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14 août 2013 3 14 /08 /août /2013 11:17

La Torah raconte, dans ses grandes lignes, les épisodes de la Création et du Déluge, l'histoire des patriarches (d'Abraham à Joseph) du peuple d'Israël, l'exode et la sortie d'Égypte, la traversée du désert par les israélites, la remise des tables de la Loi à Moïse, ainsi que des lois, des ordonnances et des prescriptions principalement religieuses. 

 

 

Commentaires sur l'inexactitude historique de la Torah 

 

À  l'examen des textes bibliques, on ne peut que se convaincre que les cinq premiers livres ont fait l'objet, au cours des siècles, de nombreuses retouches et de remaniements importants.

"Il est aujourd'hui évident qu'un grand nombre d'événements de l'histoire biblique ne se sont déroulés ni au lieu indiqué ni de la manière dont ils sont rapportés. Bien plus : certains des épisodes les plus célèbres de la Bible n'ont tout simplement jamais eu lieu." (Cf. La Bible dévoilée p. 16, Israël Finkelstein (1) et Neil Silberman (2) , Éditions Bayard, Paris, 2002.)

 En effet, "l'archéologie nous permet de reconstituer la véritable histoire qui se cache derrière la Bible (..)" (Ibid) 

 

"(..) loin de résulter d'une composition continue et sans couture, le Pentateuque est au contraire un patchwork, assemblé à partir de sources variées, et dont les diverses pièces furent écrites dans des circonstances historiques dissemblables, pour exprimer des points de vue religieux ou politiques différents." (Ibid p. 25)

 

"(..) l'archéologie propose un nombre suffisant de preuves qui étayent l'assertion que le noyau historique central du Pentateuque et de l'histoire deutéronomique  fut composé, dans ses grandes lignes, au cours du VII ͤ  siècle av. J.C.

(..) pour l'essentiel, le Pentateuque fut une création de la monarchie tardive, destinée à propager l'idéologie et les besoins du royaume de Juda, et qu'il était, de ce fait, étroitement lié à l'histoire deutéronomiste. Nous soutiendrons les savants qui affirment que l'histoire deutéronomique fut compilée, en partie sous le règne de Josias, afin de servir de fondement idéologique à des ambitions politiques et à des réformes religieuses particulières." (Ibid p. 26)

 

"(..) les contradictions évidentes entre les découvertes archéologiques et la version biblique des événements demeuraient, elles aussi, bien trop abondantes, pour affirmer que la bible nous offre une description fiable de la manière dont ces mêmes événements se sont véritablement déroulés." (Ibid p.33)

 

"(..) les archéologues sont à même de prouver que la Torah et l'histoire deutéronomiste portent des marques distinctives qui permettent de dater de façon indubitable leur compilation initiale au VII ͤ  siècle av. J.C. ."

"(..) le cœur historique de la Bible s'est développé dans des circonstances politiques, sociales et spirituelles précises, et qu'il doit tout au génie inventif et visionnaire de femmes et d'hommes exceptionnels  ̶  Les histoires des patriarches, l'Exode, la conquête de Canaan, la saga de la glorieuse monarchie unifiée de David et Salomon  ̶  est, en réalité, l'expression d'un élan créatif d'un puissant mouvement de réformes religieuses, dont l'éclosion a eu lieu dans le royaume de Juda durant l'âge du Fer récent. Même si ces récits se sont greffés sur un tronc initial historique, ils reflètent, pour l'essentiel, l'idéologie et la vision du monde de leurs auteurs.

Nous montrerons comment le récit de la Bible a été reconstruit de manière à favoriser la réforme religieuse et les ambitions territoriales de Juda durant les décennies dramatiques sur lesquelles s'est achevé le VII ͤ siècle av. J.C. ." (Ibid p. 36)

 

" (..) Ce sera la rédaction de l'histoire deutéronomiste et d'une partie du Pentateuque qui créera la saga épique, capable d'exprimer le pouvoir et la passion des rêves renaissants de Juda. C'est la raison vraisemblable qui incita les auteurs et éditeurs de l'histoire deutéronomiste, et d'une partie du Pentateuque, à rassembler et à refondre les traditions les plus précieuses du peuple d'Israël : il fallait préparer le peuple pour le grand combat national (..)

Embellissant et développant les histoires rapportées dans les quatre premiers livres de la Torah, ils combinèrent les variantes régionales des récits des patriarches Abraham, Isaac et Jacob, en les situant dans un contexte étrangement ressemblant à celui du VII ͤ siècle av. J.C. ; l'accent fut résolument mis sur la domination de Juda sur l'ensemble d'Israël. Ils façonnèrent une grande épopée nationale célébrant la lutte de toutes les tribus d'Israël (..)

Dans l'histoire deutéronomiste, ils transformèrent la conquête de Canaan en une épopée unique (..)

(..) Les écrits, tout comme les prêches, devinrent des moyens de propager un ensemble d'idées politiques, religieuses et sociales, plutôt révolutionnaires." (Ibid p. 321-323)

 

"(..) les textes du Pentateuque et de l'histoire deutéronomiste subirent des additions et des révisions importantes (..)" (Ibid p. 335)

 

"La vaste saga scripturaire, élaborée sous le règne de Josias, qui narre l'histoire d'Israël depuis la promesse faite par Dieu aux patriarches jusqu'à la découverte du livre de la Loi dans le temple de Jérusalem - en passant par l'Exode, la conquête, la monarchie unifiée, la division en deux  États - est une composition brillante et passionnée. Elle vise à expliquer comment les événements du passé préparaient les triomphes du futur, à justifier la nécessité des réformes deutéronomistes et, plus prosaïquement, à soutenir les ambitions territoriales de la dynastie davidique.

(..) L'histoire deutéronomiste originale résume en effet toute l'histoire d'Israël, à partir du dernier sermon de Moïse et de la conquête de Canaan par Josué, jusqu'à la découverte de la nouvelle Loi et la reconquête de la Terre promise par Josias.

(..) une réécriture de l'histoire d'Israël restait pour les exilés de réaffirmer leur identité." (Ibid p. 340 ; 342)

 

(1) Directeur de l'Institut d'archéologie de Tel-Aviv

(2) Directeur historique à Bruxelles du Centre Ename pour l'Archéologie et l'Héritage Public de Belgique

 

a) Sur les patriarches

 

"(..) dans les histoires patriarcales de la Genèse (..) ces textes furent écrits de nombreux siècles après l'époque à laquelle la Bible situe la vie des patriarches (..) Les VII ͤ  et VIII ͤ  siècles ont été une période particulièrement active de composition du récit des patriarches. (..) C'est ainsi que les histoires de Jacob et d'Ésaü (..) sont habilement introduites sous la forme de légendes archaïques pour refléter les rivalités de la période monarchique tardive." (Cf. La Bible dévoilée p. 55, Israël Finkelstein et Neil Silberman, Éditions Bayard, Paris, 2002.)

 

"(..) le choix d'Abraham, considérant sa relation étroite avec Hébron, première capitale du royaume de Juda, et avec Jérusalem (« shalem », en Gn 14, 18), répondait à un besoin de souligner la primauté de Juda dès les débuts de l'histoire d'Israël.

(..) L'intention politique évidente qui se devine derrière l'inclusion incongrue d'un tel détail dans un récit par ailleurs beaucoup plus vaste remet automatiquement en question sa crédibilité historique." (Ibid p. 58-59)

 

"Le récit traditionnel des patriarches doit être considéré comme une sorte de « préhistoire » pieuse d'Israël, dans laquelle Juda joue le rôle central." (Ibid p.60)

 

"Ces récits furent ensuite cousus ensemble à partir de souvenirs, de débris d'anciennes coutumes, de légendes sur la naissance de différents peuples, et de préoccupations suscitées par les conflits contemporains (1). Les innombrables épisodes combinés ensemble témoignent de la riche variété de sources et de traditions qui donnèrent naissance au récit biblique et aussi de la diversité des lecteurs judéens et israélites qu'il cherchait à atteindre." (Ibid p.61)

 

L'historien et bibliste israélien Benjamin Mazar (né Binyamin Zeev Maisler) a relaté les anachronismes que contient le texte biblique en Génèse, tels que la mention des Araméens (3) et du roi philistin Abimélec, à Guérar aux versets 1 et 8 du chapitre 26. 

"Inutile de dire qu'il n'y avait pas l'ombre d'un Philistin à Canaan ni au Bronze moyen ni au Bronze récent. Les textes égyptiens et l'archéologie prouvent indubitablement que ce peuple ne s'est installé le long du littoral méridional de la Palestine qu'au XII ͤ siècle av. J.C.

(..) Les Araméens aussi jouent un rôle prééminent dans les histoires patriarcales, alors qu'ils ne sont apparus sur la scène du Proche-Orient qu'au début de l'âge du Fer, et que leurs royaumes n'ont émergé que plus tardivement encore, vers le IX ͤ siècle av. J.C. (Ibid p. 366)   

 

"(..) le récit des patriarches grouille de références aux réalités de la monarchie tardive, en particulier celles du VII ͤ siècle av. J.C." (Ibid p. 367)

 

(1) Au VII ͤ siècle av. J.C., le royaume de Juda caressait l'ambition de reconquérir les territoires que s'étaient appropriés les Assyriens (2). Les récits consacrés à Abraham expriment cette ambition.

(2) L'anéantissement de Jérusalem est intervenu en 720 av. J.C.

(3) Genèse 25, 20 ; 28, 5 ; 31,20 ; 31, 24 

 

b) Sur l'Exode

 

"Si l'on se fonde sur la corrélation entre les dates des règnes des rois israélites et les documents extérieurs, égyptiens et assyriens, on peut en conclure que l'Exode a eu lieu aux environs de l'an 1440 av. J.C. , c'est à dire plus d'un siècle après l'expulsion (1)des Hyksos (2) par les égyptiens.

(..) La Bible mentionne spécifiquement la condamnation aux travaux forcés des enfants d'Israël, employés en particulier sur le chantier de la ville de Ramsès (3) (..). Or, au XV ͤ siècle av. J.C., un tel nom est inconcevable : le premier pharaon à le porter ne montera sur le trône qu'en 1320 av. J.C. , c'est-à-dire plus d'un siècle après la date suggérée par la tradition biblique. Et en effet, des dizaines de sites archéologiques liés à l'installation des premiers Israélites ont été découverts dans les régions montagneuses de Canaan et datent de cette époque.

(..) aux yeux de la plupart des savants, la référence biblique à Ramsès apparaît comme un détail destiné à préserver un souvenir historique authentique. (..) ils affirment que l'Exode avait dû avoir lieu durant le  XIII ͤ siècle av. J.C. (4)   

(..) les israélites ne commenceront à émerger graduellement dans un groupe distinctif de la région de Canaan qu'à partir de la fin du XIII ͤ siècle av. J.C. Il n'existe aucune preuve archéologique de présence israélite en Égypte antérieure à cette période. (Cf.La Bible dévoilée p. 74-76, Israël Finkelstein et Neil Silberman, Éditions Bayard, Paris, 2002.) 

 

"(..) dans les documents égyptiens surabondants qui décrivent l'époque du Nouvel Empire, en général, et celle du XIII  ͤ siècle en particulier, on ne trouve pas la moindre référence aux Israélites (..). Et l'Égypte ne recèle aucune découverte qu'il soit possible d'associer, directement ou indirectement, avec la notion d'un groupement ethnique particulier (..) qui, si l'on en croit le récit biblique sur les enfants d'Israël installés  « dans la terre de Goshèn » (5), aurait vécu dans une région déterminée du delta oriental. (Ibid p. 78)

 

"(..) si l'on en croit la Bible, les enfants d'Israël ont parcouru de long en large les déserts et les monts de la péninsule du Sinaï, en campant dans toutes sortes d'endroits, pendant quarante ans bien comptés. (..) Il devrait rester des traces archéologiques de leur interminable périple à travers le Sinaï. Or, à l'exception des vestiges de forteresses égyptiennes le long de la côte nord, aucune trace de campement (6), aucun signe d'occupation, datant du temps de Ramsès II, ou de ses prédécesseurs, ou de ses successeurs immédiats, n'ont été retrouvés nulle part dans le Sinaï. (..) pas un seul tesson de poterie, pas la moindre structure ni la moindre trace d'habitation ou signe d'ancien campement. (..)" (Ibid p. 80) 

"La conclusion - que l'Exode ne s'est pas déroulé à l'époque et de la manière dont la Bible le raconte - semble irréfutable dès lors qu'on examine les découvertes faites sur les sites où les enfants d'Israël sont présumés avoir campé pendant de longues périodes au cours de leurs pérégrinations dans le désert." (7) (Ibid p. 82)

 

"Certains des noms étrangers mentionnés dans l'histoire égyptienne de Joseph présentent une relation étroite avec le VII ͤ siècle av. J.C. (..) tous les lieux qui jouent un rôle important dans l'errance des Israélites étaient bien habités au VII ͤ siècle. Qui plus est, certains d'entre eux le furent uniquement à cette époque. Au VII ͤ siècle, une large forteresse fut établie à Cadès-Barnéa.

(..) Tout cela semble indiquer que le récit de l'Exode a trouvé sa forme définitive sous la XXVI ͤ  dynastie, au cours de la moitié du VII ͤ siècle et de la moitié du  VI ͤ siècle av. J.C. Les nombreuses références à des lieux et à des événements spécifiques de cette période suggèrent clairement que l'auteur, ou les auteurs, ont intégré dans l'histoire maints détails qui leur étaient contemporains. (..) Des légendes plus anciennes, aux contours assez flous, gravitant autour d'une quelconque libération des mains des Égyptiens, ont peut-être été habilement brodées sur le tissu général d'une formidable saga qui empruntait les paysages et les monuments familiers.  

(..) ll est impossible d'affirmer avec certitude que le récit biblique a été composé à partir de vagues souvenirs d'une émigration en Égypte en provenance de Canaan, suivie d'une expulsion du delta au II ͤ  millénaire. Mais, de toute évidence, l'histoire de l'Exode devait tirer son pouvoir non seulement de traditions plus anciennes adaptées aux détails géographiques et démographiques contemporains, mais encore plus directement de réalités politiques contemporaines. (Ibid p. 86-88)

(..) Durant l'exil de Babylone et au cours des siècles qui suivirent, de nouvelles couches se rajouteront au récit de l'Exode. Mais (..) pendant le VII ͤ siècle av. J.C., une tension croissante avec l'Égypte permit cette composition surprenante de se cristalliser. Par conséquent, la saga de l'Exode d'Israël hors d'Égypte n'est pas une vérité historique, mais elle n'est pas non plus une fiction littéraire. Elle exprime puissamment les souvenirs et les espérances suscités par un monde en mutation. L'affrontement de Moïse et du pharaon reflète la rencontre imminente et fatidique qui opposera le jeune roi Josias au pharaon Neko II, qui vient d'être couronné. (Ibid. p. 90) 

 

"(..) L'Exode ne s'est pas déroulé de la manière dont nous le raconte la Bible (..)". (Ibid p. 91) 

 

     

(1) Le nom d'Israël n'apparaît nulle part dans les inscriptions ou les documents qui nous sont parvenus sur les Hyksos. Il n'est pas davantage mentionné dans les inscriptions égyptiennes plus tardives, ni dans les archives cunéiformes datant du XIV  ͤ  siècle.      

(2) Aux alentours de l'an 1570 av. J.C.

(3) Exode 1, 11.

(4) Vers la fin du XIII ͤ siècle av. J.C.

(5) Genèse 47, 27.

(6) D'après le récit biblique, les fils d'Israël campèrent à Cadès-Barnéa pendant trente-huit ans !  

(7) Cf. Nombre 7, sur les étapes des israélites pendant leur voyage.

 

c) Sur la conquête de Canaan

 

"Les antiques cités de Jéricho, d'Aï (1), de Galcön, de Lakish et d'Haçor (..) ont été localisées et fouillées, mais les vestiges de la conquête historique de Canaan par les israélites sont (..) plutôt maigres. Ici aussi, l'archéologie nous permettra de démêler les événements historiques réels de ceux qui relèvent de l'imagination puissante des auteurs de l'impérissable conte biblique."

En effet, "(..) Comme pour le récit de l'Exode, le Canaan que nous révèle l'archéologie diffère radicalement de celui que nous dépeint la Bible au moment présumé de la conquête, c'est-à-dire entre 1230 et 1220 av. J.C. (2) (..)"

"Canaan était une province égyptienne, étroitement contrôlée par l'administration pharaonique (..) Dans la Bible, on ne rencontre aucun égyptien en dehors de l' Égypte ; pas un seul égyptien n'est mentionné dans les batailles qui se déroulent à Canaan. Or, les documents contemporains et les découvertes archéologiques attestent que l' Égypte administrait et surveillait étroitement les affaires publiques de la contrée.

Les prises des cités cananéennes (que le livre de Josué nous présente comme de puissants ennemis) étaient, en réalité, d'une faiblesse pathétique. Les fouilles prouvent qu'à l'époque les cités de Canaan n'étaient pas les « villes » qu'elles deviendront plus tard. (..) Il n'y avait pas de mur d'enceinte. Nulle fortification ne protégeait les formidables cités cananéennes décrites dans le récit de la conquête !"

"L'archéologie a découvert des preuves flagrantes de l'importance de la présence égyptienne dans tout le pays de Canaan. (..) Il est évident que rien ne va plus quand on juxtapose le récit biblique, les preuves archéologiques et les archives égytiennes.

(Cf. La Bible dévoilée p. 92, 95-96, 98, Israël Finkelstein et Neil Silberman, Éditions Bayard, Paris, 2002.) 

 

Aucune muraille ne pouvait s'écrouler puisque les cités du pays de Canaan n'étaient pas fortifiées !

"Dans le cas de Jéricho, la situation est encore plus simple, car on n'y décèle pas la moindre trace d'occupation au XIII ͤ siècle av. J.C. . l'habitat précédent, du Bronze ancien, date du XIV ͤ siècle ; très modeste, pauvre, presque insignifiant, il ne comportait pas de mur d'enceinte. Il ne révèle non plus aucune trace de destruction. Par conséquent, la fameuse scène des forces israélites, massées derrière l'Arche d'Alliance, en train de défiler autour de puissantes murailles, lesquelles s'écroulèrent quand retentissent les trompettes de guerre, se révèle n'être rien de mieux, pour parler simplement, qu'un mirage romanesque.

Le site de l'antique Aï (3), où d'après les écritures, Josué aurait mis au point son ingénieuse embuscade, offre le même type de contradiction, opposant l'archéologie et la Bible. (..) À l'instar de Jéricho, le site n'était pas habité (4) au moment de la présumée conquête des enfants d'Israël" ! 

Il en est de même pour les cités des Gabaonites que furent Gabaôn, Kephira, Béérot et Qiryat-Yéarim. (Ibid p. 101)  

Et "la situation est identique avec les autres villes mentionnées dans le récit de la conquête ainsi que dans la liste des rois de Canaan (5) ". (Ibid p. 102) 

 

"(..) l'émergence d'Israël fut le résultat, non la cause, de l'effondrement de la culture cananéenne. La plupart des Israélites ne venaient pas de l'extérieur de Canaan ; ils étaient indigènes. Il n'y a pas eu d'exode de masse en provenance de l'Égypte. Le pays de Canaan n'a pas été conquis par la violence. La plupart de ceux qui ont constitué le premier noyau d'Israël étaient des gens (6) du cru, ceux-là même qui peuplaient les hautes terres durant les âges du Bronze et du Fer. Les premiers Israélites étaient - comble de l'ironie - d'origine cananéenne !" (Ibid p.143)

 

(1) proche de Béthel

(2) Cette date se calcule d'après les références présumées aux pharaons de la dynastie de Ramsès contenues dans l'Exode et d'après la date de la stèle de Mernepath (1207 av. J.C.), qui mentionne une présence d'Israël à Canaan à cette époque.

(3) Et-Tell, en arabe, qui signifie « la ruine ».  

(4) On retrouva les vestiges d'une cité du Bronze ancien, soit un millénaire avant la chute de Canaan qui date du Bronze récent.

(5) Cf. Josué, 12. 

(6) Les premiers Israélites seraient donc apparus aux alentours de l'an 1200 av. J.C. Ils vivaient dans les collines, où ils menaient une existence de fermiers et d'éleveurs. 

 

Notes diverses :

 

"En général, les critiques admettent que la réforme de Josias (dont la mesure caractéristique fut l'abolition de tous les sanctuaires locaux de Yahvé au profit du seul temple de Jérusalem : véritable révolution centralisatrice qui changeait radicalement le caractère privé et familial du culte israélite) avait un rapport étroit avec les lois et les exhortations qui forment le Livre du Deutéronome ; de là vient son nom de réforme deutéronomique." (Cf. Article "Deutéronome réforme" par André Paul, Encyclopædia Universalis)

 

Sur les contradictions des livres la Torah :

http://la-veritable-lumiere.over-blog.com/2016/08/les-contradictions-des-livres-de-la-torah.html

 

 

Article rédigé par Pascal Bourdaloue 

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