui eut lieu quelques années plus tard qu'un premier traitement lui fut prescrit. Après le départ du psychiatre qui suivit ma mère pendant plusieurs années, son médecin généraliste prit le relais. Lorsqu'un centre médico-psychologique fut créé dans la ville de résidence de mes parents, je suggérai à mon père d'y accompagner ma mère afin qu'elle soit prise en charge par des spécialistes, mais il ne donna jamais suite à ma proposition.

Ma mère se renferma de plus en plus dans sa maison devenue son univers, coupa toute relation avec sa famille d'origine et traversa des périodes de crises délirantes aiguës lorsqu'elle décidait d'interrompre son traitement.

 

Pour ma part, mon père, qui partageât mon lit pendant onze années, m'imposait de nombreux interdits.

Lorsque j'étais enfant, mon père n'acceptait jamais que je participasse aux sorties et aux séjours scolaires. Je n'étais pas non plus autorisée à rendre visite à des copines d'école ni à les recevoir à la maison. En dehors du milieu scolaire, je n'avais pas de compagnon de jeu. Ayant passé mon enfance dans une ferme, pour me sentir moins seule, j'apprivoisais des animaux qui devenaient mes amis, et recherchais l'évasion en me réfugiant dans la lecture. Ainsi isolée, je devins une enfant timide, réservée et craintive. Pour ne pas prendre le risque de perdre l'affection de mon père, je fus la "petite fille modèle", sage et obéissante qu'il voulut que je fusse et ne pus jamais faire ma crise d'adolescence.

Lorsque je connus ma première relation sentimentale, alors que j'étais une jeune adulte, mon père s'y opposa fortement et je fus davantage privée de liberté ! Dès lors, désespérée, je perdis le goût de vivre et sombrai dans l'anorexie. Mon poids chuta et je m'affaiblis considérablement. Je fus sauvée par une cousine de ma mère qui, me voyant dépérir et m'inhiber considérablement sur le plan psycho-moteur, m'accompagna pour aller consulter un médecin neuropsychiatre. Comme mon état de santé psychique et physiologique ne cessait de se dégrader, il décida de me faire hospitaliser en maison de santé médicalisée située en montagne loin de mes parents.

C'est au cours de cette hospitalisation que je rencontrai l'homme que j'allasse épouser quelques mois plus tard, pour ne pas être contrainte de retourner au foyer parental.

 

Mon mariage me permit de m'éloigner géographiquement. Au cours des premières années, mes parents parvinrent tout de même à m'envahir de leur présence, souvent à la demande de mon mari. Par la suite, il m'arriva de ne pas les voir pendant une année entière voire deux années consécutives, ce qui m'amena à penser naïvement que mon père pût peut-être avec le temps évoluer positivement. Malheureusement, malgré l'amour et la patience qu'on peut leur offrir, les pervers ne changent pas ! D'abord, parce qu'ils sont fiers et contents de ce qu'ils sont au fond d'eux-mêmes ; tout le monde est bête, sauf eux. Ensuite, parce que leur système de pensée est verrouillé face à l'auto-critique ; ils sont parfaits, le problème vient toujours des autres. Selon lui, mon père avait toujours raison et agissait "pour mon bien". Il se donnait l'image d'un homme parfait !!

Pourtant, au fil des ans, la perversité narcissique de mon père accomplissait des dégâts importants sur ma santé psychique, ce qui eut d'énormes répercussions tout au long de ma vie.

 

 

Complément à l'article "Survivre à l'enfer familial" rédigé par Cristina Casado

 

Survivre à l'enfer familial :

http://la-veritable-lumiere.over-blog.com/2016/09/survivre-a-l-enfer-familial.html

 

La démence de ma mère (annexe 2 à l'article "Survivre à l'enfer familial")

http://la-veritable-lumiere.over-blog.com/2017/05/la-demence-de-ma-mere-annexe-2-a-l-article-survivre-a-l-enfer-familial.html

 

La perversité de mon mari (annexe 3 à l'article "Survivre à l'enfer familial")

http://la-veritable-lumiere.over-blog.com/2017/05/la-perversite-de-mon-mari.html

 

Mon fils aîné : successeur de manipulateurs (annexe 4 à l'article "Survivre à l'enfer familial")

http://la-veritable-lumiere.over-blog.com/2017/09/la-personnalite-de-mon-fils-aine-successeur-de-manipulateurs.html

 

Mes méthodes de sauvegarde pour préserver mon psychisme (annexe 5 à l'article "Survivre à l'enfer familial")

http://la-veritable-lumiere.over-blog.com/2017/05/mes-methodes-de-sauvegarde-pour-preserver-mon-psychisme.html

 

Se libérer de l'emprise des manipulateurs (annexe 6 à l'article "Survivre à l'enfer familial")

http://la-veritable-lumiere.over-blog.com/2017/06/sortir-de-l-emprise-des-manipulateurs.html

 

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30 juillet 2015 4 30 /07 /juillet /2015 19:27

Ascendida por padres tóxicos, un padre depravado (1), tiránico y extremadamente posesivo, al comportamiento incestuoso, una madre consentidora y alcanzada de una enfermedad grave y mental (2), mi infancia fue retenida y mi vida de adulta mutilada

Tal una flor apenas nacida que faltó de aire y de sol, yo fue totalmente privada muy temprano de libertad por padres excesivamente posesivos.

Mientras que intenté levantarme alejándome de este universo sofocante y destructor en el cual decaí peligrosamente, un marido déspota me humilló y me bajó más bajo que la tierra.

Por fin, yo debilita en el curso de los años a causa del comportamiento tóxico e mis hijos que repitieron a su vez la antorcha de su padre y de su abuelo fallecidos.

¡ Mi familia qué habría debido ser un refugio armonioso, tranquilizador y protector, desgraciadamente fue, para mí, lo peor de los entornos ! ¡ Encarcelada, asfixiada, oprimada, pegada, violada, humilliada y denigrada, el medio familiar donde habría podido desarrollarme se reveló un infierno verdadero !

 

 

Primera parte : el calvario familiar
 

Por muy lejos que vuelvan a remontarse mis recuerdos, desde la pequeña infancia  ̶  tenía entonces dos o tres años  ̶  mi madre me paseaba cada tarde en cochecito hasta un hermoso pequeño parque situado en la campo dónde no veía a ningún niño ; jamás había nadie cuando mi madre me traía allí.

De cada período de mi infancia, aparte de la escuela, no me acuerdo de haber sido en presencia de otros niños, excepto un primo y una prima a la que veía a veces en el momento de ciertas vacaciones escolares.

¡ En efecto, a excepción de una pequeña parte de mi familia, no veía a nadie ! No podía invitar a una amiga de escuela, ni ir a su casa, hasta para celebrar un aniversario. ¡ Esto me fue prohibido !

Pues fui aislada, desde mi pequeña infancia, para satisfacer mejor el comportamiento extremadamente posesivo de mis padres así como el deseo de dominación de mi padre. ¡ Para ejercer mejor su influencia, necesitaba tener sin interrupción su mujer y su hija bajo la mano !

¡ Fui forzada de quedarme en el seno del convento familiar, enclaustrada en las paredes paternas !

 

Además, yo tenido una abuela paternal particularmente dura y tóxica que me lo quiso hasta su muerte de haber frecuentado, por primera vez a la edad de veintiun años, a un joven hombre del que perdidamente era enamorada.

Así como este chico no les gustó, los miembros todos de mi familia (mis padres, mi abuela paternal, mis tías maternales) que tenía una influencia sobre mí se ligaron para abstenerme de continuar a verlo. Habiendo sido una niña tranquila y respetuosa, luego una adolescente estudiosa que no les planteó ningún problema a sus padres, viví tanto su reacción excesivamente negativa respecto a mí como una injusticia enorme.

Sentí entonces una desesperación terrible, un sufrimiento tal como yo tenido la impresión de recibir puñaladas en corazón lleno. ¡ Me mataron psicológicamente ! Esto fue de una violencia tan intensa como me hundí completamente.

 

Hay varios modos de aniquilar a un individuo. Para mí, esta gran herida psicológica me fue fatal. Quebrantaron mi impulso de vida, tal un pajarillo al que se rompió endebles alas desde su primer vuelo. 

¡ Desde entonces, no viví más, sobreviví ! 

 

Sufriendo durante mi infancia de la dificultad en comunicar con una madre que estaba frecuentemente en su universo delirante, me acerqué afectivamente de mi padre déspota que me concedía mucha más atención. El impacto paternal fue tal, como inconscientemente lo busqué, más tarde, en mis relaciones sentimentales. Así es como a la edad de veinticuatro años, vuelta depresiva, anciosa y anoréxica, debido a las violencias psicológicas ejercidas por mis padres en contra de mí para impedirme de dejarlos, me casé con un hombre de edad de veinticinco años mayor que yo que supo aportarme, en aquel momento, el calor humano el que necesitaba tanto.

 

Desgraciadamente, poco después de mi matrimonio, este hombre alcohólico, al comportamiento paternalista, también posesivo y depravado como mi padre, se reveló ser un marido violento físicamente y psicológicamente. Golpeada, engañada y humillada, me había convertido en el objeto sexual de este hombre con que concebí sin embargo a tres niños a los cuales di todo mi amor y que colmaron la falta afectiva de la que sufría cruelmente. Después de catorce años de vida común, este hombre alcohólico que era por otro lado un grueso fumador fue llevado súbitamente una noche por un infarto macivo. Estaba triste para mis niños pero, una vez pasado el choque de esta noche agotadora, me sentí rápidamente libertada.

 

Los años que siguieron, no sentí la necesidad de rehacer mi vida, temiendo encontrar de nuevo a un hombre violento, y me dediqué totalmente a mis niños.

 

El hijo mayor comenzó a plantearme problemas a la edad de dieciseis años cuando utilizó mi tarjeta bancaria sin saberlo yo para sacar dinero sobre mi cuenta. ¡ Como lo había iniciado la conducción, a su demanda a los quince años, e inscrito en una autoescuela con vistas a preparar su conducción acompañada un año más tarde, no encontró nada mejor que de robar las llaves de mi coche para ir a pasearse con amigos! Así es como en el espacio de dos años, debí ir a recuperarlo tres veces al puesto de policía, porque era todavía menor. A la edad de los dieciocho, se hundió en una adicción al cannabis y comenzó a recibir en mi casa, contra mi voluntad, a jóvenes drogadictos. ¡ Para desbaratar mi vigilancia, los hacía pasar por la ventana de su cuarto situado en piso bajo! Su comportamiento había cambiado y nuestras relaciones se volvieron cada vez más conflictivas. Se abandonaba completamente, se descuidaba y no llegaba más a levantarse por la mañana para i sobre su lugar de trabajo. Algunos meses después de sus veinte años, no pudiendo más su comportamiento extremadamente rebelde y su gran inestabilidad, fui forzada, el corazón desgarrado, de echarlo a la calle mientras que acababa de encontrar a su futura compañera. ¡ Su droga había destruido nuestra relación! Se instaló entonces en casa de su compañera, pero continuó sin embargo expoliándome financieramente para satisfacer sus adicciónes (cannabis, alcohol, tabaco), llegando a conservar algún empleo y que faltaba sobre todo de motivación para lo buscar.

 

Mi segundo hijo, que era aquel con que tenía más afinidades, no me planteó ningún problema particular y fue un apoyo durante varios años, sino se volvió en el curso de los año cada vez más dependiente a internet.

El más joven, al temperamento muy rebelde, jamás quiso estudiado, y hasta se echó a hacer novillos en el curso de sus años pasados en el colegio. Así como no llegaba más a hacerlo ir corriente, estuvo colocado a la edad de quince años por los Servicios sociales.

 

Es en aquel momento comencé por fin a pensarme en un poco y a buscar una relación amistosa o sentimental, lo que desaprobaba mi hijo mayor. Algunos meses más tarde, encontré a un hombre sensible, amable y atento que fue algunos días después de nuestro encuentro amenazado por mi hijo mayor. Este último había comprendido que tendría desde ahora en adelante más dificultades en ejercer su influencia sobre mí. Fui forzada de dejar mi domicilio para escapar del acoso y era su objeto. El comportamiento de mi hijo mayor toxicómano, el del À más joven el que se había vuelto en el curso de los años cada vez más duro y difícil de administrar, el estado de salud de mis padres que decaía con envejecimiento y de la que debía ocuparme cada vez más regularmente, habían tenido un impacto sobre mi salud psíquica ya debilitada desde hace muchos años.

 

Es en el domicilio del que se hará mi compañero al que intenté reponerme muy despacio. Fue una aflicción para mí de estar obligado a tomar la distancia con mis hijos, porque fuimos atados, sobre todo desde la defunción de su padre, por una relación fusional.

 

Un año más tarde, tomé un nuevo apartamento donde continué recibiendo a mi hijo más joven, siempre en medida de colocación, durante fin de semana y vacaciones escolares. Algunos meses después de su mayoría, mientras que persistía en transgredir las reglas en mi casa, amenazó a su vuelta a mi compañero. En estas condiciones, me era difícil de continuar acogiéndolo.

 

Hoy, mis relaciones con mi hijo mayor que fueron cada vez más tensas desde mi salida se volvieron muy puntuales, mi segundo también zozobró en la esquizofrenia y el último, hecho él también toxicómano, cuya situación queda muy inestable, presenta todos los signos del comportamiento paranoico.

¡ Qué desamparo para mí! ¡ Y qué desesperación!

 


Secunda parte : las consecuencias patológicas

 

Los maltratos psicológicos que sufrí por parte de mis padres tóxicos me hicieron zozobrar a la edad adulta en un estado prepsicótico deficitario acompañado por una inhibición importante y psicomotriz, por fuertes crisis de angustia y de depresión. Después de mis estudios y un corto período de trabajo, fui encerrada y cortada por la sociedad. No llegando más a encontrar una razón para vivir, zozobré en una anorexia mental que me debilita y me hizo decaer fisiológicamente. Fue inconscientemente la sola salida que encontré en aquel momento para escapar de su encarcelamiento y dejar esta vida que me aportaba sólo sufrimiento y dolor.

 

Fui salvada por un miembro de mi familia maternal que, habiendo constatado mi estado, después de haber convencido a mis padres, me acompañó consultar a un médico psiquiatra. Frente a mi estado psíquico pero tan fisiológico que se volvía cada vez más crítico, consideró vital de alejarme de este entorno familiar nocivo y me hizo hospitalizar una casa de salud situada en montaña, para permitirme repetir fuerzas, reposarme, y encontrar una libertad cierta.

 

Dos meses después, el hombre que iba casado más tarde por desesperación, llegó entonces en el establecimiento donde permanecía. Reparó en mí rápidamente al refectorio porque, como todavía tenía dificultades en alimentarme correctamente, era a menudo de una de las últimas pensionistas que acaban mis comidas. Estuvo instalado a mi mesa a su demanda y me habló inmediatamente con simpatía y compasión. Comenzó a anudar conmigo una amistad paternalista y a tomarme bajo su ala tal una pequeña ave herida como le gustaba en repetirlo. Única y desamparada, me aportó a aquel momento la atención y la afección que carecían de mí tanto. ¡ La trampa fue tendida!

Mi espíritu subió entonces poco a poco, me alimentaba ya mejor y repetí algunas fuerzas. Continuó comportándose así hasta el día de nuestro matrimonio. Más tarde, su comportamiento vuelto violento consolidó mi estado depresivo y ancioso que se tradujo cada vez más por una inhibición psicomotriz. ¡ Su denigración fue tal como hasta llegó a persuadirme que era una persona anormal e incapaz! Sin embargo, sus accesos de furia puestos en marcha siempre por hechos anodinos demostraban bien que su comportamiento era excesivo y desequilibrado. ¡ Es pues él qué tenía gruesos problemas! Es por otra parte desde nuestros primeros años de vida común que comencé, sobre los consejos avisados de mi psiquiatra, a tomar un tratamiento medicamentoso a base de antidepresivos y a base de ansiolíticos. 

 

Fui a menudo provocada anemia, porque aunque me alimentaba mejor que durante mi período anoréxico, mi patología depresiva y anciosa actuaba el plan fisiológico como un cáncer psicológico que me roía del interior.

 

Hoy, repetí fuerzas y me alimento bien gracias al apoyo de mi compañero, pero mi salud queda frágil y este cáncer persigue su acción sobre todo durante los períodos de tormenta familiar.

¡ A pesar de todo, no bajo los brazos y continúo peleándome al diario!

 

La llama vital que brilla en el fondo de mí completamente no se apagó jamás, se debilitó simplemente mucho en el curso de ciertos períodos de mi vida.

 

 

La tercera parte : el combate que hay que llevar para sobrevivir

 

Para sobrevivir en un entorno familiar tan negativo, fui forzada de tomar la distancia con mis allegados, con el fin de protegerme, y de permitirme continuar cuidándome en mejores condiciones. ¡ Esto fue extremadamente doloroso al principio para mí, pero desgraciadamente vital!

 

Así es como la encargada médica la que todavía necesito pudo ser disminuida, y sea un tratamiento homeopático progresivamente se sustituyó en mi tratamiento a base de antidepresivos y a base de ansiolíticos. Después de haber sido seguida por tres psicoterapeutas en veinticuatro años entre los que dos me aportaron un apoyo importante, emprendí una psicoterapia con una psicóloga cliníca que practica el E.M.D.R ., con el fin de tratar e insensibilizar los traumatismos acumulados a lo largo de mi trayecto.

 

Sin embargo, persigo mi encargada con médico psiquiatra que me sigue desde ahora cinco años. ¡ Tuvo la inteligencia de no procurar prescribirme cueste lo que cueste una receta! Los mantenimientos son dirigidos hacia un trabajo de reflexión sobre sí, así como sobre un análisis objetivo y profundo de las diversas situaciones vividas hasta este día. Su competencia y su apertura aguda me hicieron divisar el camino de la curación sobre el cual mi compañero que ayuda es extremadamente implicado.

 

Paralelamente, consulto a un médico homeópata al enfoque psicológico instructivo que también me aporta un apoyo eficaz en mi trayecto de cuidados. Su finura de análisis me permitió tener una visión más objetiva de los distintos comportamientos tóxicos de mis allegados familiares, y alumbrarme sobre las personalidades manipuladores y depravadas por las que está constituido. ¡ Tiene como mí así ayudar a clarificar muchas situaciones difíciles y complejas!

 

Expoliada financieramente por mi hijo mayor y puntualmente por ciertas personas malévolas que abusaron de mi confianza, fui forzada, sobre los consejos de mi compañero, de presentarle una demanda al Juez de las tutelas con el fin de estar colocada bajo protección jurídica. En primer lugar, con el fin de proteger mis intereses, una curadora que se reveló de golpe ineficaz fue nombrada. Afortunadamente, dejó su función poco tiempo después de su nombramiento.

Un nuevo mandatario judicial entonces fue designado. Sus calidades humanas, su disponibilidad y su eficacia para aportar las soluciones a las situaciones complejas con las cuales estuve confrontada, constituyeron para mí un apoyo precioso. ¡ Qué conciencia profesional y qué implicación!

 

Un médico termal, dotado de grandes competencias en materia de psicología comportamental y convencido de las virtudes terapéuticas del deporte, también intervino durante varios años para recomendarme una práctica asidua de las actividades físicas y deportivas. ¡ Su mirada de experto sobre los aspectos diversos de mi patología me permitió darse cuenta que me era posible levantarme, combatir mis inhibiciones psicomotrices muy desventajosas estimulando mi cuerpo al diario!

Así, animó a mi compañero que es educador deportivo a perseguir el trabajo psicomotor que había emprendido conmigo, basado en ejercicios adaptados y personalizados.

 

En mayo de 2013, sobre los consejos de mi compañero, hasta tomé una licencia deportiva a la Federación francesa de Deporte Adaptado con el fin de practicar el atletismo y para participar en algunas competiciones con otras personas indispuestas de trastornos psíquicos.

 

En este ambiente más bien amistoso, sentí ganas y la motivación de superar mis dificultades y en sobrepasarme, lo que me permitió progresar bastante rápidamente y descubrirme algunas capacidades insospechadas.

 

Perseguí este arranque hasta mayo de 2014, el período al cual mi segundo hijo fue hospitalizado por haber zozobrado en trastornos esquizofrénicos. Conocí entonces varios meses de depresión en el curso de los cuales continué sin embargo efectuando algunos ejercicios de mantenimiento para impedir que mi cuerpo se cuaje hasta el punto de bloquearse totalmente. Hacia el fin del año, cuando el estado de salud de mi hijo comenzó a mejorarse y su situación que se estabiliza, me fui en estancia termal en los Pirineos para reponerme. Es mientras progresivamente repetí mis entrenamientos con vistas a participar en pruebas de carrera en naturaleza.

Gracias a mi perseverancia y gracias a los consejos avisados en mi entrenador que me acompañó al diario, hasta alcancé un nivel que bastaba para cualificarme a mis primeros campeonatos de Francia, en marzo de 2015. ¡ Nunca lo habría creído capaz ! 

 

Desde entonces participé en algunas competiciones, ciertas con deportistas válidos, entre los que estuvieron cuatro campeonatos de Francia en Deporte Adaptado. Algunas semanas antes de los últimos campeonatos, atravesé de nuevo un período de depresión y de angustias a causa de la situación complicada de mis hijos. ¡ En un mes, perdí cinco kilos y cerca de un tercio de mis capacidades físicas! No tenía más bastante energía para quedarse en el mismo nivel de realización.

Así como cada día había cansado y sea me desanimaba constantemente, mis entrenamientos se volvieron cada vez más difíciles, el duda se instaló y la falta de confianza en mí mismo se rehizo. Sin embargo, aunque mis tiempos realizados no eran al nivel de aquellos a los que habría podido ser capaz de realizar, la estancia efectuada con ocasión de estos campeonatos me fue muy provechosa, porque me permitió desconectarme el espacio de algunos días de mi medio familiar vuelto cada vez más angustioso. 

 

Mi estado de salud fluctúa sobre todo con arreglo a las peripecias de mi contexto familiar. Es la razón para la cual, con el fin de cuidarme en un entorno más favorable, efectúo un gran corte dos veces por año en el marco de una estancia termal.

 

¡ La evolución de los trastornos psíquicos que fueron esencialmente tributarios del entorno, es esencial, y a veces hasta vital, de tomar la distancia para intentar reconstruirse!

Sin embargo, todavía hoy, siempre no llegué a recobrar verdaderamente el gusto de vivir. En efecto, todos estos traumatismos habían acabado por quebrantar el impulso vital que había quedado sin embargo presente en mí mientras había podido conservar un lazo social, en el marco de mis estudios y en el marco de un breve período de actividad profesional. Luego había conocido tres interminables años de destrucción psicológica en el curso de los cuales el comportamiento de mis padres fue tan nocivo que me hizo perder toda ganas de vivir. Es mientras perdí el apetito y me debilita considerablemente.

 

Es mientras perdí el apetito y me debilita considerablemente. ¡ Sin embargo, después de mi encuentro con padre de mis niños, hasta sumergido en lo más hondo de la desesperación, creí que yo divisé la posibilidad de agarrarme a la vida! ¡ Trágicamente, mi vida marital fue tan desastrosa que fui completamente aniquilada desde entonces!!

Dos de mis hijos que son, totalmente como su padre y su abuelo, perversos narcisistas cuyos comportamientos respectivos me vacían de toda mi energía, siempre no alcanzo a yo psíquicamente reestructurar.

¿ Completamente quebrantada por mis más parientes cercanos, jamás podría pues recobrar, hasta con toda la afección y la atención que me aporta mi compañero al diario, la vivacidad de la llama que brillaba antes en mí ?

 

 

(1) La perversidad de mi padre (adjunta 1)

http://la-veritable-lumiere.over-blog.com/2017/09/la-perversidad-de-mi-padre-adjunta-1-al-articulo-sobrevivir-al-infierno-familiar.html

 

(2) La demancia de mi madre (adjunta 2)

http://la-veritable-lumiere.over-blog.com/2017/10/la-demencia-de-mi-madre-adjunta-2-al-articulo-sobrevivir-al-infierno-familiar.html

 

Artículo "Un símbolo del infierno conyugal. ¡ Una vergüenza para la justicia!" :

http://la-veritable-lumiere.over-blog.com/2016/11/un-simbolo-del-infierno-conyugal.una-verguenza-para-la-justicia.html

 

Lista de los artículos :

http://la-veritable-lumiere.over-blog.com/2017/09/lista-de-los-articulos-en-espanol.html

 

 

Artículo redactado por Cristina Casado

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30 juillet 2015 4 30 /07 /juillet /2015 19:26

Madam S. became the symbol of the victims of conjugal hell !

 

Beaten up, humbled, deceived sexually as well as her three daughters, she lived martyr, under the total influence of her violent husband, during forty seven years !

To put an end to her calvary, in a last gesture of survival, she did not find other way out than to eliminate her executioner, having still received the threats and the knocks.

Indeed, she did not any more succeed in refraining to live, she allowed herself only to survive ! It was thus the only way which she found to release herself from conjugal chains which hindered her, so much she was oppressed by an alcoholic and tyrannical husband.

Considered guilty of crime due to the incompetence of the Advocate General and of a part of the members of the jury who followed the requisitions without measuring the tragic consequences, Mrs S. found herself imprisoned, condemned in ten years' imprisonment. This punishment was confirmed during the appeal proceedings where sat a Advocate General, draped in his principles of the criminal law, but having no knowledge of what endures a woman mistreated in her conjugal hell. What an injustice !

 

Thanks to the support of several associations of defense of the victims of conjugal violence, the Head of State deigned to give her only a partial grace. But, by the omnipotence of the magistrates having rejected her request of release on parole, she remains locked !

Already condemned inequitably with regard to all the big sufferings which broke her existence, she is now burdened by high representatives of the Justice !!

What a shame !

 

Nevertheless, experts in psychiatry and in psychology recognized Mrs S .'s not dangerousness.

While of terrorist potential " enregistered S ", supposed to be particularly dangerous because radicalized, are let free, continuous Madam S., her, rot in prison. This is the way quite recently, the carrier of an electronic bracelet " enregistered S ", although the Public prosecutor's department asked for his incarceration, knifed a priest in its church.

The height of the injustice is to leave freely people who can commit atrocious acts, while some who present no danger for others as Mrs S. who is not " enregistered S ", can be imprisoned during several years.

Such is the big paradox of the Justice !

 

By rejectingher requests of release on parole, the judges ignored the psychological consequences which entails a so long period of ill-treatment, as well as the process of psychic influence undergoes by Mrs S . However, nobody gets out unharmed of such a conjugal hell, far from it ! Furthermore, the judges blame her for using her right of conditional release, and for continuing to position in victim. That of unjustified grievances ! It is really scandalous ! How succeed in feeling guilty of having put an end to the violent and destructive actions of her executioner which even pushed her own son to the suicide ?

Having been struck by her deceased husband during almost half a century, it is now the Justice which, in its turn, with its inequitable and cruel judgments, strikes her knocks !

So by acting, these magistrates who have no competence to appreciate all the aspects of such dramatic situations (psychological impact of the undergone violence, the effects of an influence), bring a support for the men who mistreat his women (there are also men who are victims within their couple), encouraging them to pursue their violent and destructive acts. Some judges should rather use their zeal to condemn severely author of conjugal ill-treatment, to dissuade the spouses who could intend to commit acts so reprehensible !

Almost improbable facts, but which turn out to be, for Mrs S. but also for her raped daughters, a very bitter reality !!

 

After a new request of grace formulated by her three daughters, Mrs Sauvage is finally pardoned totally by the President of French Republic, after four years of detention.

 

 

Article "Survive family hell. A deeply moving testimony !" :

http://la-veritable-lumiere.over-blog.com/2016/12/survive-family-hell.a-deeply-moving-testimony.html

 

 

List of the articles :

http://la-veritable-lumiere.over-blog.com/2017/09/list-of-the-articles-in-english.html

 

 

Article written by Cristina Casado and Pascal Bourdaloue

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30 juillet 2015 4 30 /07 /juillet /2015 19:26

Brought up by toxic parents, perverse, tyrannical, extremely possessive father, to the incestuous behavior, mother willing and reached by a grave mental illness, my childhood was restrained and my life of mutilated adult.

 

Such a hardly hatched flower which ran out of air and of sun, I was very early totally deprived of freedom by excessively possessive parents.

While I tried to get up by taking away me from this stifling and destructive universe in which I decay dangerously, a despotic husband humbled me and belittled me lower than into the ground.


Finally, I languished over the years because of the toxic behavior of my sons who took up the torch in their turn of their father and their grandfather dead.

 

My family which should have been a harmonious, reassuring and protective refuge, was unfortunately, for me, the worst of the environments ! Imprisoned, suffocated, oppressed, beaten, raped, humbled and denigrated, the family circle where I would have been able to bloom turned out real hell !!

 

 

First part : the family ordeal

 

However far go back my memories, from the early childhood  ̶  I was then two or three years old  ̶  my mother walked me every afternoon in stroller until nice little one park situated in the country where I saw no child; there was never anybody when my mother brought me there.

Of all the period of my childhood, except the school, I do not remember having been in the presence of other children, except two cousins whom I sometimes saw during certain school holidays.

Indeed, with the exception of a small part of my family, I saw nobody ! I could not invite a school friend, nor go at her home, even to celebrate a birthday. It was forbidden me !

I was thus isolated, from my early childhood, to satisfy better the extremely possessive behavior of my parents as well as the desire of domination of my father. To exercise better his influence, he needed to have permanently his wife and his daughter under the hand ! 

I was forced to stay within the family convent, cloistered in the parental walls !

 

Furthermore, I had a particularly hard and toxic paternal grandmother who wanted it to me until she dies to have seen frequently, for the first time at the age of twenty one years, a young man with whom I was desperately in love.

As this boy did not please to them, the members of my family (my parents, my paternal grandmother, my maternal aunts) having an influence on me joined forces all to prevent me from continuing to see him. Having been a docile and respectful child, then a studious teenager who caused any problem to her parents, I lived all the more their reaction excessively negative towards me as an enormous injustice.

I felt then a terrible despair, a suffering such as I had the impression to receive stabs in full heart. They killed me psychologically ! It was of the violence so intense that I fell apart completely.

 

There are several manners to annihilate an individual. For me, this big psychological wound was fatal me. They broke my impulse of life, like a little bird to whom we broke frail wings from his first flight. 

Since then, I did not live anymore, I survived !  

 

Suffering during my childhood from the difficulty communicating with a mother who was frequently in her delirious universe, I got closer affectively to my despotic father who gave me much more attention. The paternal impact was such as I unconsciously looked for him, later, in my sentimental relations. This is the way at the age of twenty four years, become depressive, anxious and anorexic, because of the psychological violence exercised by my parents against me to prevent me from leaving them, I married a twenty-five years old man my older who knew how to bring me, at this moment, the human heat which I so much needed.

 

Unfortunately, shortly after my marriage, this alcoholic man, in the paternalistic behavior, so possessive and perverse as my father, turned out to be a violent husband physically and psychologically. Hit, deceived and humbled, I had become the sexual object of this man with whom I conceived nevertheless three children to whom I gave all my love and which filled the emotional lack from which I suffered cruelly. After fourteen years of common life, this alcoholic man who was besides a big smoker was suddenly taken one night by a massive infarct. I was sad for my children but, once past the shock of this testing night, I quickly felt freed.

 

The years which followed, I did not feel the need to start a new life, being afraid of meeting again a violent man, and dedicated myself completely to my children.

 

The elder son began to raise me problems at the age of sixteen when he used my bank card without my knowledge to withdraw money on my account. As I had introduced him to the driving, at his request for fifteen years, and registered in a driving school to prepare its driving accompanied by a qualified driver one year later, he found nothing better that to steal the keys of my car to go to walk with friends ! This is the way within two years, I had to go to get back him three times at the post of police, because he was still minor. At the age of eighteen, he sank into an addiction in the cannabis and began to receive at my home, against my will, young drug-addicts. To thwart my vigilance, he made them pass through the window of his room situated in ground floor!

His behavior had changed and our relations became more and more conflicting. He let go itself completely, neglected itself and did not any more succeed in getting up in the morning to go on his workplace. A few months after his twenty years, by being able no more his extremely rebel behavior and his big instability, I was forced, the torn heart, to throw out him while he had just met his future partner. His drug had destroyed our relation! He settled down then at his partner's, but continued nevertheless to despoil me financially to satisfy his addictions (cannabis, alcohol, tobacco), not succeeding in keeping no employment and being especially lacking motivation to look for it.

.

My second son, who was the one with which one I had most affinities, caused me no particular problem and he was a support during several years, but became over the years more and more dependent in internet.

The youngest, in the very rebel temperament, has never wanted studied, and even began playing hooky during its last years to the college. As I did not anymore succeed in making him go to class, he was placed at the age of fifteen by social services.

 

That is when I began finally to think of little to me and to look for a friendly or sentimental relation, of what disapproved my elder son. A few months later, I met a sensitive, kind and thoughtful man who was a few days after our meeting threatened by my elder son. The latter had understood that he would have from now on more difficulties exercising his influence on me. I was forced to leave my place of residence to escape the harassment the object of which I was. The behavior of my elder son drug addict, that of the youngest who had become over the years harder and harder and difficult to manage, the health of my parents which declined with the ageing and of which I had to take care more and more regularly, had had an impact on my psychic health already weakened for several years.

It is in the place of residence of the one who will become my boyfriend that I tempted to cheer up myself quite slowly. It was a tearing for me to be in the obligation to take some distance with my sons, because we were bound, especially since the death of their father, by a fusional relation.

On one year later, I took a new apartment where I continued to receive my youngest son, always in measure of placement, during weekend and the school holidays. A few months after his majority, while he persisted in breaking rules at my home, he threatened in his turn my partner. In these conditions, it was difficult to me to continue to welcome him.

 

Today, my relations with my elder son which were more and more straigtened since my departure became very punctual, my second sank into the schizophrenia and the last one, become too a drug addict, whose situation remains very unstable, present all the signs of the paranoiac behavior.

 

What a distress for me! And what a despair!

 

 

Second part : the pathological consequences

 

The psychological ill-treatments which I underwent on behalf of my toxic parents made for me sink in the adulthood into an overdrawn pre-psychotic state accompanied with an important psychomotor inhibition, with strong attacks of anxiety and depression. After my studies and a short working period, I was locked and cut by the society. Not succeeding any more in finding a reason for living, I sank into an anorexia nervosa which weakens me and made me decline physiologically. It was unconsciously the only outcome which I found at this moment to escape their detention and leave this life which did not bring me more than suffering and pain.

I was saved by a member of my maternal family which noticing my state, having convinced my parents, accompanied me to consult a doctor psychiatrist. In front of my psychic but also physiological state which became more and more critical, he considered vital to take away me from this harmful family environment and made me hospitalize in a nursing home situated in mountain, to allow me to regain strengths, to rest me, and to find a certain freedom.

 

Two months later, the man when I went married later by despair, arrived then in the establishment where I stayed. He quickly spotted me in the dining hall because, as I still had difficulty feeding correctly, I often was one of last boarders to end my meals. He was settled at my table in his request and spoke to me immediately with sympathy and condolence. He began to build with me a paternalistic friendship and « to take me under his wing like a small wounded bird » as he liked to repeat him. Alone and distraught, he brought me at this moment the attention and the affection which missed me so much. The trap was set up !

 

My morale raised then little by little, I fed already better and regained some strengths. He continued to behave so until the day of our marriage. Afterward, his behavior become violent strengthened my depressive and anxious state which was translated more and more by a psychomotor inhibition. His belittlement was such as he succeeded even in persuading me that I was an abnormal and incapable person! Nevertheless, his accesses of fury started always by harmless facts demonstrated well that his behavior was excessive and unbalanced. It is thus good he who had big problems ! It is moreover for our first years of common life that I began, on the wise advice of my psychiatrist, to take a medicinal treatment with antidepressants and with anxiolytics.

 

I was often weakened, because even if I fed better than during my anorexic period, my depressive and anxious pathology acted on the plan physiological as a psychological cancer which ate away at me from the inside.

 

Today, I regained strengths and I feed well thanks to the support of my companion, but my health remains fragile and this cancer pursues its action especially during the periods of family storm.

Nevertheless, I do not give up and continue to fight to the everyday life !

 

The vital flame which shines at the bottom of me went out never completely, it simply weakened a lot during certain periods of my life.

 

 

The third part : the fight to be led to survive

 

To survive in a family environment so negative, I was forced to take some distance with my relatives, to protect me, and allow to continue to look after myself in better conditions. It was at first extremely painful for me, but unfortunately vital !

 

That is how the medical care which I still need was able to be relieved, and that a homeopathic treatment substituted itself gradually for my treatment with antidepressants and with anxiolytics. Having been followed by three psychotherapists in twenty four years among which two brought me an important support, I undertook a psychotherapy with a psychologist clinician who has a practice E.M.D.R., to handle and desensitize the traumas accumulated throughout my route.

 

Nevertheless, I pursue my care with the doctor psychiatrist who follows me from now on five years. He had the intelligence not to try to prescribe me at all costs a prescription! The conversations are managed towards a work of reflection on one, as well as on an objective and thorough analysis of the diverse situations lived until this day. His competence and his open-mindedness made me glimpse the way of the cure on which my helping companion is extremely involved.

 

At the same time, I consult a doctor homeopath in the enriching psychological approach which also brings me an effective support in my course of care. Her sharpness of analysis allowed me to have a more objective vision of the diverse toxic behavior of my family circle of acquaintances, and to enlighten me on the manipulator and perverse personalities by whom it is constituted. She so has me to help to clarify many difficult and complex situations !

 

Despoiled financially by my elder son and punctually by certain hostile people who made an excessive use of my confidence, I was forced, on the advice of my companion, to present a request to Judge supervising a guardianship to be placed under legal protection. First of all, to protect my interests, a guardian who showed herself straightaway ineffective was appointed. Fortunately, she left her function a little time after her appointment.

A new judicial representative was then appointed. HIs human qualities, his availability and his efficiency to bring solutions to the complex situations with which I was confronted, constituted for me an invaluable support. What a conscientiousness and what an investment !

 

A thermal doctor, endowed with big skills regarding behavioral psychology and convinced of the therapeutic virtues of the sport, also intervened during several years to recommend me a diligent practice of the physical and sports activities. His look of expert on the diverse aspects of my pathology allowed me to become aware that it was possible to me to rise again, to fight my very crippling psychomotor inhibitions by stimulating my body to the everyday life !

So, he encouraged my companion who is a sports teacher to pursue the psychomotor work which he had undertaken with me, based on adapted and personalized exercises.

 

In May, 2013, on the advice of my companion, I even took a sports license in the French Federation of Sport Adapted to practise the athletics and to participate in some competitions with other people suffering of psychological troubles.

In this rather friendly atmosphere, I felt the desire and the motivation to surmount my difficulties and to surpass me, what allowed me to progress rather quickly and to discover me some unsuspected capacities.

 

I pursued this momentum until May, 2014, period in which my second son stayed in a hospital to have sunk into schizophrenic disorders. I knew then several months of depression during which I continued nevertheless to make some exercises of maintenance to avoid that my body congeals in the point to jam totally. Towards the end of the year, when the health of my son began to improve and his situation to stabilize, I left in thermal stay in Pyrenees to cheer up myself. This is when I took again gradually my trainings to participate in events of nature race. Thanks to my perseverance and to the wise advice of my trainer who accompanied me on a daily basis, I reached even a level being enough for qualifying me in my first French championships, in March, 2015. I never thought I would be capable ! 

Since then I participated in some competitions, certain with valid sportsmen, among whom four French championships in Adapted Sport. A few weeks before the last championships, I crossed again a period of depression and fears because of the situation complicated with my sons. In one month, I lost five kilos and approximately a third of my physical abilities! I had no more enough energy to stay in the same performance level.

As I was every day tired and as I lose courage constantly, my trainings became harder and harder, the doubt settled down and the lack of confidence in me got over it. Nevertheless, even if my times were not at the level of those whom I would have been able to be capable of realizing, the stay made on the occasion of these championships was very profitable for me, because he allowed me to disconnect the space of a few days of my family circle become more and more stressful. 

 

My health fluctuates especially according to the events of my family circle. It is the reason why, to look after me in a more favorable environment, I make a big cut twice a year within the contexf of a thermal stay.

The evolution of the psychological troubles being essentially dependent on the environment, it is essential, and sometimes even vital, to take some distance to try to reconstruct !

 

Nevertheless, today still, I did not still succeed in finding really the taste to live. Indeed, all these traumas had ended up broking the life force which had however remained present in me as long as I had been able to keep a social link, within the context of my studies and of a brief professional period of activity. I had then known three endless years of psychological destruction during which the behavior of my parents was so harmful as it made me lose any envy to live. This is when I lost the appetite and weakens me considerably. Nevertheless, after my meeting with the father of my children, even plunged in the depths of despair, I believed to glimpse the possibility of hanging up me to life ! Tragically, my marital life was so disastrous as I was completely annihilated from then on !!

 

Two of my sons being, just like their father and their grandfather, narcissistic perverts of whom the respective behavior empties me of quite my energy, I do not reach to restucture me yet psychically.

 

Completely broken by my most blood relatives, thus could not I ever find, even with all the affection and the attention bring me my companion on a daily basis, the liveliness of the flame which shone formerly in me ?

 

 

Article "A symbol of conjugal hell. A shame for the justice !" :

http://la-veritable-lumiere.over-blog.com/2017/02/a-symbol-of-conjugal-hell.a-shame-for-the-justice.html

 

 

List of the articles :

http://la-veritable-lumiere.over-blog.com/2017/09/list-of-the-articles-in-english.html

 

 

Article written by Cristina Casado

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30 juillet 2015 4 30 /07 /juillet /2015 16:34

Mi madre zozobró en una patología mental grave e incurable : la psicosis alucinadora, en el curso de los primeros años que siguieron su matrimonio. Su estado se caracterizaba por palabras delirantes a menudo violentas, por una agitación y un monólogo casi incesantes.

La demencia de mi madre formaba parte de mi vida cotidiana a lo largo de mi infancia, a lo largo de mi adolescencia y a lo largo de los primeros años de mi vida de joven adulto.

Me acuerdo aunque cuando era niña, mi madre agredía a menudo verbalmente a mi padre en el momento de las comidas que se desarrollaban en un ambiente muy tenso. El resto de sus días, declamaba en voz alta palabras delirantes, lo que no me permitía hacer mis deberes en buenas condiciones. Para enterarse de mis lecciones a la calma, fui a veces forzada de salir fuera.

Cuando me hice una joven adulta, encontré a un hombre de quien muy me enamoré. Cuando se enteró de él, para abstenerme de verlo, se echó a seguirme o a encerrarme de dos vueltas cada vez que me apprêtasse a salir. Mi madre llegó así, en colaboración con mi padre, a hacer fracasar mi primera relación sentimental. Desesperada, perdí entonces completamente el gusto de vivir, zozobró en la anorexia y mi cuerpo se inhibió fuertemente. Algunos meses más tarde, en el momento de mi hospitalización, conocí de un paciente mucho más de edad que yo mientras que souffrisse todavía terriblemente de la pérdida de mi amor juvenil; debí resolverme casarme con él en un sobresalto de supervivencia con el fin de escapar de la influencia paterna que me acarreaba inevitablemente hacia una muerte lenta. Desgraciadamente, en el trascurso del mismo año, mi marido me devolvió vivir en el domicilio de mis padres, porque se hizo el socio de mi padre y quiso ahorrar el precio de un alquiler. ¡ No tuvo ninguna cuenta de mi opinión y la pesadilla empezó de nuevo !

 

La situación se empeoró después del nacimiento de mi primer hijo, porque la influencia loca de mi madre se hizo cada vez más sentir dolorosamente. ¡ En efecto, me acosaba con una mirada desconfiada y reflexiones negativas, cada vez que amamantaba a mi bebé, a un punto tal, que debí renunciar a eso al cabo de tres meses, siendo demasiado estresado ! Desde entonces, totalmente acaparó a mi niño: le daba el biberón sistemáticamente en mi lugar, encerrado en su cuarto en la penumbra, y debía imponerme diariamente para poder algunas veces cambiarle sus pañales. 

Mi madre no me dejaba tampoco darle su baño, sólo mi padre tenía " el derecho " a hacerlo de cuando en cuando. Reducía el espacio de vida así como campos de visión del bebé instalando la sábana alrededor de su parque y negando obstinadamente para que lo saque del landó cuando llegaba a traerlo por fuera.

No sosteniendo más de ser privada de mi papel de madre, di parte a mi marido de mi deseo de dejar el domicilio paterno. Esta vez, lo tuvo en cuenta no porque fue sensible por fin al calvario que vivía, pero porque mi padre no podía remunerarlo a la altura de las sumas que había prometido. Mi marido contemplaba que nos íbamos sin nuestro hijo, porque mi madre no nos dejaba traerle con nosotros. El amor maternal me dio la fuerza a negar firmemente. ¡ Estaba fuera de cuestión para que me vaya sin mi niño ! Delante de mi determinación, me propuso ir a pedir de la ayuda de un médico general. Así es como, en el momento de una visita improvisada so pretexto de consultar a nuestro bebé, nos permitió poder proceder a su rapto, y pues de extirparle de las garras extremadamente posesivas de su abuela. ¡ Fue una escena digna de una película cinematográfica !

 

Muy afortunadamente, la situación fue diferente al nacimiento de mi segundo hijo porque, como mi padre ejercía todavía una actividad profesional, mis padres permanecieron en nuestro domicilio situado a quinientos kilómetros de su casa, que algunos días.

 

Los meses que siguieron la nacida de mi tercer niño se parecieron mucho a aquellos a los que debiera atravesar para mi primero, porque mi marido insistió repetidas veces para que mis padres prolonguen su estancia en nuestra casa. ¡ Finalmente, fui forzada de soportarlos durante más de seis meses! Mi madre hasta declaró a nuestro médico general; " ¡ si mi hija lo había hecho dos, habría tomado uno! ".

Sostenida por mi equipo médico, alcancé sin embargo, al precio de un gasto grueso de energía que me impone más. Gracias al trabajo efectuado con mi psicóloga y mi psiquiatra, encontré, por primera vez, la fuerza por enfrentarse con mis padres, en particular mi padre, para pedirles volver a su casa. ¡ Esta confrontación con mi padre, qué representaba para mí una roca invencible, fue un gran paso adelante hacia mi emancipación !

 

La demencia de mi madre siempre me impidió comunicar y tener una relación normal con ella. ¡ Sufrí de eso a lo largo de mi vida !

 

 

 

Artículo "Sobrevivir al infierno familiar. Un testimonio conmovedor !" :

http://la-veritable-lumiere.over-blog.com/2016/11/sobrevivir-al-infierno-familiar.html

 

La perversidad de mi padre (ajunta 1)

http://la-veritable-lumiere.over-blog.com/2017/09/la-perversidad-de-mi-padre-adjunta-1-al-articulo-sobrevivir-al-infierno-familiar.html

 

 

Artículo redactado por Cristina Casado

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